Jean Duceppe incarne Willy Loman dans «La mort d’un commis voyageur».

Une occasion unique de revoir le grand Jean Duceppe

MONTRÉAL - Décédé depuis bientôt 30 ans, Jean Duceppe a laissé un grand vide en partant. À la scène, à la télévision, au cinéma, il a joué tant de rôles marquants: Stan Labrie («La Famille Plouffe»), Pépère («Terre humaine»), Duplessis («Charbonneau et le chef») et Willy Loman dans «La mort d’un commis voyageur» d’Arthur Miller, qu’on pourra voir à ARTV, le lundi 30 juillet, 21h.

Présentée en noir et blanc dans le studio 42 de Radio-Canada, la pièce nous transporte chez les Loman. Le père, Willy, fatigué et usé par toutes ces années à parcourir les routes pour exercer son métier de vendeur qui lui aura permis, à lui et à sa famille, de survivre tout au plus; sa femme, Linda, qui vit dans son ombre; et ses fils, Biff et Happy, dont l’avenir ne parvient pas à prendre forme, vivent une vie illusoire. Willy a la manie de se «dorer la pilule», de croire à cette chance inouïe qui se présentera, appuyé par Linda. Si les fils «achètent» la vision de leur père, c’est surtout pour ne pas vivre une perpétuelle relation conflictuelle. Alors, ils jouent le jeu.

Mais il faudra bien que le «jeu» prenne fin un jour, d’autant plus que Biff en a marre de voir son père se bercer d’illusions alors que finalement, lui et Happy n’ont pas d’ambitions démesurées. En fait, ils espèrent tout au plus s’en tirer au mieux dans la vie. Avec Janine Sutto, Jacques Godin, Benoît Girard.

Les enfants perdus

Le savoir est une chose, le voir procure un choc. «Les enfants perdus du califat», documentaire présenté à RDI, le mardi 31 juillet, 20h, montre comment Daech procède pour conditionner les enfants, dès leur plus jeune âge, et en faire des tueurs.

Il y en a qui déjà, à 5 ou 6 ans, appelés «les lionceaux», revêtent un costume de combattant armé, et s’entraînent à la manipulation du fusil. Il y a les 9-13 ans, déjà formés à la dure, souvent battus durant des mois d’entraînement, qui sont maintenant parfaitement experts en manipulation d’explosifs. On les encourage à devenir martyrs, à se sacrifier et on en fait des kamikazes (même chez les lionceaux). Ceux qui les manipulent s’immiscent dans les familles par les enfants eux-mêmes et font en sorte que les jeunes deviennent délateurs des parents qui osent se prononcer contre ce genre de pratiques. On aurait même exécuté un père qui voulait reprendre le contrôle sur son fils.

On forme donc des générations d’assassins et d’esclaves sexuelles, car les filles sont aussi au service des hommes. On s’en sert comme reproductrices et comme marchandises puisqu’on les vend et le prix varie selon qu’elles sont encore vierges ou non.

On le dit et on le répète?

Persuader le monde des méfaits du sucre sur la santé est une entreprise de longue haleine. À TV5, à «Objectif Monde / On est foutu, on mange mal», le mercredi 1er août 20h, on souligne les cas d’obésité, de diabète, d’hypertension, de cancer qui se multiplient, souvent provoqués par une trop grande consommation de sucre. Au Brésil, par exemple, en dix ans, l’obésité a progressé de 60 pour cent, à cause du sucre qu’on retrouve dans un nombre considérable de produits alimentaires. On compare les dommages causés par le sucre à ceux du tabac et de l’alcool. Faut-il revoir nos modes de production et changer nos habitudes de toute urgence?

L’humoriste P-A Méthot a vécu une adolescence mémorable dans les années 1980. Il aime se souvenir de cette décennie alors qu’internet et les réseaux sociaux n’existaient pas encore. Il se rappelle avec bonheur ses premières fois, s’amuse des coiffures qu’on arborait et se fait nostalgique de la musique de cette époque de même que ses amis: Peter MacLeod, Mario Tessier, Men Whitout Hats, Les B.B., Dominic Paquet, François Massicotte, The Box et Martine St-Clair. «P-A Méthot : P-Arty 80», ce dimanche, 20h45, à TVA et le dimanche 5 août, 21h.

Bien qu’on en parle peu ou pas, elles sont pourtant indispensables: les toilettes. À Télé-Québec, «Point doc / L’improbable histoire des toilettes», le lundi 30 juillet, 20h, nous raconte comment procédaient nos ancêtres alors qu’on ne disposait pas de moyens aussi évolués qu’aujourd’hui. Comment dispose-t-on des déjections humaines ailleurs sur la planète? Et à quoi ressemblera l’avenir des toilettes?

À RADIO-CANADA: Bien qu’on le voie peu au petit écran, René Richard Cyr est très actif dans le milieu culturel, car en plus de son métier de comédien, il pratique également la mise en scène. On aime son franc-parler, sa fibre artistique et sa compréhension de l’humain. On le soumet au «Rétroviseur», le lundi 30 juillet, 19h30.

À TÉLÉ-QUÉBEC: Le jeudi 2 août, 21h, on rencontre «Monsieur Schmidt», sous les traits de Jack Nicholson dans le rôle d’un actuaire nouvellement à la retraite et qui vient de perdre sa femme alors qu’il tente de convaincre sa fille de renoncer à son mariage avec un sans talent.

À TV5: Olivier Delacroix poursuit ses rencontres avec des hommes, des femmes dont la vie est durement éprouvée. Par exemple, le vendredi 3 août, 20h, il sera question de «Disparitions, entre espoir et désespoir», ces êtres disparus dont, malgré le temps, on ne retrouve pas la trace. Comment vit-on avec tant de questions sans réponse?

À ARTV: Ce dimanche, 21h, dans «Qu’est-ce qu’on fait ici?», on retrouve cinq bons amis, liés comme les cinq doigts de la main. Survient un accident de la route qui emporte l’un d’eux. Le film de Julie Hivon raconte le deuil des amis et leurs difficultés à se reconstruire. Avec Sophie Desmarais, Maxime Dumontier, Guylaine Tremblay (aussi à Radio-Canada, le vendredi 3 août, 23h05). Rediffusion de «La famille Daraîche, du western au country», une heure en compagnie de Julie, Paul, Dani et Katia, tous logés à la même enseigne et si appréciés du public. Ils sont au rendez-vous le vendredi 3 août, 19h.

À RDI: On disait de Josef Mengele, médecin et eugéniste, qu’il était l’incarnation du mal. Il a démontré toute l’horreur dont il était capable lors de la Deuxième Guerre mondiale, alors mandaté pour évaluer le degré de pureté de la race des individus. Dans ses recherches, il a même expérimenté de coudre deux jumeaux, dos à dos, pour évaluer la possibilité d’en faire des siamois. Et il a reçu la Croix du mérite de guerre. Le lundi 30 juillet, 20h.