Marc-André Boyes-Manseau, nouveau patron de La Nouvelle Scène à Ottawa.

Une dette de 3 millions $ à résorber

Le nouveau directeur général de la Nouvelle Scène, Marc-André Boyes-Manseau, aura du pain sur la planche. Sa nomination a été annoncée mardi par l’organisme suite au départ d’Anne-Marie White. Monsieur Boyes-Manseau (prononcez « boys ») débutera sa mission le 15 janvier par un défi de taille : éponger une dette de 3 millions $ occasionnée par les travaux de reconstruction de l’espace culturel.

Actuellement directeur administratif du Presentation House Theatre à Vancouver-Nord, Marc-André Boyes-Manseau a évolué plus de 30 ans dans le domaine des arts, en tant que gestionnaire et administrateur. 

Il connaît bien la Nouvelle Scène, où il a été assistant à la direction administrative du Trillium en 1988, avant de travailler à la Cour des Arts quand la compagnie Vox Théâtre y était établie puis de retourner à la direction du Théâtre de la Vieille 17, de 2001 à 2008. Son parcours est jalonné de déménagements entre Vancouver, d’où est originaire sa compagne et Ottawa, sa région natale. 

« Revenir à ma culture, à la langue française font partie de mes motivations personnelles », partage-t-il depuis Vancouver où il réside actuellement. « Je travaillerai avec des gens que je connais, pour un projet qui me tient à cœur. Je poursuivrai le travail d’Anne-Marie White dans l’objectif de faire de la Nouvelle Scène un lieu de rassemblement de la communauté francophone d’Ottawa ». 

Passionné de musique et percussionniste de jazz, il précise qu’il suivra avec intérêt la programmation musicale de Marcel Aymar. Si la charge artistique disparaît de son titre de directeur, M. Boyes-Manseau compte participer aux comités artistiques des quatre compagnies résidentes d’Ottawa (Théâtre du Trillium, Théâtre de la Vieille 17, Vox Théâtre, et le Théâtre la Catapulte.)  

« Elles proposent des projets parfois exigeants, hors-norme, il faudra bien gérer ça, complète-t-il. Je serai entouré d’un conseil d’administration très solide dont les membres possèdent beaucoup d’expertise. »   

Sa nomination intervient à un moment clé du repositionnement stratégique de la Nouvelle Scène : le directeur général aura comme premier mandat de se pencher sur le futur plan quinquennal et sur les nouvelles opportunités de financement. 

« Un dossier qu’il me reste à approfondir, » précise cet ancien diplômé en Administration des Arts et d’économie de l’Université d’Ottawa. Marc-André Boyes-Manseau connaît bien les arcanes des demandes de subventions. En 2008, il a travaillé au Conseil des arts du Canada comme agent de programme.