Télé

Nos choix télé

Vendredi: Pour emporter, ICI ARTV à 20h

Pour sa première de la saison, France Beaudoin passe une heure avec Louis-José Houde.

Samedi: Projection privée, Canal Vie à 21h

 En compagnie d’Hélène Bourgeois Leclerc, Brigitte Lafleur visionne le film de sa vie.

Dimanche: Viens-tu faire un tour?, ICI Télé à 20h

Michel Barrette se ballade avec Marc-André Grondin et l’ancien dragon Serge Beauchemin.

Télévision

Nos choix télé

Québec sur demande

ICI Télé à 18h30 et 22h30

Au menu de cette spéciale Montmagny : salon de quilles, musée de l’accordéon et croisière.

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Sucré Salé

TVA à 18h30 et 22h35

Mélissa Désormeaux-Poulin part en roadtrip avec Patrice Bélanger.

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Les grands reportages : Woodstock : la genèse

ICI RDI à 20h

Comment s’y sont pris les organisateurs pour créer ce légendaire festival de musique il y a 50 ans.

Richard Therrien

Vendredis hâtifs à ICI ARTV

CHRONIQUE / Toute augmentation des parts de marché pour une chaîne spécialisée, si petite soit-elle, est reçue comme une bonne nouvelle, en cette ère de désabonnement massif du câble. Autant vous dire qu’on est content dans la grande tour de savoir qu’ICI ARTV est en progression de 13 %, et qu’ICI Explora augmente de 17 %. Ces hausses, pour deux chaînes qui en avaient bien besoin, s’expliquent entre autres par la diffusion en rafales de séries, un procédé de plus en plus utilisé par les spécialisées, qui programment des marathons d’épisodes pour nous garder accrochés. Ces deux chaînes le feront encore beaucoup cet automne.

Mais il n’y a pas que des reprises des Filles de Caleb, de Marguerite Volant et des Lavigueur au programme d’ICI ARTV. On y retrouve avec bonheur les excellentes entrevues de France Beaudoin à Pour emporter. Vingt nouvelles émissions sont proposées à partir de vendredi à 20h, avec Louis-José Houde. Suivront Gildor Roy, Sophie Lorain, Pierre-Yves McSween, Martin Matte et Magalie Lépine-Blondeau. Une spéciale de Noël réunira huit invités de tous horizons. Retenu par d’autres projets, Antoine Gratton est remplacé par un trio jazz, piloté par Jean-Benoît Lasanté. Les bons intervieweurs ne sont pas si nombreux dans notre télé, et France Beaudoin est l’une des meilleures.

Toujours le vendredi, la joyeuse bande d’Anne-Marie Withen­shaw à C’est juste de la TV entre au poste trois semaines plus tôt cette année, pour 23 épisodes au lieu de 20, à partir du 6 septembre à 21h, ce qui lui permettra de commenter les nouvelles émissions dès leur entrée en ondes. Même chose pour Esprit critique, qui quitte la case du jeudi pour celle du vendredi à 22h, et qui se collera beaucoup plus à l’actualité cette saison.

Espérons qu’Eaux turbulentes, une minisérie tournée en Ontario avec Hélène Florent et Gabriel Sabourin, sera meilleure que l’œuvre acadienne Conséquences, diffusée au printemps sur ICI Télé. Une petite ville minière est secouée par la mort mystérieuse d’une jeune autochtone. Hélène Florent y joue l’enquêteuse. À partir du 23 novembre, le samedi et le dimanche à 22h.

Beaucoup de documentaires sur ICI ARTV, dont Valérie et moi, qui soulignera le 50e anniversaire de ce film mythique avec Danielle Ouimet. L’actrice revient sur ce pan majeur de sa carrière. Diffusion en décembre, suivie du film Valérie. J’ai aussi accroché à Aznavour autobiographie, truffé d’images inédites, provenant de la voûte du chanteur. Dans les lundis culture, le 7 octobre à 20h30.

Après 15 saisons de Pour l’amour du country avec Patrick Norman, on confie ce créneau à Guylaine Tanguay, qui anime Tout simplement country, à partir du jeudi 5 décembre à 20h. Douze émissions ont été tournées en Nouvelle-Écosse. La chanteuse y revisite des classiques du country et s’entoure entre autres de Zachary Richard, Wilfred Le Bouthillier et de nouveaux noms.

Ce qui promet pour l’hiver : La table de Kim, où Kim Thuy reçoit chaque semaine quatre invités de milieux différents dans sa véritable maison, pour une discussion animée autour d’un repas d’inspiration vietnamienne. On a vu des images de l’émission pilote avec Florence Longpré et Stéphanie Boulay, et c’est vraiment très sympathique et vivant. L’autrice recevra des vedettes comme Anne Dorval, Virginie Fortin, mais aussi anthropologues et créateurs en arts visuels. C’est aussi à l’hiver que reviendra Émilie Perreault pour quatre nouvelles émissions de Faire œuvre utile, avec entre autres Tire le coyote, Guylaine Tremblay, David Goudreault et Alexandra Stréliski, qui a composé la musique thème.

Vies de chiens sur ICI Explora

Plusieurs choses intéressantes du côté d’ICI Explora, dont la nouveauté Vies de chiens, qui égaiera vos vendredis soir. Mathieu Lavallée brise toutes les conventions de l’éducation canine, et son centre de Saint-Jean-de-Matha semble être un véritable paradis pour chiens. À compter du 6 septembre à 19h30.

Retour du Gros laboratoire de Jean-René Dufort et Marie-Pier Élie, avec 100 nouveaux cobayes. On se demande entre autres si on se met à mieux parler anglais une fois ivre, et si la sueur causée par la peur sent la même chose que la sueur de chaleur. Avant la deuxième saison, programmée pour le mercredi 11 décembre à 21h, on rediffuse la première sur ICI Télé dès septembre, le dimanche à 19h30. Les aventures du pharmachien en est à sa quatrième saison. Plutôt que de céder aux menaces dont il a été la cible dans la dernière année, Olivier Bernard a choisi d’aborder de front les sujets les plus sensibles, comme les bloqueurs d’hormones, les antidépresseurs, l’acupuncture et le vaccin contre le VPH. Il a avoué que les experts acceptent moins qu’avant de témoigner à l’émission. L’un d’eux a refusé en plaidant que deux de ses collègues s’étaient fait crever leurs pneus de voiture après avoir pris position publiquement. «Parler de science, c’est plus nécessaire que jamais», en conclut Olivier Bernard. Et comment. Le retour est prévu pour le vendredi 13 décembre à 19h30.

J’ai beaucoup aimé les extraits de Sérieux?, le nouveau magazine coanimé par Marie-Ève Tremblay, de Corde sensible, et Mathieu Pichette, prévu pour l’hiver. On y pose des questions pertinentes avec humour sur notre rapport à l’environnement. De Jean-Philippe Wauthier, qui explique pourquoi il n’a pas signé le Pacte, aux animateurs, qui feront l’expérience de ne pas se laver, pour mesurer le gaspillage d’eau pour l’hygiène corporelle, on promet un magazine pas plate.

Télévision

Nos choix télé

L'Épicerie

ICI Radio-Canada Télé à 19h30

C’est le temps du maïs du Québec, et on parle d’un frigo libre-service à Sherbrooke.

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Tampon, notre ennemi intime

TV5 à 20h45

Des composants chimiques dangereux contenus dans les tampons peuvent causer le syndrome du choc toxique.

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BH90210

Global et Fox à 21h

Les vedettes de la série des années 90 jouent ici leurs propres rôles.

Télévision

Nos choix télé

Des squelettes dans le placard

ICI Radio-Canada Télé à 19h

Patrice L’Ecuyer reçoit Eric Paulhus, Sylvie Léonard et Mani Soleymanlou, de la série Lâcher prise.

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Les grands reportages : Émanations toxiques en cabine

ICI RDI à 20h

Plusieurs cas où la qualité de l’air en avion ont pu affecter la santé de l’équipage et des passagers.

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Kyle MacDonald le gars du trombone rouge

Z à 21h

Comment un génie du troc canadien est parvenu à acquérir une maison à partir d’un vulgaire trombone rouge.

Richard Therrien

Cent cinquante «push-ups»!

CHRONIQUE / «Te faire jouer dans la tête.» C’est à ce manège troublant, souvent même humiliant, que doivent se prêter les aspirants au groupe tactique d’intervention de la Sûreté du Québec. «Tu te sens comme un moins que rien», avoue un des 55 candidats de la série documentaire «GTI : groupe tactique d’intervention», un des gros morceaux de la programmation d’automne de Canal D, dévoilée à la presse lundi.

J’avoue avoir été secoué par les longs extraits de cette série, la première à nous donner accès aux coulisses du camp de sélection de ces commandos de la police. Ça m’a rappelé les premiers épisodes de Blue Moon, où on pousse le personnage joué par Karine Vanasse au-delà de ses possibilités. Comme le dira un des commandants, les gars (et une femme) ne sont pas là pour «cueillir des fraises», mais pour s’imprégner, le plus brutalement possible, de ce qu’ils devront affronter sur le terrain.

Dans l’une des épreuves, qu’on appelle «la chambre à gaz», ils doivent tenir dans une pièce enfumée le plus longtemps possible. S’ils choisissent de sortir, pris de panique, l’aventure est terminée pour eux. On ne tolère pas les mauviettes. Et il n’y a pas de place à ne serait-ce qu’une seconde de paresse. Il suffit que deux ou trois candidats déposent leur sac pour qu’on punisse tous leurs camarades en leur imposant une intense séance de push-ups.

La méthode et le ton arrogant jurent avec notre dénonciation de toutes formes d’intimidation et d’humiliation dans tous les milieux, de l’école au travail. Et quand on constate que certains qui ont été refusés à la première expérience, y reviennent une deuxième et une troisième fois, on se demande qui est assez masochiste pour s’imposer une telle punition. La série de 10 demi-heures commence le mercredi 28 août à 19h30.

Ailleurs dans la nouvelle grille, j’ai été très impressionné par les images de Dynasties — rien à voir avec Alexis et Krystle Carrington —, une série de la BBC tournée sur quatre ans, qui révolutionne le documentaire animalier. Oubliez la contemplation des séries du genre, on est complètement dans l’action. L’univers de cinq familles d’espèces d’animaux menacées d’extinction (pingouins, chimpanzés, lions, tigres et lycaons) est raconté comme une fiction, avec ses rebondissements et ses défis. On a même qualifié l’œuvre de «Game of Thrones de l’animalier», tellement on est happé par les intrigues. Les cinq épisodes d’une heure sont présentés en rafale, dans la semaine du lundi 26 août, à raison d’un par soir, à 20h.

Autre dynastie, mais tout aussi vorace que celle du président américain. J’ai une indigestion du personnage, mais j’avoue être curieux de voir La dynastie Trump, en trois épisodes de deux heures. Une minisérie colossale de la chaîne A&E, composée d’archives inédites de son enfance notamment, pour mieux comprendre l’être tordu, mais connu de la terre entière, qui ne lâche jamais. À partir du jeudi 5 septembre à 20h.

La météo est probablement le sujet le plus discuté autour de la machine à café. Dans Méchante météo, une série québécoise de six épisodes diffusée dès le lundi 2 septembre à 20h, des victimes de la foudre racontent leur expérience traumatisante. D’autres rappelleront des épisodes douloureux de leurs vies liés aux inondations, aux tornades et aux tempêtes de neige. Nos hommes forts d’hier avaient-ils un réel mérite? Pour le savoir, Tour de force demande à des colosses d’aujourd’hui de reproduire les exploits des Louis Cyr et autres Grand Antonio. Le lundi à 19h30 dès le 7 octobre.

Canal D se démarque toujours par ses documentaires uniques à Docu-D, le jeudi à 22h. J’étais déjà ému en voyant les premières images de Camp Papillon : un été de rêve, sur le formidable don de soi de moniteurs de 16 à 21 ans, pour des jeunes vivant avec un handicap physique ou intellectuel. Plus tard en décembre. Et j’ai follement hâte de voir Empire félin, deux heures sur la passion de l’humain pour les chats, le 3 octobre. À inscrire à l’agenda le 21 novembre à 22h : La mosquée : une communauté menacée, qui revient sur la tragédie de la Grande Mosquée de Québec et sur ceux qui l’ont vécue de l’intérieur. J’y reviendrai certainement. Du côté des acquisitions, Trois étrangers identiques raconte l’histoire rocambolesque de triplés séparés à la naissance, qui ont découvert l’existence des autres à l’âge adulte. Le 26 septembre.

Canal D aura 25 ans en janvier prochain. On est loin de la chaîne sans publicités des débuts, mais la directrice des productions originales et chef de marque, Mélanie Bhérer, se dit convaincue que la «marque pertinente et crédible» de Canal D est restée intacte. Davantage regardée par un public masculin, la chaîne de Bell Média avait perdu des plumes ces dernières années, mais regagne en popularité; la part de marché est passée de 1,7 à 2,2 % par rapport à l’année dernière. Les titres qui obtiennent le plus de succès sont les docuréalités québécois aux personnages attachants, comme Vie de chantier, de retour pour une deuxième saison le 27 août, et Éboueurs, qui nous confrontait à notre propre gestion de nos ordures. Sachez qu’il y aura aussi une deuxième saison à cette excellente série, l’année prochaine.

Investigation

La petite sœur de Canal D, Investigation, a aussi progressé dans les sondages. J’ai eu le malheur de tomber récemment sur Hollywood Autopsy, une série documentaire très quelconque, sensationnaliste, mais néanmoins accrocheuse, sur les destins tragiques de vedettes américaines, dont Prince, Steve McQueen et Gary Coleman, d’Arnold et Willy, disparu trop jeune comme sa collègue Dana Plato. La chaîne les diffuse en rafale, de sorte qu’on nous garde accroché pour des heures. Appelons ça un plaisir coupable.

Cet automne, la chaîne propose Survivre à R. Kelly, qui donne la parole aux victimes présumées de l’artiste depuis les années 2000, les jeudis 19 et 26 septembre à 20h. Et Mary Kay Letourneau : l’amour interdit, sur l’idylle entre une enseignante et son élève de 12 ans, qui avait fait grand bruit en 1997, le jeudi 17 octobre à 20h. Seulement cette semaine, quatre autres chaînes dévoileront leur programmation : Zeste, ICI ARTV, ICI Explora et CASA.

Télévision

Nos choix télé

Sucré Salé

TVA à 18h30 et 22h35

Des surprises de Maripier Morin et Billy Tellier se rend sur le plateau de Victor Lessard.

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Québec sur demande

ICI Radio-Canada Télé à 18h30 et 23h05

Journée J’achète un livre québécois : on retrace la vie complète d’un livre, de sa création jusqu’en librairie.

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Rebelles sur pointes

ICI ARTV à 20h30

Une incursion chez les Ballets Trockadero de Monte Carlo, composés entièrement d’hommes.

Cinéma

«Rapides et dangereux» ralentit mais reste en tête du box-office

LOS ANGELES — «Rapides et dangereux présentent Hobbs et Shaw», dernier épisode de la franchise préférée des amateurs de voitures de course, a conservé sa première place au box-office nord-américain mais avec beaucoup moins de spectateurs que le week-end dernier, selon les estimations publiées dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Ce nouvel épisode de la série à succès, qui met l'accent sur les personnages de Hobbs (joué par Dwayne Johnson) et Shaw (Jason Statham), a récolté 25,4 millions $ pour son deuxième week-end d'exploitation.

La semaine dernière, le blockbuster aux bolides rugissants avait récolté plus de 60 millions $ aux États-Unis et au Canada.

Une perte de vitesse considérable mais suffisante pour garder la première place du box-office, devant Histoires effrayantes à raconter dans le noir (20,8 millions $), film d'horreur réalisé par le Norvégien André Ovredal et notamment produit par le Mexicain Guillermo del Toro

La troisième place revient au Roi lion de Disney, tourné cette fois-ci grâce à un procédé novateur sur un plateau en réalité virtuelle, qui ramasse 20 millions $.

On retrouve ensuite avec 17 millions $ pour son premier week-end Dora et la cité d'or perdue, film d'aventures pour enfants et ados adapté de la célèbre série animée Dora l'exploratrice.

La dernière place du top 5 revient à Quentin Tarantino avec son Il était une fois à Hollywood et ses 11,6 millions $. Au total, le film a dépassé les 100 millions $ au box-office nord-américain

Voici le reste du top 10:

6. L'art de courir sous la pluie (8,1 millions $)

7. Les Reines de Hell's Kitchen (5,5 millions $)

8. Spider-Man : loin des siens (5,3 millions $)

9. Histoire de jouets 4 (4,4 millions $)

10. Le mariage d'adieu (2,2 millions $)

Arts et spectacles

Le rêve se poursuit pour Christine Beaulieu

TROIS-RIVIÈRES — Toute nouvelle série télévisée écrite et réalisée par Richard Blaimert (Nouvelle adresse, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Hubert et Fanny) suscite la curiosité. Quand la série en question est un suspense policier, se déroule dans le monde de la psychiatrie et qu’elle met en vedette Christine Beaulieu et Claude Legault, ce n’est plus de la simple curiosité mais un vif intérêt sinon, une profonde impatience.

On a dévoilé à la presse les deux premiers épisodes de Cerebrum mardi dernier et il appert que l’intérêt est justifié. S’y dessine la touche singulière du scénariste/réalisateur faite de délicatesse, de tendresse et d’une pudeur dont on arrive toujours mal à comprendre comment elle permet d’aborder aussi franchement des sujets délicats et troublants, quand ils ne sont pas carrément tabous. Le monde de la santé mentale, convenons-en, n’en manque pas.

Télé

L’amour dans la vie des dictateurs

MONTRÉAL — Ils projettent une aura de leader, ils sont grands aux yeux du peuple, ils représentent des modèles de virilité, ils séduisent autant les hommes que les femmes, ils sont sûrs d’eux et en imposent et les gens se laissent conquérir par leurs discours : les dictateurs.

Mais qu’en est-il de leur vie amoureuse, de leur sexualité qu’on imagine à la grandeur de leur despotisme? D’ailleurs, on raconte que les femmes sont immanquablement attirées par ces «forces de la nature». On ouvre donc la porte de cette alcôve moins connue de ces hommes que furent Mussolini, Hitler, Staline et Mao Tse Toung, dont les dictatures ont fait des millions de morts au fil des décennies. Tout de même paradoxal que des tyrans deviennent objet de désir, comme Mussolini qui expédiait ses «conquêtes» en 10 minutes ou Hitler qui tenait sa maîtresse, Eva Braun, éloignée de lui, peut-être aussi à cause de son impuissance.

Staline n’avait qu’une obsession : dominer. Sa libido était engloutie dans le pouvoir. D’ailleurs, certaines de ses «femmes» ont connu un triste sort et il leur a reproché leur triste fin parce qu’elles lui faisaient ombrage. Pour Mao, aucun appétit sexuel. Il traitait les femmes comme des objets. Pour lui, la sexualité était une perte de temps. Le documentaire La sexualité des tyrans, à Télé-Québec, le lundi 12 août, 20h.

Woodstock, il y a un demi-siècle

Deux jeunes héritiers devenus hommes d’affaires ont rencontré deux jeunes hommes issus du domaine musical. L’un d’eux voulait trouver l’argent pour établir un studio d’enregistrement, d’où l’idée d’un festival pour y accueillir environ 50 000 personnes.

Finalement, pas moins de 400 000 personnes se sont donné rendez-vous à Bethel, à une centaine de milles de New York, le 17 août 1969. La moyenne d’âge des spectateurs était de 25 ans et durant trois jours, ce fut un moment de grande paix et d’amour qui émanaient de cette foule. Ils étaient là pour changer le monde, pour protester contre la guerre au Vietnam. Cet événement unique issu de la culture hippie est devenu emblématique dans l’histoire du rock ‘n’ roll.

Durant trois jours, 32 groupes ont défilé sur la scène. Folk, rock, soul, blues, tous les styles de musique furent au programme, marqué par le talent de Jimi Hendrix, Santana, Joe Cocker, The Who. Pour raviver ces souvenirs, c’est à RDI, jeudi et vendredi, 15 et 16 août, 20h.

Éléphants sans défense (s)

Depuis 2010, 100 000 éléphants ont été tués par des braconniers voulant s’emparer de leurs défenses, qui servent à fabriquer des bijoux ensuite vendus à fort prix. Le documentaire Dans la tête des éléphants nous apprend que le cerveau de ces mammifères est trois fois plus gros que celui de l’homme. On dit aussi qu’ils observent les humains et savent reconnaître ceux qui leur veulent du mal. Ils ont tout un système de communication entre eux, ils veillent leurs morts, ils pleurent. Et malheureusement, l’homme empiète sur leur espace vital. À Explora, le lundi 12 août, 19h.

Portrait de Léonard de Vinci

Léonard de Vinci a vécu il y a plus de 500 ans. On connaît bien l’imposante œuvre de ce peintre et ingénieur, dont le génie englobait aussi l’anatomie, les sciences, toutes connaissances utiles à ses inventions. Un psychologue, une historienne, une radiologue tracent un portrait de l’homme, enfant illégitime, homosexuel, que le clergé a voulu camoufler en évitant, autant que possible, d’exposer ses réalisations. On lui prête également des liens avec le monde ésotérique. Stupéfiant! Spécial Léonard de Vinci, le mardi 13 août, 20h30, à TV5.

Autopsies

Lundi, mardi et mercredi, 12, 13 et 14 août, 18h, Investigation présente en rafale trois émissions de la série Hollywood Autopsy. On revient donc sur le décès d’Andy Kaufman, humoriste emporté à 35 ans, pour comprendre le cancer de la langue dont il a souffert. Puis, le mardi, au tour d’Elizabeth Taylor. On revient particulièrement sur les circonstances de son décès, occasionné par ses problèmes cardiaques. Enfin, le mercredi, on veut en savoir plus sur les traitements contre le cancer des voies digestives de Farrah Fawcett, qu’on avait pourtant déclarée officiellement guérie trois ans plus tôt.

Fabrique culturelle

Misa: rapper sans plan B

Misa (Sami Saïdi) est un rappeur algérien qui a grandi dans le secteur Hull de Gatineau. Dès l’âge de 14 ans, il a démontré une réelle capacité à jouer avec les mots, virevoltant aisément entre le rap et le chant. Ses textes, qui s'inspirent souvent de faits vécus, abordent notamment les thèmes de la réussite et de l'identité.

Bien que certaines personnes perçoivent le rap comme un style musical de mauvais goût, enclin à la violence et à la vulgarité, nombreux sont ceux qui trouvent de l'inspiration dans cette forme d'expression. En effet, lorsqu'on écoute les paroles attentivement, on réalise qu'il s'agit plutôt d'un art habilitant (enpowering). Là où certains perçoivent de l’insolence et des menace, Misa identifie des sources de motivation, de confiance. En attendant son prochain album, l’équipe de La Fabrique culturelle l’a suivi pendant une journée pour discuter de son parcours et de ses défis en tant que rappeur au Québec.

Comme le dirait Misa: «Je sais que rapper; j'ai pas de plan B».

Voyez la capsule ici.

Cinéma

Disney prépare un remake de «Maman, j’ai raté l’avion»

LOS ANGELES — Disney prépare un remake des classiques «Maman, j’ai raté l’avion» et «Une nuit au musée» pour la plateforme de vidéo à la demande qu’il lance en novembre aux États-Unis, baptisée Disney+.

Le numéro un mondial du divertissement a en effet mis la main sur un grand nombre de films emblématiques appartenant à 21 Century Fox, dont l’acquisition a été scellée au printemps dernier.

Bob Iger, le PDG du groupe, a expliqué que Disney était «déterminé à mettre en valeur le vaste catalogue de la Fox (...) par exemple en revisitant  Maman, j’ai raté l’avion+, Une nuit au musée et Journal d’un dégonflé pour une nouvelle génération sur Disney+».

«Rien n’est plus important pour nous que de faire ça correctement», avait-il insisté mardi en commentant les résultats trimestriels de son groupe.

M. Iger n’a pas précisé si ces nouvelles versions seraient adaptées en long métrage ou déclinées en séries télévisées.

La trilogie initiée par Maman, j’ai raté l’avion a récolté au total plus de 900 millions de dollars dans les salles du monde entier.

Dans le film de 1990, Macaulay Culkin incarne Kevin McCallister, un enfant de huit ans accidentellement laissé seul chez lui par sa famille partant en vacances à l’étranger. En pleines fêtes de Noël, il se retrouve obligé de défendre le domicile familial contre les visées de deux cambrioleurs aussi déterminés que maladroits.

La distribution du remake n’a pas été dévoilée, mais Macauley Culkin, 38 ans, a déjà manifesté son intérêt sur les réseaux sociaux sous forme de clin d’oeil adressé aux producteurs: «Hé @Disney, appelle-moi!», a-t-il tweeté.

Autre trilogie à succès, «La nuit au musée» met en scène le comique Ben Stiller en gardien de nuit qui tente tant bien que mal de contenir les pièces de musée dont il a la charge et qui s’anime sans prévenir. Elle a engrangé quelque 1,35 milliard de dollars dans le monde entier.

Les deux franchises devraient servir de produits d’appel pour le lancement de Disney+, qui va devoir se tailler une place dans la jungle impitoyable et déjà surpeuplée des services de streaming télévisé.

Disney est aussi propriétaire des studios Marvel, qui ont récemment dévoilé leurs projets pour les super-héros maison, aussi bien au cinéma que sous forme de séries télé, ce qui brouille un peu plus les limites entre les différents supports.

Les superhéros dont les droits étaient jusqu’alors détenus par la Fox ont également rejoint le giron de Disney, comme les X-Men, les 4 Fantastiques ou Deadpool. Et Bob Iger a affirmé que son groupe croyait beaucoup au potentiel de ces titres «à long terme».

Télé

Minisérie sur l’affaire Clinton-Lewinsky

BEVERLY HILLS, Calif. — Une minisérie américaine se penchera sur la tentative de destitution de l’ex-président américain Bill Clinton, en mettant l’accent sur Monica Lewinsky, Linda Tripp et d’autres femmes au cœur du scandale.

La minisérie sera diffusée sur la chaîne FX, quelques semaines avant l’élection présidentielle de 2020.

Monica Lewinsky, qui était stagiaire à la Maison-Blanche quand elle a eu une liaison avec Bill Clinton, fera partie de l’équipe de production du projet, a déclaré le pdg de FX, John Landgraf, en annonçant la série lors d’une rencontre de la Television Critics Association, mardi.

Bill Clinton avait d’abord nié la liaison avant de l’admettre, en 1998.

En septembre

La série devrait être diffusée le 27 septembre 2020, environ cinq semaines avant les élections du 3 novembre. Les producteurs d’American Crime Story se sont déjà penchés sur le procès d’O.J. Simpson et l’assassinat de Gianni Versace dans le passé.

Dans une déclaration au magazine Vanity Fair publiée en ligne mardi, Monica Lewinsky a indiqué que son hésitation initiale à se joindre au projet avait été surmontée après que le producteur Ryan Murphy eut démontré son «dévouement à donner une voix aux personnes marginalisées dans l’ensemble de son brillant travail».

Beanie Feldstein tiendra le rôle de Monica Lewinsky, tandis que Sarah Paulson sera Linda Tripp, dont les bandes enregistrées secrètement ont déclenché le scandale. Annaleigh Ashford interprétera Paula Jones, qui a accusé Bill Clinton d’avances sexuelles non désirées. Le reste de la distribution, y compris l’acteur qui interprétera l’ancien président, n’a pas été dévoilé.

Cinéma

Festival international du film de Toronto: programmation du volet compétitif dévoilée

TORONTO — De nouveaux films de l’actrice devenue réalisatrice Julie Delpy et du cinéaste indépendant torontois Kaz Radwanski font partie des titres choisis pour la section Platform, le volet compétitif du Festival international du film de Toronto (TIFF).

Le long métrage de Kaz Radwanski, une production canado-américaine intitulée Anne at 13 000 ft, est la seule œuvre canadienne dans la catégorie, qui offre un prix de 20 000 $ au créateur du meilleur film. La Franco-Américaine Julie Delpy réalise My Zoe et y tient le rôle principal, celui d’une divorcée obligée de garder contact avec son ex pour élever leur fille Zoe, interprétée par Sophia Ally.

Les organisateurs du festival ont annoncé que le film d’ouverture de la compétition sera la production britannique Rocks, de Sarah Gavron, une histoire axée sur une adolescente qui doit s’occuper d’elle-même et de son petit frère.

Et le film de clôture sera la production italo-française Martin Eden, réalisée par Pietro Marcello, une adaptation du roman du même titre de Jack London, paru en 1909.

Dix films s’affrontent

Parmi les 10 films en compétition, citons le drame franco-allemand Proxima, réalisé par Alice Winocour et mettant en vedette Eva Green dans la peau d’une mère astronaute qui accepte une mission spatiale d’un an; et Wet Season du réalisateur basé à Singapour Anthony Chen, dont le premier long métrage, Ilo Ilo, avait remporté la Caméra d’or au Festival de Cannes en 2013.

Le programme de la section Platform présentera jusqu’à 12 œuvres qui ont une grande valeur artistique. Le festival se tiendra du 5 au 15 septembre.

La programmation inclut également The Moneychanger de Federico Veiroj (Uruguay-Argentine-Allemagne), The Sleepwalkers de Paula Hernandez (Argentine-Uruguay), Sound of Metal de Darius Marder (États-Unis) et Workforce de David Zonana (Mexique).

Télévision

Une 10e saison de «Lol :-)» en tournage [VIDÉO]

Alors que la neuvième saison de la série humoristique sans dialogues Lol :-) sera diffusée à TVA l’automne prochain, ses artisans en sont déjà à préparer la suivante. 

L’équipe a tourné ces derniers jours dans la région, notamment au Centre Vidéotron et aux abords de la rivière Ferrée à Boischatel, où les comédiens Cathleen Rouleau, Kev Adams et Antoine Vézina étaient à l’œuvre. Un premier bloc de tournage avait eu lieu à Québec au printemps et un troisième suivra, à Las Vegas, cette fois. 

Cette 10e saison nous amènera notamment dans des univers rappelant les films Dunkerque ou Rapides et dangereux, sur un chantier de construction et dans le monde de la drague en ligne version Tinder, selon ce qu’a avancé l’agence ComediHa, qui produit l’émission. 

Les interprètes Clauter Alexandre, Réal Bossé, Martin Drainville et Julie Ménard seront aussi de la partie. 

Ces nouveaux épisodes arriveront au petit écran en 2020.

Arts

Alerte Amber : une série signée Julie Hivon

Pour la première fois de sa carrière, l’auteure Julie Hivon verra une série entièrement écrite de sa main portée au petit écran. Alliant les thèmes de l’autisme et de la disparition d’enfant, Alerte Amber promet de grandes émotions.

L’émission, qui sera en ondes à TVA à compter du 9 septembre, comptera dix épisodes d’une heure. Pour la Granbyenne d’origine, cinéaste et scénariste de métier, Alerte Amber représente un jalon professionnel important. «Pour moi, c’est une porte qui s’ouvre. C’est très excitant, très impliquant! J’ai vu des images et je suis contente! C’est magique d’écrire une histoire et de la voir s’incarner.»

Cinéma

Festival de cinéma de la ville de Québec: Louis Bélanger à l’honneur

L’œuvre du cinéaste de la capitale Louis Bélanger sera à l’honneur au prochain Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ), qui accueillera notamment en exclusivité québécoise son tout nouveau film, «Vivre à 100 milles à l’heure», quelques jours avant sa sortie en salle.

Outre cette primeur, d’autres films du réalisateur de Québec trouveront leur place dans la grille du festival, qui a choisi d’inclure Post-Mortem (1999) et Les mauvaises herbes (2016) à sa programmation. Une conférence sur le parcours professionnel de Louis Bélanger sera aussi organisée pendant le FCVQ.

Télé

Des félins pour tous les goûts

MONTRÉAL — Au chapitre des horreurs survenues dans le monde, il y a les bombes nucléaires lancées sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. Or, à Nagasaki, un groupe de religieuses missionnaires, dont des Québécoises, étaient prisonnières du Japon.

Si la bombe les a, en quelque sorte, libérées, de l’emprise japonaise, ces femmes ont porté à jamais les séquelles de la radioactivité. Le documentaire Les sœurs de Nagasaki d’Alain Vézina, soucieux de vérité, livre des détails méticuleusement choisis et révélateurs du fait historique. Ces femmes, qui ont œuvré dans le silence malgré la souffrance subie et l’immensité de la tâche à accomplir, ont aidé à secourir les rescapés, parmi lesquels se trouvaient beaucoup d’enfants. En plus des 74 000 victimes de l’attaque, il y avait une ville complètement détruite à reconstruire.

Les images souvent cruelles du film sont accompagnées de la musique de Réjean Doyon, qui apporte une implacable dimension dramatique à cet holocauste nucléaire, qui s’inscrit parmi les pires horreurs fomentées par l’homme contre ses semblables. À RDI, le mardi 6 août, 20h.

Avoir l’œil

Voyager n’est plus réservé aux plus fortunés. Les vols se multiplient, transportant des milliers de passagers d’un pays à un autre, d’un continent à un autre. À Canal D, le mardi 6 août, on observe le quotidien d’agents des services frontaliers, de 18h à 20h aux Douanes sous haute surveillance.

Il est interdit de transporter certains produits pour éviter la propagation possible de bactéries, de même, évidemment, que tous les produits illicites. Or, il est impressionnant de constater à quel point les gens font preuve d’imagination pour déjouer la loi et tromper les agents. Sauf que, ces agents des douanes ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils ont l’œil et connaissent la plupart des trucs et des cachettes des plus rusés. Les quatre épisodes présentés en rafale constituent un véritable divertissement pour le téléspectateur.

De la cocaïne cachée dans une statue, un Allemand qui dit venir passer un mois en Australie avec seulement 30 $ en poche, un jeune Hawaiien qui veut faire croire qu’il est sous l’effet de l’alcool, 150 grammes d’héroïne cachée dans un livre, des lézards cachés dans des chaussettes... Bref, on ne recule devant rien pour tenter de déjouer les douaniers.

Le chat, cette petite peluche futée

Pour souligner la Journée internationale du chat, le jeudi 8 août, Explora présente plus de huit heures de documentaires sur le félin. Débutant ce samedi, 21h, L’Odyssée des félins; le dimanche 4 août, à midi, Le monde merveilleux des chatons et des chiots (2 épisodes); les lundi et mardi, 5 et 6 août, 19h, Chien ou chat? Le grand duel; le mercredi 7 août, 19h, Un lion dans votre salon; et le jeudi 8 août, 19h, Le chat, ce tueur si mignon révèle qu’on lui doit la mort de 1,5 milliard d’oiseaux, collaborant ainsi à l’extinction de certaines espèces, et de plus de 7 milliards de petits mammifères.

Le cinéma n’échappe pas à une redéfinition de son image. L’ère des stars (Catherine Deneuve, Alain Delon, Marilyn Monroe) est révolue, ces êtres excentriques, rebelles, libres ne font plus autant rêver. Aujourd’hui, on ne va pas au cinéma pour y voir la vedette, mais pour le film. À Stupéfiant! / Cinéma, état des lieux, on redéfinit la place du 7e art à l’heure des géants du web. Le mardi 6 août, 20h30, à TV5.

La vie des transgenres n’est sûrement pas un long fleuve tranquille. Absolument trans raconte le long cheminement qui a mené à l’émergence de la culture transgenre. Alors qu’ils ont jadis été considérés comme des phénomènes, ils ont pu imposer leur droit à la différence, grâce à leur détermination. On peut entendre plusieurs personnalités, dont Zackary Drucker, Stephanie Michelini, Bambi et Jen Richards, évoquer l’histoire de la révolution transgenre, de ses origines à nos jours. À Télé-Québec, le mercredi 7 août, 20h.

À Radio-Canada : Le code du tueur raconte, en trois épisodes, le viol et le meurtre de la jeune Lynda Mann, 15 ans, survenu en novembre 1983, en Angleterre, qui fut le cas utilisé pour mettre à profit les techniques d’empreintes génétiques mises au point par Alec Jeffreys de l’Université de Leicester. Avec John Simm, David Threlfall et Anna Madeley. Le mardi 6 août, 20h. Good Morning Vietnam, réalisé par Barry Levinson, il y a une trentaine d’années, raconte l’arrivée de Cronauer, un animateur de radio très en vogue, au sein de l’armée en poste à Saïgon. Si ses pitreries redynamisent les troupes, elles ont aussi pour effet de contrarier ses supérieurs. Avec Robin Williams, le vendredi 9 août, 19h30. 

À TVA : Lorsque leurs parents décident de vendre la maison, deux sœurs dans la quarantaine, l’une divorcée et l’autre monoparentale frivole, décident d’organiser une grande fête, la dernière, en mémoire de leur adolescence. Mais la soirée prend des proportions hors de contrôle qui auront des répercussions insoupçonnées. Sœurs, avec Tina Fey et Amy Poehler, le jeudi 8 août, 19h30.

À Télé-Québec : Le documentaire La guerre du Vietnam, les traces cachées fait état des impacts et vestiges de ce conflit qui a fait rage durant 20 ans. On y voit des tunnels creusés par les opposants au régime, les conséquences de l’utilisation de produits chimiques, l’existence de bombes et de mines enfouies, des cicatrices que les décennies ne parviennent pas à effacer. Le mardi 6 voût, 20h.

Cinéma

Téléfilm Canada appelle l’industrie à faire une place aux réalisatrices

MONTRÉAL — Téléfilm Canada estime que son initiative pour soutenir les films dirigés par des femmes a progressé, mais elle interpelle l’industrie du divertissement pour que plus de réalisatrices soient aux commandes de longs métrages à grand déploiement.

Des chiffres dévoilés jeudi suggèrent que la société se rapproche de son objectif d’atteindre la parité de genre dans le milieu cinématographique d’ici 2020.

Selon Téléfilm Canada, au cours du dernier exercice financier, 59 % de ses fonds de production ont été octroyés à des projets dans lesquels au moins une femme était productrice principale, réalisatrice ou scénariste.

La société affirme que les projets réalisés avec des femmes productrices ont enregistré les gains les plus importants, atteignant une quasi-parité des investissements dans son portefeuille.

Toutefois, Téléfilm indique n’avoir dépensé que 28 % de son budget pour des films réalisés par des femmes et 36 % pour scénarios féminins.

Cet écart entre les genres était plus prononcé dans les films dont le coût dépassait 2,5 millions $. Dans cette catégorie, environ le quart des projets étaient dirigés par des femmes et 35 % avaient des scénaristes féminines.

En revanche, plus de la moitié des documentaires ont été pilotés par des réalisatrices et 83 % avaient une productrice.

La directrice générale de Téléfilm, Christa Dickenson, a assuré que la société faisait sa part pour élever le talent féminin émergent.

Par exemple, dans un programme destiné aux cinéastes débutants, les femmes représentaient 43 % des réalisateurs, 45 % des scénaristes et 68 % des producteurs.

Bien que les hommes continuent de dominer dans les projets à gros budget, Mme Dickenson souligne que Téléfilm a fait des progrès pour inverser cette tendance mondiale depuis le lancement de l’initiative sur la parité des sexes en 2017.

Selon elle, les femmes peuvent réaliser de grandes choses lorsqu’elles en ont la chance. Elle a notamment mentionné les exemples de La femme de mon frère, de Monia Chokri, qui a reçu cette année le Prix coup de cœur du jury, ex æquo, dans la section Un certain regard au prestigieux Festival de Cannes, et The Grizzlies, de Miranda de Pencier.

«Je pense que le but est d’avoir de plus en plus de femmes dans la filière, a expliqué Mme Dickenson. Avoir ces histoires de réussite apportera d’autres histoires de réussite.»

Fabrique culturelle

Tournage d’été avec Anaïs Barbeau-Lavallette

En plein tournage de son nouveau film, La déesse des mouches à feu, et dans la beauté estivale du Saguenay, l’équipe de La Fabrique culturelle a rencontré la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavallette.

Elle nous décrit sa dernière œuvre comme un « film punk », et nous parle de l’adolescence, qu’elle met en scène, comme une période « pas douce, pas lisse, pas clean : c’est douloureux, c’est charnel, c’est sensuel ».

La déesse des mouches à feu nous plonge dans l'adolescence vertigineuse de Catherine (Kelly Depeault), le personnage créé par l’écrivaine Geneviève Pettersen dans son roman publié en 2014. 

L’histoire se déroule dans les années 90, une époque qu’a bien connue Anaïs Barbeau-Lavallette, qui revisite l’œuvre qu’elle a dévorée.

La déesse des mouches à feu

«Le jour de ses 16 ans, Catherine (Kelly Depeault) reçoit un Discman jaune, le livre Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... et le droit d’aller au centre d’achat. C’est aussi le jour où son père (Normand D’amour) fonce par exprès dans un mur avec le jeep de sa mère (Caroline Néron). Catherine entre dans l’adolescence en même temps que ses parents amorcent un processus de divorce. Elle s’en fout. Elle est trop occupée à gérer Mélanie Belley (Marine Johnson), la grosse truie de Saint-Jean-Eudes qui la terrorise pour absolument rien — à part peut-être le fait que Pascal (Antoine Desrochers), son chum, trouve Catherine de son goût. C’est en volant Pascal à Belley que Catherine monte l’échelle sociale de la polyvalente. Elle a hâte de tout connaître. L’exploration ne sera pas douce ni romantique. De Pascal à Keven (Robin L’Houmeau), d’une dérape à l’autre, elle vieillit dans le chaos violent et spectaculaire de l’adolescence grunge des années 90.» (Source: Coop Vidéo de Montréal)

Produit par Luc Vandal à la Coop Vidéo de Montréal, La déesse des mouches à feu est réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. 

La direction photo est assurée par Jonathan Decoste, la conception visuelle par André-Line Beauparlant, la prise de son par Martyne Morin, la conception sonore par Sylvain Bellemare et la création des costumes par Sophie Lefèbvre. 

Le maquillage est confié à Kathryn Casault et la coiffure à Johanne Paiement. La distribution des rôles a été confiée à Murielle Laferrière et à Marie-Claude Robitaille, la direction de production à Virginie Léger et la direction de postproduction à Guy Langlois. Stéphane Lafleur signera le montage. 

Le film est distribué par Entract Films.

Crédits

Réalisateur: Guillaume Langlois

Caméraman et monteuse: Sylvie Gravel

Technicienne de production: Julie Pelletier

Coordonnateur: Jocelyn Robert

Remerciements à Judith Dubeau, à Luc Vandal, à Karine Bélanger et à Virginie Léger.

Voyez la capsule ici.

Cinéma

Les Québécoises en force au TIFF

TORONTO - Des films de Louise Archambault, Sophie Deraspe, Jeff Barnaby et Myriam Verreault font partie de la sélection canadienne du Festival international du film de Toronto, dévoilée mercredi.

Dans la section Contemporary World Cinéma, «Il pleuvait des oiseaux» de Louise Archambault, raconte l’histoire de trois ermites et met en vedette Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte, Rémy Girard, Ève Landry, Éric Robidoux et Louise Portal.

«Antigone» de Sophie Deraspe sera présenté dans la même section. Il s’agit d’une adaptation de la tragédie grecque classique, avec Nahéma Ricci dans le rôle titre.

«Blood Quantum», de Jeff Barnaby, sera projeté en première mondiale dans la section d’horreur «Midnight Madness».

Télé

La série «Tchernobyl» stimule le tourisme en Lituanie

VISAGINAS — La minisérie de HBO présentant le cauchemar nucléaire de Tchernobyl a suscité un intérêt mondial pour la catastrophe de 1986 et stimulé le tourisme en Lituanie.

Le pays balte, qui a servi de lieu de tournage à « Tchernobyl », est devenu une destination touristique prisée depuis la diffusion de l’émission plus tôt cette année.

Cinéma

Meryl Streep recevra un prix spécial au Festival du film de Toronto

TORONTO — Meryl Streep figurera parmi les personnalités qui seront honorées lors du tout premier gala Tribute du Festival international du film de Toronto (TIFF).

Meryl Streep devrait recevoir le prix Tribute Actor Award lors de la première campagne de financement annuelle du festival pour une programmation à l'année.

L'événement, qui célébrera les contributions exceptionnelles à l'industrie cinématographique, aura lieu au Fairmont Royal York le 9 septembre.

Le TIFF remettra également le prix Impact à Participant Media, la société de production à l'origine des films «Spotlight» et «Green Book», tous deux primés aux Oscars.

La lauréate du prix Mary Pickford pour le talent féminin émergent et le deuxième gagnant d'un prix Tribute Actor Award seront dévoilés dans les prochaines semaines.

Meryl Steep sera en vedette dans un film présenté au festival cette année, «The Laundromat» de Steven Soderbergh. Le long métrage porte sur un groupe de journalistes qui enquêtent sur le scandale de blanchiment d'argent des Panama Papers.

Le TIFF se tiendra du 5 au 15 septembre.

Fabrique culturelle

Chandail de Loup: choisir la simplicité

Si la simplicité involontaire est le lot de bien des artistes, Florence Payette et Louis-Philippe Dupuy ont décidé qu'elle serait moins pénible au bord d’un lac dans les Laurentides. Ça leur a même permis de vivre de leur art, un exploit dans le monde vertigineux des droits musicaux à l’ère du numérique.

C’est le fait d’avoir un enfant qui les a poussés à se questionner sur la façon dont ils voulaient vivre leur vie. Seulement, ils ont pris le chemin inverse de la plupart des nouveaux parents; ils ont pris un grand risque. Ainsi, ils ont laissé leur emploi de jour à Montréal et sont partis vivre de leur musique à Val-David. Et le risque a payé: on peut entendre la musique de leur groupe Chandail de Loup à la radio (assez pour leur rapporter des sous), et ils se sont habilement transformés en artistes-entrepreneurs, «produisant leur produit», pour paraphraser Louis-Philippe!

Tout cela est le fruit d’un travail acharné, les sources de revenu en cette ère du numérique étant en transformation quasi quotidienne, mais c’est un travail qu’ils n’échangeraient pour rien au monde. 

Ils nous interprètent ici une de leurs chansons, Sul bord.

Voyez la capsule ici.

Télé et radio

Une troisième saison de «Big Little Lies» demeure incertaine

BEVERLY HILLS, Calif. — L’avenir de Big Little Lies est aussi incertain que le destin judiciaire de ses protagonistes.

Le responsable de la programmation à HBO, Casey Bloys, soutient qu’il ne veut pas commander une troisième saison «juste pour le faire». Il avait déclaré un peu plus tôt devant un parterre de critiques de télévision qu’il ne voyait pas d’histoire évidente à poursuivre sur une troisième saison.

On ne sait pas non plus si la controverse entourant la réalisatrice de la deuxième saison, Andrea Arnold, constitue un facteur dans la décision de continuer. Mme Arnold aurait perdu le contrôle du produit final au profit du producteur exécutif et réalisateur de la première saison, Jean-Marc Vallée, et du créateur, David E. Kelley. Le réalisateur québécois a remonté certaines scènes tournées par Mme Arnold, apparemment pour conserver le ton et le style visuel de la série.

Casey Bloys, qui a loué le travail d’Andrea Arnold sur la série, a déclaré mercredi qu’il y avait eu «beaucoup de désinformation» autour de cette affaire. Les réalisateurs télé n’obtiennent généralement pas le contrôle final de la création, a déclaré M. Bloys.

«On n’a jamais promis à Andrea de laisser libre cours à sa liberté de création [...] Nous étions clairs et elle a compris que nous ne cherchions pas à réinventer la série», a-t-il soutenu.

Lorsque la série s’est terminée dimanche dernier, les cinq femmes qui portaient en elles un obscur secret se dirigeaient vers le poste de police de Monterey. On pouvait aisément penser que des aveux étaient à venir — et peut-être, du coup, une autre saison pour le drame à succès produit par Nicole Kidman et Reese Witherspoon.

Mais M. Bloys a assuré que cette fin ne reflétait pas une décision de laisser la porte ouverte à d’autres Petits secrets, grands mensonges, inspirés du roman de Liane Moriarty.

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Arts

La nouvelle série Mon fils : lumière sur la maladie mentale

Après des mois de recherches, d’immersion et d’écriture, Anne Boyer et Michel D’Astous verront leur nouvelle série prendre vie au cours des prochains jours. Mon fils plongera le public dans l’univers de la maladie mentale, à travers un récit intime dont la diffusion est prévue pour février 2020 sur Club Illico.

Le prolifique duo d’auteurs/producteurs de Bromont, à qui l’on doit notamment L’Heure Bleue, Yamaska et Nos étés, s’est senti fortement interpellé par le sujet de la santé mentale, au point de vouloir en faire le thème principal de Mon fils. Désinstitutionnalisation, manque de ressources, manque de communication entre les intervenants, cris du coeur des parents, détresse des patients... il y avait là suffisamment de matière à écriture.

Arts

Luc Senay jouera un psychiatre dans la série Mon fils

Luc Senay a multiplié les rôles au fil de sa longue carrière. Mais c’est la première fois qu’il endossera celui d’un psychiatre. Et vous l’en voyez ravi.

« C’est quelque chose que je n’ai pas encore présenté. Je n’avais jamais eu de personnages avec un nom composé non plus ! » lance-t-il au sujet de ce Jean-Christophe qu’il incarnera dans Mon fils

« Je suis le psychiatre qui prend en charge Jacob quand il se retrouve en institution pour des problèmes de santé mentale. Je l’empêche de sombrer dans une psychose toxique pour éviter qu’il s’enfonce dans la schizophrénie. »

Le comédien de Shefford qualifie la série d’Anne Boyer et Michel D’Astous de « drame avec une lumière au bout ». « J’ai pleuré en lisant le scénario. De voir à la fois la détresse de tout le monde et la lumière qui en émanait, c’était touchant. C’est intéressant de parler de ce sujet. »

Lorsque La Voix de l’Est lui a parlé, Luc Senay avait participé à une première lecture lundi et s’apprêtait à amorcer le tournage à la fin du mois. Selon le scénario, il devrait être très présent tout au long de la série.

Pour ce rôle qui lui a été offert directement, la préparation s’est surtout faite en discutant avec la réalisatrice Mariloup Wolfe. « On garde ça le plus simple possible, dans un contexte plus civil que médical. C’est un univers que je ne connais pas et que je découvre. C’est un peu comme faire un stage », ajoute celui qui avait déjà travaillé avec le duo Boyer-D’Astous dans la série Le Gentleman il y a quelques années. 

Décidément, les choses vont bien pour Luc Senay, qu’on peut voir au grand écran dans le film Menteur et qui poursuit sa tournée québécoise de la populaire pièce Ladie’s Night

« Je suis privilégié », dit-il, en rappelant qu’on le verra également dans la cinquième saison des Pays d’en haut, dans Boomerang et dans la seconde mouture de 5e rang.

Cinéma

Téléfilm Canada finance 12 longs métrages francophones

Des films d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Ricardo Trogi, Luc Picard, Sophie Dupuis, Sébastien Pilote et Louise Archambault font partie des 12 longs métrages de langue française auxquels Téléfilm Canada vient d’accorder du financement, pour un montant total de 16 millions $.

Téléfilm note que la moitié de ces longs métrages sont réalisés ou scénarisés par des femmes.

Les autres réalisateurs ayant obtenu du financement sont Caroline Monnet, Raymond Saint-Jean, Julien Knafo, Miryam Bouchard, Pascal Plante et Ivan Grbovic.

Parmi les films sélectionnés, on note le «Guide de la famille parfaite», de Ricardo Trogi, d’après un scénario de Louis Morissette. Le film racontera l’histoire d’un père et de son adolescente de 16 ans, en pleine crise identitaire.

Téléfilm financera aussi l’adaptation de «Maria Chapdelaine» par Sébastien Pilote, et celle de «La déesse des mouches à feu», par Anaïs Barbeau-Lavalette.

Cinéma

Décès de l'acteur néerlandais Rutger Hauer

LA HAYE — L'acteur néerlandais Rutger Hauer, révélé par le film de science-fiction «Blade Runner» (1982), est décédé à l'âge de 75 ans, ont annoncé mercredi des medias néerlandais, citant des membres de sa famille.

«Rutger Hauer est mort à l'âge de 75 ans. Il était considéré comme l'un des plus grands acteurs des Pays-Bas», a écrit l'agence de presse néerlandaise ANP, ajoutant qu'il était décédé vendredi et avait été enterré lors d'une cérémonie privée.