Quand on s’est emparé de la petite Christina, elle n’avait que 3 ans. «Les enfants perdus du califat», le mardi 4 décembre, 20h, à RDI.

Aux «Enfants perdus du califat»: tue ou meurs!

MONTRÉAL — À RDI, le mardi 4 décembre, 20h, le documentaire Les enfants perdus du califat nous fait témoins du sort que l’armée de Daech réserve aux enfants yézidis, cantonnés dans un camp de réfugiés. Et des enfants, il y a en beaucoup, de tous âges.

Ayad, 16 ans, a la maturité d’un adulte. Il avait 12 ans quand on a décidé d’en faire un soldat. Envoyé dans un camp militaire, on lui apprend à se comporter en digne combattant, capable de manipuler les armes. On y voit même des plus petits enfants, les «lionceaux», dont les plus jeunes ont à peine 6 ans, vêtus de l’uniforme militaire, et brandissant des armes plus grosses qu’eux. Une fillette et son frère racontent comment l’une devait couper la main d’un «ennemi» et l’autre, lui crever les yeux à froid. Ces enfants ont exécuté des châtiments sous peine de mourir s’ils n’obéissaient pas. Plusieurs furent désignés comme kamikazes et, parfaitement embrigadés, partaient exécuter leur mission sourire aux lèvres.

Outre les persécutions, les décapitations, les crucifixions, les enfants kamikazes, il y a aussi l’exploitation sexuelle. La petite Christina, 3 ans, a été arrachée à sa mère pour être offerte à un homme de 70 ans. On achète et vend des mineures à partir de l’âge de 6 ans et on les marie vers 9-10 ans. Dans un «catalogue», on les présente d’après leur âge, leur apparence, la présence ou non de poils pubiens, si déflorée ou non, les tâches qu’elles accomplissent et le prix qu’on en demande.

Qui sont ces tueurs?

Pour les friands d’enquêtes policières, TV5 présente deux cas d’assassinats, dont l’un est l’oeuvre d’un tout jeune homme et l’autre, le résultat horrible d’un être extrêmement pervers et malsain. On revoit les détails de ces événements à Devoir d’enquête, le jeudi 6 décembre, 20h.

Nathan Duponcheel a à peine 16 ans quand il tue Alfred Gadenne, le bourgmestre de Mouscron, en Belgique. Il dira aux policiers arrivés sur place qu’il venait de venger son père qui s’était suicidé, deux ans plus tôt. Nathan avait trouvé son père au bout d’une corde, ce qui l’a profondément traumatisé. Le fils a toujours cru que Gadenne était responsable du congédiement de son père. Mais l’enquête nous apprendra que le jeune homme avait en tête une idée tout à fait contraire à la réalité.

De son côté, Michel Fourniret est un prédateur insatiable, constamment à la recherche du mythe de la virginité. Sa conjointe, Monique Olivier, l’accuse d’avoir tué sept jeunes filles, mais il modifie ses versions dont il entremêle les détails, ce qui alourdit la compréhension des enquêtes. Disparitions non résolues, corps non retrouvés, le dossier de Fourniret est toujours à l’étude.

Les 30 ans de l’École nationale de l’humour

Les «gros noms» issus de l’ÉNH seront présents pour souligner cet anniversaire, à Radio-Canada, le mardi 4 décembre, 20h. Dans un spectacle de 90 minutes défileront Martin Matte, Patrick Huard, François Bellefeuille, Jean-Michel Anctil, Katherine Levac et plusieurs autres. Louise Richer, l’initiatrice de cette école, la première de ce genre au monde, assure la direction artistique de ce gala présenté au Théâtre St-Denis, en mai dernier.

L’égalité hommes-femmes amorcée vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale continue de préoccuper en 2018, soit plus de 70 ans plus tard. Tanya Lapointe et Laurence Trépanier ont voulu connaître l’opinion et les actions d’hommes et de femmes, connus ou non, pour parvenir à cette égalité. C’est aussi l’occasion de provoquer un échange entre les générations. 50/50: le documentaire rappelle également que l’avancée d’une société est l’affaire de chacun et chacune. À RDI, le mercredi 5 décembre, 20h.

Michel Louvain! Émouvant de simplicité, le «chanteur de charme» continue de produire son effet depuis quelque 60 ans et plus d’une trentaine d’albums. Entre Michel Louvain et ses fans, le temps est sans aucun effet. Sur l’invitation de Sonia Benezra, on reprend ses grands succès interprétés par Jean-François Breau, Brigitte Boisjoli, Ludovick Bourgeois, Marc Hervieux, Michèle Richard, Sally Folk et Rémi Chassé. Tout le monde aime, ce dimanche, 21h, à TVA.

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À RADIO-CANADA: Pour la troisième saison de Crescendo, Gregory Charles a recruté 57 élèves dans cinq écoles secondaires. Nous ferons donc connaissance avec les cinq chorales dans ce premier de quatre épisodes, ce samedi, 19h. La popularité de Louis-José Houde occupe toujours les sommets et des «amis» viendront célébrer sa carrière dans le cadre des Enfants de la télé. On a fait appel à Patrick Groulx, Normand Brathwaite, Dominic Paquet, Benoît Brière, Karine Vanasse, Phil Roy et Ariane Moffatt, le mercredi 5 décembre, 20h.

À TVA: Ce dimanche, 19h29, nous en sommes à l’ultime moment durant lequel les quatre grands finalistes de Révolution devront donner tout ce qu’ils peuvent pour décrocher le titre de champion et remporter le prix de 100 000 $. Les jeudi et vendredi, 6 et 7 décembre, 19h, Lise Dion réfléchit sur Le temps qui court en constatant, entre autres, que ses enfants ont quitté l’adolescence.

À TÉLÉ-QUÉBEC: Comment peut-on protéger notre identité, notre langue, nos valeurs face à l’arrivée massive d’immigrants? Bernard Derome pose la question à des personnalités issues d’autres communautés culturelles. Une identité dans la diversité, ce dimanche, 20h. À Point doc, les lundi, mardi, mercredi, 3, 4 et 5 décembre, 20h, il est question des rôles de la nutrition sur notre santé. On voit d’abord les éléments essentiels à notre survie, les saveurs que la nourriture nous offre, réparties en cinq catégories, et pourquoi certains aliments sont irrésistibles selon les personnes.

À TV5: Malades et spécialistes expliquent ce que sont les rhumatismes qui englobent également des maladies liées au dysfonctionnement du système immunitaire. Ils sont souvent la cause de recours aux soins, d’absence au travail, d’hospitalisation et même de retraite anticipée. Rhumatismes, pourquoi ça coince?, le lundi 3 décembre, 19h.