Brett Eldredge a donné un excellent concert à la foule entassée devant la scène City.

Un premier week-end qui frappe fort

CRITIQUE / La météo était parfaite et les festivaliers étaient en forme. Il était évident qu’on allait passer un magnifique dimanche soir sur les plaines LeBreton pour cette quatrième journée du Bluesfest d’Ottawa.

Et on ne s’est pas trompé.

Sur le coup de 18 h, sur la scène Claridge Homes, le groupe Larkin Poe a balancé quelques accords qui nous ont tout de suite accrochés. L’appel de la musique était lancé. Les deux sœurs Lovell, originaires des Georgie aux États-Unis, ont une complicité contagieuse et surtout un son unique issu du sud des États-Unis. De leur passage à Ottawa, elles auront retenu la chaleur des festivaliers du Bluesfest… et la poutine ! Immédiatement après le spectacle, elles sont reparties pour Nashville.

Suivant Larkin Poe et dans un tout autre registre, Molly Tuttle a pris la scène mais c’est plutôt vers The Strumbellas, sur la scène City, que s’est portée notre attention. Il fallait bien aller entonner Spirits, le mega-succès du groupe issu de l’album Hope qui a véritablement lancé les Torontois en 2016.

Avant de se taper une dose de country, devenu un élément important de la programmation du Bluesfest depuis quelques années, il fallait revenir à la scène Claridge pour voir et entendre la grande prêtresse du blues moderne, Beth Hart.

Beth Hart

Énergique à souhait avec cette voix d’une rare puissance et tout autant déchirée et fragile en apparence, Beth a livré une performance inspirée. Parlant de la scène Claridge Homes, le chapiteau sous laquelle elle se retrouve comporte certains désavantages, hormis une protection contre la pluie et les rayons du soleil. Plusieurs personnes ont dû se contenter de l’écran placé à l’extérieur du chapiteau. Un net inconvénient comparativement à l’an dernier où la scène (beaucoup plus vaste) était placée à l’extrémité est du site actuel, là où se trouve l’entrée principale pour l’édition 2018.

Chapeaux et bottes
Avant la fin de la soirée, il fallait absolument retourner devant la scène principale où la grande majorité des festivaliers — et des festivalières — attendait la star de la soirée. C’est à 21 h 30 précise que Brett Eldredge a lancé les premiers accords de Somethin’ I’m Good At et il n’en fallait pas plus pour déchaîner la foule bien entassée devant la scène City.

Près de 90 minutes de mélodies nashvillesques, de balades et d’histoires de chars, de filles et de party. N’est-ce pas ça le « new country » ?

Au cœur du spectacle, seul avec sa guitare acoustique, il a demandé aux fans de lui faire un cadeau, d’allumer des milliers de lumières. Quand il a ouvert les yeux, le spectacle devant lui était étonnant. Le cowboy de l’Illinois l’a d’ailleurs souligné à plusieurs reprises. Pour sa première visite à Ottawa, il a été charmé.

Par la suite, Eldredge a enfilé les succès au grand plaisir des adeptes des Plaines. D’ailleurs, on a été très impressionné par les qualités « chorales » des spectateurs qui ont chanté avec la star toute la soirée.

Brett Eldredge

Bien campé dans un décor rappelant les saloons de l’Ouest, il a invité Cody Ceci et Jean-Gabriel Pageau, des Sénateurs d’Ottawa, à venir saluer la foule. Un moment très intéressant puisque Pageau s’est adressé au parterre en français.

Shaaaawn
La fin de semaine a commencé sur les chapeaux de roue avec la présence de la pop star canadienne Shawn Mendes, samedi soir.

En grande forme et surtout bien heureux de revenir au Canada, Mendes était attendu par des milliers d’adolescent(es)s. La performance du Torontois a également permis de constater la belle évolution de l’artiste qui a semblé plaire aussi aux parents qui accompagnaient leur progéniture à cette grand-messe de la musique pop. D’ailleurs, peu se sont plaints du respect du couvre-feu alors que Shawn Mendes a mis fin à son spectacle bien avant 23 h.

Les petits pépins organisationnels de la première soirée du festival, jeudi dernier, semblent être résolus. L’accès au site était fluide, tout comme samedi d’ailleurs, et les bénévoles avaient pris leur aise, étant bien présents un peu partout sur les plaines.

Par contre, plusieurs personnes ne semblaient pas avoir pris connaissance des consignes concernant les sacs à dos ou autres items interdits après les tourniquets. Toute l’information à ce sujet est indiquée sur le site web du festival (ottawabluesfest.ca).

La grande fête de l’été sur les plaines LeBreton se continue mardi avec le spectacle très attendu des Foo Fighters qui seront précédés sur la scène City par Greta Van Fleet. Une soirée à ne pas manquer.