Selon le directeur technique, David Hamon, le spectacle des Chinois misera sur une alternance d’intensité et de calme.

Voyage dans l’Empire du Milieu

C’est au tour du quatrième concurrent des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy d’envoyer ses bombes pyrotechniques au-dessus de la rivière des Outaouais. La Chine servira un Banquet de feu mercredi soir aux spectateurs installés sur les berges du Musée canadien de l’histoire.

Les signatures visuelle et sonore du spectacle ont été intégralement imaginées par son concepteur Louis Liu. Et contrairement aux autres compétiteurs, l’artificier et concepteur du spectacle a créé une trame sonore originale qui fera voyager le public au cœur de l’Empire du Milieu.

« Les 22 premières minutes de musique ont été conçues sur mesure pour ce spectacle qui dure 25 minutes », précise David Hamon, directeur technique de Royal Pyrotechnie, entreprise québécoise qui assure entre autres la sécurité et apporte un soutien technique aux différentes équipes.

Si les autres équipes ont opté pour un condensé de titres musicaux énergiques pour donner davantage d’ampleur aux feux d’artifice, la Chine – qui avait déjà montré ses talents dans la région en 2014 – a, elle, misé sur une alternance d’intensité et de calme. « Il y a beaucoup de moments musicaux doux qui vont casser le rythme du spectacle. Ça sera très différent de ce qu’avaient proposé les Allemands par exemple, où ça explosait du début à la fin », souligne M. Hamon.

Selon ce dernier, la Chine se démarquera également par le mariage des produits et de la musique. En effet, puisque Liuyang Dancing Fireworks Group fabrique ses propres bombes, quelques nouveautés devraient prendre forme dans le ciel.

« On va avoir des petits papillons, des chats, des libellules... mais on n’en dira pas plus pour ne pas gâcher le spectacle », confie David Hamon.

Certes la quantité de bombes pyrotechniques n’égalera pas celle de l’équipe allemande, mais avec ses 3 000 bombes l’équipe chinoise surpassera largement celles envoyées dans les airs par l’Espagne et les États-Unis.

Et elle utilisera davantage les quais avec des effets semi-aériens que ses prédécesseurs.

Si la force des États-Unis était la synchronicité, la Chine s’annonce comme une rivale de taille. « Étant donné que la musique a été composée en fonction de la durée de leur pièce et la durée de l’ascension des bombes, leur force c’est la synchronisation entre la musique et les artifices », estime M. Hamon.

Avec ses 3 000 employés, Liuyang Dancing Fireworks Group compte parmi les plus grosses compagnies de pyrotechnie de Chine. En 20 ans d’activité, elle a illuminé à plus de 500 reprises le ciel dans le monde et a reçu plusieurs prix.

POUR Y ALLER

Quand ? mercredi 15 août à 21 h 15

Où ? Musée canadien de l’histoire

Renseignements : www.feux.qc.ca