Don Giovanni sera présenté le 4 novembre à la Maison de la culture de Gatineau.

Un Don Juan sobre, mais pas nu

Poursuivant son incursion dans l’univers de l’opéra - amorcée l’an dernier avec la présentation de La traviata - l’Orchestre symphonique de Gatineau (OSG) récidive, plongeant cette fois dans le répertoire de Mozart.

Pour le concert inaugural de sa 11e saison, l’OSG se met cette fois en mode séduction, en mettant ses instruments au service de Don Juan.

Don Giovanni sera donc présenté le 4 novembre à la Maison de la culture de Gatineau — toujours en collaboration avec Les Jeunesses musicales du Canada, tout comme l’avait été La Traviata, en novembre 2016.

L’orchestre gatinois partagera donc la scène avec sept solistes professionnels issus des Jeunesses musicales du Canada, organisme qui signe ici sa 25e production opératique.

Le baryton Geoffroy Salvas campera ce Don Juan contant fleurette à la gent féminine — Zerlina, Donna Anna et Donna Elvira sont respectivement interprétées par les sopranos Cécile Muhire, Susan Elizabeth Brown et Odéi Bilodeau — sous l’œil sourcilleux du Commandeur (Scott Brooks, à la voix de basse), du garde Leporello (le baryton Dominic Veilleux) et de Don Ottavio (le ténor Sebastian Haboczki). Le clavecin sera manipulé par Richard Coburn.

Œuvre osant naviguer à travers des eaux tant comiques que tragiques, Don Giovanni est considéré comme l’un des plus importants opéras écrits par Wolfgang Amadeus Mozart, souligne le directeur général de l’OSG, Yves Marchand. Dès sa sortie, l’œuvre fut louangée pour sa qualité, d’une « perfection ininterrompue », poursuit M. Marchand en rappelant que le compositeur Richard Wagner lui-même aurait qualifié Don Giovanni d’« opéra des opéras ».

Décor plus élaboré

Présenté dans une formule plutôt « novatrice » pour un opéra — puisque l’orchestre, sur scène, et non pas caché dans sa traditionnelle fosse — La Traviata a connu un joli succès l’an dernier. Pour Don Giovanni, Yves marchand et le directeur artistique de l’OSG, le chef Yves Léveillé, ont toutefois tenu à améliorer visuellement les choses. 

« On a un décor beaucoup plus élaboré que la dernière fois, avec tout un plan d’éclairages qui viendra rehausser l’expérience », prévient M. Marchand. On peut même parler de mise en scène (signée Oriol Tomas). Pour dynamiser un peu la mise en espace, on a donné un peu plus de liberté de mouvement aux solistes. 

« L’année passée, les chanteurs étaient situés un peu en oblique, sur la scène. Cette fois, ils sont plus à l’avant-scène. Et puis on a aménagé [pour eux] un espace surélevé au centre de l’orchestre : certaines parties de la dramatique se passeront là », indique le directeur général.

« Pour moi, ce sera un grand plaisir de retravailler avec les JMC, qui soulignent avec cette production 75 ans d’existence. Notre collaboration de l’an dernier a connu un grand succès et nous récidivons cette saison avec une production encore plus audacieuse, et sept solistes de grand talent », expose pour sa part le chef Yves Léveillé, qui dirigera l’orchestre.

Le prochain concert de l’OSG, le 9 décembre, sera consacré au Messie de Haëndel.

Renseignements : www.osgatineau.ca ; 819-682-2929.


POUR Y ALLER

Quand ? Le 4 novembre, à 20 h

Où ? Maison de la culture de Gatineau

Renseignements : 819-243-2525 ; www.salleodyssee.ca