Le président du Groupe Média TFO, Glenn O’Farrell, a confirmé l’élimination de 19 postes.

TFO parle de 19 postes touchés

Le président du Groupe Média TFO a réagi au lendemain des mises à pied au sein de son entreprise. En entrevue avec Le Droit, Glenn O’Farrell a voulu rectifier le tir et affirme que ce sont 19 postes qui sont touchés par les compressions et non 37 tel qu’avancé par le syndicat Unifor.

« Je ne peux pas parler de l’information des autres, je ne peux parler que de la nôtre. Je sais combien de cessations ont été effectuées hier et c’est bel et bien le nombre de huit postes permanents et de 11 contrats à durée déterminée. La balance qui vient d’ailleurs, je ne peux pas commenter », explique M. O’Farrell, qui ajoute que deux des 19 postes ont été réaffectés.

Groupe Média TFO a annoncé jeudi que cinq nouveaux postes ont été affichés et que les employés touchés par les mises à pied peuvent y postuler.

Des contraintes budgétaires ont mené le diffuseur public à supprimer des postes. L’entreprise compte intensifier ses efforts de diversification de ses sources de revenus.

Le président espère recevoir une plus grosse part du gouvernement provincial.

« Nous avions cru pour cette année qu’il y aurait possiblement une augmentation qui nous serait versée et nous avions eu des indications qui étaient encourageantes, mais en bout de piste, nous avons eu l’information à l’effet que le montant stagnait à nouveau », mentionne Glenn O’Farrell, qui occupe le poste de président depuis 2010.

Le salaire du président et chef de la direction de TFO a fait réagir depuis l’annonce des licenciements.

Certains lui reprochent son augmentation de 35 % en 2017 alors que son salaire est passé à près de 332 000 $.

Selon le principal concerné, il s’agit d’un « remboursement exceptionnel des congés non pris depuis plusieurs années ».

« C’est une situation où on m’a remboursé pour des vacances antérieures, affirme-t-il. Je ne prévois pas une situation comme celle-là dans le futur. »

Le diffuseur public franco-ontarien confirme qu’il poursuivra sa mission en célébrant le fait français en Ontario.

De son côté, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) dénonce les suppressions de poste au sein de l’entreprise, plus particulièrement celui du correspondant à Queen’s Park pour la production #ONfr.

« En supprimant le poste à Queen’s Park, la population aura un accès plus limité à la politique provinciale, soutient Carol Jolin. Les gens ont droit à une information diversifiée qui provient de médias diversifiés. »

M. Jolin sollicite une rencontre avec les membres du conseil d’administration du diffuseur public et espère pouvoir renverser la vapeur.

Plusieurs organismes de défense des francophones ont dénoncé les compressions.