«Il est temps qu’on réapprenne à rire de tout, et de soi en même temps», affirme Maxim Martin pour justifier le titre de son cinquième spectacle, présentement en rodage.

Maxim Martin: l’agréable légèreté de l’être

« J’ai été mon pire ennemi pendant longtemps. » Maxim Martin ne mâche pas ses mots quand vient le temps de parler de son parcours en dents de scie ; de ses hauts et de ses bas qu’il a réussi à doucement niveler pour atteindre un certain équilibre. Aujourd’hui, l’humoriste affirme à qui veut l’entendre qu’il a atteint la paix d’esprit et qu’il a « au moins un pied » solidement ancré sur son X. Au point d’intituler son nouveau spectacle Fuck off...

« Ce qui est l’fun, c’est que je suis finalement à une super belle place dans ma vie. Ma carrière ne pourrait pas être plus belle en ce moment, alors je me dis que s’il a fallu que je passe à travers tout ça pour arriver à ce que je vis présentement, peut-être que ça valait le détour », lance-t-il au sujet de ses 30 ans de carrière qu’il souligne cette année.

En février dernier, l’humoriste a tenu à marquer l’instant dans une vidéo où il revient notamment sur son passé, en avouant qu’il a « réussi à rendre ça crissement compliqué. » Mais même dans les moments les plus sombres de sa vie, y confie-t-il, la flamme du p’tit cul de 19 ans ne s’est jamais éteinte.

Quand quelqu’un a presque tout perdu, qu’il a dû se reconstruire pour finalement revenir plus fort que jamais, il n’est pas question de tenir les choses pour acquises, glisse-t-il, en faisant référence à ses problèmes de dépendance et à sa détresse psychologique, qui sont maintenant derrière lui.

Et même si ça semble « un peu cucul », il avoue avoir accueilli cette deuxième chance à bras ouverts et, surtout, avec beaucoup de reconnaissance.

Aujourd’hui, l’homme anime à la radio, vient de terminer la quatrième saison de 24 CH Le Valet, joue avec sa fille à télé dans Max et Livia, est chroniqueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec, en plus de roder son cinquième spectacle solo.

Il s’apprête en plus à entrer dans le club des 50 ans cette année. Un tournant qu’il aborde avec un grain de sel. « Je n’ai pas peur. Je t’avoue que je vais avoir un petit deuil à faire de ma quarantaine, car ç’a été la plus belle décennie de ma vie, surtout entre 45 et 50 ans. Mais c’est juste un chiffre. Je suis plus en forme à presque 50 ans que je l’étais dans la vingtaine », affirme celui qui s’est mis à la course à pied et au triathlon. En août, monsieur participera à son premier IronMan à Tremblant, rien de moins.

Lâcher prise

Il faut donc voir un lien direct entre cet état de bien-être et le fait qu’il ait nommé son nouveau spectacle Fuck off. La meilleure façon, selon lui, d’exprimer son lâcher-prise total.

« Ce n’est ni un Fuck you, ni un Fuck off agressif. Je dis juste Fuck off à l’exagération du politiquement correct et à la victimisation. Il est temps qu’on réapprenne à rire de tout, et de soi en même temps », dit-il pour justifier ce titre.


«  Je suis plus en forme à presque 50 ans que je l’étais dans la vingtaine.  »
Maxim Martin

En demandant aux autres de rire d’eux, il s’engage forcément à rire de lui-même. Mais ça ne devrait pas être trop difficile. « Je n’ai rien à cacher ; j’ai tout assumé dans ma vie. Celui que je ramasse le plus dans le show, c’est moi ! »

Les travers de la société, sa virilité, la génération X... Tout y passera, mais le ton sera plus léger que son spectacle précédent, assure-t-il. Pas question, toutefois, de se censurer.

« Si un sujet m’inspire, je vais trouver une façon de le traiter. J’adore le défi que j’ai présentement d’être aussi incisif, de rester Maxim Martin, de passer le même message, mais avec mon langage d’aujourd’hui. Maxim a toujours été osé et va toujours le rester. Mais il n’est plus en tabarnak ! »

Bref, ce qu’il veut dire, c’est « qui m’aime me suive ». « C’est clairement ça. Je m’en vais juste m’a-mu-ser et faire le tour du Québec en entier. J’ai le goût de célébrer mes 30 ans de carrière, mes 50 ans. De célébrer ce qui m’arrive et le grand sourire que j’ai dans la face. Et j’ai le goût de faire ça avec ceux qui m’aiment. »

Le rodage de Fuck off se poursuivra ce printemps, mais il s’en éloignera un peu durant l’été pour s’adonner à d’autres projets d’humour. La première du spectacle est prévue pour la fin octobre.

« Je dirais qu’il est prêt à 75 ou 80 %. C’est un cadeau que je n’ai pas encore fini de déballer ! »

Et pour connaître l’anecdote derrière l’affiche de son spectacle, celle où Maxim Martin enlace tendrement un cygne, il faudra aller voir le spectacle. Paraît que ça s’est passé à Vienne...

ENVIE D'Y ALLER ?

Quand : le samedi 6 avril à 20 h

 : Cabaret Eastman

Billets : www.ovation.qc.ca

Tél. : 450-297-1200

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Quand : le vendredi 22 novembre 2019

Où : Polyvalente Nicolas-Gatineau

Renseignements : 819 243 2525 ; ovation.qc.ca

Billets : Pas encore disponibles