The Souljazz Orchestra: Under Burning Skies

The Souljazz Orchestra: Under Burning Skies

CRITIQUE / Soul et jazz ? Toujours ! Africano-latino tropical ? Plus que jamais, puisque cela est gravé dans l'ADN du Souljazz Orchestra.
Mais, cette fois, place aux vieux synthés analogiques, aux boîtes à rythmes primitives-limite-pourries, et aux sonorités années 80, histoire de « sonder le côté crado et lo-fi des styles disco, boogie et électro », explique la bande ottavienne. À preuve, Lufunki, minimaliste premier extrait de ce huitième album studio, nécessite une période d'apprivoisement. En revanche, quand il poursuit l'exploration des ses racines africaines ou de ses influences antillaises, le sextet cuivré devient incandescent. Petit détour par la Somalie (la bande ressuscite Is Yeelyel, obscure pièce du Dur-Dur Band, un « super-groupe » est-africain), par le Sénégal (en offrant des accents quasi-lascifs à Aduna jarul Naawo, complainte mystique signée Ndiouga Deng (ici reprise par Élage Mbaye, complice occasionnel, mais fidèle du Souljazz) et par le Nigéria, quand Mabinuori Idowu (bras droit du musicien-révolutionnaire Fela Kuti, et géant de plein droit) joint sa voix à celle de Philippe Lafrenière (le batteur de la bande) sur la sympathique Dog Eat Dog.