Benjamin Tull est champion de la première saison de Lutte 07.

Un premier champion de Lutte 07

Comme toutes les bonnes ligues, Lutte 07 a son champion. Il a pour nom Ben Tull.

Le lutteur originaire de St-Hubert, sur la rive sud de Montréal, se lance du haut de la troisième corde depuis une vingtaine d’années. Ben Tull est ce qu’on appelle un « méchant ». Celui que les amateurs adorent détester. Et le lutteur joue le jeu.

« J’aime jouer les méchants dans le ring. Ça me permet d’interagir très souvent avec le public, explique-t-il en entrevue au Droit. Pour créer mon personnage, j’ai amplifié certains traits de mon caractère. Je suis un gars naturellement renfermé et qui peut paraître difficile d’approche. Je prends donc ce trait et j’en fais mon principal argument de jeu. »

Car, pour Benjamin et pour la majorité des lutteurs, c’est le jeu qu’ils aiment le plus. « Évidemment, la performance sportive est importante, mais avec l’âge et les blessures, on prend plus de plaisir à jouer notre rôle que de se lancer de la troisième corde du ring, ajoute-t-il. Par contre, je dois dire que les lutteurs et lutteuses sont de plus en plus en forme. Ils sont talentueux et ils respectent la lutte. La grande majorité s’entraîne plusieurs fois par semaine et grimpe dans le ring presque tous les week-ends. C’est très exigeant physiquement. »

Le champion et aussi homme d’affaires, ne tarit pas d’éloges pour le groupe de Lutte 07. Premier champion de la ligue gatinoise, il avoue avoir été surpris par le professionnalisme des promoteurs. « Lutte 07 à un bel avenir. Les gars sont sérieux et ils profitent du support des amateurs et de la Ville de Gatineau. C’est un net avantage sur d’autres produits au Québec », dit-il.

La piqûre

Ne deviens pas lutteur qui veut. Selon Benjamin Tull, il faut avoir la passion et un amour pour l’entraînement. « J’ai eu la piqûre très jeune, dès l’adolescence, se rappelle-t-il. Je n’étais pas attiré par les sports de compétitions où l’on devait affronter des adversaires. Mes parents voulaient que je fasse de l’exercice physique, et moi aussi, mais j’étais aussi attiré par le théâtre. Lors d’une présentation de lutte à mon école secondaire, j’ai tout de suite compris que je venais de trouver ma voie. Un mélange parfait entre la performance sportive et théâtrale. »

Dans la vie de tous les jours, Benjamin Tull est le papa d’une fillette de deux ans et entrepreneur. Il fournit plusieurs commerces de Montréal en viennoises, des pâtisseries très prisées.