Télé

Apple commande une série au réalisateur de «Hunger Games»

NEW YORK — Apple a commandé au réalisateur de trois des quatre volets de la saga «Hunger Games», Francis Lawrence, une nouvelle série, après avoir déjà mis en production plusieurs autres programmes l’an dernier.

Sera également aux commandes de cette nouvelle série, intitulée See, Steven Knight, scénariste du film Dirty Pretty Things, loin de chez eux de Stephen Frears ou de la série britannique Peaky Blinders, a indiqué mercredi à l’AFP une source proche du dossier, confirmant une information du site Hollywood Reporter.

La série, située dans le futur, sera également produite par les deux maisons Chernin Entertainment et Endeavor Content, qui ont créé une entité conjointe dédiée à la création de séries dramatiques.

C’est le quatrième grand projet de séries commandé par Apple, après notamment un feuilleton coproduit par les actrices américaines Jennifer Aniston et Reese Witherspoon, ainsi que de nouveaux épisodes de la série Histoires fantastiques, produits par NBC Universal et Steven Spielberg.

Le fabricant de l’iPhone a également mis la main sur plusieurs programmes de téléréalité, comme Carpool Karaoke, qui voit le présentateur James Corden chanter dans sa voiture en duo avec des vedettes de la chanson quelques-uns de leurs plus grands succès.

Selon la presse américaine, Apple souhaiterait investir un milliard de dollars pour produire des programmes.

Pour l’heure, la firme à la pomme ne propose que des contenus produits par des tiers sur ses services de vente en ligne comme Apple Music ou Apple Store.

Acteurs historiques de la télévision, plateformes de vidéo en ligne, réseaux sociaux voire opérateurs télécoms ou groupes technologies comme Apple se livrent aujourd’hui une bataille sans précédent, à coups de contenus pour légitimer chacun leur canal de diffusion.

Selon l’étude annuelle de FX Research Networks, le nombre de séries qui ont diffusé une nouvelle saison en 2017 aux États-Unis a de nouveau augmenté de 7%, pour atteindre 487 programmes, un record, contre 288 seulement cinq ans plus tôt.

Télé et radio

Tristan Demers: s’accomplir en bricolant

Alors que You Tube, Instagram et Pinterest regorgent d’idées de projets créatifs, Yoopa a décidé de créer une émission de bricolage qui s’adresse aux 8 à 12 ans et qui leur permet, au-delà de l’image qui fait rêver, d’aller vraiment au bout de leur projet.

C’est du moins la préoccupation première du bédéiste Tristan Demers (Gargouille, Les Minimaniacs), pour qui un projet artistique est l’occasion de cultiver l’estime de soi et le sentiment d’accomplissement. «On prône le projet fait main à une époque où tout est prémâché, instantané. On sort la colle en bâton et let’s go!» clame le dessinateur, qui a animé auparavant Dessinatruc et Transformatruc, à ICI Radio-Canada télé.

À Yoopa, l’émission BAM (pour «bricoler à la main») permet de faire un bricolage en quelques étapes simples. «Il ne fallait trop s’inspirer du Web, pour avoir notre couleur à nous. On voulait que ce soit original et que les matériaux soient faciles à trouver», résume l’animateur. «On n’est pas dans le collier de macaroni, on est dans quelque chose de plus actuel, très moderne, très années 2000.»

Des pompons monstres, une cabine photo maison (photobooth), un rideau de fines herbes, une lanterne, un jouet pour chien… Les idées ne manquent pas au fil des 52 épisodes qui ont été tournés cet été et qui sont diffusés depuis novembre.

Chaque fois, le bricolage est fait avec un invité. «Peut-être que l’enfant ne connaîtra pas Debbie Lynch-White, Alexandre Despaties ou Fabien Cloutier, mais le parent, en s’étirant le cou pendant qu’il fait le souper, lui, va les reconnaître», croit Tristan Demers. Une fois assurées qu’il ne fallait pas de talent particulier en arts plastiques, les vedettes ont été nombreuses à répondre à l’appel.

L’émission comprend aussi un segment dessin qui met en valeur l’habilité et le côté loufoque de Tristan Demers, ainsi qu’une capsule techno. «On présente une application créative, en faisant une critique et non une pub, en disant que ça existe et ce qu’on en pense», indique-t-il. Quatre ados, Iani Bédard, Anne-Charlotte Côté, Ashley Thai-Savard et Philippe Scrive, entourent le bédéiste et animent eux aussi des capsules. Le tout dans un grand loft, filmé sur 360 degrés, qui évite l’effet «décor de carton-pâte».

Les coulisses ressemblent à un magasin de matériel d’artiste. «Les accessoiristes pédalent. Il y a tout un travail de préparation pour qu’il ne nous manque pas le crayon bleu-turquoise avec pointe en biseau lorsqu’on en a besoin», note le bédéiste, qui remarque que la télé a bien changé depuis ses débuts au Club des 100 watts… «Ça va vite, ça punch, en treize minutes, il s’en passe des choses. Il faut suivre la cadence, sinon on perd l’attention de l’enfant plus rapidement qu’avant», observe-t-il.

S’il veut garder les jeunes téléspectateurs intéressés, le père de famille espère qu’ensuite, ils auront envie de décrocher de l’écran pour faire bouger leurs dix doigts et leur imagination…

BAM est diffusé du lundi au jeudi à 17h30 sur les ondes de Yoopa.

Arts

La liste de nos envies: télévision

Livres, films, spectacles, disques, etc. : nos journalistes se penchent sur les sorties culturelles de 2018. Et dressent la liste de leurs envies.

TÉLÉ

Les Magnifiques 

La nouvelle émission à sketchs humoristiques Les Magnifiques accotera-t-elle le plaisir contagieux de Like-moi, qu’on vénère – et dont la 3e saison prendra l’antenne à Télé-Québec dès le 8 janvier ? On a hâte, parce que Les Magnifiques, tout en tirant sur les mêmes fils rouges de l’absurde, se démarque par son angle très féminin. L’émission réunira Léane Labrèche-Dor, Geneviève Schmidt, Julie Ringuette et Marie-Hélène Thibault, en mettant en lumière «les travers, les contradictions, les côtés parfois excessifs, mais complètement assumés de ces femmes». Trois complices masculins, Dominic Paquet, Martin Vachon et Frédéric Pierre, serviront de faire-valoir/souffre-douleur. Le ton des premiers épisodes envoyés aux médias est franchement réjouissant. ICI RADIO-CANADA TÉLÉ diffusera à partir du 12 janvier cette série coproduite par Louis Morissette. Douze épisodes sont prévus.

Télé

Une solution aux grands froids

Avec la nouvelle année, TVA et Radio-Canada prennent leur élan et nous offrent une programmation remaniée et rafraîchie, alors qu’en plus de nos téléromans habituels, on remarquera quelques nouveautés dont voici les grandes lignes.

D’abord à TVA : dans En tout cas !, le lundi 8 janvier, 19 h 30, Guylaine Tremblay (Danielle) devient la mère de deux enfants (Anne-Élisabeth Bossé, Mikaël Gouin) qu’elle rejoint à Montréal où ils vivent depuis une dizaine d’années. S’ensuivront accrochages, heurts et instants de pur bonheur. Encore le lundi, 21 h, Fanny (Ludivine Reding), La Fugueuse, tombe sous l’emprise d’un chanteur. La vie de ses parents (Lynda Johnson, Claude Legault) et de sa famille en est chambardée. Puis, le thriller Prémonitions, le mercredi 10 janvier, 21 h, axé sur la famille Jacob, dotée de dons, devient la cible d’un homme qui veut les éliminer. Avec Pascale Bussières, Benoît Gouin, Marc Messier.

À Radio-Canada, le mardi 9 janvier, à 21 h, Hubert & Fanny, un tatoueur et une travailleuse sociale, se rencontrent par hasard mais piégés dans un hold-up, ils devront compter l’un sur l’autre pour survivre. Avec Thomas Beaudoin et Mylène St-Sauveur. Et le mercredi 10 janvier, 21 h, Cheval-serpent oppose deux demi-frères, l’un propriétaire d’un club de danseurs nus, l’autre maire de la ville qui veut assainir la cité. Avec Daniel Parent et Guillaume Lemay-Thivierge.

Esclaves du XXIe siècle

Croirait-on que l’esclavage soit toujours en vigueur à notre époque ? C’est pourtant bien le cas au Royaume-Uni, grande puissance sur le plan international et siège de la monarchie britannique. On affirme que des milliers de personnes sont retenues captives dans des réseaux clandestins. Esclave aujourd’hui, le mardi 9 janvier, 22 h, à Investigation.

Christopher et Breeda Nicolls sont propriétaires de parcs de caravanes en plus d’exploiter une entreprise de pavage. Ils recrutent près des soupes populaires, dans les quartiers défavorisés et offrent de l’emploi, en plus du gîte et du couvert. Tout ce à quoi aspirent des hommes au bout de leurs ressources et au bord du désespoir. Une fois agrippés, ils sont battus, affamés, terrorisés. On les oblige à travailler 19 heures par jour, six jours sur sept. Quand leur rendement est insuffisant, on les punit. Certains esclaves y sont captifs depuis de nombreuses années.

Le couple Nicolls a vécu richement sur le dos de ces hommes. À la suite d’une enquête, on a arrêté l’homme et la femme, de même que leur fils. Mais cette pratique clandestine où on retrouve beaucoup de travailleurs émigrés se classe comme une industrie mondiale très lucrative, de l’ordre de 150 milliards $ par année.

Sardou part En chantant

La maladie d’amour, Le France, Je vais t’aimer et beaucoup d’autres titres figurent au tableau des succès de Michel Sardou, qui veut se tourner dorénavant vers le théâtre. Après 50 ans de carrière et 100 millions de disques vendus, le chanteur se donne une deuxième vie sur les planches et Stéphane Bern a voulu souligner son Dernier Show en invitant Florent Pagny, Nolwen Leroy, Laurent Gerra, Charles Aznavour, Garou, Gérard Depardieu et quelques autres à venir lui rendre hommage. À TV5, samedi, 20 h.

Animaux de ferme ou de compagnie, Les animaux ont-ils des droits ? Ayant établi que les animaux sont plus intelligents, communicants et sensibles que nous le pensions, des éthologistes, dont le réputé Boris Cyrulnik, des philosophes, des juristes et des hommes politiques expriment leur opinion sur le sujet. Ce documentaire présenté à Canal D, le mercredi 10 janvier, 22 h, présente des images insupportables d’animaux à l’abattoir, la mise à mort de poussins étouffés dans un sac de plastique et autres images cruelles pour illustrer combien les normes de leur mise à mort ne sont souvent pas respectées pour les 142 milliards d’animaux qui entrent chaque année dans les abattoirs.

Ils sont 20 millions dans le monde à fuir les catastrophes, les bombes, les persécutions, enfermés dans des camps qu’on dit provisoires mais qui finissent par devenir permanents. En conséquence, ces camps se multiplient. Alors, on organise la vie de ces milliers de personnes. On ouvre des écoles, des supermarchés, des entreprises privées et les multinationales n’hésitent pas à se lancer dans l’humanitaire en créant des produits indispensables aux personnes déplacées, tels que des abris temporaires au design attrayant. Réfugiés : un marché sous influence, le mercredi 10 janvier, 20 h, à Télé-Québec.

À RADIO-CANADA

Rediffusion, samedi, 19 h, de la spéciale du jour de l’an En direct de l’univers du 31 décembre 2016. Serge Denoncourt, Julie Perreault, Jean-Michel Anctil et Ricardo Larrivée étaient alors les choyés de cette fin d’année. La soirée se poursuit avec Grand Rire de ? Jean-Michel Anctil, à 20 h 30. À 21 h, on retrouve la Nadine Legrand, ex-lieutenant-détective de Dictrict 31, animatrice du SNL auquel participent Léane Labrèche-Dor, Phil Roy, Pier-Luc Funk, Katherine Levac, et d’autres dans cet unique rendez-vous dont Daniel Bélanger assure la partie musicale. Le jeudi 5 janvier, 20 h, Céline Galipeau réunit ses collègues à En direct du monde, un bilan de leurs observations selon leurs postes de travail en différents points du globe. Retour de Virtuose, à 19 h, le vendredi 6 janvier, alors que Gregory Charles présente d’autres jeunes talents en musique classique, parmi les plus prometteurs. Et, pour compléter ce vendredi de rires, François Morency s’amuse des paroles célèbres de personnages historiques ou contemporains en compagnie d’un invité, Jean-François Breau, pour cette première, à 21 h. Suit, à 21 h 30, Les Magnifiques, avec Léane Labrèche-Dor, Geneviève Schmidt, Julie Ringuette et Marie-Hélène Thibault qui s’amusent dans des sketches illustrant des comédies absurdes axés, entre autres, sur leur côté excessif.

À TVA

Ça commence bien l’année, dimanche, 19 h, met l’accent sur différentes émissions de la programmation d’hiver dont La Voix alors qu’Éric Lapointe, Lara Fabian et Alex Nevsky échangent sur leurs attentes en tant que prochains coachs et sur le jeu Face au mur, le nouveau défi de Maripier Morin qui partage les émotions des candidats, selon qu’ils gagnent ou perdent. À 21 h 45,dimanche, on nous invite à Vive Montréal : dans les coulisses de la fête, qui dévoile les projets, les artistes et les artisans impliqués dans le 375e anniversaire de Montréal.

À TÉLÉ-QUÉBEC

Histoire d’apporter un peu d’exotisme dans la froideur de janvier, Geneviève O’Gleman propose salade fattouche du Moyen-Orient, kale et grenade, salade épinards et courge, pancetta croustillante et pops glacé mangue curcuma parfumés à la noix de coco et au gingembre, à Cuisine futée, parents pressés, le mardi 9 janvier, 19 h 30. Rappelons que Roch Voisine, l’invité du Piano à gogo, reprend ses plus grands succès chez Belle et Bum, le vendredi 12 janvier, 22 h 30, diffusé précédemment le lundi 8 janvier, à midi et à 23 h.

Télé

Une princesse dans la forêt

La Gatinoise Ève Galhidi-Gratton, 13 ans, campe Flora

Mehdi et Val fait appel à de jeunes comédiens déjà chevronnés. C’est le cas de Clifford Leduc-Vaillancourt et Marilou Forgues, qui campent les deux héros. On a pu voir Clifford dans Les Argonautes, où il campe Bao, tandis que sa complice Marilou incarnait Kelly dans la série Mes Petits Malheurs. Elle y donnait la réplique à Antoine Marchand-Ganon (Jeffy), qu’elle retrouve ici dans la peau d’Alix de Tiravel, fils du châtelain et petite tête blonde bouffie d’orgueil à la Jeoffrey Baratheon. Elliot Mivile-Deschênes Elliot, récemment vu dans La théorie du KO (il fut aussi des 5 saisons de La Galère) se greffe à cette fine équipe. 

Ces quatre jeunes talents sont Montréalais. Mais la distribution compte aussi sur deux comédiens de Gatineau : David Bélizaire, qui campe le forgeron du village, et Ève Galhidi-Gratton, 13 ans. Son personnage, Flora, est une orpheline qui vit seule dans la forêt, au risque de passer pour une sorcière. 

« C’est une très belle expérience et je me considère vraiment chanceuse que le réalisateur [Martin Cadotte et la productrice Marie-Pierre Gariépy] m’aient donné cette chance-là », explique la jouvencelle, qui avait auditionné pour le rôle principal (Valérie) avant de se faire offrir celui de Flora, la farouche, mais sympathique sauvageonne. Au terme de trois auditions auxquelles avaient participé quelque 700 candidats, la Gatinoise faisait toujours partie des trois filles pressenties pour Valérie. « Le potentiel, ça ne s’explique pas : ça se voit. Ça perce l’écran en trente secondes », nous dira la productrice qui a été spontanément séduite par « le naturel » d’Ève et de David.

Flora apparaît dans 9 des 33 épisodes de la première saison. « Flora est une joueuse de tours. Elle est forte, fonceuse, féministe et persévérante. Et très indépendante. C’est un personnage vraiment le fun à jouer », résume son interprète.

Son personnage, elle l’a apprivoisé d’autant plus vite qu’il lui « ressemble un peu ». « Elle est coquine, et moi aussi j’aime jouer des tours. Mais, en même temps, moi je suis plutôt ‘fifille’ – on peut dire ‘princesse’ – alors que Flora est complètement à l’opposé... et ça, c’est drôle à jouer. » 

La « princesse » qui s’avoue « du genre à crier arkh ! » à tout bout de champ lorsque sa famille l’emmène en camping dit avoir été étonnée par le flegme dont elle a fait preuve, lorsqu’il a fallu tourner in situ en forêt. « J’aimais ça, et j’étais surprise de n’avoir pas peur dans les bois et je mettais les deux pieds dans la boue sans chialer... »

La peur de l’inconnu, celle de se tromper dans ses répliques et de « se faire engueuler » est à présent loin derrière elle. Son souci est désormais de rester à niveau, scolairement. À cause de la deuxième saison, dont le tournage commence le 15 janvier, « je vais rater une semaine complète » d’école, constate cette élève de secondaire 2 au collège St-Joseph de Hull. Elle sait toutefois qu’elle peut compter sur la collaboration de tutrices et de son enseignant.

Martin Cadotte, lui, se fait rassurant : « On a ajusté les horaires pour qu’ils (les enfants) ratent le moins d’école possible. On leur a aménagé un espace dans le ‘château’ pour qu’ils puissent faire leurs devoirs au calme, entre deux prises. Ceux qui sont plus expérimentés connaissent déjà bien cette routine. Ils sont très structurés. »

Coach de jeu

Sur le plateau, la gang a bénéficié de la présence d’un coach de jeu ayant énormément travaillé en télé jeunesse, Patrick Renaud. « Ça roulait tellement bien que j’avais l’impression de travailler avec des adultes. Ils (les comédiens enfants) me faisaient beaucoup de propositions », poursuit le réalisateur. « Quand je n’étais pas sûr de ce que je voulais, je n’hésitais pas à leur dire : proposez-moi quelque chose. Après tout, vous êtes beaucoup plus proches des 6-9 ans que moi ! » s’esclaffe-t-il.

Ève Galhidi-Gratton a très hâte de retrouver Flora. Elle adore déjà son nouveau « métier ». « Ça me plait beaucoup, mais je sais qu’au Québec il n’y a pas beaucoup d’acteurs qui arrivent à percer. Alors, je me cherche un plan B », dit-elle en partageant sa fascination pour le travail et l’uniforme de police... « J’écoutais beaucoup District 31, et ça m’interpelait ! »

Télé

L’aventure dépaysante de Mehdi et Val

ICI Radio-Canada télé entamera, le 6 janvier (à 8 h), la diffusion d’une nouvelle série-jeunesse, Mehdi et Val. Le diffuseur public a de grands projets pour cette série de 33 épisodes concoctée à Ottawa – par les productions Slalom (à qui on doit Motel Monstre, La Ruée vers l’or, Toi & Moi, etc.), en partenariat avec la boîte montréalaise Fair-Play.

La série, qui cible les 6 à 9 ans, transporte ses deux jeunes protagonistes – Mehdi et Valérie – jusqu’au Moyen Âge, grâce à des épées magiques leur permettant de faire des sauts de puce dans le temps.

La confiance règne au point que Radio-Canada a déjà commandé – avant même la diffusion du premier épisode – une 2e et une 3e saison. Ce qui est une situation assez exceptionnelle, convient la productrice de Slalom, Marie-Pierre Gariépy. 

Le tournage de la saison 2 démarrera à la mi-janvier ; la suivante sera tournée en juillet. Une quatrième saison, qui attend encore une réponse des bailleurs de fonds (notamment du Fonds des médias du Canada), mais qui a reçu l’accord de principe du diffuseur, est déjà en développement dans les mains de son auteure-conceptrice, Marie-Hélène Dubé. 

C’est que Radio-Canada a l’ambition de faire de Mehdi et Val une série « quotidienne », et non plus hebdomadaire, à partir de septembre 2018. 

En dépit des apparences, la série joue très peu dans les eaux du fantastique. La présence des deux épées magiques sert avant tout de prétexte narratif pour faire des aller-retour entre le présent et le royaume médiéval de Tircavel. Ce qui, conséquemment, permet de mettre à profit à une époque les connaissances acquises à l’autre. « C’est aussi une façon de montrer à quel point les enfants d’aujourd’hui connaissent plus de choses que la plupart des adultes du Moyen Âge », assure Marie-Hélène Dubé. « À cet âge-là, ils ont déjà une bonne compréhension de ce que sont les microbes, ou de l’héliocentrisme, alors qu’à l’époque médiévale... » 

Télé et radio

Tour d'horizon de la fin d'année au petit écran

MONTRÉAL — Nous voilà aux derniers jours de 2017, année de grandes perturbations à différents niveaux qui nous laissent pour le moins à bout de souffle. Mais le dimanche 31 décembre, à 19h, Radio-Canada nous délivre, l’espace d’une soirée, de toutes nos préoccupations.

On commence avec En direct de l’univers - Spéciale Jour de l’an, 90 minutes de chansons dont certaines parviendront sans doute à nous tirer une larme, et raviveront les souvenirs d’invités dont on garde les noms secrets jusqu’à la dernière minute. Ce sera ensuite À l’année prochaine, à 20h30; l’équipe formée de Philippe Laguë, Pierre Verville, Michèle Deslauriers et Dominic Paquet résume de façon humoristique l’année 2017. Après Le Téléjournal de 21h30, au tour de Jean-René Dufort, MC Gilles et Chantal Lamarre de livrer leur perception de l’année à Infoman 2017.

Sur le coup de 23h, l’émission spéciale traditionnelle qui attire quelque 5 millions de téléspectateurs, Bye Bye 2017, en aura long à raconter. Dans le tohu-bohu des événements survenus cette année, Marc Labrèche, Anne Dorval, Pierre Brassard, Véronique Claveau et Patrice L’Écuyer auront-ils assez de 90 minutes pour rappeler, à la manière de Simon Olivier-Fecteau, le réalisateur, la somme des faits marquants de l’année?

Soirée country à TVA

Dimanche à 18h30, on fait place au spectacle de P-A Méthot Country, 90 minutes durant lesquelles chanteurs et humoristes bien connus défilent sur la scène du Centre Bell rempli au maximum de sa capacité. Cette prestation a été présentée en juin dernier.

Avec l’entrain et la bonne humeur qu’on lui connaît, P-A Méthot, avec chapeau, boucle de ceinture et chemise aux allures western, accueille, en premier lieu, Robby Johnson, un Beauceron d’origine devenu vedette aux États-Unis. Puis Dominic Paquet s’amuse à imiter Éric Lapointe, Martin Vachon exécute une danse en ligne plutôt tonifiante, et Peter MacLeod nous raconte une histoire du Far West. Puis survient Steph Carse, qui ne fait pas ses 52 ans, et qui ramène la Achy Breaky Dance au grand bonheur de l’assistance.

S’enchaînent ensuite les prestations de François Massicotte, Guylaine Tanguay qui enseigne à l’animateur l’art de «iodler» et Michel Barrette qui ramène les extravagances de Hi! Ha! Tremblay. Paul Daraîche, qui a semé l’idée de ce spectacle country à P-A, termine la soirée dans un tonnerre d’applaudissements.

Le diable de Michel Tremblay

Le diable en canot d’écorce de l’auteur de À toi pour toujours, ta Marie-Lou a remanié un vieux conte qui se passe dans un camp de bûcherons, la veille de Noël. Les hommes, rassemblés dans cet endroit perdu en forêt, aimeraient bien s’amuser comme s’ils étaient dans leur foyer. Et voilà qu’un mystérieux personnage semble pouvoir leur donner ce plaisir. Dans une mise en scène de René Richard Cyr, Laurent Paquin raconte l’histoire, accompagné de la musique interprétée par l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Kent Nagano, samedi, 19h, à Radio-Canada et le lendemain, 18h30, à ARTV.

Le meilleur de la Fête de la chanson française (2016) se poursuit samedi, de 20h à 23h, à TV5. Dans la première partie, on peut entendre Renaud, Eddy Mitchell, Shy’m, Soprano, Julien Clerc, Patrick Bruel, Garou et Florent Pagny. Julien Doré, Olivia Ruiz, Vincent Niclo, Florent Pagny, Pierre Perret, Yves Duteuil, Laurent Voulzy, Francis Cabrel et Thomas Dutronc suivront dans la deuxième partie. Ces émissions, présentées par Daniela Lumbroso, ont été suivies par plus d’un million de téléspectateurs en France.

Lorsqu’elle débarque au milieu de nulle part, Sarah (Macha Limonchik), fuyant un homme qui veut attenter à sa vie, ne s’attend probablement pas à se retrouver dans un lieu en apparence paisible mais où bouillonnent certains esprits, dont celui de Jean O’Gallagher (Micheline Lanctôt), propriétaire d’une grande partie de la ville, qui n’apprécie pas l’arrivée d’une étrangère dans le patelin. Fatale-Station, qui comprend dix épisodes signés par Stéphane Bourguignon, met aussi en vedette Claude Legault et Denis Bernard. À ARTV, le jeudi 4 janvier, 21h.

À RADIO-CANADA: tous les secrets qui se trament dans Les coulisses du Bye Bye 2017 seront révélés tout de suite après la spéciale, soit à 0h30. On saura tout sur les maquillages, les effets spéciaux, les imitations et les bourbes vécues par les comédiens chargés de relever le défi du Bye Bye. En rediffusion le mardi 2 janvier, 20h. Puis, deux heures avec Leonard Cohen, le mercredi 3 janvier, 20h, alors que des artistes internationaux tels que Sting, Elvis Costello, k.d. lang, Courtney Love, Patrick Watson et d’autres étaient réunis en novembre au Centre Bell pour Tower of Song, spectacle-hommage initié par son fils, Adam Cohen. La semaine se termine sur Casse-Noisette, le célèbre ballet inscrit dans l’histoire des Grands Ballets canadiens de Montréal, présenté chaque année et nécessitant une soixantaine de danseurs. Dans ce ballet tiré d’un conte de E.T.A. Hoffmann, on partage le réveillon d’une famille où se mêlent rêve et réalité, le vendredi 5 janvier, 19h. À 1001 Vies / Amour cougar: au-delà du mythe, à 21h, on présente des cougars, ces femmes qui préfèrent des hommes beaucoup plus jeunes qu’elles. Défiant tous les tabous, ces chasseuses de 40 à 85 ans n’hésitent pas à affirmer leurs penchants pour les jeunes hommes et vivre pleinement leur sexualité.

À TVA: pour souligner le 25e anniversaire du film Le garde du corps (The Bodyguard), on rediffuse le drame réalisé par Mick Jackson mettant en vedette Kevin Costner, Whitney Houston et Gary Kemp dans lequel on fait appel aux services d’un garde du corps pour protéger une chanteuse ayant reçu des menaces. Samedi, 20h30.

À TÉLÉ-QUÉBEC: Les malheurs de Sophie raconte le sort réservé à une petite fille gaffeuse, devenue orpheline et confiée à sa belle-mère qui, elle, décide de la corriger de ses étourderies. Avec Caroline Grant, Muriel Robin et Anaïs Dumoustier, le lundi 1er janvier, 20h.

À RDI: en huit épisodes, on récapitule Les années 70 alors que guerre, tueurs en série, crise d’énergie, terrorisme et révolution sexuelle marquaient déjà la décennie, il y a près de 50 ans. Dès le lundi 1er janvier, 20h.

À TV5: deux heures de rires avec Anne Rougemanoff, toute de rouge vêtue. Cette fois, elle se concentre sur l’égoïsme et la superficialité de notre époque. Le jeudi 4 janvier, 19h.

Télévision

Noël pour tous les goûts au petit écran

MONTRÉAL — Outre les dizaines de films axés ou pas sur la fête de Noël présentés à différentes stations, on s’attend à voir des émissions qui nous entraînent dans cette euphorie à laquelle la tradition nous aura habitués. Pourtant, au fil des années, les programmations de la semaine de Noël se font de plus en plus variées.

Donc, ce dimanche, veille de Noël, à 20h, Radio-Canada diffuse Un conte de Noël dans le cadre du «Monde merveilleux de Disney», film d’animation de deux heures, racontant la mesquinerie d’un vieil homme confronté à l’esprit de Noël. Pendant ce temps, à Télé-Québec, 20h, deux heures de Belle et Bum entourés d’invités pour festoyer et rendre hommage à Robert Charlebois. Suit à 22h Y’a du monde à messe, où Guylaine Tremblay, Fred Pellerin, Lise Dion, Lara Fabian et Raed Hammoud entament une franche discussion. 

Télé et radio

LNI: célébrer les 40 ans de notre art national

Dans les années 70, le Nouveau théâtre expérimental décide de mélanger théâtre et hockey pour quelques soirs ; un arbitre, des thèmes, des pénalités et deux équipes de comédiens rapides sur leurs patins qui s’affrontent. L’improvisation était née.

La ligue nationale d’improvisation (LNI) a 40 ans et pour célébrer ce jubilé, un match tout à fait spécial sera diffusé sur les ondes d’ICI Radio-Canada télé le lundi 18 décembre.

Pour l’occasion, des vétérans reprennent du service. On verrait par exemple le vénérable Gaston Lepage, qui était du tout premier match de la LNI, passer la rondelle au jeune Pierre-Luc Funk. «Voir Sonia Vachon ou Patrice L’Écuyer, des gens qui n’ont rien à prouver dans la vie, avoir les jetons parce qu’ils n’ont pas foulé la glace depuis longtemps, ça m’a impressionné», indique Stéphane Bellavance, qui agissait comme commentateur lors de cette soirée spéciale, en duo avec Anaïs Favron, qui était analyste.

L’improvisation est entrée dans la vie de l’acteur et animateur au primaire, grâce à une stagiaire qui a expliqué un jeu où l’on raconte une histoire en l’inventant à mesure. «J’avais levé la main tout bonnement, et toute ma vie je vais me souvenir du feeling de cette première impro, raconte-t-il. Je pense que la piqûre de mon métier, je l’ai pogné ce matin-là.» 

Au cégep, il goûte au côté sportif de l’activité, mais aura finalement une courte carrière de joueur, puisqu’il doit renoncer à l’impro en entrant à l’école de théâtre. À l’époque, c’était la norme. On avait peur que la discipline souvent axée sur l’humour ne contamine trop les futurs acteurs. «Alors je suis tombé de l’autre côté, je me suis mis à arbitrer et à coacher, parce ça, on ne nous avait pas dit qu’on ne pouvait pas le faire.»

Si les improvisateurs sont à la fois auteur et acteur, l’arbitre, selon Stéphane Bellavance, est le script-éditeur et le metteur en scène du match. «L’air de rien, l’arbitre a une bonne part de responsabilité dans le succès de la soirée. Lorsqu’il signale un cabotinage ou une confusion, les joueurs se ressaisissent.» Le légendaire Yvan Ponton sera, évidemment, le gardien de l’ordre pour le match anniversaire.

On verra des impros de tout au plus 4 minutes, dont une avec un accessoire vivant (un humain, de surcroît) et plusieurs qui porteront des titres d’improvisations célèbres. Pensons à celle où Robert Lepage incarnait la statue de la Liberté pour une visite guidée de New York. Plusieurs joueurs seront aussi intronisés au temple de la renommée.

«L’impro, c’est à la fois périlleux et fantastique. Ça peut donner des moments télévisuels incroyables. J’espère que ça va sonner une cloche chez les diffuseurs. Je crois que notre télé aurait bien besoin de ce thrill-là», souligne Bellavance.

Le match spécial des 40 ans de la Ligue nationale d’improvisation sera présenté le lundi 18 décembre à 20h à ICI Radio-Canada télé.

Blogue

«Les pêcheurs»: c'est la fin

BLOGUE / L'épisode des «Pêcheurs» diffusé ce soir, mercredi à 21h sur ICI Radio-Canada Télé, sera le dernier. En entrevue avec Paul Houde et Thérèse Parisien au 98,5, à l'émission «Le Québec maintenant», Martin Petit a annoncé que sa série en ondes depuis cinq ans ne reviendra pas l'automne prochain.

«J'ai passé l'automne à vouloir continuer», a-t-il dit. C'est après avoir visionné ce tout dernier épisode qu'il a finalement pris la décision de mettre fin à son histoire. Selon lui, il boucle bien la boucle.

Dans cet épisode ultime, ses amis Claude Legault et Cathy Gauthier lui feront vivre un voyage astral surréaliste afin qu'il prenne contact avec son père, décédé dans l'épisode précédent.

Au fil des années, de nombreux humoristes ont participé à cette comédie, qui a longtemps rallié plus d'un million de téléspectateurs. Les auditoires ont toutefois décliné avec les saisons. Le 22 novembre dernier, Les pêcheurs a attiré 663 000 fidèles.

J'ai beaucoup aimé cette comédie, où Martin Petit ne s'est jamais donné le beau rôle, mettant en évidence ses collègues humoristes et acteurs. Il a su jouer merveilleusement avec l'humour absurde, et les humoristes embarquaient volontiers dans sa folie.

Martin Petit a aussi profité de l'entrevue au 98,5 pour dire qu'il annoncera du nouveau dès la semaine prochaine sur le Festival du rire de Montréal, créé à son initiative.

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