La pièce <em>Nombre</em>

Nombre: faire du public l’acteur du spectacle

Le Théâtre du Trillium et le Théâtre Catapulte unissent leurs forces pour offrir un doublé théâtral « dont vous êtes le héros ».

L’activité insolite, qui se déroulera à La Nouvelle Scène du 27 au 29 février, à 19 h et 21 h, se décline en deux œuvres théâtrales « participatives ».

Dans la première pièce, intitulée Nombre, le spectateur sera plongé au cœur d’une nouvelle communauté. Il s’agit d’une création du Collectif Alpha Charlie Kilo, de Québec.

Avec la seconde pièce, Foreign Radical, le spectateur se retrouvera épié par les activités de cybersurveillance imaginées par le Theatre Conspiracy de Vancouver.

Dans les deux cas, la salle et la scène seront fusionnées pour ne créer qu’un seul et même environnement — l’un ludique, l’autre plus terrifiant.

À travers une « fiction éphémère » et une « enquête intrigante », ces deux « expériences » remettent en question la place de l’individu au sein de la collectivité.

La pièce <em>Nombre</em>

Nombre (présenté à 19 h) entend « détourner le rôle traditionnel du public ».

À l’entrée, on remet à chaque spectateur une enveloppe contenant des consignes. « Le déroulement du spectacle repose sur [son] engagement à les suivre », précisent ses créatrices. « Sans artifices, à l’écart des filtres technologiques qui teintent maintenant les rapports sociaux, ils s’approprient peu à peu l’environnement qui les entoure et apprivoisent la communauté dont ils font désormais partie », poursuivent-elles.

Chaque participant prend donc « la place qui lui revient de droit. Ou celle qu’il aurait toujours dû avoir », pour finalement « vivre le moment présent » et le « partager » avec d’autres humains qu’il vient de rencontrer. « On se prête aisément à ce jeu aussi simple à exécuter que captivant. En jaillit un théâtre de la vie. »

Sentiment de Sécurité... ou Paranoïa ?

De son côté, Foreign Radical (« jouée » à 21 h) Radical explore la notion de sécurité, en proposant en toile de fond une enquête sur un présumé terroriste. Le spectacle force les participants à se positionner les uns par rapport aux autres, « à prendre des décisions individuelles ou en groupe afin de faire avancer le jeu ». « Cette expérience cherche à soulever des questions — bien actuelles — liées à «la liberté d’expression, la protection de la vie privée à l’ère numérique et à la crainte de l’autre à l’heure où se répand la peur du terrorisme».

Ces questions, estiment les créateurs, poussent les participants «à faire état de leur propre sensibilité vis-à-vis des mécanismes mis en place pour assurer notre sécurité.

Les deux pièces se déroulant dans les petits studios A et B de La Nouvelle Scène, les places sont très limitées : 60 pour Nombre ; 35 pour Foreign Radical.

Une courte discussion avec les créateurs suivra les représentations du 28 février.

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