Michel D’Astous et Anne Boyer sont à l’origine de la série Mon fils, qui sera diffusée en février 2020.

La nouvelle série Mon fils : lumière sur la maladie mentale

Après des mois de recherches, d’immersion et d’écriture, Anne Boyer et Michel D’Astous verront leur nouvelle série prendre vie au cours des prochains jours. Mon fils plongera le public dans l’univers de la maladie mentale, à travers un récit intime dont la diffusion est prévue pour février 2020 sur Club Illico.

Le prolifique duo d’auteurs/producteurs de Bromont, à qui l’on doit notamment L’Heure Bleue, Yamaska et Nos étés, s’est senti fortement interpellé par le sujet de la santé mentale, au point de vouloir en faire le thème principal de Mon fils. Désinstitutionnalisation, manque de ressources, manque de communication entre les intervenants, cris du coeur des parents, détresse des patients... il y avait là suffisamment de matière à écriture.

Assez, du moins, pour pondre six épisodes d’une heure.

«C’est un débat très actuel, un peu comme celui de la protection de l’enfance. Il y a une réflexion collective à y avoir sur ces sujets», affirme Michel D’Astous.

Ce dernier fait remarquer que dans leurs productions passées, Anne et lui ont souvent intégré des personnages secondaires souffrant de problèmes de santé mentale. Cette fois, ils ont choisi comme personnage principal Jacob, un jeune homme atteint de schizophrénie. «On parle de maladie mentale, mais aussi des conséquences sur la famille. C’est encore un tabou dans notre société.»

Joué par Antoine L’Écuyer, Jacob «a 18 ans, étudie au cégep, fait du sport, est actif et a une blonde», résume Michel D’Astous. Mais quelque chose — ou la somme de bien des choses — le fera glisser vers la maladie.

«On va suivre le parcours d’une mère (qui sera jouée par Élise Guilbault) et de son enfant, tiraillés entre l’amour et la volonté d’indépendance de Jacob.»

Pour bien maîtriser leur sujet, les deux auteurs ont beaucoup lu, écouté des témoignages, visionné des vidéos, rencontré des psychiatres et visité quelques institutions.

«On a essayé de se faire un portrait d’ensemble de la situation, mais ce n’est pas un documentaire. On raconte une histoire, et ce n’est pas celle de tous», insiste M. D’Astous.

Ce dernier ne cache pas que pour lui et sa complice, il y avait là une volonté de «soulever le voile» pour aider les téléspectateurs à mieux comprendre cette réalité et à être mieux outillés pour y faire face.

Par souci d’authenticité, les scènes seront tournées à l’Hôtel-Dieu de Montréal, dans des foyers de groupe et en appartement supervisé, des lieux généralement fréquentés par ce type de patients. «Cette série, on la veut vraie, mais sans apitoiement. Et on essaie de garder l’espoir bien vivant.»

Pour réaliser Mon fils, le tandem a fait appel à Mariloup Wolfe — elle-même fille de psychiatre — en raison de sa grande sensibilité féminine et de sa proximité avec les jeunes, entre autres.

Parmi la distribution, on retrouvera notamment Luc Senay, Patrice Godin, Émilie Bière et René-Richard Cyr.