Dan Bigras est atteint d’un cancer colorectal et a subi une opération le lendemain de l’enregistrement de Tout le monde en parle, où il était venu parler de sa biographie et d’une compilation, Le Temps des Seigneurs.

Dan Bigras atteint d'un cancer colorectal

BLOGUE / On sent toujours l'écorché vif en Dan Bigras. Mais on sent aussi le courage. Au terme d'une entrevue déjà fort touchante, Guy A. Lepage a révélé à «Tout le monde en parle» que le chanteur était atteint d'un cancer colorectal, et qu'il devait subir une opération le lendemain de l'enregistrement.

Bonne nouvelle: l'opération a été un succès, a annoncé Dan Bigras sur Twitter. Le cancer en est à un stade 2, c'est sérieux, mais il attaque sa maladie avec confiance. «J'ai pas eu des faces de carême qui sont venues m'annoncer que je serais mort dans trois semaines, faut dédramatiser un petit peu.» Son foie n'est pas encore atteint, ce qui est bon signe. S'il le faut, il y aura chimiothérapie de prévention.

Des accès de fièvre et du sang lui ont fait douter qu'il y avait quelque chose. «C'est un coup de luck d'avoir eu cette douleur-là, j'ai été chanceux, ils ont trouvé vite.» Il a dû annuler le lancement de son livre et de son disque, mais tient à son traditionnel Show du refuge, qui aura lieu tel que prévu. «Même si ça tourne mal, je vais quand même avoir un bon moral, parce que maintenant, c'est ça que j'ai depuis longtemps. Je suis heureux d'être au monde», a-t-il dit en toute franchise.

«Je vous ai rien caché, je vous ai tout dit», a ajouté le chanteur, qui venait de parler de sa biographie et d'une compilation, Le Temps des seigneurs. Il est revenu sur son enfance difficile, avec une mère souvent méchante, et un père qui le battait. Jusqu'à ce qu'il lui promette de ne plus lever la main sur lui. «Mon père a tenu promesse», dit-il.

Bigras a quand même quitté la maison à 16 ans, se retrouvant dans la rue en plein hiver. La musique l'a en quelque sorte sauvé. Jouant du piano dans un bar, quatre spectatrices se sont approchées de lui et le propriétaire a décidé de le garder. Il s'en veut encore pour la mort de son frère, qu'une relation trouble liait à leur père. «Je crois qu'il y a eu des attouchements sexuels», laisse-t-il tomber, précisant qu'il n'a aucune preuve de ce qu'il avance.

La carte du fou du roi: «Le vrai courage, la vraie légende, c'est pas le Dodge RAM, c'est notre grand Dan.»

Robert Charlebois souffre encore, une semaine après avoir été attaqué par une guenon, sur le plateau de Salut les Terriens en France. Sa côte fêlée l'empêche de chanter, et il craint de devoir annuler des spectacles. Si c'est le cas, la télé française devrait recevoir la facture.

Honoré bientôt par la SOCAN pour l'ensemble de sa carrière et pour la chanson Lindberg, il rêve encore d'écrire la chanson parfaite. Il trouve les chansons d'aujourd'hui «d'une pauvreté harmonique», «beaucoup à cause du rap, où y'a peu de mélodie», s'est-il risqué à dire, avant d'ajouter qu'il respectait ce style musical.

Honoré que Céline Dion reprenne Ordinaire à sa façon, il aurait aimé assister à l'enregistrement à Las Vegas, pour prodiguer de petits conseils de prononciation à la chanteuse. Réjean Ducharme lui a écrit de grandes chansons, et Charlebois a souhaité jusqu'à sa mort qu'il lui en écrive d'autres.

Il défend sa décision d'avoir vendu J't'aime comme un fou pour deux pubs qui ont beaucoup tourné cet été. «C'est la seule façon de rentabiliser des chansons aujourd'hui. Sinon, c'est la mort de la chanson française.» Sa pire chanson en carrière? «Ah j'en ai tellement des mauvaises. Une que j'avais fait sur Jean-Paul II. [Pape Music] (…) Ça, ça tourne jamais, même aux postes religieux.»

Après quatre ans d'absence, Carla Bruni effectue un retour à la musique avec French Touch, un album de reprises d'ABBA, des Rolling Stones, AC/DC, entre autres. Apolitique avant d'épouser Nicolas Sarkozy, Carla Bruni parle de ses années à l'Élysée comme d'«une période formidable», mais profite aujourd'hui de sa liberté de parole. «J'avais peur de dire une bêtise. Maintenant, je suis plus relax. [J'avais peur de] porter préjudice à mon mari et de faire honte à mon pays, vous imaginez?» Où en est-elle dans ses idées politiques? «Nulle part», a-t-elle répondu. «Pour moi, la politique c'est mon homme, et stop. Quand il fait pas de politique, c'est stop. Alors, bien sûr je vote. Mais ça, c'est personnel.»

On croyait que ça n'arrivait que dans les soaps américains, mais 2% des chercheurs scientifiques admettent avoir falsifié ou fabriqué des données. Selon l'enquête très fouillée de ma collègue de La Presse, Marie-Claude Malboeuf, près d'une centaine de scientifiques canadiens ont été sanctionnés depuis cinq ans, et 13 d'entre eux auraient fraudé, fabriqué ou truqué des résultats. Ça va du plus sérieux au plus farfelu: cochons volants, extraterrestres responsables d'épidémies, traitements bidons contre le cancer.

Les dommages peuvent être immenses, si d'autres chercheurs font confiance à ces études complètement fausses. Pour financer leurs projets, les scientifiques doivent souvent publier leurs études, et sont tentés d'embellir les choses. Spécialiste de la bioéthique, Bryn Williams-Jones, ne croit pas que de dévoiler au grand jour ces menteurs parviendraient à régler le problème. Il n'y a pas de police pour les universités, qui enquêtent sur elles-mêmes, malgré le conflit d'intérêt.

On ne peut pas vraiment donner de gagnant dans ce premier débat entre les deux principaux candidats à la mairie de Montréal, Denis Coderre et Valérie Plante, qui se sont tiré la pipe durant toute l'entrevue. M. Coderre n'a encore jamais voulu révéler le nombre de billets vendus à la Formule E, qui a fait rager les Montréalais cet été. On le saura «après les élections», a ironisé Valérie Plante. Celle-ci défend bec et ongle sa ligne rose et ses 29 nouvelles stations de métro, qui coûteraient 6 milliards. «Dix milliards», oppose Coderre.

Guy A. a voulu s'assurer que, si elle est élue, Valérie Plante n'appliquera pas la médecine du conseiller Luc Ferrandez au reste de Montréal, comme «le déneigement à chaque année bissextile» sur le Plateau Mont-Royal, a-t-il blagué. Mme Plante a rappelé que le quartier est la troisième destination visitée par les touristes. «C'est moi la chef de Projet Montréal, c'est pas Luc Ferrandez», a-t-elle souligné.

Dans son imposant livre, The Art and Soul of Blade Runner 2049, qui regorge de photos, Tanya Lapointe dévoile les coulisses et plusieurs secrets sur le film de son conjoint Denis Villeneuve, qu'elle a assisté à toutes les étapes. Le réalisateur a choisi jusqu'à chacun des figurants, scène par scène, alors qu'il y en avait jusqu'à 400 sur le plateau. L'ancienne chroniqueuse culturelle de Radio-Canada prévient qu'il vaut mieux avoir vu le film avant de lire le livre, qu'elle voit comme «une extension» de son ancien travail.

En plus de raconter une conversation à table avec Mick Jagger, elle est revenue sur l'affaire Harvey Weinstein, qui ébranle le monde du cinéma. Elle a appris qu'une amie a dû subir les mains baladeuses du personnage, dont les victimes se dévoilent les unes après les autres. «Il y aura un avant Harvey Weinstein, et un après. C'est mon souhait», affirme Tanya Lapointe, convaincue que «ça se passe aussi chez nous».

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