Télévision

Netflix signe sept projets de séries avec Shondaland

PARIS — Netflix a signé un contrat d’exclusivité avec Shondaland la société de production de Shonda Rhimes, créatrice de la série Grey’s Anatomy, a annoncé lundi la plateforme de streaming américaine dans un communiqué, dévoilant sept premiers projets de séries.

Shonda Rhimes créera le premier des projets, selon Netflix. Aucune précision n’était donnée quant au calendrier de ces sept projets, dont les titres sont encore provisoires.

La patronne de Shondaland s’inspirera de la romanesque histoire d’Anna Sorokin alias Delvey, telle que l’a rapportée le New York Magazine en mai dernier.

Arrêtée en 2017, cette fausse héritière allemande et véritable escroc russe de 27 ans a mené pendant quelques mois grand train aux frais de la princesse, logeant dans les hôtels de luxe de Manhattan, laissant sur son passage quantité d’ardoises bien salées, chèques en bois et autres dettes d’un montant d’au moins 275 000 dollars. Elle dort aujourd’hui dans la prison de Rikers Island, à New York.

Shondaland produira également Bridgerton, une série inspirée des romances historiques à succès de l’Américaine Julia Quinn. Chris van Dusen (Scandal) l’adaptera et dirigera la réalisation de cette saga familiale dans l’Angleterre du début du XIXe siècle, selon le communiqué.

Le projet The Warmth of Other Suns, quant à lui inspiré du roman d’Isabel Wilkerson, traitera de «la migration des Afro-américains» du sud des États-Unis en quête d’une vie moins hostile au nord et à l’ouest entre 1916 et 1970, souligne Netflix.

Télé et radio

Thomas Mulcair remplace Luc Lavoie à «La Joute»

MONTRÉAL — L'ancien chef du Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair a beau quitter la vie politique active, il ne s'éloigne pas beaucoup de son sujet.

En plus de ses nouvelles tâches d'enseignement à l'Université de Montréal cet automne, il a accepté de commenter l'actualité politique pour deux réseaux de télévision et une station de radio, en français et en anglais.

M. Mulcair se joint notamment à l'équipe d'analystes de l'émission d'affaires publiques «La Joute», à TVA. Il commentera aussi l'actualité politique en anglais: deux fois par jour à l'antenne de la station de radio montréalaise CJAD, et deux fois par semaine pour la chaîne de nouvelles CTV News.

À l'antenne de «La Joute», il remplacera en quelque sorte le fédéraliste Luc Lavoie qui, comme le souverainiste Bernard Drainville, a dû choisir entre TVA et ses «activités extérieures» à la radio. M. Drainville sera quant à lui remplacé par Stéphane Bédard, ancien ministre et leader parlementaire du Parti québécois, lors du retour en ondes de «La Joute» le 13 août.

Professeur à l'Université de Montréal

L'ex-député fédéral d'Outremont, âgé de 63 ans, a annoncé en février qu'après son retrait de la vie politique active, il serait professeur au département de science politique de l'Université de Montréal. Il enseignera principalement à la toute nouvelle maîtrise en environnement et développement durable, mais aussi à la maîtrise en affaires publiques et internationales. M. Mulcair collaborera par ailleurs aux activités du Centre d'études et de recherches internationales (CÉRIUM) et de l'Institut de l'environnement, du développement durable et de l'économie circulaire.

Ancien ministre libéral de Jean Charest à Québec, M. Mulcair avait ensuite été élu député fédéral néo-démocrate lors d'une élection partielle dans Outremont en 2007, avant de devenir chef du parti en 2012, après la mort soudaine de Jack Layton, qui avait mené le NPD au statut d'opposition officielle pour la première fois de son histoire.

Mais lors du scrutin suivant, en octobre 2015, le NPD a terminé troisième, et six mois plus tard, M. Mulcair a été rejeté par les membres de son parti lors d'un vote de confiance (48 pour cent d'appuis). Il est demeuré en poste jusqu'à ce que Jagmeet Singh devienne chef du NPD, l'automne dernier.

Télévision

Réal Béland refuse qu’on oublie son père

MONTRÉAL — De sa propre initiative, Réal Béland a voulu offrir aux téléspectateurs, un moment intime de sa vie de famille où on retrouve Réal Béland, père, bien présent parmi eux. D’abord, pour que ses quatre filles le connaissent mieux, et ensuite, pour rappeler aux gens la place qu’il occupait alors, dans le milieu du spectacle.

Réal avait douze ans quand son père est décédé. C’était en 1983. Ce fut un choc terrible pour le jeune garçon, car il entretenait avec ce merveilleux père une relation fusionnelle. Le perdre si subitement fut une épreuve plus grande que son âge. Pour le fils, aujourd’hui père à son tour, rien n’est plus important que la vie auprès des siens. Même en spectacle, Chicoutimi, Jonquière, Rouyn ne sont jamais assez loin pour l’empêcher de revenir à la maison, histoire de ne pas perdre une minute de sa vie de famille qui le comble.

Ses filles n’ayant pas connu leur papi, Réal multiplie les occasions de le leur présenter à différentes époques de sa vie et de leur montrer des extraits de spectacle du temps de «Ti-Gus et Ti-Mousse». Il en profite pour souligner le talent exceptionnel de son père, qui avait emmagasiné dans sa mémoire huit heures de gags. Avec une de ses filles, Réal rend visite à Denyse «Ti-Mousse» Émond, qui fut sa partenaire de scène durant une vingtaine d’années. «Les Réal Béland», le jeudi 26 juillet, 22h, à Canal D.

Les médecins de l’horreur

Le lundi 23 juillet, 20h, RDI présente «T4 - Un médecin sous le nazisme», dans lequel on identifie quelques médecins, avides de connaissances scientifiques ou simplement de nature méphistophélique, qui se sont chargés d’épurer la race aryenne.

Il fallait donc stériliser les familles de «dégénérés» et débarrasser la nation allemande de tous ceux qui, jugeait-on, ne méritaient pas de vivre. On a ainsi éliminé des handicapés physiques et mentaux, des enfants, des Juifs. Ce fut pour Julius Hallervorden, neurologue, l’occasion de se doter d’un échantillonnage de centaines de cerveaux qu’il utilisait pour parfaire ses connaissances scientifiques. Dans ses recherches comme dans ses actions, il avait la collaboration de confrères tels que Hugo Spatz, neuropathologiste, et Hans Heinze, psychiatre et eugéniste.

Si certains de ces chercheurs furent emprisonnés, Julius Hallervorden, pour sa part, ne fut jamais inquiété malgré l’ampleur de ses crimes. Au contraire, il a pu mener une carrière florissante durant laquelle il a récolté des distinctions. Il est mort en 1965, à l’âge de 83 ans.

Soirée Amy Winehouse

Comme bien des chanteurs, Amy Winehouse est décédée alors qu’elle avait seulement 27 ans. Une forte consommation d’alcool aurait suivi une période d’abstinence, ce qui lui fut fatal. Le 23 juillet 2011, on la retrouve sans vie, dans son appartement de Londres. Elle avait rapidement conquis un large public qui lui sera sans doute fidèle, le lundi 23 juillet, 20h, alors qu’ARTV souligne le septième anniversaire de sa disparition en présentant d’abord le spectacle qu’elle donnait au Porchester Hall de Londres, en 2007. Suit, à 21h, le documentaire «Amy», qui a remporté l’Oscar du meilleur documentaire.

Ce ne sont pas toutes les femmes qui se préoccupent de cultiver la beauté selon les normes diffusées dans les magazines et les publicités. Il y a Karine, tatouée de la tête aux pieds et dont le corps exhibe de multiples piercings. Puis, il y a Marie-Sophie, artiste burlesque, qui assume ce mode de vie, à la ville comme à la scène. «Mitsou et Léa» rencontrent donc ces deux femmes qui parlent de leur style de vie bien différent de l’ensemble de leurs congénères. À TVA, ce dimanche, 21h45.

On ne choisit pas sa famille! Lorsqu’un criminel se trouve dans la famille, ce sont tous les membres qui en subissent les répercussions. Insultes, accusations, rejet sont souvent le lot qu’on réserve à la parenté d’un hors-la-loi, et pourtant, ils ne sont pour rien dans les actions d’un des leurs. Les familles accablées par la honte, la peur, l’humiliation sont alors marquées du sceau de l’exclusion. Olivier Delacroix rencontre des personnes qui racontent leur calvaire. «Dans les yeux d’Olivier», le vendredi 27 juillet, 20h, à TV5.

À RADIO-CANADA: «1987», le deuxième film de la trilogie de Ricardo Trogi basée sur ses années de jeunesse, met en scène Jean-Carl Boucher dans le rôle du réalisateur à l’âge de 17 ans, l’âge de tous les risques. Donc, souhaitant ouvrir une discothèque sans alcool pour mineurs, Ricardo frappe un mur lorsqu’il se met à la recherche de financement. Pier-Luck Funk et Claudio Colangelo font aussi partie de la distribution. Ce samedi, 19h. À «Découverte», ce dimanche, 18h30, on en apprend un peu plus sur la voiture sans conducteur. C’est à bord d’une Porsche 1985 que Yves P. Pelletier et Alain Lefèvre reviendront sur les traces de leur passé à «Viens-tu faire un tour?», ce dimanche, 20h.

À TVA: En rediffusion, «Messmer fascine les stars», et ce dimanche, 20h45, ce sont Julie Bélanger, Dominic Paquet et l’équipe de «Salut bonjour» qui seront soumis à la volonté du fascinateur. Le mardi 24 juillet, 20h30, Mario Jean et Pierre Hébert sont les invités de Patrick Groulx, animateur de «Dans ma tête».

À TÉLÉ-QUÉBEC: Avant que la Première Guerre mondiale ne bouleverse l’ordre établi, les aristocrates de Grande-Bretagne vivaient dans l’opulence, ayant plusieurs domestiques voués exclusivement à leur service et chichement payés. Regard sur la vie d’une autre époque à «Point doc / Les secrets du manoir», le mercredi 25 juillet, 20h.

À ARTV: Gisèle (Marie-Thérèse Fortin), travailleuse sociale de 52 ans, maintenant veuve, éprouve «Les Grandes Chaleurs» d’un amour inconditionnel pour Yannick (François Arnaud), 19 ans, ex-client cleptomane. Ce dimanche, 21h, et à 23h, à Radio-Canada, le vendredi 27 juillet, 23h.

À TV5: Au chapitre de l’éventualité d’une pandémie, la France s’interroge sur sa capacité d’y faire face, car on a surtout démontré que les politiques établies lors de l’épidémie de SRAS en 2003 et du virus H1N1 en 2009 furent un échec. Mal informés, plusieurs citoyens se sont méfiés de la vaccination. Le documentaire «Cellule de crise - Pandémies, la traque planétaire» pose la question sur les moyens d’éviter une contagion mondiale et demande si on peut hospitaliser de force un malade qui refuse d’être soigné. Le mercredi 25 juillet, 20h.

Télévision

Émilie Bierre primée à Los Angeles pour «Jenny»

MONTRÉAL — La jeune actrice québécoise Émilie Bierre, connue du grand public pour son rôle de fillette dans «Les Beaux Malaises», a remporté un prix d’interprétation aux États-Unis pour son travail dans la série jeunesse «Jenny».

L’adolescente a reçu samedi le prix dans la catégorie «Rôle principal féminin» aux «Young Artist Awards», à Los Angeles. Après avoir joué la fille de Martin Matte et de Julie Le Breton dans «Les Beaux Malaises», elle a interprété un rôle plus dramatique — et davantage central — dans Jenny, diffusée sur les ondes d’Unis TV l’automne dernier.

La série raconte le destin d’une jeune fille de 13 ans qui apprend qu’elle est atteinte de leucémie. Scénarisée et réalisée par Jean-Sébastien Lord (L’Ange gardien, au cinéma), la série met aussi en vedette Patrice Godin, Mélanie Pilon, William Coallier, Tayna V. Lavoie et Henri Richer-Picard.

Sur sa page Facebook, Émilie Bierre écrit qu’elle vient «de vivre tout un beau moment à Los Angeles». Elle remercie le «merveilleux» réalisateur Jean-Sébastien Lord, «toujours respectueux et calme» avec les acteurs. Elle poursuit en disant qu’elle a «très hâte de tourner la saison deux» avec le réalisateur.

La saison 1 de la série, composée de 20 épisodes de 13 minutes, était aussi finaliste aux Prix jeunesse international 2018, à Munich, en mai dernier.