Humoriste parmi les plus populaires de l’heure, Simon Leblanc a amorcé le rodage de son troisième spectacle solo, intitulé Déjà. Ses quatre représentations cette semaine au Vieux Clocher de Magog sont à guichets fermés.

Simon Leblanc : être drôle et c’est tout

Alors qu’il présente toujours son dernier spectacle, Malade, Simon Leblanc propose en parallèle Déjà, un rodage de son troisième spectacle solo et de nouveaux numéros inédits. L’humoriste, qui enchaîne les blagues sur scène depuis plusieurs années, sentait le besoin de se réinventer tout en restant fidèle à lui-même. Chose certaine, le public aura droit à un humour authentique et léger.

À première vue, la présentation simultanée de deux spectacles différents peut sembler ardue. Pour Simon Leblanc, ce n’est rien de très compliqué. 

« C’est plutôt simple, mais il s’agit de savoir quand jouer le bon spectacle. Il ne faut pas mêler les gens quand même », avoue très humblement le boute-en-train. 

Déjà se rapprochera de Tout court, son premier spectacle où il retraçait son arrivée à Montréal. 

« C’est la suite logique de Tout court, mais puisque c’est un rodage, le spectacle peut changer du tout au tout! Il vient un temps où il faut se renouveler, et c’est ce que je fais. Je ne veux pas radoter, mais je ne veux pas non plus changer de style. C’est tout un équilibre. L’objectif, c’est que les spectacles soient toujours plus drôles les uns que les autres. Les défis sont élevés. »

Après avoir parlé de la condition biologique des femmes et de la maladie de Crohn vient maintenant, pour l’humoriste, le temps d’aborder les thèmes de l’éducation et peut-être même de la botanique. Il n’en dira pas plus.

Avant tout, ce que Simon Leblanc veut, c’est faire rire, mais surtout bâtir un spectacle et le faire pour lui. La première étape de cette formule gagnante : dénicher ce qui le fait glousser. La réponse? Les moments et sujets plus lourds. 

« C’est ma fibre! Quand je deviens anxieux ou quand je deviens mal à l’aise, j’ai un fou rire. C’est un mauvais réflexe de défense. Dans les enterrements, même si je vis un deuil, je me mets à rire! »

Méthode essai-erreur

Si la formule de rodage peut plaire à bien des adeptes d’humour à prix modique, pour Simon Leblanc, il s’agit d’une période de travail intense. Le perfectionniste, qui n’est pratiquement jamais satisfait du résultat final, travaille ses numéros sans relâche. 

« J’ai plusieurs idées et lorsque j’ai l’impression que c’est drôle, la majorité du temps, ce ne l’est pas. Le taux d’échec est extrêmement élevé. Voilà pourquoi je dois travailler aussi fort avant un spectacle. Pour faire une bonne blague, il y a beaucoup d’essais. Je travaille avec mon auteur pour savoir ce qui pourrait rendre les blagues encore plus imagées ou drôles. Au bout d’un long processus, il y a quelque chose qui prend vie. »

Celui qui avait rendu hommage aux femmes dans son dernier spectacle ne prétend pas vouloir changer le monde. 

« Il y a beaucoup de choses qui se passent dans la société et je ne suis pas nécessairement d’accord avec tout, mais je ne suis pas un revendicateur. Je ne veux pas nécessairement faire évoluer les pensées. »

À cela, il souligne l’importance d’offrir un spectacle en cohérence avec sa personne. 

« Si je vendais de la poutine, je vendrais de la poutine que j’aime! Même chose pour l’humour. S’il y a des numéros que les gens aiment, mais qui me plaisent moins, alors je ne vais pas les garder simplement pour faire plaisir. Je veux que le produit final concorde avec ma vision. En résumé, je veux aimer ma poutine! »

Bien que les quatre représentations de Déjà au Vieux Clocher de Magog soient complètes, Simon Leblanc sera de retour à Lac-Mégantic le 12 mars 2020 et à Sherbrooke les 12 et 17 septembre 2020.