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Michèle Richard a remis au Musée d’histoire de Sherbrooke plusieurs documents d’archives, ce qui a permis à l’organisation de créer le Fonds Ti-Blanc Richard.
Michèle Richard a remis au Musée d’histoire de Sherbrooke plusieurs documents d’archives, ce qui a permis à l’organisation de créer le Fonds Ti-Blanc Richard.

Ti-Blanc Richard fait sa place au Musée d’histoire de Sherbrooke

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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Le Musée d’histoire de Sherbrooke a reçu tout un cadeau dernièrement. De nombreux articles du populaire artiste sherbrookois Ti-Blanc Richard lui ont été remis par sa fille, Michèle.

Records, partitions, photos, pipes, tout y passe. Le Musée a même pu créer un nouveau fonds. « C’est l’équipe de Mme Richard qui nous a contactés, explique la conservatrice de l’organisation, Karine Savary. Ça s’est fait très vite. On avait déjà quelques archives de Ti-Blanc Richard, qui a été très populaire à Sherbrooke, au Québec et même en France. »

« Mais là, on a des objets familiaux et de sa carrière », se réjouit-elle. 

Selon Karine Savary, il s’agit d’un fonds assez complet. 

« Non seulement ça représente le rayonnement de Sherbrookois à l’extérieur, mais aussi, ça représente l’importance de la musique au Québec. Il y a aussi des photographies de rues de Sherbrooke. Leur maison avait été déménagée, on a des photos de ça. Ça ajoute au patrimoine sherbrookois. On voit autant la vie, la carrière rayonnante, mais la famille. Ce sont des gens comme nous tous », décrit la conservatrice, ajoutant que des clichés plus rares où on voit entre autres la voiture de tournée de Ti-Blanc Richard et d’autres où son épouse prend la pose font partie du lot.

Des partitions écrites à la main sont aussi impressionnantes. 

« Parfois, les gens vont effectuer un premier tri. Les gens peuvent voir ça comme des brouillons. On a des centaines de partitions écrites à la main. Des gens auraient pu jeter ces documents. [...] Nous, on a l’œil d’archivistes et d’historiens. On peut voir le processus créatif de Ti-Blanc, on peut voir qu’il a biffé des notes, on peut lire des impressions aussi, c’est super intéressant », mentionne-t-elle, invitant les gens voulant effectuer des dons à ne pas jeter des artéfacts.

Selon Mme Savary, Michèle Richard avait le désir de pérenniser l’histoire de son père. Une exposition pourrait voir le jour « dans les années à venir ». « On fouille dans les trésors qu’on retrouve. On n’a pas terminé de voir l’ampleur des documents qu’on a reçus. On veut les mettre à la disposition de la clientèle. On a fait plusieurs expositions sur la musique, c’est toujours très populaire. » 

« Dans les dernières années, nous avons acquis le Fonds Louis Bilodeau [NDLR Le populaire animateur de Soirée canadienne], rappelle Karine Savary. Ça vient compléter un pan de l’histoire qu’on avait un peu moins. Ça va être intéressant d’entrecouper ces deux fonds. » 

De nombreuses photographies ont été remises au musée.  

Évaluation

L’évaluation de tels artéfacts ne se fait pas facilement, puisqu’il s’agit souvent de souvenirs familiaux avec une grande valeur sentimentale. « Les biens sont évalués selon différents critères. Combien pourraient valoir sur le marché certains documents? Tout ce qui est document familial, on les évalue à l’interne. Pour Mme Richard, il y a des chances que ça se fasse de manière professionnelle, car les montants sont plus importants »

Contrairement à certains grands musées, le Musée d’histoire de Sherbrooke ne procède à aucun achat. Les objets leur sont donnés, mais l’organisation peut offrir un reçu aux fins d’impôts. 

Les artéfacts, surtout les photographies, sont gardés dans une pièce sombre à température et humidité contrôlée.