Les mauvais coups du sort qui stigmatisent toute une vie

MONTRÉAL — Bien que nous désirions tous le bonheur, il y a des événements qui déterminent à jamais la couleur de nos vies. Il y a de ces malchances à la suite desquelles on doit parfois se surpasser pour survivre. C’est le cas des personnes que rencontre Olivier Delacroix, journaliste, qui a voulu entendre ces souffrances dont on parle peu ou pas.

Il y a ce couple, Sabrina et Yoan, accusés de mauvais traitements sur leur fille et qu’on refuse d’entendre alors que les ecchymoses de la petite sont causées par une maladie héréditaire mortelle. Il y a Catherine, qui a fui avec sa fille pour la protéger parce qu’on refusait de croire l’enfant qui disait être agressée par son père. On rencontre également une Guinéenne qui fait campagne contre l’excision, chassée de son pays après avoir été menacée et battue parce qu’elle s’oppose à cette pratique barbare. Elle croit même que l’on continue cette mutilation là où il y a de l’immigration.

La série «Dans les yeux d’Olivier», le vendredi 20h, à TV5, abordera dans les semaines à venir, d’autres sujets troublants tels que les traqués, les familles de coupables, les disparitions non résolues, les relations toxiques, les rescapés, les rejetés de leur famille, tous des gens qui souffrent en silence.

L’immigration vécue par les immigrants

La publicité du Canada ayant bien fait son travail pour attirer de la main-d’oeuvre, plusieurs musulmans se sont donc installés au Québec, le coeur plein d’espoir. Après l’euphorie des premières semaines, vient le moment de passer à l’action, c’est-à-dire se trouver un emploi.

On émigre pour offrir un meilleur avenir aux enfants, pour profiter de l’eldorado canadien, parce que la vie sera plus facile ailleurs, parce qu’on s’y sentira plus en sécurité. Et chacun s’attend à décrocher un poste selon ses compétences. Pas si simple. D’abord, cette publicité ne fait pas mention de l’anglais requis dans la majorité des emplois. Puis, il y a cette infirmière dont on ne reconnaît pas le diplôme, ce chauffeur de taxi, metteur en scène en Syrie, depuis dix ans au Québec, qui n’a pas encore pu percer dans son domaine.

Donc, en plus de faire le deuil de leur ancienne vie, les immigrants doivent se réinventer une vie dans ce pays de rêve où ils accumulent les désillusions. De leur propre voix, les immigrés déplorent un manque de moyens financiers et une politique d’intégration mal adaptée. À «1001 Vies / Déracinés», ce samedi, 19h, à Radio-Canada.

Oui, les grands-parents font l’amour

«L’érotisme et le vieil âge», de Fernand Dansereau, interroge des personnes aux cheveux grisonnants sur leurs habitudes sexuelles et sur l’intensité de leurs désirs de l’autre. Il est surprenant de constater combien le sujet qu’on évite d’aborder, la plupart du temps, est attaqué de front. En fait, à part (peut-être) ralentir les élans amoureux, l’âge n’a aucune emprise sur l’amour. Au contraire, la retraite offre l’occasion de prendre le temps de vivre et d’apprécier chaque instant auprès de la personne aimée. À Canal D, le jeudi 12 juillet, 22h.

En rediffusion, le spectacle de Laurent Paquin, «L’ereure est humaine», déborde tellement de vérités quant aux comportements humains qu’il se questionnera à savoir si ce n’est pas plutôt l’humain qui est une erreur. En deux parties, les dimanches 8 (20h45) et 15 juillet (21h), à TVA. À titre d’exemples sur sa liste des choses à éviter: faire son vin maison, porter un faux toupet, un speedo ou des leggings avant de s’attaquer aux «Bob» de ce monde, «bons en tout, mais spécialisé en rien».

Il n’avait pas quarante ans quand il est mort. André Mathieu, «L’enfant prodige», a fasciné le monde musical par son talent et son impressionnante créativité à un très jeune âge. Le film de Luc Dionne raconte sa vie, qui s’est terminée, une première fois, lorsque devenu adulte, il a perdu la notoriété de ses jeunes années. Ayant peine à être reconnu comme compositeur, subissant l’influence d’une mère possessive et ayant un penchant pour l’alcool, il s’éteindra finalement le 2 juin 1968. Avec Patrick Drolet, Marc Labrèche, Guillaume LeBon et Macha Grenon. À Unis TV, le lundi 9 juillet, 20h.

À RADIO-CANADA: À la veille de Noël, Alice, disparue onze ans plus tôt, réapparaît en Allemagne, provoquant une onde de choc dans sa famille. Mais où était-elle durant tout ce temps? Bien qu’à la retraite, l’ancien policier Julien Baptiste ne peut rester à l’écart de cette affaire non résolue et tente de faire la lumière sur ce mystère dans le premier épisode de la deuxième saison de «Disparition». Avec Tchéky Karyo et Abigail Hardingham, le vendredi 13 juillet, 21h.

À TVA: Mitsou et Léa ont voulu connaître deux femmes qui sont parvenues à s’inventer une nouvelle vie. D’abord Nathalie, qui a dû séjourner à plusieurs reprises en maison d’hébergement pour fuir la violence conjugale, et Liane, ex-toxicomane et ex-cleptomane, qui est parvenue à mettre fin à ses nombreux allers-retours en prison une fois pour toutes. «La vie après le crime», ce dimanche, 21h45.

À TÉLÉ-QUÉBEC: En deux parties, «Paris années folles» propose un retour au bonheur de vivre qui a suivi la Première Guerre mondiale. Rien de mieux que «la fête» pour oublier les affres de la guerre. Une renaissance émoustillante que l’on revit grâce à des archives inédites, les lundi et mardi, 9 et 10 juillet, 20h. Michael Douglas tient le rôle d’un financier qui reçoit de son jeune frère, un jeu dont il ne connaît pas vraiment les règles et mettent sa vie en danger. «Jouer avec la mort», ce samedi, 21h.

À INVESTIGATION: Des jeunes hommes qui sont parvenus à fuir l’Église fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, une secte prônant la polygamie et où les membres doivent être entièrement soumis à Warren Jeffs, purgeant une peine de prison à perpétuité, veulent secourir des jeunes filles qui souhaitent s’enfuir à leur tour et ne plus vivre dans la peur constante. «Les évadés de la secte», le lundi 9 juillet, 20h.