Télé

«Hommes à louer»: une tendance en pleine évolution

Pratique courante en France, le recours à des escortes masculines s’implante discrètement au Québec. Mais qui sont ces hommes «disponibles» et ces femmes qui osent s’offrir un moment agréable? À Télé-Québec, le lundi 20 novembre, 20h, «Point doc» lève le voile sur ces rencontres occasionnelles.

Il y a différents types d’hommes qui s’engagent dans ce genre de relations : le chic, l’ado, le flambeur. Il est faux de croire que ce sont surtout des femmes fortunées qui sollicitent leurs services. Il s’agit surtout de femmes dont la carrière ne laisse que très peu de temps pour rencontrer des hommes. Le documentaire de Sarah Lebas suit quatre « hommes à louer » dont Prince, qui précise que sa conjointe est au courant de ses activités. Il explique que de l’accompagnement au magasinage, à une soirée au théâtre, ou à l’hôtel, l’escorte est tout à fait au service de sa cliente et répond à ses moindres désirs.

Selon Prince, les femmes ont le même rapport à la sexualité que les hommes. Mais la plupart du temps, ce métier se pratique en cachette. Puis, on rencontre un lycéen dont les parents paient pour son appartement, mais qui doit tout de même se débrouiller pour le reste. On donne également le point de vue de Jay, un graphiste, et d’Aymeric, un fleuriste, sur le métier.

Un mariage royal

Il y a 70 ans, la princesse Élisabeth épousait le prince Philip. Ce fut sans doute l’événement le plus joyeux, le plus festif, le plus spectaculaire à survenir après la Deuxième Guerre mondiale. Il faut voir tout le soin accordé au mariage de celle qui allait devenir Élisabeth II, reine d’Angleterre.

D’abord, la robe de satin ivoire a nécessité le travail précis de plusieurs couturières pour y broder des centaines de motifs à l’aide de perles et de pierreries dans un design conçu par Norman Hartnell. Alexander Armstrong, le présentateur, donne aussi des précisions sur sa bague de fiançailles composée de onze diamants dont un de 3 carats, le fabuleux bouquet de la mariée et l’impressionnant gâteau de mariage, haut de 9 pieds. Le chef-d’œuvre culinaire pesait quelque 500 livres et sa confection avait nécessité 70 livres de sucre et 30 de beurre. Il était décoré d’angelots détaillés de façon stupéfiante.

On attendait au moins 150 invités à ce mariage et les actrices Joan Collins et Sheila Hancock font part de leurs souvenirs concernant cet événement de même que le témoignage du prince Michael de Kent, qui y a participé à titre de petit page. À RDI, le jeudi 23 novembre, 20 h.

Le lait, bon ou mauvais ?

Alors qu’on a toujours appris que le lait, aliment indispensable à la croissance, contient les éléments essentiels pour la santé des os, entre autres, on entend depuis un bon moment que le lait serait finalement néfaste pour la santé. Qu’en est-il exactement ? À Télé-Québec, « Le lait : mensonges et vérités » tente de faire le point sur la question. On part du principe que sous sa formule actuelle, la boisson n’est plus ce qu’elle était. Contrairement à autrefois, le lait passe par plusieurs étapes avant de finir sur la table des consommateurs. Le mercredi 22 novembre, 20 h 10.

La timide, exubérante, hypersensible Barbara qu’on entend encore chanter de sa voix fragile, chagrine, éthérée, en tout cas, unique, inoubliable, enveloppée de mélancolie et de tristesse parfois bousculée par une légère lueur, était, dans la vie, une personne charmante, très drôle qui riait toujours. On raconte ses débuts difficiles, et paradoxalement, le succès qu’elle connaîtra avec la chanson « Nantes », composée au lendemain des funérailles de son père incestueux. « Un jour, un destin/Barbara, au-delà des apparences », le mardi 21 novembre, 20 h, à TV5.

Fred Pellerin, notre Gilles Vigneault caxtonnais, revient nous entretenir des villageois qui l’entourent à « Saint-Élie-de-légendes », pour les quatre semaines qui nous mèneront à Noël, à compter du lundi 20 novembre, 20 h, à Radio-Canada. Dans ce premier épisode, il nous présente « Rocker », maître en jasette puisque tout l’intéresse : politique, femmes, actualité, religion et principalement préoccupé de météo, histoire de venir voir les bordées de neige. Volubile de nature, grâce à internet, il devient intarissable.

À RADIO-CANADA : Ce samedi, 19 h, Lara Fabian est l’invitée de « En direct de l’univers » où on partage ses choix musicaux. À « Mémoires vives », Daniel Dupuis (Stéphane Gagnon) fait la connaissance de son père biologique. Jocelyne (Sonia Vigneault) obtiendra-t-elle la direction de Mémoires vives ? Accepter d’aider une patiente qui souhaite mourir dignement aura des répercussions dans la vie de Claire (Marie-Thérèse Fortin). Le mardi 21 novembre, 21 h.

À TVA : Fidèles au rendez-vous, les petits pourront assister au « Défilé du père Noël, destination Centre-Ville », ce dimanche, 17 h, en rediffusion le dimanche 3 décembre, 13 h 30. Anouk Meunier et Patrice Bélanger animent ce moment important. À 19 h, ce dimanche, on assiste à la grande finale de « La Voix junior ». Puis, suivra à 21 h Guy Lafleur, dont la performance sur glace a fait de lui une légende du hockey, qui se livre à Paul Arcand lors d’une « Conversation secrète ».

À TÉLÉ-QUÉBEC : Soir de fête aux « Francs-tireurs », qui célèbrent leur 500e émission le mercredi 22 novembre, 21 h. À « De garde 24/7 », le jeudi 23 novembre, 20 h, on tente de définir ce qu’est une qualité de vie satisfaisante ; à quel moment les effets négatifs d’un traitement remettent-ils en question la guérison ou la survie ? On peut compter sur le soutien du personnel médical auprès des patients et de leur famille confrontés aux décisions à prendre en regard de « La vie à tout prix ».

À ARTV : Le pianiste britannique Christian Blackshaw interprète le « Concerto no 24 » de Mozart, accompagné de l’orchestre de chambre I Musici, concert présenté en septembre dernier à la Maison symphonique. Le lundi 20 novembre, 21 h.

À EXPLORA : La Grande Muraille de Chine, 21 000 km de ramifications, compte deux mille ans d’histoire. Pourquoi les Chinois l’ont-ils érigée ? Rempart pour se protéger des guerres et des tremblements de terre, la muraille demeure une fascination pour touristes et chercheurs qui travaillent à reconstituer « L’Histoire cachée de la Grande Muraille », le lundi 20 novembre, 22 h.

Télé et radio

24CH devient une émission de jasette

CHRONIQUE / Je ne connais rien au hockey, mais quand je tombe sur la série 24CH à RDS, je reste toujours scotché. Une série bien faite, qui fait réellement voir l’équipe de l’intérieur. Mon intérêt risque toutefois de s’étioler avec la nouvelle formule, 24CH hors glace, qui commence samedi à 18h30 à RDS, et à partir du mercredi 22 novembre à 18h30, à Canal D.

Pour la sixième saison de 20 épisodes, oubliez le vestiaire des joueurs, on a choisi d’abandonner la formule docu-réalité pour en faire une demi-heure de jasette autour de rondelles d’oignon et d’ailes de poulet à la Taverne 1909 du Centre Bell. Marc Denis y reçoit deux joueurs du Canadien et une personnalité publique. Pour la première, on a jumelé Jonathan Drouin et Phillip Danault à l’humoriste Rachid Badouri. Et honnêtement, on n’apprend rien de bien transcendant.

Parmi les invités confirmés, Marc-André Grondin sera jumelé à Paul Byron et Torrey Mitchell, amateurs du film Goon. Louis Morissette, Chuck Hughes et d’autres y seront, et on tente d’arranger une rencontre entre Jay Baruchel et son ami Carey Price, à laquelle se joindrait Shea Weber. En plus d’être de la première, Badouri s’improvise 24e joueur du Canadien et fait des capsules d’humour avec un des invités, à raison de deux par semaine. Les premières avec Phillip Danault ne sont pas particulièrement drôles.

Pourquoi avoir abandonné l’ancienne formule des coulisses? Claude Julien aurait-il maugréé à l’idée de voir entrer des caméras dans son vestiaire? Pas du tout, jure le vice-président à la production de RDS, Domenic Vannelli. Julien a même vécu une expérience similaire à Boston. On considère seulement qu’après cinq saisons, un rafraîchissement de la formule s’imposait. Et on devine que ça coûte aussi beaucoup moins cher.

Il ne sera pas question de l’actualité du CH dans cette nouvelle formule, plusieurs émissions le font déjà. Mais si un joueur est échangé et que l’émission a déjà été enregistrée, c’est dommage, mais on la jette au panier. Comme pour le défenseur suisse Mark Streit, qui avait tourné des capsules avec Rachid Badouri, mais que l’équipe a soumis au ballottage.

RDS a aussi renouvelé 24CH le valet pour une troisième saison, disponible uniquement sur Télé Fibe à la chaîne TV1. Maxim Martin est de retour au volant, accompagnant les deux mêmes joueurs pour la première, Drouin et Danault, à bord d’une camionnette. Encore là, de la jasette sur tout sauf le sport, mais sur qui fait le lavage à la maison. Et on ne sort pas des lignes machos du genre : «Laisser traîner notre linge, c’est une façon de marquer notre territoire».

Ça tombe un peu mal, parce que l’intérêt pour le Canadien n’est pas à son meilleur. Même que la moyenne d’écoute a baissé les soirs de matchs, passant de 686 000 l’automne dernier à 527 000 cet automne.

SYLVAIN ARCHAMBAULT S’EN VA

Sylvain Archambault ne réalisera plus la série Mensonges. Visé par des allégations de harcèlement et d’inconduite sexuelle, il a finalement décidé de quitter la production, qui devra se trouver un nouveau réalisateur. Dimanche, sur sa page Facebook, le réalisateur reconnaissait avoir commis certains faits relatés dans l’article de La Presse, quelques jours après les avoir niés formellement. Dans ce même message, il s’excusait et demandait qu’on lui donne une seconde chance, avec l’intention de poursuivre son travail sur la série Mensonges. Visiblement, les choses ne se sont pas passées comme il l’espérait.

DEUX FINALES ENLEVANTES

Deux bonnes séries prenaient fin lundi soir. Une pour toujours, L’imposteur, et Faits divers, dont le retour est plus qu’incertain. Dans le cas de L’imposteur à TVA, je suis satisfait de la fin qu’a donnée le trio Piérard-Dansereau à son histoire. Ils m’ont bien eu, j’ai cru un instant à la véritable mort de Philippe/Youri (Marc-André Grondin). J’ai moins aimé la deuxième que la première saison, plus lente à démarrer. Mais j’attends déjà la prochaine série de ces auteurs. Je vais m’ennuyer de Faits divers, mon coup de cœur de l’automne sur ICI RC Télé, et de ses personnages hors du commun, particulièrement l’avocate Anne Dupuis (Marie-Ève Beaulieu), qui risque de passer une bonne partie de sa vie derrière les barreaux. Et si on lui donnait une série dérivée comme on l’a fait avec l’avocat de Breaking Bad aux États-Unis? Une deuxième saison de Faits divers est en développement, mais le retour n’est pas assuré.

CANAL+ À 10 DOLLARS

Il faudra débourser 10 $ par mois pour s’abonner à Canal+ International, en débrouillage pour un mois chez Vidéotron à partir de mercredi, aux positions 628 HD et 28 standard. Cette chaîne française relaiera les contenus les plus prisés du Groupe Canal+, dont les émissions Salut les Terriens! avec Thierry Ardisson et Touche pas à mon poste avec Cyril Hanouna. Le jour sera consacré aux 3 à 15 ans, on promet du cinéma français, du foot et rugby pour les amateurs, mais aussi des séries françaises, dont la comédie Catherine et Liliane. Enfin une chaîne française de plus, même si ce n’est pas donné. On espère que Bell, Cogeco et les autres distributeurs suivront.

LES MILLIONNAIRES DU DIMANCHE

Tout le monde en parle a renoué avec le million dimanche, ralliant 1119 000 téléspectateurs sur ICI RC Télé. TVA avait aussi trois titres millionnaires : La Voix junior (1781 000), Vlog (1043 000), et La vraie nature (1035 000), beau succès de l’automne, dont c’était la dernière avant les Fêtes.

Télé et radio

Bye Bye Rozon

CHRONIQUE / L’image était parlante : Martin Petit, entouré d’une dizaine d’humoristes, qui lancent leur propre Festival du rire de Montréal. Une bande d’insoumis motivée qui prépare une petite révolution dans le monde de l’humour québécois. Parmi eux, Michel Barrette, Marie-Lise Pilote, Maxim Martin et le plus drôle d’entre tous hier, Julien Lacroix. Il y en avait du monde sur le plateau de Tout le monde en parle, dimanche.

En tout, une quarantaine d’humoristes ont déjà embarqué dans l’aventure avec Petit. Personne n’a dit non. Et pourtant, «fédérer des humoristes, c’est comme montrer des tours de magie à des chats», blague Martin Petit. Appuyé par la ministre Dominique Anglade et le Mouvement Desjardins, le projet semble solide. Pas encore de dates pour l’événement, mais une rencontre prévue lundi avec la ministre Mélanie Joly.

Comme plusieurs de ses collègues, Petit s’est senti trahi par Rozon, qui produisait sa série Les pêcheurs. Il lui a parlé au téléphone la dernière fois trois semaines avant la sortie du scandale. Et comme chaque fois, Rozon a terminé la conversation en lui disant : «Merci Martin pour ta confiance.» Quelle ironie ! Petit a décroché de Juste pour rire en apprenant que Rozon allait vendre son entreprise au plus offrant. Pas question qu’il participe à ces enchères, s’est-il dit avec d’autres humoristes autour d’une bière. Le projet est né.

La valeur de Juste pour rire a sérieusement chuté depuis, mais ce n’était pas le but, plaide Réal Béland, qui voulait d’un festival partageant de meilleures valeurs. Il souhaite que les techniciens soient mieux payés et que les billets soient moins chers que pour Juste pour rire. «Si on met l’argent à la bonne place, je pense qu’on va réussir à le faire», dit-il. Cathy Gauthier, Les Denis Drolet, Phil Roy, Mike Ward et Louis-José Houde font aussi partie du collectif.

Seconde visite de Margaret Atwood sur le plateau de Guy A. Lepage, pour le nouveau roman C’est le cœur qui lâche en dernier. Un moment de grâce avec cette romancière d’une grande sagesse, à qui je décerne mon étoile du match. La Canadienne a surtout parlé de La servante écarlate, en raison du succès de la série, sur des femmes esclaves de fondamentalistes religieux. L’auteure s’est assurée que tout ce que raconte son histoire s’est déjà produit quelque part dans le monde. Une règle que devra suivre la deux­ième saison, qui n’est plus son histoire, mais pour laquelle elle agit comme conseillère.

Elle admet que l’élection de Donald Trump a eu un effet sur l’équipe de tournage. «Rien n’avait changé dans la série, mais le contexte autour avait changé. La série allait être perçue autrement.» Le Prix Nobel de littérature lui a encore échappé. Assez pour la contrarier? Jamais. «Il faut comprendre ceci : les prix hommage pour l’ensemble d’une œuvre sont des jalons sur le chemin de la mort», répond-elle.

Pierre Thibault, Ricardo Larrivée et Pierre Lavoie ont eu à défendre leur Lab-École, décrié entre autres par les enseignants et les syndicats. Thibault affirme tout de même que le trio est accueilli à bras ouverts lors de ses passages dans les écoles. L’architecte souhaite des cours de récréation avec des arbres, des potagers, que «l’école soit l’endroit le plus attractif».

Valérie Plante n’allait certainement pas abandonner son sens de l’humour en entrant en politique. «On ne devrait pas se sentir coupable de sourire», affirme la première mairesse de Montréal. «Je pense que ça donne envie à ben du monde d’avoir du fun dans la vie!»

Bien sûr, le virage de Richard Bergeron, qui renie soudainement Denis Coderre, la fait sourire. «M. Bergeron est très flexible, idéologiquement parlant. C’est quand même assez drôle à voir.» Ce qui a inspiré à Martin Petit cette nouvelle expression : «Y’a juste Richard Bergeron qui change pas d’idée.»

Valérie Plante promet de ne pas augmenter les taxes, d’envoyer la Formule E au Circuit Gilles-­Villeneuve, n’est pas contre le retour des Expos, mais demandera aux Montréalais s’ils sont prêts à payer. Et elle promet aussi d’éliminer ces chantiers inactifs durant plusieurs jours, qui ajoutent au stress des automobilistes.

Tâche ingrate pour Jonathan Roberge d’arriver après Margaret Atwood, avec les gags de son Petit Roberge un petit peu illustré, qu’il qualifie lui-même de «livre de jokes de toilettes». «Tu vas gagner un prix Nobol», a blagué Martin Petit. Ça ne riait pas beaucoup, avant que l’humoriste sorte ses blagues sur Tout le monde en parle, «un phare pour les radios de Québec, qui sont pendues à leurs lèvres le dimanche soir pour savoir sur quoi bitcher le restant de la semaine».

La toute discrète Jain a fait bon effet sur le plateau. La Française qui chante en anglais n’avait que 16 ans lorsqu’elle a écrit la chanson Come, dont la vidéo a été vue 70 millions de fois sur YouTube. Douée en graphisme, elle a finalement choisi de gagner sa vie avec la musique. Le second album s’en vient, toujours en anglais.

Richard Therrien

Une Révolution s'annonce à TVA

CHRONIQUE / TVA parle d’«une variété de grande envergure» et du «plus grand événement de danse au Québec», rien de moins. Avec Révolution, la nouveauté du réseau prévue pour l’automne prochain, Danser pour gagner, que produira Julie Snyder cet hiver à V, et Les dieux de la danse, possiblement renouvelée à ICI Radio-Canada Télé, l’année 2018 sera celle de la danse à la télé.

Contrairement à Danser pour gagner, qui est une adaptation d’un concept de Warner, Révolution est 100 % québécoise, conçue à la fois par Québecor Contenu et Fair-Play. Vous me direz : qu’y a-t-il d’original à concevoir une compétition de danse, et de remettre le sort des candidats entre les mains d’un jury et du public?

D’abord, les candidats pourront participer en solo, en duo ou même en troupe, quel que soit leur âge, de 7 à 77 ans. «Ça peut être un couple de 70 ans qui fait du cha cha depuis 60 ans, une jeune ballerine de 7 ans, ou un jeune Billy Elliot de 15 ans. C’est large», explique la productrice au contenu, Marianne Boulet, chez Fair-Play. Puis, l’émission comptera sur une technologie bien spéciale, qui permettra de voir la danse sous tous ses angles, d’où le titre Révolution. La production reste encore mystérieuse sur cette nouvelle technologie, mais elle sera la marque de commerce de l’émission, au même titre que les fauteuils qui tournent le sont à La voix.

Trois grosses pointures de la danse composent le jury, qu’on appelle «les Maîtres», à commencer par le plus célèbre, l’explosif Jean-Marc Généreux, ancien chorégraphe de So You Think You Can Dance et juge de la version canadienne. Les deux autres sont Steve Bolton, qui est derrière le succès québécois des comédies musicales Footlose et Mary Poppins, et qui a oeuvré entre autres sur America’s Best Dance Crew, le format qu’a acquis Julie Snyder pour V; et Lydia Bouchard, éminente chorégraphe des spectacles de la Série Hommage du Cirque du Soleil, et qui a travaillé avec Robert Lepage sur La damnation de Faust.

D’une dizaine de semaines, la compétition se déroulera en trois étapes, ce qu’on appelle dans le jargon de la télé un format non linéaire. D’abord, les auditions devant les juges. Puis, des face à face. Et enfin, les meilleurs s’affronteront lors des trois dernières émissions, en direct. À chaque étape, les candidats pourront s’appuyer sur des professionnels du monde de la danse pour tenter d’accéder à la suivante. Ce sera au public d’élire son ou ses préférés parmi les finalistes. Chaque émission aura une durée de 90 minutes.

Télé

Witherspoon et Aniston dans une nouvelle série d’Apple

LOS ANGELES — La vedette de «Friends» Jennifer Aniston fait un retour à la télévision, en compagnie de l’actrice Reese Witherspoon.

Les deux actrices seront en vedette dans une série dramatique sur une émission de télévision matinale, qui sera diffusée par Apple. Elles agiront également à titre de productrices.

Jennifer Aniston s’est fait connaître grâce à son rôle de Rachel dans la comédie de NBC «Friends», qui a été diffusée de 1994 à 2004. Elle s’est ensuite concentrée sur le cinéma avec des films comme «Office Space», «Bruce Almighty» et «Marley & Me».

Reese Witherspoon a de son côté connu du succès au petit écran la saison dernière, avec la série «Big Little Lies», réalisée par Jean-Marc Vallée et diffusée sur HBO.

La nouvelle série marquera des retrouvailles pour les deux actrices, puisque Reese Witherspoon a interprété la soeur de Rachel dans «Friends».

Apple a annoncé avoir commandé deux saisons de la série, dont le titre et la date de diffusion n’ont pas encore été annoncés. On ignore également si l’émission sera distribuée sur iTunes ou sur une autre plateforme.

RICHARD THERRIEN

Le tournage de «Mensonges» est reporté

BLOGUE / La maison de production Sovimage a décidé d'interrompre temporairement le tournage de la série «Mensonges». La productrice Sophie Deschênes souhaite prendre les prochaines semaines pour faire la lumière sur les allégations de nature sexuelle concernant le réalisateur Sylvain Archambault, révélées par «La Presse» mercredi.

L'équipe en était à la moitié du tournage de cette quatrième saison de Mensonges, qui doit être diffusée en 2018 sur Addik. Fanny Mallette, Éric Bruneau, Sylvain Marcel et Claude Legault sont parmi les vedettes de cette série.

On devait tourner demain et la semaine prochaine, avant de prendre une pause déjà prévue. Sophie Deschênes précise que ces dates sont simplement reportées. «Je dois prendre le temps de vérifier les allégations, que j'ai apprises en même que tout le monde dans le journal. Je prends ça au sérieux», affirme la productrice, qui ne précise pas si un nouveau réalisateur pourrait prendre la relève.

Les deux autres séries réalisées par Sylvain Archambault, Les pays d'en haut et Cheval-serpent, ont déjà été tournées, et seront diffusées tel que prévu en janvier sur ICI Radio-Canada Télé.

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Chronique

Go go go! Une autre série sur le hockey

CHRONIQUE / Quoi, une série sur le hockey qui n’est pas Lance et compte? Attendez-vous à un changement radical avec Demain des hommes, nouvelle série de fiction sur de jeunes espoirs du hockey de 16 à 20 ans. Déjà, on passe de Réjean Tremblay à Guillaume Vigneault, plus connu pour ses romans, qui baignent dans un tout autre univers.

L’œuvre de 10 épisodes d’une heure sera offerte au printemps sur l’Extra d’ICI Tou.tv, avant d’apparaître à la télé. L’équipe de Melenny, qui est notamment derrière Les Boys, tourne depuis trois jours sur la Rive sud de Montréal, mais l’histoire est campée dans la ville fictive de Montferrand. Comme Jos Montferrand, de la chanson de Gilles Vigneault, le père de l’auteur. Une ville qu’on pourrait comparer à l’importance de Saguenay, avec son propre quotidien, ses stations de radio.

Après avoir travaillé ensemble pour le film Tout est parfait, Guillaume Vigneault et le réalisateur Yves Christian Fournier (Blue Moon) se retrouvent pour cette série. Le duo s’était perdu de vue, mais une rencontre dans un bar a ravivé leur désir de travailler ensemble. Fournier a aussitôt embarqué dans l’histoire de Vigneault et l’intériorité de ses personnages.

Les Draveurs de Montferrand font partie de la Ligue de hockey junior élite, aussi fictive. On aurait bien voulu emprunter le nom de la vraie Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais on a reçu un refus de l’organisation, qui ne souhaitait pas donner cette image. Demain des hommes n’est pas une série à la Walt Disney, prévient son réalisateur. Oui, les joueurs boiront de l’alcool, comme dans la vraie vie. Et bien sûr, certains joueurs défieront le couvre-feu et courront les filles. «Si tout le monde se couche à 11h, c’est plate!» lance Guillaume Vigneault, qui trouve qu’on ne voyait pas assez de hockey dans nos fictions.

Actualités

Les Canadiens se tournent davantage vers internet pour la radio et la télévision

OTTAWA — Sans pour autant déserter la radio et la télévision, les Canadiens consomment leur contenu autrement, constate le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Dans un rapport rendu public mercredi, le CRTC signale que les Canadiens se rabattent de plus en plus vers les plateformes numériques.

En 2016, les adultes canadiens ont écouté en moyenne 3,1 heures de télévision en ligne chaque semaine, contre 2,7 heures l’année précédente.

Cette hausse semble s’être réalisée aux dépens des écrans traditionnels, par lesquels les Canadiens ont consommé 26,6 heures de contenu télévisuel chaque semaine — soit 36 minutes de moins qu’en 2015.

Le CRTC signale une tendance semblable en ce qui a trait au contenu audio, alors que les Canadiens ont passé en moyenne 14,5 heures par semaine à syntoniser des chaînes de radio traditionnelle, soit plus d’une heure de moins qu’en 2015.

Son rapport indique aussi que 22 pour cent des Canadiens ont écouté la radio en ligne en 2016 et plus de la moitié d’entre eux ont regardé des vidéos de musique en continu sur internet, sur des plateformes comme Youtube.

Engouement pour les services de télévision en ligne

Dans l’ensemble, 44 pour cent des Canadiens sont abonnés à des services de vidéo en ligne comme Netflix ou le Club Illico. Cette proportion grimpe à 64 pour cent chez les Canadiens âgés de 18 à 34 ans. Près du quart d’entre eux écoutent d’ailleurs la télévision exclusivement sur internet.

Cette tendance est plus répandue chez les anglophones, tous âges confondus : 13 pour cent d’entre eux ont regardé la télévision exclusivement en ligne en 2016, contre 5 pour cent quatre ans plus tôt.

Chez les francophones, ce taux se maintient à 4 pour cent depuis 2014.

Le CRTC rapporte que 26 pour cent des Québécois sont abonnés à Netflix, contre 56 pour cent des Albertains.

« Le rapport de cette année démontre à quel point les jeunes Canadiens se tournent vers les plateformes numériques pour accéder au contenu audio et vidéo qui les intéresse », a déclaré par communiqué le président du CRTC, Ian Scott.

Il estime toutefois que les diffuseurs traditionnels savent s’adapter à cette nouvelle réalité et continuent d’occuper une place importante dans la vie des Canadiens.

Les revenus du domaine de la radiodiffusion se sont effrités de 0,5 pour cent en 2016, pour atteindre 17,85 milliards $.

Télé et radio

L'étoile du match à Michel Tremblay

BLOGUE / C'est un Michel Tremblay splendidement en forme et enthousiaste qui s'est présenté sur le plateau de «Tout le monde en parle», diffusée dimanche. Un monument vivant, plein de projets, qui savoure encore la création, et qui inspire toujours la fierté. Un nouveau roman, une 32e pièce chez Duceppe, le 50e des «Belles-Sœurs», et des prix prestigieux à la pelle: ça bouge dans l'univers de Tremblay.

L'heureux auteur de 75 ans en avait quand même beaucoup à dire sur l'insuffisante augmentation de 4 millions de dollars, allouée par l'ex-ministre de la Culture, Luc Fortin, au Conseil des arts et des lettres du Québec. «J'avais l'impression qu'il lançait des pinottes dans une cage de singes en disant: «Partagez-vous ça et faites-nous rire après.» C'est ça les artistes. 4 millions sur [un surplus budgétaire record de] 4 milliards, c'est inimaginable», s'est-il indigné.

«C'est pas vrai que les artistes sont des paresseux. Ceux qui crèvent de faim, c'est parce qu'ils n'ont pas de travail», a-t-il dit, parlant d'une fausse croyance de la population. Dans ce plaidoyer en faveur des artistes, il a rappelé que la culture peut aussi être rentable. «Jamais un gouvernement du Québec n'a avoué que placer une piastre dans la culture, ça en rapporte quatre ou cinq!»

Il paraît en grande forme, même s'il a conservé des séquelles de son cancer. «Mais au moins, je suis vivant. C'est un prix à payer très peu élevé», dit-il, ajoutant que si son cancer l'avait emporté, la diaspora des Desrosiers n'existerait pas.

Trois députés contre un ministre, issus de quatre partis politiques, on ne voit pas ça souvent. À Amir Khadir, Pascal Bérubé et François Bonnardel, qui réclamaient des réponses de l'UPAC sur l'arrestation de Guy Ouellette, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a répété que les députés n'avaient pas à s'improviser enquêteurs ou inquisiteurs. «Il faut respirer par le nez», a dit le ministre, inébranlable.

Entre Guy Ouellette et Robert Lafrenière, qui dit la vérité? «Il ne faudrait pas jouer aux devinettes», répond le ministre Coiteux. Et sur la différence entre «piéger» et «appâter» invoquée par l'UPAC, le libéral répond: «C'est une différence aussi subtile que celle qui aurait entre un crocodile et un alligator.»

Au milieu d'un débat souvent cacophonique, Amir Khadir a accusé le ministre Coiteux de malhonnêteté intellectuelle. «Ça fait six ans qu'on attend les résultats d'enquêtes sur le financement illégal du Parti libéral du Québec», pas «une question d'individus mais de crime organisé».

Réjouissant duo de Gaspésiens que Klô Pelgag et Patrice Michaud, gagnants à l'ADISQ. La première, originale et pétillante, s'exprime beaucoup par son look et ses vêtements, peu importe les critiques. «Il y a tellement de raisons d'être fâché dans la vie. Si j'aime pas la tarte aux pommes, je vais pas lui enlever le droit d'exister», dit celle qui donne tous ses trophées à sa mère, sa fan numéro un.

Pour pouvoir utiliser les mots de Réjean Ducharme dans sa chanson Kamikaze, Patrice Michaud lui a écrit une lettre et l'a envoyée à son éditeur. Il ignore si l'auteur l'a lue, mais se réjouit d'avoir obtenu l'autorisation désirée. Avant de devenir connu, Michaud enseignait l'éducation au choix de carrière et la formation personnelle et sociale. Il a même eu Klô Pelgag, alors Chloé Pelletier-Gagnon, comme élève. «Un prof tellement charismatique!» dit la chanteuse.

«Comme tout le monde, j'ai trouvé ça inacceptable», a dit Maripier Morin au sujet des inconduites sexuelles d'Éric Salvail, qui produisait son talk-show Maripier!. Elle a préféré laisser la place aux victimes plutôt que de se prononcer sur les réseaux sociaux, et souhaite que la prise de conscience sur le harcèlement sexuel dure plus que deux semaines. Elle n'a pas parlé à Éric Salvail depuis la sortie du scandale, et reprendra le micro des «Fantastiques» cette semaine à Rouge FM, en alternance avec trois autres animateurs.

L'animatrice voulait garder sa journée de mariage privée, mais y consacre finalement trois émissions sur sa nouvelle plateforme numérique MaripierMorin.com. «J'avais envie que ça sorte à ma façon», dit-elle. L'ancienne beauté du «Banquier» n'a pas hésité une seconde à accepter le rôle que lui a offert Denys Arcand dans son prochain film, «Triomphe de l'argent». Elle avoue «avoir un kick» sur le cinéaste, et a eu la piqure du jeu durant le tournage.

Auteur de Mes 25 ans aux USA – Et puis Trump a été élu, le journaliste de La Presse Richard Hétu croit que Donald Trump complétera son mandat, entre autres parce que le Congrès est à majorité républicaine. L'affaire russe reste tout de même un dossier explosif. La question n'est plus de savoir s'il y a eu ingérence des Russes dans l'élection présidentielle, mais jusqu'où c'est allé. Ce passionné de politique, qui vit à Manhattan, est devenu citoyen américain en 2009, entre autres inspiré par son épouse afro-américaine, issue du quartier des Obama. Il souhaitait ainsi participer au débat démocratique en obtenant le droit de vote.

François Pérusse dû tout réécouter toute son œuvre sur disque pour en choisir ses morceaux préférés, qui figurent sur Best ove! Il a réussi à nous faire rire en parlant de la mort de son père. Quand celui-ci, qui avait beaucoup d’humour, lui a demandé de le «débrancher», il lui a répondu: «P’pa, t’es même pas branché!» En sortant de chez l’entrepreneur de pompes funèbres, il a fait son deuil en écrivant un sketch sur le sujet. «On s’est tous trouvés un peu niaiseux», dit-il, au sujet de Gilbert Rozon, arrêté en 1998, mais à qui on a fait une confiance aveugle depuis.

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RICHARD THERRIEN

L'affaire Guy Ouellette discutée chez Guy A.

BLOGUE / Il sera bien sûr question de l'arrestation du député libéral Guy Ouellette par l'UPAC, dimanche à «Tout le monde en parle». Pour en discuter, le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux, ainsi que les députés Pascal Bérubé, François Bonnardel et Amir Khadir.

Guy A. Lepage reçoit aussi Michel Tremblay pour son nouveau roman Le peintre d’aquarelles, Maripier Morin pour sa plateforme Maripiermorin.com, les lauréats de l'ADISQ, Klô Pelgag et Patrice Michaud, François Pérusse pour son Best Ove!, et le correspondant de La Presse à New York, Richard Hétu, pour son essai Mes 25 ans aux US – Et puis Trump a été élu.

À Télé-Québec, ce soir (jeudi) à 21h, à Dans les médias, Marie-Louise Arsenault accueille Ricardo Larrivée et Myriam Ségal. Vendredi à 21h, Deux hommes en or reçoit Janette Bertrand, Lara Fabian, Valérie Plante et May Jackalope.

À TVA, vendredi à 19h, Ça finit bien la semaine convie Guillaume Lemay-Thivierge, Pierre Verville, Daniel Lemire et Marc Dupré. Dimanche à 21h, La vraie nature réunit Jérome Ferrer, Dave Morissette et Katherine Levac.

À ICI ARTV, dimanche à 19h, La soirée est (encore) jeune accueille Pierre Hébert comme invité d’honneur, André Ducharme et Jean-Philippe Dion.

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