Clara Rojas, une femme politique colombienne, otage des FARC durant 5 ans, 10 mois, 17 jours, est devenue mère durant sa détention. «Otage(s)» a Tele-Québec, le mercredi 9 octobre, 20h.

Des otages racontent

MONTRÉAL - On entend parfois parler de personnes, parties en voyage d’agrément ou d’affaires, dont on a perdu la trace. Puis, on découvre finalement qu’elles ont été prises en otage. Certaines ne reviennent jamais, d’autres refusent de parler après leur libération et d’autres encore, très peu nombreuses, racontent?

À Télé-Québec, le mercredi 9 octobre, 20h, deux femmes et trois hommes ont connu cette expérience. On les a arrachés à leur vie pour les plonger dans la peur durant des périodes variant de quatre mois à huit ans, chaque jour bien compté. Croyant à tout moment leur dernière heure arrivée, souvent maintenus dans la pleine noirceur à entendre des bruits sans jamais savoir ce qu’il en était. L’un d’eux a même été enfermé dans un trou creusé dans la terre, sans qu’il puisse s’asseoir ou s’allonger, avec un seau qu’on venait vider une fois par semaine.

On les humiliait, on les battait, ou alors on ne leur parlait pas durant des jours, les maintenant toujours dans l’incertitude, la peur, la souffrance, l’humiliation. Puis, évadés ou libérés, ces hommes et ces femmes reviennent dans leur milieu, animés d’un incroyable besoin de vivre, transformés à jamais, dotés d’une perception de la vie complètement chamboulée.

Aimer à nouveau

Guylaine Guay, humoriste, mère de deux fils ayant un trouble du spectre de l’autisme et auteure («Deux garçons à la mère»), est aussi animatrice d’une émission où il est question de la vie avec des enfants handicapés, «Des familles comme les autres». Le lundi 7 octobre, 11h, à AMI-télé, elle reçoit Sophie et Patrick, qui forment une famille reconstituée.

Quand ils se sont rencontrés, Sophie, mère du petit Tristan, sourd, atteint de déficience intellectuelle et amputé d’un pied, ne croyait pas à une vie amoureuse pouvant résister aux exigences de sa vie avec un enfant handicapé. C’était mal connaître Patrick, un papa de deux fillettes, et la profondeur de ses sentiments. Il avait toujours une solution pour adoucir la vie de sa bien-aimée et de Tristan, qui s’est parfaitement intégré dans le quotidien de cette nouvelle famille. Le couple raconte comment on a procédé pour faciliter les premières rencontres.

De plus, Sophie explique qu’il faut sortir les enfants handicapés, les amener partout où l’on va. C’est le meilleur moyen, selon elle, d’habituer les gens à comprendre que les différences de certaines personnes n’en font pas des êtres à part qui doivent demeurer dans l’ombre. Le soleil brille pour tout le monde.

Débat des chefs

Pour le débat du jeudi 10 octobre, à Radio-Canada et à RDI, les chefs de partis répondront aux questions des citoyens. Seront donc présents Justin Trudeau (Parti libéral), Andrew Scheer (Parti conservateur), Jagmeet Singh (Nouveau Parti démocratique), Yves-François Blanchet (Bloc Québécois), Elizabeth May (Parti vert du Canada) et Maxime Bernier (Parti populaire du Canada), en direct du Musée canadien de l’histoire, à Gatineau. Patrice Roy anime «Élections Canada 2019: le débat des chefs», une rencontre d’une durée de deux heures, présentée à 11 jours de la tenue du scrutin.

À TV5, le mercredi 9 octobre, 20h, une maman raconte qu’elle a aidé sa fille, Zoé, 17 ans, à mourir. Atteinte du cancer des os, un médecin l’avait informée des détails de sa mort prochaine et la jeune fille ne voulait pas vivre cette mort-là. Elle a demandé à sa mère de l’aider à en finir. Ce témoignage vise à ouvrir les yeux des gens: qui doit décider de notre fin de vie? Est-il nécessaire d’agoniser dans la souffrance? Cette quête du droit à mourir vient ébranler les conditions de «Fin de vie: le dernier exil».

Nouvelle venue, Romy (Sophie Nélisse) arrive à «L’Échappée» en pleine crise psychotique. Heureusement que Marie-Louise (Bianca Gervais) veille sur Richard (Pierre-Yves Cardinal) parce que l’intrigante Samantha (Marilou Morin), même après son arrestation, est toujours motivée par la vengeance et vise la perte de l’ex-amoureux. Nous saurons enfin comment Noémie (Anick Lemay) a croisé le chemin de Mateo (Victor Andres Trelles Turgeon) lors de son séjour au Costa Rica. À TVA, le lundi 7 octobre, 20h.

À ARTV: Pierre-Yves McSween n’a rien du profil du comptable, mais il a tout ce qu’il faut pour nous réconcilier avec les chiffres, plus particulièrement, la gestion de notre budget. Il ne craint pas d’aborder des sujets parfois embarrassants du genre «cette voiture dispendieuse, en as-tu vraiment besoin?» ou la question qui tue: «en as-tu vraiment les moyens?» Mais il a le chic pour alléger certains sujets fastidieux. Il se raconte à «Pour emporter», le vendredi 11 octobre, 20h.

À TVA: Sous le coup de la surprise, Michel Barrette, l’invité de Maripier Morin à «Studio G», retrouve famille et amis, dont Michel Boujenah, pour cette soirée qui lui est consacrée, ce dimanche, 20h45. Il y a les humoristes qui deviennent comédiens et il y a aussi les comédiens qui deviennent humoristes. C’est le cas de Valérie Blais («Tout sur moi», «Les Simone», «Trop»), qui se démarque par son autodérision et son franc-parler et réussit à faire crouler de rire sans placarder ses monologues d’une avalanche de sacres. «Valérie Blais, premier one-woman-show», ce dimanche, 22h15.

À TÉLÉ-QUÉBEC: Ce serait le microbiome, la clé contre l’obésité. Nos intestins sont habités par cent mille milliards de bactéries, dont certaines font engraisser. Chez les personnes minces, cette catégorie de bactéries est beaucoup moins importante, évidemment. Mais il y aurait un truc pour affamer les intruses. «Les microbes: un allié contre l’obésité», le lundi 7 octobre, 20h.

À TV5: De «Gigi l’amoroso» de Dalida à «Diego, libre dans sa tête» de France Gall, en passant par «Manu» de Renaud et «Petit Simon» de Hugues Aufray, l’auteur-compositeur André Manoukian a voulu connaître «La vie secrète des chansons» dédiées à certains hommes. Ce samedi, 22h. Et le lundi 7 octobre, 22h, on entre dans la vie époustouflante de «Colette l’insoumise», cette écrivaine (les «Claudine») qui, bien avant Simone de Beauvoir, a tracé la voie du féminisme, se permettant toutes les extravagances et se donnant toutes les permissions à une époque (fin du 19e siècle) où le moindre écart de conduite, la moindre pensée osée, était impensable.