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Marc Hervieux et Laurent Paquin, deux des têtes d'affiche du Festival western de Saint-André-Avellin, qui se poursuit jusqu'au 25 juillet.
Marc Hervieux et Laurent Paquin, deux des têtes d'affiche du Festival western de Saint-André-Avellin, qui se poursuit jusqu'au 25 juillet.

«Tout roule bien» au Festival western de Saint-André-Avellin

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
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Rare festival en Outaouais à tenir une édition «en présentiel», le Festival western de Saint-André-Avellin se poursuit cette semaine, et jusqu'à dimanche 25 juillet.

Les festivaliers ont déjà pu apprécier, sous le chapiteau, Patrick Norman, Maxime Landry, Étienne Drapeau et Jonathan Roy, sans oublier quelques grosses pointures “locales” dont Matt Lang, Martin Giroux (au sein des Immortels) et Phil G Smith.

En raison des restrictions sanitaires, l’événement s'est départi de son traditionnel rodéo cette année.

Rien pour affoler le public, qui s'est précipité en grand nombre – et en «grosses bulles» – pour faire la fête en bonne compagnie, constate le président du festival, Sylvain Maheux.

«Très satisfaits»

«On roule présentement à 20%, peut-être 25%, de la capacité d'accueil du site» en temps normal, convient-il.

Mais, «on est quand même très satisfaits de l'affluence. Sincèrement, de façon générale, c'est bien. Très bien, même», lance Sylvain Maheux, qui était en droit d'appréhender une foule plus clairsemée, en raison des inquiétudes liées à la proximité sociale et au facteur de risque.

Le festival a sagement resserré ses activités sous l'unique chapiteau (un peu plus de 325 places assises) dressé à proximité du l'aréna Stéphane Richer.
Mais la foule continuera vraisemblablement d'affluer pour accueillir en chair et en os Laurent Paquin (ce lundi soir) et Marc Hervieux (mardi 20), Dani Daraiche et Carole-Ann King, le duo des “filles de” (vendredi 23 à 21h) et la brochette d'artistes qui monteront sur scène au fil du week-end prochain.

 Dani Daraiche et Carole-Ann King

Si la tendance se maintient, ils risquent d'être encore plus nombreux mercredi pour voir Légion, supergroupe composé de membres de Noir Silence, Les Frères à ch'val et Vilain Pingouin, lesquels rendent hommage à ce triple répertoire: «Ça va être un gros show ! Ça va rocker dans la place». Et jeudi, débarqueront Véronique Labbé et ses invités dont Annie Blanchard, Yoan et Martin Deschamps, réunis Dans mon saloon.

Attirer les plus jeunes

Les spectacles plus dynamiques et plus country-rock, ont été particulièrement courus, analyse Sylvain Maheux.

«Matt Lang a été notre plus gros vendeur. Jonathan Roy aussi a attiré un bon volume.» Le producteur s'en réjouit, puisque sa programmation visait précisément à attirer un public jeune. «C'était le but, attirer les plus jeunes, étant donné qu'on n'a pas d'activités équestres, cette année.»

«Ça ne dansait pas vraiment, mais les gens se sont levés et ont dansé debout, devant leur chaise, pareil.»  L'accroc règlementaire a été «toléré», convient-il.

Dans l'ensemble, le public a été très discipliné, fait valoir M. Maheux: l'événement n'a pas connu de problème, «à part un anti-masque, un seul client dans tout le site», et qui a rapidement été «géré».

«En majorité, les gens sont conscients [des risques], même s'ils veulent fêter, et s'amuser. Ils ont besoin de sortir, et sont juste contents d'avoir un festival en présentiel. On remarque qu'il y a beaucoup de bulles, aussi.»

Les organisateurs ne comptent pas acquiescer aux demandes réitérées de sa clientèle, qui souhaitait que soit ajouté un plancher de danse au fond du chapiteau, notamment pour «profiter de la fin de semaine [à saveur] country qui s'en vient». 

«Mais pour nous, c'est non. Ce serait compliqué à installer maintenant, et c'est [le respect de la distanciation] trop difficile à contrôler.»

Rien en ligne

Le Festival western de Saint-André-Avellin ne propose rien non plus sur la Toile. «Du spectacle virtuel, le festival n'en fera pas. Jamais. C'est pas notre spécialité. Nous, on veut du vrai, du live

Quitte à revoir à la baisse la taille du festival. «On n'a pas beaucoup de concessions; on s'est gardé quelques camions de bouffe sur place et des vendeurs de chapeaux: juste la base. Et on n'en veut pas plus que ça, pour le moment.»

«Il reste seulement une vingtaine de billets pour ce soir. À peine une dizaine de plus pour les soirs suivants. Bref, tout roule bien», se félicite Sylvain Maheux.

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Renseignements: rodeostandreavellin.org ; Facebook

Billets: lepointdevente.com