Le groupe TVA a annoncé jeudi une perte nette de 9,7 millions $, soit 0,22 $ par action, au cours du deuxième trimestre de l’exercice 2018.

TVA paie cher les déboires du CH

MONTRÉAL — Les malheurs du Canadien de Montréal pendant la dernière saison régulière ont grandement nui au Groupe TVA.

L’entreprise a annoncé jeudi une perte nette de 9,7 millions $, soit 0,22 $ par action, au cours du deuxième trimestre de l’exercice 2018. La perte s’était élevée à 1,9 million $, soit 0,04 $ par action, lors du trimestre correspondant de l’année précédente.

Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, l’entreprise a reconnu que les résultats avaient été décevants surtout dans le secteur télédiffusion et production. Selon elle, l’absence du Canadien au cours des séries éliminatoires a «généré une baisse des revenus publicitaires qui y sont associés».

Ainsi, pour la seule chaîne TVA Sports, la perte avant intérêts, impôts et amortissement a crû de 60 %.

Même si les parts du marché du Réseau TVA sont demeurées stables, ses revenus publicitaires ont dégringolé de 9 % au cours du deuxième trimestre.

Le Groupe TVA a aussi enregistré un recul des produits d’exploitation du secteur magazine de l’ordre de 15 %. Selon l’entreprise, cette chute est attribuable à «la vente et la réduction du nombre de parutions de certains titres, jumelées à la baisse des revenus publicitaires de l’ensemble du secteur».

La présidente de Groupe TVA, France Lauzière, dit se consoler avec le fait que l’entreprise a «maintenu (son) taux de marge bénéficiaire à plus de 12 % avec la mise en place de différentes initiatives de réduction de coût et d’efficacité professionnelle».

Les résultats du secteur cinématographique et audiovisuel MELS sont demeurés stables par rapport à l’exercice de 2017. Malgré cela, le Groupe prévoit que celui-ci «sera un secteur de croissance pour les prochaines années».