Spider-Man — Loin des siens, qui sort le 2 juillet, propose quelques pistes pour la suite de l'Univers cinématique Marvel.

Spider-Man — Loin des siens: un nouvel élan pour Marvel

LOS ANGELES — Spider-Man vient à peine de finir de sauver le monde avec les Avengers qu’il repart déjà à l’assaut du grand écran, en solo cette fois-ci, pour tenter de donner un nouvel élan à l’univers cinématographique Marvel et ses cohortes de superhéros.

La saga la plus longue et la plus lucrative de l’histoire du cinéma (22 films pour 21 milliards $) s’est en effet achevée avec Avengers — Phase finale, qui met un terme définitif à la menace du grand méchant Thanos.

Certains personnages emblématiques de la série Marvel ont disparu. Et Marvel garde jalousement secrets ses plans pour les films à venir, laissant dans le flou les fans et les sites spécialisés qui se perdent en conjectures.

Spider-Man — Loin des siens, qui sort le 2 juillet, propose quelques pistes.

Voyage gâché

Le film réalisé par Jon Watts reprend l’histoire de Spider-Man après la tragique conclusion d’Avengers — Phase finale. Peter Parker, l’héroïque adolescent qui se cache sous le masque de l’homme-araignée, attend impatiemment de partir en séjour touristique en Europe avec son lycée, tout en ruminant son coup de foudre pour une fille de sa classe.

Entre Venise, Prague et Londres, la comédie aurait presque pu être romantique si d’infâmes super-vilains ne venaient gâcher les vacances de Peter Parker et ses camarades.

On y croise au passage quelques visages familiers issus des précédents films qui peuvent constituer des indices sur la tournure que Marvel compte donner à sa «phase 4», nom donné à toute la série de films qui vont succéder à celui-ci.

«Ce qui vient après sera très différent, plutôt unique», a assuré à l’AFP le président des Studios Marvel, Kevin Feige.

«M. Stark est irremplaçable, mais je crois qu’il y a encore d’autres héros dans les parages, assez importants pour notre univers cinématographique, qui vont reprendre le flambeau dans différents rôles à responsabilité, et de manière surprenante, maintenant que Tony est parti», précise-t-il.

Joyau de la Couronne

Kevin Feige n’a pas donné davantage d’indications sur les heureux élus, mais Spider-Man est indéniablement un personnage central de la galaxie Marvel.

Depuis des décennies, il est le «joyau de la couronne» des bandes dessinées sur lesquelles Marvel a bâti son empire. Il est aussi l’un des superhéros ayant rapporté le plus à l’industrie cinématographique, y compris un Oscar l’an dernier pour le film d’animation Spider-Man : Dans le spider-verse.

Mais c’est Sony, concurrent de Marvel (racheté par Disney en 2009), qui détient les droits du personnage au cinéma et il aura fallu un accord historique et confidentiel en 2015 entre les deux géants d’Hollywood pour permettre d’intégrer la trame scénaristique de l’univers Marvel.

Les nombreux films consacrés à l’homme-araignée avant cette date n’ont d’ailleurs pas la même chronologie ni les mêmes protagonistes. Et ce n’est pas le jeune acteur britannique Tom Holland qui l’incarnait dans les productions Sony.

Malgré le succès de Spider-Man — Les retrouvailles en 2017, rien ne garantit que l’accord entre les deux studios va perdurer et M. Feige a refusé d’en dire plus à ce sujet lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP pour la sortie du nouvel opus.

Futur mystérieux

Les passionnés en apprendront peut-être davantage sur l’avenir de Marvel lors du Comic-Con de San Diego le mois prochain, où des annonces devraient survenir, selon les médias spécialisés.

Pour l’heure, la maison mère Disney a seulement fait savoir que des films Marvel devaient sortir en mai et novembre 2020, mais on n’en connaît même pas les titres.

Beaucoup espèrent que les Quatre Fantastiques et les X-Men (qui sont désormais dans le giron de Disney après le rachat de la Fox par le numéro un mondial du divertissement) rejoindront bientôt la fête.

D’après Kevin Feige, la «saga entièrement nouvelle» qui s’annonce pourrait impliquer «un personnage nouveau issu de nos comics, dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler» ou «un nouveau chapitre dans l’histoire d’un personnage que nous avons déjà mis à l’écran».

À quand la fin du suspense? «C’est bientôt l’heure», a-t-il répondu.

Comme s’il voulait mettre en alerte le fameux «sixième sens» de Spider-Man et de ses fans. 

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SPIDER-MAN LOIN DU QUEENS

Il tissait jusqu’à présent ses toiles sur les gratte-ciel de New York, mais pour son nouvel opus Spider-Man— Loin des siens, l’homme-araignée fait le tour des monuments historiques européens, de Venise à Londres en passant par les vieux quartiers de Prague.

Et pour cause, dans le film, le jeune Peter Parker — le héros qui se cache sous le célèbre justaucorps bleu et rouge — est en voyage scolaire avec la classe de son lycée américain.

Sites emblématiques

«Ce qui est bien avec Tower Bridge, c’est que nous avons enfin quelque chose pour que Spider-Man puisse se balancer», déclare à l’AFP le réalisateur Jon Watts, citant une scène épique du film qui se déroule sur le célèbre pont londonien, «formidable terrain de jeu» selon lui.

Les ponts et campaniles de Venise, autre théâtre de combat entre Peter Parker et les super-vilains qui s’acharnent à lui gâcher ses vacances, n’en sortent pas indemnes.

Ces «lieux emblématiques» sont très utiles pour les scènes d’action car «les gens comprennent tout de suite où ils sont», explique Jon Watts.

Comme le titre du film l’indique, les créateurs du film voulaient surtout voir ce qui se passait lorsqu’on sort l’adolescent héroïque et ses camarades de lycée de leur zone de confort.

L’idée leur en est venue lors de la tournée internationale de promotion du précédent film, Spider-Man — Les retrouvailles, avec les jeunes acteurs Tom Holland (Spider-Man) et Zendaya à Paris, Rome et Londres.

Jouer les touristes

Le président des studios Marvel, Kevin Feige, se souvient avoir alors pensé : «Ce serait amusant que les personnages joués par ces gamins qui nous accompagnent durant cette tournée fassent le même périple.»

Dans Spider-Man — Loin des siens, les adolescents américains et leurs enseignants enchaînent en effet toutes les mésaventures qui guettent les touristes inexpérimentés en terre inconnue, des balbutiements maladroits en italien aux musées inopinément fermés et autres ruelles labyrinthiques qui égarent les visiteurs.

«Nous avons fait beaucoup de films qui se déroulent à Manhattan», mais cette fois «nous voulions que ce gamin issu des classes populaires, qui n’est pas très sophistiqué, se retrouve dans une culture très, très différente, dans laquelle il ne sait pas vraiment comment se comporter», résume la productrice Amy Pascal.