STRUM

Tour d’horizon des arts en 2019

Il y a tant de choses à ne pas rater en 2019 ! Voici une courte liste d’envies à saveur locale...

HUMOUR

Véronic DiCaire (18 et 19 janvier) 

Dans la foulée immédiate de sa première montréalaise (les 14 et 15 janvier), Véronic DiCaire accoste au Théâtre du Casino du Lac Leamy les 18 et 19 janvier (en supplémentaire les 13 et 14 octobre) avec un nouveau spectacle (le troisième) mêlant humour, imitation et danse. On en a eu un aperçu cet automne à Gatineau, lors d’un show bénéfice : c’est loin d’être hilarant, mais c’est, techniquement, complètement époustouflant ! YB

Hélas ce n’est qu’un spectacle d’humour, de Philippe-Audrey Larrue-Saint-Jacques

Philippe-Audrey Larrue-Saint-Jacques fait partie des heureuses découvertes de Like-Moi. On aurait pu le croire (à tort) aussi douchebag et amorphe que Jonathan de Je choisis Jonathan ; son premier spectacle nous apprend que sa famille « bourgeoise élitiste » l’a rendu aussi lettré que son nom. Le fils d’érudits, qui a étudié les plus grands auteurs au Conservatoire, s’est (mal) heureusement rabattu sur le rire à différents degrés. Hélas, se désole le comédien, ce n’est qu’un spectacle d’humour. « Déception » à prévoir les 19 mars et 3 octobre 2019, dans le foyer de la salle Odyssée. CM

***

CINÉMA

Eaux troubles, de Karolyne Pickett

Localement, je suis curieux de voir ce que la réalisatrice franco-ontarienne Karolyne Pickett va faire avec Eaux troubles, un long-métrage bilingue, dont le tournage aura lieu en février à Ottawa, où se situe l’intrigue. Les plans sont de lancer ce film au Festival de Cannes et au Festival international du film de Toronto (TIFF). Les chances qu’on puisse voir cela à l’écran d’ici la fin de l’année sont donc minces. YB

Vivre à cent à l’heure, de Louis Bélanger

Louis Bélanger (Les mauvaises herbes) a plongé dans ses souvenirs – et frasques – de jeunesse pour tourner Vivre à cent à l’heure, qui prendra l’affiche en 2019. « Vivre à cent à l’heure est un grand mensonge basé sur un fond de vérité. Un peu comme pour mon film Gaz Bar Blues, il s’agit une fois de plus de repartir sur les traces de mes souvenirs, une partie étant autobiographique et l’autre faite d’événements réinventés », soulignait le réalisateur durant le tournage, en septembre.

Vivre à cent à l’heure

« Ces jeunes amis, qui veulent devenir grands trop vite apprendront la vie “à la dure” en ne perdant jamais l’espoir d’un avenir meilleur », confie-t-il, en évoquant un « film initiatique » portant sur la « jeunesse d’avant les vraies responsabilités », quand l’inconscience confère un sentiment d’immortalité. YB

Mon ami Walid (13 janvier)

Les humoristes Adib Alkhalidey et Julien Lacroix écrivent et incarnent les rôles de Walid et d’Antonin, deux collègues dans une épicerie. Un jour, Antonin surprend Walid en pleine tentative de suicide. L’imbécile heureux se donne comme mission de redonner au grand dépressif le goût de vivre.

Mon ami Walid

Il s’agit du premier film des deux humoristes de la relève, et à en voir la bande-annonce, le showbiz québécois au complet y participe. À noter que les deux complices viendront présenter leur film à la salle Odyssée le dimanche 13 janvier, jour de la sortie québécoise, à 19 h. CM

La grande noirceur, de Maxime Giroux

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Philippe (Martin Dubreuil), un déserteur québécois, trouve refuge dans l’Ouest américain où il survit en imitant Charlie Chaplin. Son chemin du retour deviendra une odyssée glauque, absurde et cruelle dans une époque en manque de balises morales.

La grande noirceur

Présenté au festival du film de Toronto, ce quatrième long-métrage de Maxime Giroux a reçu de chaudes critiques pour la richesse de son allégorie et pour la qualité de sa photographie. La sortie québécoise est prévue le 25 janvier. CM

***

MUSIQUE

STRUM

Un retour prometteur en 2019 : le spectacle STRUM sortira de son étui le 8 février prochain, au Théâtre du Casino. La création du Gatinois Patrick Servant ramène sa quinzaine de collègues musiciens ainsi que 55 instruments de la famille des guitares sur scène. Luths, cithares et ouds sont les vedettes de cette épopée qui raconte 17 000 années d’évolution de la guitare à travers les cultures. Après son lancement en 2010, STRUM n’avait été représenté qu’à guichets fermés jusqu’à sa dernière soirée en 2013. CM

Radio Batata, de Mehdi Cayenne (mi-février)

Le toujours épicé Mehdi Cayenne parachutera dans les bacs des disquaires un quatrième opus, cet hiver.

Mehdi Cayenne

Radio Batata – nom repiqué à celui de sa série de chroniques radiocanadiennes poético-pataphysique – est attendu pour la mi-février, a-t-on appris de la bouche du piment en personne. YB

Lapsus, de Yao (jeudi 24 janvier)

Yao, c’est une bête de scène. On a beau n’avoir trippé que moyennement sur son dernier disque, Lapsus, on est instantanément tombé sous le charme scénique du garçon, quand on a découvert ce qu’il en faisait sur scène (lorsqu’il a présenté un avant-goût du spectacle au centre L’Avant Première, l’an dernier dans le cadre du Projet 3e Œil). Moins de flows, plus de grooves. Chaleureux ? Furieusement festif, même !

Yao

Apportez vos chaussures et bobettes de danse, c’est pas fait pour rester debout. L’auteur-compositeur interprète sera de passage au Centre des arts Shenkman le 24 janvier. YB

Kiss et Cher à Ottawa

La bande grimée-maquillée de Kiss se pointe au Centre Canadian Tire le 24 avril, dans le cadre de sa tournée End Of The Road. Au même endroit, Cher apportera ses costumes outranciers le 24 avril, pour son Here We Go Again Tour.

Cher

Dans les deux cas, ce qui se passera sur scène sera en compétition avec le spectacle qui se jouera dans les gradins, tant les fans de ces deux stars sont réputés pour leur imagination sans borne, dans leur souci de rendre hommage à leurs idoles. On sera sûrement là pour se mettre des sourires plein les yeux... YB

Harry Manx

Harry Manx est un nomade. Musicalement comme dans la vie. Le Canadien d’adoption qui a longtemps partagé sa vie entre l’Europe, le Japon, l’Inde et le Brésil est aujourd’hui l’auteur d’un répertoire blues métissé de musique indienne. Le routard de la musique de rue – ce n’est qu’à la mi-quarantaine que les astres se sont alignés pour lui –recréera la « Harry Zone » dans le foyer de la salle Odyssée le 5 février, sitar, banjo, harmonica et guitare lap steel à l’appui. CM

Blue Man Group

Il y aura du bleu, des percussions, et beaucoup d’effets visuels. On connaît le Blue Man Group depuis 1991 pour ses productions éclatées et ses artistes bleus qui ont fait le tour de la planète.

Blue Man Group

En 2017, le Cirque du Soleil a acheté l’entreprise new-yorkaise derrière les « schtroumpfs » musiciens. Du 20 au 24 février, à la Place TD, les Ottaviens pourront découvrir le résultat de cette union qui, sans doute, en est une explosive. CM

***

DISQUE

Charlotte Cardin

Charlotte Cardin a séduit avec ses deux EP, Big Boy (2016) et Main Girl (2017). Un premier album complet est promis pour avril. Dans les derniers mois, l’ancienne participante à La Voix a dévoilé trois singles, Les Jupes, Drive et Double Shifts. Les chansons ne se retrouveront pas nécessairement sur son album, a dit la principale intéressée, mais elles donnent une idée de ce qu’elle crée à l’heure actuelle. Verdict : son son semble plus mûr, plus posé, sans s’éloigner de la qualité et du style qui ont conquis bien des oreilles. CM

***

THÉÂTRE

Pied de poule (Du 8 mai au 8 juin)

Je n’ai jamais eu la chance de voir Pied de poule, la comédie musicale policière grâce à laquelle Marc Drouin (et Robert Léger, qui en signe les partitions) connut la gloire en 82.

Pied de poule

Le Théâtre de l’Île nous offrira ce printemps une version « communautaire » de cette comédie policière particulièrement absurde, que Drouin a lui-même adaptée de sa pièce François Perdu, Hollywood P.Q. Ce sera mis en scène par Caroline Yergeau (Porc-épic, Fucking Carl), indéniable gage de qualité. YB

Le songe d’une nuit d’été (Du 13 au 16 février)

Le Théâtre du Trident propose Le songe d’une nuit d’été. Cette comédie fantaisiste demeure à nos yeux la porte d’entrée par excellence pour découvrir l’univers de Shakespeare.

Le Songe d’une nuit d’été

Récit de noces princières au pays des elfes et des fées nappées de multiples sauces (un foutoir où se mélangent l’antiquité grecque, la magie, l’onirisme et une mise en abyme théâtrale) défendu par une myriade de personnages, dont un âne métamorphique, histoire de bien appuyer le « n’importe quoi » : ce n’est plus une pièce, mais un cirque. Ici, la mise en scène est fouettée par Olivier Normand, qui a justement fait appel à une troupe circassienne, Flip FabriQue, pour amener l’exubérance des choses encore une coche plus loin. À voir au Centre national des arts, en février. YB