Une première programmation professionnelle annuelle sera dévoilée en février ou mars prochain.

Le St-André renaîtra

À peine quelques mois après sa fermeture, le Pub Le St-André, dans la Petite-Nation, renaîtra de ses cendres au courant de l’hiver qui vient, sous une nouvelle administration et sous l’étiquette simplifiée du St-André.

C’est l’homme d’affaires Yan Montagne qui en fait l’annonce sur Facebook. Ce dernier avait mis la clé sous la porte de l’établissement en juillet dernier, justifiant sa décision par le manque de soutien financier des instances publiques à l’égard des diffuseurs. M. Montagne ne sera pas de retour dans l’aventure.

C’est Patrick Esmond, qui est déjà propriétaire de l’immeuble de l’Auberge Petite-Nation, lequel abrite le St-André, qui a décidé de relancer les activités de la petite salle de spectacles d’un peu plus de 120 places située à Saint-André-Avellin.

Joint jeudi par Le Droit, M. Esmond a indiqué qu’une première programmation professionnelle annuelle sera dévoilée en février ou mars prochain, au plus tard. C’est donc dire que des artistes de renom reviendront fouler les planches de cette scène au cachet particulier avant l’arrivée du printemps.

« Ce sera pas mal la même formule que ce que le Pub faisait. Je vais avoir des gros noms. On va viser un spectacle par mois pour commencer et on verra par la suite si on va vers un spectacle aux trois semaines. Ça demande quand même du temps, des ressources et des commanditaires », indique-t-il.

Le St-André pourrait également tenir quelques concerts sous chapiteau durant l’été, a ajouté M. Esmond.

Quant au changement d’appellation, celui-ci a été apporté dans le but de préciser la mission première de l’établissement. « On sera vraiment juste une salle de spectacles et non un bar », précise M. Esmond.

Par ailleurs, l’absence de soutien financier de la part des instances publiques telles que la MRC de Papineau pour ce genre de projet privé n’effraie pas outre mesure le promoteur qui dit avoir tout de même discuté du sujet avec des intervenants de la Municipalité régionale de comté. Selon lui, la MRC aurait intérêt à aider les diffuseurs privés, mais il ne forcera pas la main à personne.

« Comme je suis propriétaire de l’Auberge, c’est certain que ça aide. Je n’ai pas de loyer à payer », note M. Esmond à ce sujet.

L’Auberge Petite-Nation, mise en vente plus tôt cette année, demeurera pour sa part sur le marché. Le propriétaire garantit qu’une éventuelle transaction ne viendrait cependant pas mettre en péril le futur du lieu de diffusion puisqu’une clause spéciale sera intégrée au contrat de vente, si l’immeuble change de mains.