The Weather Station, par The Weather Station ***1/2

Il ne faut pas se fier à la pochette de son quatrième album, sur laquelle Tamara Lindeman, alias The Weather Station, apparaît droite, rigide, sans une esquisse de sourire aux lèvres pour inviter à la (re)découverte, pour rendre ce contact moins froid.

Or, cette posture fait écho aux constats pas toujours roses, mais affirmés, que l’auteure-compositrice-interprète torontoise émet pour exprimer l’intime, entre autres des relations de couple.

Un intime qui s’entend dans les arrangements délibérément pas toujours soyeux des cordes, la flûte de Ryan Driver, les sonorités parfois discordantes du piano et de sa voix, dont elle joue comme d’un instrument.

Or, ce serait justement passer à côté de la voix de la Torontoise, autrement chaleureuse, même quand elle gratte les rapports humains jusqu’à l’os.

Il y a assurément de la graine de Joni Mitchell, dans cette galette.