Roxanne Léveillé interprétera les solos de clarinette du Concerto de Copland, alors que l’Orchestre symphonique de Gatineau, dirigé par son père Yves, se lance dans une ode à la musique américaine.

Une Symphonie d’humeur jazzée

Pour le quatrième concert de sa 11e saison, l’Orchestre symphonique de Gatineau (OSG) se lance dans une ode à la musique « américaine », le temps d’un concert « flamboyant », où les influences du jazz se feront sentir sur les sonorités classiques.

La Symphonie américaine que défendra l’OSG samedi 17 mars à la Maison de la culture de Gatineau n’est pas intégralement étatsunienne, mais presque, puisqu’elle se compose essentiellement de morceaux signés Georges Gershwin, Aaron Copland et Vittorio Giannini.

Pièces auxquelles se greffe la Suite américaine, du compositeur tchèque Antonin Dvorak.

Exception faite de cette célèbre Suite américaine, qui date de la fin du 19e siècle, le programme réunit des morceaux datant du début du 20e siècle, à l’heure où le jazz règne en seigneur et maître dans les métropoles étatsuniennes.

L’OSG reprendra notamment An American in Paris de Gershwin ainsi que deux pièces d’Aaron Copland, le Concerto pour clarinette et le Quiet City.

L’OSG, dont la taille oscille généralement aux alentours de 55 musiciens, s’étoffe pour l’occasion de plusieurs instrumentistes, pour parvenir à incorporer 63 musiciens. Dont trois saxophonistes, se réjouit le directeur directeur général de l’OSG, Yves Marchand.

« C’est le fun, ce concert, parce qu’on n’en a pas souvent, des saxophones... »

Ces bois (non, le saxophone n’est pas de la famille des cuivres, mais bien de celle des bois...) sauront rendre justice aux sonorités du jazz, genre américain par excellence, auquel ce concert fera un clin d’œil, explique-t-il.

« C’est un programme assez complexe, avec une grande variété de rythmiques, et, surtout, des rythmiques un peu nouvelles, plus propres au jazz » qu’à la musique symphonique, enchérit-il.

Le titre de ce concert « flamboyant » peut sembler trompeur, convient Yves Marchand. « C’était délicat de l’appeler comme ça, mais ce qu’on a voulu faire, c’est mettre en valeur de grands compositeurs qui sont associés à la musique américaine [ainsi que] des pièces inspirées par l’Amérique, comme celles de Georges Gershwin et Dvorak. »

Léveillé, père et fille

Les parties solos de clarinette pour le Concerto de Copland ont été confiées à Roxanne Léveillé. La musicienne n’est nulle autre que la fille du chef de l’OSG Yves Léveillé.

Rappelons qu’avant d’être chef d’orchestre de l’OSG, M. Léveillé est un clarinettiste accompli, qui continue d’ailleurs d’enseigner son instrument de prédilection au Conservatoire de musique de Gatineau.

« Pour Yves, c’est un moment émouvant, et particulièrement intéressant, puisque ce concert met en valeur sa fille – qui est une de ses élèves depuis de nombreuses années », souligne M. Marchand.

N’y voyons pas là un acte de favoritisme : le fruit, tout simplement, n’est pas tombé loin de l’arbre. Roxanne Léveillé est soliste et chambriste depuis plusieurs années. De 2013 à 2015, elle a enseigné l’instrument au Conservatoire de Gatineau. Plus jeune, elle a participé à l’Orchestre national des jeunes du Canada ainsi qu’à l’Orchestre de la francophonie.

« Roxanne est une excellente musicienne, une personne d’une grande douceur et une interprète qui sait donner des couleurs très humaines, très senties », poursuit Yves Marchand.

Cette onzième saison de l’OSG se poursuivra le 7 avril, pour une soirée consacrée au répertoire de Patrick Norman, en présence du populaire guitariste.

POUR Y ALLER

Quand ? Samedi 17 mars, 20 h

Où ? Maison de la culture de Gatineau

Renseignements : salleodyssee.ca ; 819-243-2525