Orphelin à 6 ans, Jacques ne s’en est jamais remis. Les Canadiens errants, en trois parties, du 27 au 29 mars, à RDI, 20h.

Parcourir les rues pour se trouver une vie

Montréal, Toronto, Calgary, Vancouver. Les grandes villes comportent leur lot de sans-abri. À Montréal, on en dénombrerait un peu plus de 3000. Mais qui sont ces personnes que l’on côtoie, souvent sans les voir? Vincent Audet-Nadeau, spécialisé dans le documentaire, propose Les Canadiens errants: une incursion dans un monde nébuleux et angoissant aux yeux de la société.

Nous faisons connaissance avec Pascal, itinérant à l’itinéraire chargé comme il se plaît à le dire. Il a traversé le Canada à plusieurs reprises. Robert, à la santé précaire, dormait sous un pont tout l’hiver. Il sera parmi ceux qui bénéficieront d’un logement. Il faut voir son bonheur quand il peut enfin se reposer loin du bruit, en sécurité. À 49 ans, Jacques, atteint du syndrome post-traumatique, vit dans une tente, fumant du pot. Au décès de sa mère, alors qu’il n’avait que 6 ans, Jacques fut constamment expédié dans des centres d’accueil. On attribue à un manque flagrant d’amour la précarité de ces individus en recherche d’identité.

Bien que les refuges existent, ces hommes diront préférer les éviter: trop de malades psychiatriques, de vols, de violence, sans parler de l’absence de liberté puisqu’il faut s’en tenir à des règles strictes. Donc, le meilleur moyen de leur venir en aide est d’abord de leur offrir un logement. Nous suivrons donc, de mardi à jeudi (27 au 29 mars), 20h, ces Canadiens errants aux «Grands Reportages» de RDI.

Qui veut jouer avec la langue française?
À l’occasion de la semaine de la Francophonie, Nagui et Stéphane Bern animent Tout le monde joue avec la langue française, un jeu-questionnaire auquel sont invités 274 millions de francophones répartis dans 84 pays. Ce sera l’occasion d’évaluer la note que nous nous accordons en matière de langue.

Si la langue française est considérée comme difficile à apprendre, c’est sans doute à cause de ses nombreuses subtilités et exceptions et sa capricieuse (ou capricieux?) orthographe. Or, les jeux qui figurent au programme ont justement pour but de simplifier les embûches du genre: écrit-on des chaussures marrons ou marron? Quand utilise-t-on second, quand utilise-t-on deuxième? On en profitera pour relever les perles de politiciens et chanteurs de même que des expressions propres à d’autres communautés francophones.

N’ayant peur de rien, six personnalités participeront, elles aussi, au jeu. Parmi elles, Bernard Pivot, journaliste et animateur, Stéphane De Groodt, comédien et réalisateur, Erik Orsenna, écrivain, membre de l’Académie française. À TV5, ce samedi, 20h.

Une enquête sur Jésus
Le pasteur Joe Basile, spécialiste de la Bible, accompagné du généticien George Busby, part à la recherche de l’ADN de Jésus, ce qui conduira le duo en Italie, en Bulgarie, en Israël et en Espagne. Grâce aux traces de sang sur le suaire de Turin, en concordance avec les prélèvements du suaire d’Oviedo, et à des analyses d’os qui seraient des reliques de Jean Baptiste, on en vient à identifier une parenté à Jésus. Jésus: ADN recherché, à Canal D, le jeudi 29 mars, 22h.

Petites bonnes asiatiques: invisibles esclaves modernes, à RDI, le lundi 26 mars, 20h, et Arrachées à Daech, le mercredi 28 mars, 20h, à Télé-Québec, sont deux documentaires qui, en des points géographiques différents et selon des méthodes à peine différentes, mais qui sont tout à fait actuelles, démontrent le sort réservé à bien des femmes dans le monde. Dans le premier cas, les patrons qui battent et violent les jeunes femmes sont monnaie courante alors que dans le deuxième, 4 millions de femmes qui vivent sous la domination de Daech (groupe armé État islamique) sont complètement maintenues dans la maltraitance, l’humiliation et la crainte de mourir.

Le lundi 26 mars, Journée mondiale du théâtre, ARTV présente, à 21h, le documentaire «Nous autres, les autres», qui suit, durant un an, cinq artistes soucieux de diriger le regard sur la société actuelle, en pleine mutation. Et à 22h, «Dehors», pièce de Gilles Poulin-Denis, raconte le retour d’un journaliste de guerre, après 14 ans d’absence, rappelé à la suite du décès de son père. Avec les retrouvailles, survient une charge émotive qui plonge les deux frères (Patrick Hivon, Robin-Joël Cool) dans une angoissante recherche identitaire. «Dehors» sera présenté également à Radio-Canada, le vendredi 30 mars, 22h30.

À RADIO-CANADA: Récapitulation d’un parcours hors du commun, celui de «Luc Langevin, 10 ans de magie». Toute une décennie, ponctuée de faits marquants, à réinventer la magie, racontée ce dimanche, 22h55. À noter que le lundi 26 mars, 21h, «Les pays d’en haut» conclut sa troisième saison dans le chaos, alors que les villageois sont piégés entre un avare (Vincent Leclerc) et un truand (Rémi-Pierre Paquin). Dernière également pour «Cheval-serpent», le mercredi 28 mars, 21h, où Margaret (Marie Tifo), assoiffée de vengeance, s’apprête à donner un grand coup à David (Guillaume Lemay-Thivierge) et Dorice (Sophie Prégent).

À TVA: Fin de saison pour «L’Échappée», le lundi 26 mars, 20h. Joëlle (Laurie Babin) n’attend que son heure pour cracher son venin. À «O’», le rideau tombe sur Charles (Stéphane Demers) alors qu’il frappe un mur, le mardi 27 mars, 20h. Puis, à «L’Heure bleue», 21h, un événement insolite se produit entre Jules (Frédéric Lemay) et Roxane (Noémie O’Farrell). En sera-t-il ainsi entre David (Nico Racicot) et Anne-Sophie (Céline Bonnier) lors de cette dernière? Rediffusion d’»Accès illimité à Céline», alors que Jean-Philippe Dion et Anouk Meunier suivaient la star internationale lors d’une tournée qui lui a rapporté 56 millions $, à l’été 2016, le vendredi 30 mars, 21h.

À RDI: À 78 ans, Marc Laurendeau a fait sa marque à titre de journaliste, profession qu’il exerce depuis 45 ans, de même que comme animateur, humoriste et professeur. Tout ce bagage en fait une «Personnalité» d’exception. Il livre les grandes lignes de sa carrière, le vendredi 30 mars, à 20h.

À EXPLORA: Sous différents aspects, la vie de Stephen Hawking, atteint de la sclérose latérale amyotrophique et dont on prévoyait la mort à très court terme, fut pour le moins exceptionnelle. À la suite du décès du physicien, un hommage lui est rendu ce samedi, 20h. «L’Incroyable Stephen Hawking» n’hésite pas à ouvrir la porte tant sur son apport au monde scientifique que sur sa vie familiale, très affectée par la célébrité obtenue avec le livre «Une brève histoire du temps», vendu à plus de neuf millions d’exemplaires.