Richard Therrien

Richard Therrien: le «vrai» enfant de la télé [BALADO]

Quand il était jeune, regarder la télévision était une obsession pour Richard Therrien, plus important que jouer dehors ou même avec des amis. «J’étais un enfant un peu particulier», dit-il. Pas surprenant que son rêve était de travailler pour TV Hebdo.

Même s’il vit maintenant son rêve en chroniquant la télé au Soleil, dans l'ensemble des journaux de Groupe Capitales Médias, ainsi qu'au 98,5 FM, ça reste un travail, nuance-t-il. «C’est pas vrai que les gens écoutent la télé avec un carnet de notes [comme moi]. La chronique, il faut l’écrire. Je fais des entrevues, je vais sur des tournages», explique le journaliste.

Il y a un paradoxe autour du petit écran, souligne Richard Therrien. «C’est l’art le plus rassembleur, mais aussi le plus sous-estimé. Il y a des gens qui se vantent de ne pas regarder la télé. C’est sûr qu’il y a de la mauvaise télé, mais il se fait aussi du mauvais cinéma, de mauvais livres, du mauvais théâtre.» Se vante-t-on de ne pas lire pour autant?

Cet amour pour la télévision comporte son lot de défis, comme les divulgâcheurs, un «cauchemar» pour le chroniqueur. Comment analyser une œuvre sans parler d’importantes décisions scénaristiques? «C’est complexe», s’exclame le chroniqueur. S’il comprend le principe, les gens doivent aussi, selon lui, se responsabiliser. Pourquoi, après tout, lire un texte sur une série si on a peur d’en apprendre trop? C’est jouer avec le feu!

Richard Therrien sur la télé: «C’est l’art le plus rassembleur, mais aussi le plus sous-estimé.»

Mais cette même passion crée aussi une forte connexion entre le chroniqueur et le public, parce qu’ils veulent discuter avec lui, de ses opinions ou d’un revirement dans une série. «Souvent les gens sont assez directs, ils passent pas par quatre chemins! Mais il y a énormément de bienveillance dans les propos, c’est important de le dire.»

Dans cette baladodiffusion, Richard Therrien raconte comment la téléréalité a failli lui faire abandonner le métier, évoque l’âge d’or de la télévision mais aussi comment les plateformes comme Netflix menacent la télé québécoise.

+

«PORTRAITS», UNE SÉRIE DE 5 BALADOS

Le Soleil vous présente «Portraits», une première série de balados consacrés à des personnalités qui aspirent à faire bouger les choses dans leurs domaines. Alors que le rythme de l’actualité s’accélère, la série «Portraits» s’offre le luxe du temps. Au menu, cinq longues entrevues menées par notre journaliste Mickaël Bergeron, à travers lesquelles se dessinent des portraits, où nous remontons aux sources de l’engagement, de la passion de nos invités. Nos cinq premiers? Virginie Larivière, Anne-Marie Olivier, Martin Bureau, Richard Therrien et Tire le coyote. Bonne écoute!
Gilles Carignan
Directeur contenus numériques
Groupe Capitales Médias