Malgré son titre et ses complaintes, ce troisième disque des Poules à Colin est tout sauf Morose.

Un troisième album pour Les Poules à Colin

Malgré son titre et ses complaintes, ce troisième disque des Poules à Colin est tout sauf Morose.

Tout à fait branchée sur ses racines québécoises, mais en selle sur des sonorités bien actuelles, la bande lanaudoise poursuit son travail de «réinvention des traditions», brouillant les pistes entre trad’, folk et pop. Cinq trentenaires qui assument la répétition trad’ ou embrassent la podorythmie quand ça leur chante; qui les largue quand ça leur tente. Pour mieux caresser les rivages folk-harmoniques des Sœurs Boulay. Ou pour donner aux cordes (piano, violon, banjo) le loisir de bercer les ritournelles portées par la jolie voix de Sarah Marchand. Un nid de petites perles mélodiques et d’arrangements délicats. Les compositions – originales – de ces quatre jouvencelles et de leur coq Colin (Savoie-Levac, acolyte occasionnel de La Bottine Souriante, Yves Lambert et De temps Antan) aiment voyager. Et la bande elle-même pérégrine: ces derniers mois, le quintette a fait un grand tour des poulaillers d’Europe, d’Australie et des États-Unis. (Avec un crochet par l’Afrique, pour représenter le Canada aux Jeux de la Francophonie organisés en Côte d’Ivoire).

Les Poules à Colin

Morose

***½