Pierre Antoine Lafon Simard, Josianne T. Lavoie et Louis-Philippe Roy

Zones Théâtrales reprend les quatre épisodes de Néon Boréal

La biennale Zones Théâtrales se poursuit les 11 et 12 septembre avec les quatre épisodes de Neon Boreal, genre de vrai-faux documentaire évoquant la polarisation des États-Unis à l’ère de Donald Trump... et spectacle qui se décline à la fois sur les planches et en baladodiffusion.

Transistor Media a enregistré une série de quatre podcasts à partir des représentations données à Ottawa et Montréal, en mai dernier, quand le Théâtre Trillium a inauguré cette série coécrite par deux de ses fidèles collaborateurs, Josianne T. Lavoie et Louis-Philippe Roy.

Afin de ne pas contaminer les oreilles du public, les balados ne seront toutefois mis en ligne qu’après les représentations données dans le cadre des Zones. Les enregistrements seront en revanche fin prêts (sur le site internet transistor.media) lorsque s’amorcera la tournée canadienne que Neon Boreal entreprendra en 2020, avec un arrêt à Québec (au Théâtre Périscope) prévu du 10 au 14 mars.

« On s’est dit que ce serait le fun que le public des Zones n’ait pas entendu les balados, avant », sourit le directeur artistique du Trillium, Pierre Antoine Lafon Simard, tout en concédant que « le plaisir peut aller dans les deux sens ».

Il a non seulement mis en scène le spectacle, mais il est aussi sur les planches, derrière une énorme console, à lancer discrètement les quelque 250 cues d’une « trame ambiophonique » particulièrement étoffée.

Ces environnements sonores nourrissent le live théâtral, musical et la balado. L’idée est de multiplier les sons de forêt ou de machines à sous pour donner l’illusion de la réalité documentaire.

En 2016, les deux auteurs s’étaient lancés ensemble dans un voyage aux antipodes des États-Unis — elle, en Alaska ; lui, à Las Vegas — avec un projet de création épistolaire. Qui, dans le feu de la réalité politique, a complètement changé de forme, pris une saveur journalistique, et est devenue une initiative « transmedia ».

« Avant de se séparer, ils ont fait une escale d’une demi-journée. À New York ; ils se sont retrouvés sur Times Square — ça ne s’invente pas — le soir où Donald Trump remportait l’élection et acceptait la présidence. Inévitablement, l’onde de choc » dont ils ont été témoins, « et qu’on vit encore aujourd’hui », précise Pierre Antoine Lafon Simard, a guidé leur volonté d’aller à la rencontre des gens » pour les questionner.

Polarisation

Les personnes alors rencontrées voulaient naturellement s’exprimer, se positionner sur cette victoire électorale qui divisait l’Amérique, poursuit-il en parlant de quête identitaire à travers des États— « Désunis ».

« La polarisation qu’ils ont ressentie sur Time Square a donc teinté leurs rencontres et leurs conversations ; les gens avaient envie de parler de ça ».

Et c’est précisément ce qui a « nourri tout le spectacle », car les deux auteurs, retrace-t-il, étaient partis dans l’idée d’une exploration des pôles — en mettant en opposition les lumières boréales et les néons de Las Vegas ; le désert de neige et les dunes de sable ; le vide et la frénésie — pour voir comment eux-mêmes allaient réagir, aux extrémités de ces polarités.

« Au départ, c’était censé être une pièce épistolaire entre les deux... mais en donnant la parole aux gens, ils [Josianne T. Lavoie et Louis-Philippe Roy] se sont dits : ‘on est beaucoup moins intéressants que les gens que nous côtoyons. Donc, faisons honneur à ça’. Ils se sont donc tournés vers une démarche plus journalique, avec un «vrai travail de terrain».

«C’est une écriture qui a eu l’humilité de réagir à son environnement, pour en extraire le meilleur» ; et qui, pleine d’«abnégation», a tenu à mettre à l’avant-plan les personnages plutôt que l’auteur, poursuit-il en évoquant le «piège de l’autobiographie» qui a selon lui marqué la production théâtrale des années 80 et 90, en lui servant de prisme ou de métaphore de la société.

La production a ensuite secoué cette bulle journalistique, en jouant sur le «fragile équilibre entre le réalisme et la fiction». Un «réalisme trafiqué» pour mieux rendre justice à la multiplicité des personnages, dit-il, mais tout en veillant à ne pas «prostituer» les propos de chacun. Et rien n’est plus amusant que d’observer et décortiquer comment la «grosse machine » qu’est Néon Boréal glisse parfois dans la «supercherie», estime M. Lafon Simard.

Les quatre comédiens — Inès Talb, Sabrina Bisson, Alexandre-David Gagnon et Dany Boudreau — se partagent une infinité de rôles, donnant corps aux nombreuses voix que les auteurs ont interviewées lors de leur périple parallèle.

«Au-delà de l’interprétation magnifique» et des textes qu’ils estiment «très riches, drôles, savoureux, touchants», Pierre Antoine Lafon Simard se réjouit d’offrir «un vraiment beau spectacle, esthétiquement».

L’équipe a fignolé les atmosphères, notamment via les éclairages : grâce à «cette gigantesque sculpture de néon qui est au-dessus de nos têtes», composée de tubes LED aux faisceaux polychromes, Emilio Sebastiao «a réussi à créer 250 environnements » laisse-t-il entrevoir.

À noter : les épisodes sont indépendants les uns des autres. «Il y a des easter eggs pour les assidus, mais ils ne sont pas du tout nécessaires à la compréhension du spectacle», précise le metteur en scène, en espérant déjà que les auteurs «replongent dans leur boîte à personnages» et lui pondent bien vite une deuxième saison.

En attendant, le directeur artistique du Trillium prépare une authentique pièce de théâtre-documentaire intitulée Panama, qui portera quant à elle sur la crise panaméenne.

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POUR Y ALLER

Quand :

Mercredi 11 septembre (épisode 1 à 21 h et épisode 2 à 22 h)

Jeudi 12 septembre (épisode 3 à 19 h et épisode 4 à 20 h

Où : Le LabO (Galerie d’art d’Ottawa ; 10, avenue Daly)

Infos : billetterie du CNA ; 1-888-991-2787 ; ticketmaster.ca

Arts et spectacles

Deux nominations à l’ADISQ pour la salle Odyssée

La Maison de la culture de Gatineau récolte deux nouvelles nominations dans le cadre du prochain gala de l’ADISQ – dans les catégories « Salle de spectacles de l’année » et « Diffuseur de spectacles de l’année ».

Ces deux citations portent à 21 le nombre de nominations récoltées par le difuseur gatinois, qui a déjà remporté six trophée Félix, dans ces deux mêmes catégories...

Arts et spectacles

Broue - Les nouveaux hommes des tavernes

Faites-vous partie des oiseaux rares qui se mordent les doigts d’avoir raté «Broue»? Vous n’avez jamais réussi à trouver une gardienne en 40 ans pour voir la pièce? Vous êtes jaloux de votre voisin qui l’a vue 52 fois? Bénissez le ciel, vous avez une bonne étoile. Benoît Brière, Martin Drainville et Luc Guérin ont décidé de reprendre le flambeau de cette pièce culte. À eux maintenant de le porter bien haut...

On n’abandonne pas une recette gagnante, dit-on. C’est ce que s’est dit le trio lorsqu’il a eu vent que les trois M — Michel Côté, Marc Messier et Marcel Gauthier — quittaient leur taverne, après avoir sifflé une bière et une autre pendant 3322 représentations. Le livre des records Guinness est là pour témoigner de leur exploit.

Spectacles et théâtre

Lionel Lehouillier et Dillon Orr honorés

Lionel Lehouillier et Dillon Orr ont reçu le Prix d’excellence attribué à un artiste émergent, remis par la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada (FATFC).

En juin dernier, Lionel Lehouillier a remplacé Dillon Orr à la direction artistique du Théâtre Tremplin. Les deux créateurs sont depuis plusieurs années très impliqués dans le milieu théâtral francophone d’Ottawa-Gatineau.

La Fondation a profité de la tenue de la biennale des Zones Théâtrales pour remettre jeudi soir 7 prix d’excellence et un prix hommage. Les lauréats de ces huit prix se sont partagé 58 000 $ en bourses. 

Le prix émergence a été attribué au tandem pour leur projet Laitue Matinale — dont ils ont pu faire mardi une première lecture publique dans le cadre des Zones. Il est doté d’une bourse de 10 000 $, ce qui permettra aux deux corécipiendaires de poursuivre leurs explorations scéniques, souligne la Fondation.  

Tenue au CNA, cette quinzième cérémonie de remise des Prix d’excellence de la FATFC a été l’occasion de couronner l’Acadienne Anita Landry du prix hommage (Prix Marcus-BMO), lui aussi accompagné d’une bourse de 10 000 $. 

Le lauréat du prix hommage devant désigner un protégé, Mme Landry a choisi la directrice administrative de Satellite Théâtre, à Moncton, Brigitte Gallant — qui recevra quant à elle 3 000 $, grâce au soutien financier du Théâtre français du CNA.

Les deux autres prix d’excellence nationaux ont été remis à Anaïs Pellin, de Vancouver et Allain Roy, de Caraquet. Les prix régionaux ont été répartis entre Vincent Leblanc-Beaudoin, de Toronto (Ontario) Xavier Gould et Céleste Godin (Acadie) et Sabrina Auclair, de Vancouver (pour la zone  Ouest).

Pour plus de détails sur les lauréats, on peut consulter le site de la FATFC.

Musique

Pas d’action collective pour le retard sur scène du rappeur Travis Scott à Osheaga

MONTRÉAL - L’action collective que voulaient intenter des festivaliers frustrés du retard sur scène du rappeur Travis Scott lors du festival Osheaga en août 2018 n’a pas été autorisée.

C’est le juge André Prévost de la Cour supérieure qui a tranché dans cette affaire en juin dernier et qui a mis terme à cette poursuite en refusant de lui donner le feu vert.

«Il s’agit d’un jugement d’intérêt pour l’industrie du divertissement», a souligné en entrevue Me Myriam Brixi, avocate chez Lavery Avocats, qui a mené ce dossier pour Evenko.

Car il s’agit de la première demande d’autorisation d’une action collective au Québec pour un retard lors d’un spectacle, ajoute-t-elle.

Dans cette histoire, Megan Le Stum, une étudiante universitaire, se procure une «passe week-end admission générale» pour le festival de musique qui se tient à Montréal en août 2018, au parc Jean Drapeau, au coût de 327 $.

Elle se décrit comme une grande admiratrice de Travis Scott, «l’un des rappeurs les plus populaires du monde musical». C’est en raison de sa présence à Osheaga qu’elle dit avoir acheté une passe week-end. Sans lui, elle aurait passé son tour. Le 3 août 2018, Travis Scott devait offrir une performance à 21 h 45 pour 70 minutes.

Or, le soir tant attendu, les choses se gâtent.

À peu près au moment où il devait se présenter sur scène, ses admirateurs voient plutôt apparaître un message sur grand écran les avisant qu’il est en retard. Puis, 15 minutes plus tard, vers 22 h 15, un message leur indique qu’il a été retardé aux douanes, mais qu’il est en route vers le parc. D’autres messages seront affichés par la suite.

L’étudiante, jugeant que la foule devenait agressive, quitte avec ses amis le site du festival vers 22 h 30, disant avoir peu d’espoir que l’artiste se produise vu l’approche du couvre-feu du site, fixé à 23 h, est-il rapporté dans la décision.

Finalement, le rappeur apparaît sur scène à 23 h 02 et son concert se termine à 23 h 40. Une prestation d’environ 40 minutes, moins que les 70 annoncées.

Il est ainsi réclamé à Gestion Evenko, qui se spécialise dans la production de festivals et d’événements musicaux, une somme de 115 $ par festivalier. Evenko n’a pas respecté sa part du contrat, allègue l’étudiante.

Mais le juge ne donne pas suite à ses doléances.

«D’abord, le tribunal refuse de réduire l’expérience du festival Osheaga à une seule performance, même celle d’une tête d’affiche», a expliqué en entrevue Me Brixi.

Les détenteurs de passes week-end, dont fait partie Mme Le Stum, bénéficient de la possibilité d’assister à la prestation de 132 artistes au cours des trois jours du festival, écrit le magistrat.

«Si, comme le prétend Mme Le Stum, la prestation de Travis Scott était la considération principale l’ayant conduite à participer au (festival), alors pourquoi a-t-elle acheté une passe pour trois jours plutôt que pour la seule journée du 3 août? Pourquoi avoir dépensé 320 $ plutôt que seulement 115 $?», demande le magistrat dans sa décision.

Et puis, «la décision de quitter le site vers 22 h 30 était la sienne: rien ne l’y forçait», ajoute-t-il.

Le juge Prévost note aussi que «les retards dans la présentation d’une prestation d’un artiste n’est pas chose exceptionnelle pour qui fréquente le milieu culturel». Il note que l’organisateur avait pris le soin de préciser, «dans sa programmation et sa publicité», que non seulement l’horaire, mais aussi les artistes, sont «sujets à changement».

Le tribunal conclut que le dossier constitué par Mme Le Stum ne démontre pas le défaut par Evenko de respecter ses obligations contractuelles envers elle.

«La décision est d’importance pour l’industrie de l’événementiel en ce qu’elle reconnaît que l’organisateur d’un événement d’envergure doit parfois faire face à des imprévus et qu’il dispose d’une marge de manoeuvre raisonnable pour s’ajuster», explique Me Brixi, spécialisée notamment dans les dossiers d’actions collectives.

«Bien sûr, chaque situation sera un cas d’espèce, mais un promoteur bien avisé prendra soin d’indiquer dans sa documentation que des changements sont possibles», poursuit-elle.

Il est à noter qu’il n’y a pas eu de procès dans cette affaire, le juge Prévost ayant refusé que l’action aille de l’avant.

L’affaire n’a pas été portée en appel, a indiqué Me Brixi.

Spectacles et théâtre

Les Zones théâtrales prennent leur envol

La huitième édition des Zones Théâtrales a pris son envol, lundi soir, avec la présentation au Centre national des arts (CNA) de la pièce «Jack», un roadtrip identitaire qu’a mis en scène la Gatinoise Magali Lemèle (une deuxième représentation a lieu ce mardi soir, 10 septembre, à 21 h ; s’ensuivra une discussion d’après-spectacle).

La biennale se poursuit jusqu’au 14 septembre, au fil de huit productions canadiennes, ainsi que des œuvres « en chantier », des mises en lecture de textes inédits et de rencontres destinées aux artisans du milieu théâtral, qu’ils soient professionnels ou amateurs.

La programmation inclut deux collaborations avec le nouveau Théâtre autochtone du CNA (qui ouvre sa première saison à vie cette semaine): les pièces «Mokatek» (13 et 14 septembre) et «Là où le sang se mêle» (présentée en français les 13 et 14 septembre; puis du 16 au 18 en anglais).

Parmi les temps forts de la semaine, notons «La fille du facteur», en pleine immersion multimédia; «Les limites du bruit possible», pièce muette – mais circassienne – portant sur le deuil (les 9 et 10 septembre à la Nouvelle Scène); ainsi que Néon Boréal, une étonnante série théâtrale à laquelle se greffe un volet balladodiffusion, qui présentera ses quatre premiers épisodes en rafale, les 11 et 12 septembre (à la Galerie d’art d’Ottawa).

Écrite par deux auteurs de la région, Josianne T. Lavoie et Louis-Philippe Roy, et mise en scène par Pierre-Antoine Lafon Simard pour le Théâtre Trillium, cette série réunit les comédiens Sabrina Bisson, Dany Boudreault, Alexandre-David Gagnon et Ines Talbi.

La programmation est signée Gilles Poulin-Denis, directeur artistique des Zones.

Renseignements : zonestheatrales.com

Arts et spectacles

Les F35 sont arrivés

La vedette du spectacle aérien Aero Gatineau-Ottawa a pris ses quartiers dans la région.

Le Lockheed Martin F35 a atterri à l’aéroport d’Ottawa avec toute l’équipe de démonstration de la US Air Force.

Le spectacle aérien débute ce vendredi avec la présentation nocturne d’un planeur dont les ailes sont munies de fusées éclairantes.

Parmi les faits saillants du week-end, soulignons le Hornet CF-18, les Snowbirds ainsi que plus de 70 appareils en vol et au sol.

Les portes ouvrent à 17h vendredi alors que les samedi et dimanche, on pourra prendre place sur le terrain de l’Aéroport exécutif de Gatineau dès 9h30. Pour obtenir l’horaire complet de la fin de semaine, visitez le site web de l’événement.

Sur la photo, Marc Ouellet est accompagné de deux pilotes de F35 de la USAF.

Spectacles et théâtre

Nickelback met le feu au FMG

CRITIQUE / Rock et pesante comme elle se doit de l’être : c’est bien huilée, quoique lisse et un brin sage, que la machine Nickelback a roulé au parc de la Baie vendredi soir.

La deuxième soirée du 32e FMG a sans doute répondu aux prières des organisateurs. Le temps était radieux. Dès 18 h, le festival fourmillait de visiteurs de tous les groupes d’âge, déjà.

Spectacles et théâtre

Éric Lapointe au FMG: «une soirée qui restera dans les mémoires»

Si on voulait s’assurer du succès d’un spectacle, on monterait un show avec Éric Lapointe. Si on voulait s’assurer d’avoir le plus gros show en ville, on monterait un show pour souligner l’anniversaire de naissance d’Éric Lapointe avec le band de «Belle et Bum» !

Alors, bien nous en fasse, puisque les organisateurs du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG) y ont pensé avant nous.

Dimanche soir, sur la scène Casino du Lac-Leamy, Normand Brathwaite, Mélissa Lavergne et tous les musiciens de Belle et Bum présenteront une soirée où Éric Lapointe sera la vedette.

« On ne pouvait simplement pas passer à côté des 50 ans du plus grand rockeur du Québec, lance Normand Brathwaite en entrevue téléphonique avec Le Droit. Éric est un ami de Belle et Bum, un artiste incontournable du paysage musical du Québec et un gars hyper généreux. Je peux vous dire que cette soirée-là restera dans les mémoires longtemps. »

Et comme pour marquer la pérennité de l’événement, le spectacle sera diffusé sur les ondes de Télé-Québec le samedi 14 septembre à 21 h. « On lance notre 17e saison avec ce show-là, d’ajouter le musicien et animateur. C’est dire à quel point on met tous les efforts possibles pour que le spectacle soit à point. »

Des invités

Au cours de la soirée, plusieurs invités se succéderont sur scène afin d’interpréter des chansons de Lapointe ou des pièces que le rockeur affectionne particulièrement.

Parmi les artistes invités, on retrouve Luce Dufault, Isabelle Boulay, Marc Hervieux, Mélissa Bédard, Stéphanie St-Jean et Rick Pagano.

« On a choisi nos invités en fonction de leurs affinités avec Éric, de confier Brathwaite. Luce, Isabelle et Marc sont des amis personnels. Stéphanie et Rick, on les a vus à La Voix. Il va y avoir une belle complicité sur scène. Les gens vont adorer ça. »

À LIRE AUSSI: Éric Lapointe «adore venir à Gatineau»

Le cadeau de Stéphanie St-Jean

Quant au jubilaire, il n’aura pas le temps de manger du gâteau entre les tounes puisqu’il sera constamment sur la scène.

On le verra en duo avec les invités et Normand Brathwaite nous promet même quelques surprises. « Ce sera un gros party, assure-t-il. On a pris deux journées complètes pour répéter et on va le faire une autre fois en arrivant à Gatineau. On est tous très excités de présenter ce show-là. Tu imagines, on aura 13 musiciens sur scène, sans compter Éric et les six invités, de même que Mélissa et moi. »

La direction musicale de la soirée sera assurée par Julie Lamontagne, elle qui dirige aussi les musiciens de Belle et Bum sur le plateau de Télé-Québec.

Bien sûr, Normand et sa coanimatrice Mélissa Lavergne veilleront au bon déroulement de la soirée. Comme à la télé, ils feront des interventions pour les caméras, mais l’animateur nous assure que le spectacle sera avant tout tourné vers la foule du FMG.

« Contrairement à ce que l’on fait sur le plateau de télé, cette fois ce sera aux caméras de venir nous chercher sur la scène, d’expliquer Normand Brathwaite. On fera les choses différemment ici parce que, justement, nous sommes sur une grande scène. Nos musiciens ne sont pas tous confinés à un endroit sur scène. Il y aura beaucoup d’interaction, ce qui apportera beaucoup de rythme au spectacle. »

Spectacles et théâtre

Éric Lapointe «adore venir à Gatineau»

Après avoir présenté le « show de sa vie » sur les plaines d’Abraham lors du Festival d’été de Québec, c’est au parc de la Baie de Gatineau qu’Éric Lapointe viendra fêter son 50e anniversaire.

Éric Lapointe est un habitué des grands événements, mais il avoue que le spectacle de dimanche au Festival de montgolfières de Gatineau (FMG) aura un cachet particulier pour lui.

« Ce sera tout un show, et avec des gens que j’aime, confie le rockeur au Droit. Ce sera plus un événement qu’un simple show. Six grandes voix du Québec, 13 musiciens de grand talent, Normand (Brathwaite), Mélissa (Lavergne), et Stéphane (Dufour). Que demander de mieux pour un party de fête ? »

Lors de sa rencontre téléphonique avec Le Droit, Lapointe semblait en grande forme. Il parlait avec admiration de l’équipe de Belle et Bum avec qui il a un lien particulier.

« Mon premier show de télé, je l’ai fait à Télé-Québec dans l’émission Beau et Chaud animée par Normand. C’était l’ancêtre de Belle et Bum, explique-t-il. Alors, tu comprends que je suis particulièrement attaché à Normand et sa gang. »

Un « Gatinois »

Le Montréalais explique qu’il a aussi un lien particulier avec Gatineau, lui qui a d’ailleurs visité ses fans de la région le mois dernier lors du Festival Rock de Gatineau. 

« J’adore venir ici et les gens me le rendent tellement bien, avoue-t-il. Et je peux dire que je suis aussi un petit gars de Gatineau parce que j’ai vécu ici deux ans. J’ai fait ma 3e et ma 4e année à Gatineau. »

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Le cadeau de Stéphanie St-Jean

Pour en revenir au spectacle. Lapointe jure que les festivaliers en auront plein les oreilles et les yeux. 

« On va chanter mes tounes, mais aussi des chansons que j’aime et qui m’accompagnent depuis des années. Je vais chanter avec les artistes et aussi me laisser bercer par eux. Mais je ne serai jamais trop loin », explique-t-il.

Éric Lapointe ne semble pas trop s’en faire avec le côté télévisé du spectacle.

« Je sais que c’est un show de télé, mais c’est avant tout une grande fête que l’on veut partager avec le public. En plus, je vais pouvoir transpirer comme je veux parce que justement, c’est un show et pas une émission de télé, lance-t-il avec un éclat de rire. Je transpire en mâchant de la gomme, alors sur scène, c’est malade. Mais au moins, je ne serai pas gêné ! »

Enfin, Éric Lapointe répète que le plaisir sera au rendez-vous dimanche soir. 

« Je vais m’amuser comme un fou sur ce stage-là et je te garantis que ça va rocker, promet-il. Je vais faire des trucs très cool, comme avec Rick (Pagano), à qui j’avais promis qu’on croiserait le fer un moment donné sur une scène. Ou avec Marc (Hervieux), qui est dans un tout autre spectre que moi. J’ai aussi très hâte de chanter avec Luce (Dufault), Mélissa (Bédard), Stéphanie (St-Jean) et Isabelle (Boulay). Elles sont parmi les plus grandes chanteuses du Québec, ces filles-là. Je suis choyé. »

Spectacles et théâtre

Le cadeau de Stéphanie St-Jean

Parmi la myriade de grandes voix qui seront sur la scène du Casino du Lac-Leamy pour l’anniversaire d’Éric Lapointe, on retrouvera celle de la Gatinoise Stéphanie St-Jean.

Stéphanie n’avait que des superlatifs à nous offrir lorsque Le Droit l’a jointe par téléphone vendredi. « C’est tellement une expérience trippante, pleine de belles surprises et de rencontres extraordinaires, lance-t-elle d’emblée. Il y aura tellement de talent sur cette scène-là dimanche soir que je suis certaine que les gens assisteront à un spectacle inoubliable. »

Spectacles et théâtre

Les Hillbilly Brothers fins prêts pour le FMG

Un mois après avoir réchauffé les planches pour Éric Lapointe au Festival rock de Gatineau, les Hillbilly Brothers seront de retour scène le 1er septembre prochain, alors que le groupe de Gatineau assurera la première partie de Belle et Bum et d’Éric Lapointe au Festival de montgolfières de Gatineau (FMG).

« Pour nous, c’est une superbe opportunité. On est vraiment contents que les organisateurs aient pensé à nous, lance Alex Vaien, batteur et directeur technique du groupe. Avec Justin (Lagacé) qui était dans l’équipe d’Éric à La Voix, c’est évident que ça va bien marcher et que ce sera une belle soirée. »

Spectacles et théâtre

Dead Obies n’est pas «DEAD.»

Après avoir vu l’un de ses membres quitter le navire l’année dernière, Dead Obies a dû se réinventer. Le 1er septembre prochain, le groupe de rap québécois sera au parc de la Baie dans le cadre du 32e Festival de Montgolfières de Gatineau (FMG) pour présenter son nouveau matériel à ses fans.

« C’est sûr que le départ de Yes McCan a fait que nous nous sommes remis en question, avoue le rappeur 20Some (Charles-André Vincelette). On s’est demandé si on voulait continuer à faire des shows et de la musique, mais la réponse était unanime, c’était oui. On aurait pu paniquer ou tirer la plug, mais non. Dead Obies reste essentiellement la même chose. Nous sommes revenus à nos bases et ça nous a rapprochés de nos instincts. »

Théâtre

Robert Lepage: le rêve d'une vie au Diamant

En 1994, un groupe de jeunes artistes mené par Robert Lepage répétait leur nouvelle création dans les locaux désaffectés du défunt bar underground le Shoeclack. Ils étaient loin de se douter, en posant les premiers jalons des «Sept branches de la rivière Ota», que la pièce devenue culte allait être reprise, 25 ans plus tard, au même endroit : le Diamant!

Le choix dépasse évidemment le clin d’œil et le fait que la colossale œuvre a solidement établi la réputation internationale du Québécois comme créateur hors-norme. «Je voulais rappeler que les peuples avancent et perdent la mémoire», a-t-il dit lors du dévoilement du spectacle d’ouverture du nouveau théâtre de 650 places. L’annonce a suscité un véritable engouement (des billets sont encore disponibles).

Spectacles et théâtre

FMG: c’est parti!

Loud, Claude Dubois, Les Denis Drolet et Billy Tellier, le nouveau Festival de montgolfières de Gatineau (FMG) a pris son envol en grand jeudi.

L’ambiance était à la fête et du monde, il y en avait. Le soleil était bon, mais pas trop chaud, juste assez pour que l’on soit confortable.

Arts et spectacles

Le Marvest dévoile sa programmation

Le Cityfolk a dévoilé mercredi la programmation du Marvest. Comme un « festival dans un festival », l’événement qui sera tenu les 13 et 14 septembre mettra en vedette des artistes locaux, dont Mackenzie Rhythm Section et Pimienta Blanca.

Ce 26e Marvest mettra en lumière plus de 70 musiciens et groupes de la région dans une vingtaine d’endroits du Glebe, dont des bars, des restaurants et des coins de rue. Un nouvel endroit s’ajoute cette année, alors que la Fourth Avenue Baptist Church accueillera Eleni Mandell, Tom Wilson et Snotty Nose Rez Kidz le samedi 14 septembre dans le cadre d’une série spéciale gratuite.

Arts et spectacles

Cinédanse: danser pour guérir

Après avoir fait bouger Montréal en 2012 et Québec en 2015, le festival de danse contemporaine Cinédanse amènera ses troupes à Ottawa. Sous le thème Guérir les blessures, neuf spectacles, un symposium et 80 films d’art feront danser la capitale du 17 au 22 septembre.

Après la cérémonie d’ouverture prévue le 17 septembre à 18 h 30 à la galerie SAW, le coup d’envoi sera donné par la Franco-Algérienne Nacera Belaza, qui présentera sa pièce phare Le cri à 20 h, au LabO. Une deuxième représentation aura lieu le lendemain à la même heure. La chorégraphe et sa sœur Dalila y interprètent une symbolique puissante sur des airs de Nina Simone, Maria Callas, Amy Winehouse et d’un chanteur arabe.

Arts et spectacles

Traduire les arts vivants en algorithmes

Faites l’exercice. Cherchez « spectacles à Gatineau » dans Google. Alegría, The Brassens Project à Propulsion Scène et les lundis Jazz du Minotaure font partie des résultats... de même que des matches de football, des soupers pour célibataires et des vins et fromages corporatifs.

Mais tapez « films à Gatineau » ; Google offre la liste exhaustive des films à l’affiche dans les cinémas de la ville, et si l’on clique sur un titre, ses informations, ses critiques, et ses horaires de projection apparaissent. Pourquoi cette disparité ? L’explication est à la fois simple et complexe : parce que les arts de la scène parlent mal le langage des métadonnées, répondent en chœur l’Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA) d’Ottawa et la Haute école spécialisée bernoise, qui ont fait paraître mercredi le rapport Lier l’avenir numérique des arts de la scène.

Arts et spectacles

Come From Away: l’union fait la force

CRITIQUE / Traînez les mouchoirs : il y a quelque chose de comique, touchant, bouleversant et rafraîchissant, tout ça à la fois, dans Come From Away.

La comédie musicale qui a son nid sur Broadway depuis 2017 a atterri mardi soir au Centre national des arts, où elle jouera jusqu’au 8 septembre — à guichets pratiquement fermés.

Arts et spectacles

Cavalia doit s’installer à Laval pour les cinq prochaines années

LAVAL, Qc — Le nouveau spectacle de Cavalia sera lancé en novembre et devrait s’installer à Laval pour les cinq prochaines années.

Le projet prendra ancrage sur un site imposant de 50 600 mètres carrés. Le maire de Laval, Marc Demers, a parlé d’une entente prévoyant des représentations d’Illumi — Féerie de Lumières durant les cinq prochaines années.

Spectacles et théâtre

Marilyn Manson et Rob Zombie, les jumeaux de l’enfer à Ottawa

CRITIQUE / Deux hommes. Deux métaleux. Deux « jumeaux de l’enfer ».

Deux jours seulement après leur plus récente performance à London, en Ontario, Marilyn Manson et Rob Zombie en ont mis plein la vue, vendredi soir, au Centre Canadian Tire (CCT).

C’est sur les harmonies de Angel With the Scabbed Wings que Manson a ouvert le spectacle, l’avant-dernier de leur tournée Twin of EvilsHell Never Dies, qui a débutée en juillet dernier à Baltimore.

Dès son arrivée sur scène du haut des airs, le rockeur de 50 ans a montré à ses fans de quel bois il se chauffe. Oui, il est encore capable de faire vibrer un stage et de donner un bon show.

Les milliers de spectateurs présents étaient prêts. Ça criait. Ça applaudissait. Ça dansait. Et ça recommençait de plus belle.

« Ottawa ! Are you ready for the new s**t !? », a crié Marilyn Manson avant de sauter dans la foule pour l’interprétation de sa deuxième chanson This is the New S**t. De quoi donner le ton à cette soirée, qui on le savait, allait être très énergique.

Une série de hits s’en est suivie avec Rock is Dead, The Nobodies, The Dope Show (sous les odeurs de marijuana), Kill 4 Me et If I Was Your Vampire/Say10.

Puis, ce fut le temps de sortir certains classiques qui ont participé à rendre le chanteur célèbre dans les années 1990. Sweet Dreams, Antichrist Superstar et The Beautiful People se sont enchaînés au grand plaisir de la foule. Le party était bel et bien pogné dans le CCT.

Et c’est à ce moment-là que son « jumeau » Rob Zombie est apparu sur scène au son de Dead City Radio and the New Gods of Supertown et d’un show de lumières hors pair.

« I don’t care about the rock show, I’m here to party with you Ottawa », a crié l’artiste de 54 ans au terme de son premier morceau en carrière dans la capitale fédérale — mais on l’a déjà vu au Rockfest de Montebello.

La foule était en délire. Il fallait s’y attendre.

Zombie a utilisé son temps à bon escient en offrant aux amateurs de métal des hits tels que Dragula, Superbeast, Living Dead Girl et P***y Liquor.

Le métaleux a ensuite interprété sa plus récente collaboration avec Marilyn Manson intitulée Helter Skelter, alors que des segments du prochain film réalisé par Rob Zombie, 3 From Hell défilaient derrière les musiciens.

D’ailleurs, pour les curieux, le film d’horreur en question sortira au grand écran en septembre prochain.

Après une performance qui aura duré un peu plus de deux heures, on peut dire que les deux légendes du métal ont su éveiller les démons du CCT le temps d’une veillée. Les spectateurs qui étaient présents ne sont pas près d’oublier cette soirée.

Marilyn Manson et Rob Zombie poursuivront leur tournée au centre Vidéotron, à Québec, samedi soir, avant de conclure celle-ci le lendemain, à Gilford, aux États-Unis.

Spectacles et théâtre

Une dose de nostalgie sur les plaines LeBreton

Depuis quelques années, les groupes hommage ont la cote au sein des programmations de plusieurs festivals. L’équipe de Nostalgia l’a bien compris et présente, pour une deuxième année, un festival exclusivement composé d’hommages.

Du 21 au 24 août, sur les plaines LeBreton, le festival Nostalgia ramènera le public à des moments bien précis de l’histoire de la musique — ou de la vie des festivaliers.

Spectacles et théâtre

Come From Away: ode à la solidarité

Au rayon des mégaproductions de Broadway, Come From Away peut sembler comme l’anti-spectacle. Avec une mise en scène minimaliste, une trame sonore inspirée des Maritimes et « seulement » 12 acteurs-chanteurs qui y incarnent des personnages pas sexys pour un sou, la comédie musicale qui sera présentée au Centre national des arts à compter du 20 août raconte un pan d’histoire non pas américain, mais canadien : celui de l’opération Ruban jaune.

La pièce narre les événements d’un certain 11 septembre. Alors que l’espace aérien au-dessus des États-Unis s’est complètement fermé à la circulation, 38 avions ont été détournés vers Terre-Neuve. Pendant cinq jours, la petite ville de Gander et les hameaux avoisinants ont vu leur population doubler : près de 7000 passagers sont débarqués au cœur d’une communauté qui s’est soudée pour les accueillir, offrant canapés-lits, plats faits maison et amitié aux nouveaux venus en cet épisode d’eaux troubles.

La capitale

Festivals et événements: plaidoyer pour des zones pour les fumeurs de pot [VIDÉO]

Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) tente de convaincre le gouvernement Legault d’assouplir son projet de loi sur l’encadrement du cannabis au Québec avec la création de zones pour les fumeurs.

Une fois adoptée, cette loi interdira la consommation de cannabis en tout temps et en toutes circonstances à l’extérieur dans les festivals et événements. «Le gouvernement fait fausse route avec cette approche», lance Martin Roy, président-directeur général de l’organisme qui regroupe des événements comme le Festival d’été, ComediHa! et le Festivent.

«Il se fume du cannabis depuis Woodstock. Ce n’est pas parce qu’on dit que le cannabis est interdit dans les festivals et les événements que, subitement, les gens vont arrêter de fumer. On propose une approche plus réaliste. Entre autres, la création de zones fumeurs», explique-t-il.

«Ça se fait ailleurs, notamment en Ontario. On les appelle des weed gardens. Ça fonctionne bien, notamment au Festival franco-ontarien.»

Selon lui, la loi sera difficilement applicable. Et, si elle appliquée, elle comportera des risques. «On soulève des enjeux de sécurité. Je crains que ça dégénère s’il y a des festivaliers hostiles à une intervention dans une foule», illustre M. Roy.

«Actuellement, la foule compacte sert d’écran aux fumeurs qui ne seront pas importunés. On voit mal comment les policiers [ou des inspecteurs] peuvent intervenir dans ce contexte pour remettre une contravention», poursuit le pdg.

Théâtre

Fernand Déry s’éteint

Le monde du théâtre vient de perdre l’un de ses grands artisans. Fernand Déry s’est éteint le 14 août, à l’âge de 71 ans.

Ayant été une référence dans le domaine, M. Déry a surtout travaillé « dans l’ombre ».

D’abord régisseur, administrateur, enseignant et chercheur, il est devenu responsable du Théâtre au ministère des Affaires culturelles du Québec en 1985, puis chef adjoint du Théâtre au Conseil des Arts du Canada en 1992.

Il s’est joint à l’équipe du Théâtre français du Centre national des arts en 1997 à titre de directeur administratif.

Voir Alegria de l'autre côté du rideau

Humour

Comediha!: de Plume à Méthotman

CRITIQUE / Pendant que les Denis Drolet chantaient Plume à la place D’Youville, P-A Méthot faisait défiler les invités dans un gala où il se comparait à Elton John au Palais Montcalm. La soirée, marquée du sceau des 20 ans du ComediHa!, avait décidément une tangente musicale, déjantée à l’extérieur et plus convenue à l’intérieur.

Pourtant, le gala affichait complet (en tenant compte des billets de faveur et des gagnants de tirage), alors qu’une petite foule, qui remplissait à peine la moitié de la place D’Youville, était massée pour écouter les Denis. La température, la multitude d’autres spectacles intérieurs du ComediHa! et Limoilove, présenté le même soir à Limoilou, ont probablement joué dans l’équation.

Le public «niché» de Plume et des Denis a pourtant eu droit à un spectacle unique. Reprenant leur création d’il y a 10 ans et qui a donné l’album Chants de Plume, le duo d’humoristes a enchaîné les immortelles du père de Bobépine en les reprenant à deux voix, mordant avec joie dans les paroles.

Ils étaient entourés de cinq musiciens chevronnés (claviers, deux guitares électriques, basse, batterie), dont le guitariste Jean-Claude Marsan, qui a accompagné Plume et qui lui a inspiré La chanson de Jean-Claude. Sébastien Dubé (dit «le Denis barbu») s’accompagnait à la guitare sèche, alors que Vincent Léonard (dit «le Denis à palettes») a sorti son harmonica pour Le rock’n roll du grand flan mou.

L’hommage était senti, bien dosé, avec autant de chansons populaires que de pièces plus obscures seulement connues des connaisseurs invétérés.

Le danseur attitré des Denis Drolet, Justo-Buy My-love, est entré sur scène pour un medley de chansons de leur album éponyme et de 2D, parus au début des années 2000. On avait rangé Fantastique, Yves Corbeil et autres délirants flots d’images loufoques dans un coin oublié de notre cerveau et ce fut d’heureuses retrouvailles.

L’irrévérence des Denis Drolet et la crudité de certaines paroles de Plume n’en faisaient pas un spectacle approprié pour les oreilles sensibles, mais c’était un délice pour les férus d’humour abrasif à plusieurs degrés.

En guise d’interlude, le public a eu droit à une imitation de Patrick Bruel chantant le thème de l’émission Walking Dead et à Léopold Gibouleau chanté a cappella, qui soulignait la parenté indéniable de l’humour de Plume et des Denis.

Le party country de Guylaine Tremblay et ses invités (9 août), Le bal masqué avec la Compagnie créole (10), Les années Woodstock (14), Le grand feu de camp festif avec 2Frères (15), Karaoké extravangaza avec P-A Méthot et son band (16) et une soirée rétrospective avec Gregory Charles (17) seront aussi présentées à la place D’Youville gratuitement pour souligner l’anniversaire de l’évènement.

Soir de gala

Le premier gala du 20e anniversaire du ComediHa! était animé par P-A Méthot, à la barre de ce type de soirée pour la quatrième fois. Après la diffusion de la bande-annonce du film Rocketman, sur la vie d’Elton John, et la parodie faite par P-A Méthot (Méthotman), l’humoriste de Québec a fait son entrée vêtu d’un clinquant costume de diable à lunettes en cœurs et aux ailes de plumes. Vingt-trois choristes l’ont accompagné le temps d’un couplet comique.

Pour son monologue d’ouverture, P-A Méthot s’est fait nostalgique, en racontant ses premières jobs : de biscuit Oreo au Carnaval à technicien pendant trois ans pour Alain Morisod et Sweet People.

L’humour décousu de Dominick Léonard (qui a commencé ça avec la thématique éculée du manque de stationnements à Montréal) a introduit celui plus direct et plus surprenant de Mathieu Cyr, qui a raconté sa saga scolaire avec un TDAH et une douance. «C’est comme si, dans la tête, j’avais Steve Jobs, Einstein et Marie Curie et que celle qui prenait les décisions, c’est Caroline Néron», image-t-il.

Réal Béland continue d’innover, même après de nombreuses années de métier. Son interprétation du «coït interrompu de l’apitchoum» et du «rire Roue de fortune», mais surtout sa démonstration de bruitage de films avec un céleri a fait le travail.

L’heure avançant, nous avons dû nous sauver avant Jean-Claude Gélinas pour aller voir le spectacle Les Denis Drolet chantent Plume. Seul regret, avoir manqué le numéro de Rosalie Vaillancourt, seule femme en lice de tout le gala.

Le ComediHa! se poursuit jusqu’au 18 août.

Lutte

Un premier champion de Lutte 07

Comme toutes les bonnes ligues, Lutte 07 a son champion. Il a pour nom Ben Tull.

Le lutteur originaire de St-Hubert, sur la rive sud de Montréal, se lance du haut de la troisième corde depuis une vingtaine d’années. Ben Tull est ce qu’on appelle un « méchant ». Celui que les amateurs adorent détester. Et le lutteur joue le jeu.