Michel Riberdy porte deux chapeaux, celui de président de la Société d’histoire de Buckingham, et celui de Lux Temporibums.

Un tunnel à voyager dans le temps ?

« Du point de vue du patrimoine, cet univers fantaisiste se prête particulièrement bien à un mélange de faits historiques réels et de fiction. Ce projet [de festival steampunk] représente une opportunité novatrice pour la mise en valeur du riche patrimoine [...] de Buckingham », soutient le président de la Société d’histoire de Buckingham (SHB), Michel Riberdy.

Pour manifester son soutien, la SHB a récemment produit une capsule vidéo expliquant ce qu’est l’univers steampunk... qui cherche aussi à démontrer à quel point le secteur est tout désigné pour accueillir un tel événement.


«  On va être en mesure de mettre notre patrimoine en valeur à travers cette fantaisie.  »
Michel Riberdy

Dans sa vidéo, la SHB retrace l’historique du « Projet Buckingham », présenté comme un authentique projet « autorisé par la reine Victoria en personne, peu avant son décès » qui visait rien de moins que la construction d’un tunnel à voyager dans le temps. Pas à Buckingham, GB, mais bien à Buckingham, Québec. En 1903, les conduites industrielles ont servi à ce projet top secret. « En vaporisant l’eau au centre de la conduite, il a été possible de créer un micro trou noir permettant de voyager dans le temps », entend-on, images à l’appui.

Première explication (savoureuse) de la SHB, lors de notre coup de fil pour déméler le vrai du faux : « Non, Monsieur, ce n’est pas inventé : c’est de la science-fiction ».

La seconde explication viendra de Michel Riberdy... qui « porte en réalité deux chapeaux, celui de président de la SHB, et celui de Lux Temporibums, qui vient du futur », dit-il.

Deux chapeaux
On l’aura compris, l’historien est lui-même membre de Steampunk Outaouais. « Pour faire de la bonne science-fiction, il faut bien maîtriser la réalité, et mêler les deux » explique-t-il. « On a un patrimoine industriel extraordinaire, à Buckingham : les tunnels industriels ont vraiment existé. Je n’avais pas d’accélérateurs à particules, mais j’avais des tunnels... et c’est ce qui m’a donné envie de tricoter cette histoire. »

« On va être en mesure de mettre notre patrimoine en valeur à travers cette fantaisie », argue Lux Temporibus, qui animera en personne (ou en personnalité, plutôt) la visite guidée « steampunk » du secteur.