La municipalité de Montebello pourrait partager avec le Montebello Rock les profits de l’événement qui doit avoir lieu les 14 et 15 juin.

Montebello ouverte à un partage des profits

En plus de prêter ses terrains et ses installations comme c’était le cas avec le Rockfest, la municipalité de Montebello pourrait partager avec le Montebello Rock les profits de l’événement qui doit avoir lieu les 14 et 15 juin.

C’est ce qu’a laissé savoir le maire de Montebello, Martin Deschênes, au Droit, lorsque questionné sur l’entente de partenariat entre les deux parties. Avec le Rockfest, Montebello gardait la mainmise sur les surplus recueillis par le biais de la vente de vignettes de stationnement et de permis pour les campings et les commerces locaux et extérieurs émis par la municipalité. En 2018, ce surplus avait atteint 40 000 $.

« On était prêt à le faire l’année dernière [avec le Rockfest], mais les délais qu’ils ont dû respecter pour avoir de nouveaux financiers et pour confirmer l’événement ont fait que le statu quo a été maintenu et qu’il n’y a jamais eu d’entente entre l’organisation et la municipalité. Après coup, nous sommes contents de voir que nous n’avons pas contribué à une faillite. Par contre, étant donné que c’est un nouvel événement, l’organisateur recommence à neuf, alors on peut repartir sur de bonnes bases », a expliqué M. Deschênes.

Ce dernier réitère cependant qu’aucun denier public ne sera injecté dans le festival. « On ne peut pas prendre l’argent des contribuables pour investir dans un événement. Par contre, la municipalité n’est pas obligée de faire des profits avec un événement. Ça va être difficile de cibler les attentes pour cette année parce qu’on ne connaît pas la grosseur de l’événement et on ne sait pas le nombre de festivaliers qui viendront. On ne sait pas combien il faudra investir en logistique et en sécurité, mais on n’a pas à faire de profits. Il faut seulement sécuriser les dépenses », a-t-il dit.

Les élus montebellois ont accepté lundi de reconduire pour cette année l’entente de partenariat de cinq ans qui unissait Outaouais Rock et la municipalité jusqu’en 2019. Par contre, en raison de la faillite en décembre de cette organisation qui chapeautait le Rockfest, certaines conditions doivent être respectées pour que le nouveau contrat soit signé. Les organisateurs de la nouvelle entité Montebello Rock doivent notamment obtenir une cession du syndic de la faillite par rapport au Rockfest.

« On doit aller chercher une quittance. Il faut qu’Outaouais Rock accepte de renoncer aux droits de l’entente. C’est une question de détails. Ça ne met pas à risque l’événement », a précisé M. Deschênes.

Le ministre prudent

Par ailleurs, le ministre responsable de l’Outaouais et député de Papineau, Mathieu Lacombe, a réitéré jeudi son soutien au fondateur du Rockfest et promoteur du Montebello Rock, Alex Martel.

« Comme député et comme ministre, je serai aux côtés d’Alex Martel pour l’aider dans son projet, pour l’accompagner. C’est un événement important pour la Petite-Nation, pour toute la région et pour tout le Québec. Ma porte sera toujours ouverte », a-t-il dit.

Alex Martel affirmait au Droit, mercredi, qu’il était en attente d’une réponse de Tourisme Québec à ce sujet.

« De là à dire que le gouvernement pourrait contribuer, c’est trop tôt pour le dire. Il y a encore beaucoup de questions qui se posent. Il y a des enjeux soulevés par la déroute financière du Rockfest et comme gouvernement nous devons être prudents dans l’utilisation des fonds publics », a mentionné le ministre Lacombe.

L’ancien festival de M. Martel avait obtenu une aide financière de 195 500 $ du ministère du Tourisme, en 2016. L’enveloppe accordée par Québec au Rockfest avait été bonifiée à 506 000 $ pour les éditions 2017 et 2018.

Outaouais Rock a déclaré faillite le 21 décembre dernier, écrasée sous une dette de plus de 5 millions de dollars.

Avec Mathieu Bélanger