Anne-Marie White, directrice générale de La Nouvelle Scène, a présenté les grandes lignes de la saison 2017/2018.

Nouvelle Scène, nouveaux caps

Plus d'une année passée depuis la réouverture de La Nouvelle Scène, qui a dévoilé mercredi la saison 2017/2018 de ses quatre compagnies résidentes.
Malgré les difficultés à reconquérir les spectateurs du théâtre francophone, la direction défend l'importance de présenter des créations théâtrales contemporaines même si ces dernières ne trouvent pas toujours leur public. La nouvelle programmation est aussi marquée par une ouverture à la danse, le départ d'un directeur artistique et l'arrivée d'un autre. La saison des changements ne fait que commencer.
Si la Nouvelle Scène se veut « libre, débordante, séductrice », elle doit redoubler d'efforts pour courtiser ses abonnés : politique de prix attrayants, accueil d'autres compagnies, présence appuyée dans la communauté francophone. Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, deviendra même le porte-parole de l'institution afin de la faire connaître auprès des Ottaviens.   
Pour ouvrir la saison, la Nouvelle Scène s'associe au Centre de danse contemporaine ODD qui présentera un triple programme de chorégraphies, non pas à la Cour des arts, comme à l'accoutumée, mais au Studio A de la Nouvelle Scène (21-22 septembre). Toujours en danse, un partenariat avec le Festival Face à face organisé par le CNA y décentralise quatre chorégraphies (26-28 octobre). Enfin, le nouveau directeur du Trillium, Pierre Antoine Lafon Simard, choisit un spectacle de la chorégraphe Dana Michel, Mercurial George, pour débuter sa saison (17-18 novembre). Il présentera également M.I.L.F, « un spectacle grinçant et torride » sur la sexualité féminine pour les 16 ans et plus (6-9 décembre), puis un accueil De l'instant et de l'éternité, une exploration du mythe de Phèdre revisité par Jocelyn Pelletier (2-3 février). La seconde création maison s'intitule Mondmann, en collaboration avec l'écrivain torontois Evan Webber (6-10 mars).  
La dernière saison de Jean Stéphane Roy à la Catapulte convie Noyade(s), une relecture des mythes sur fond d'omniprésence des réseaux sociaux (7 octobre), Ceci n'est pas une lettre d'adieu sur la compassion (25 novembre - 2 décembre), L'éveil, entre danse et théâtre (7 avril) et Le Garçon au visage disparu de l'auteur Larry Tremblay (5 mai). À la Vieille 17 : Souffler la veilleuse, de l'Ottavien Arthur Milner sur l'aide à mourir (14-24 mars), sans oublier le retour de la série Enfance de Vox Théâtre.
Renseignements
nouvellescene.com ou 613-241-2727