Tim Hicks a offert une soirée forte en décibels et en sourires à ceux qui étaient venus le voir lundi soir.

Le rebelle de Niagara charme Gatineau

La vague du « new country » frappe de plein fouet le Québec et l’Outaouais n’y échappe pas. La star du country canadien, Tim Hicks, a déposé ses éperons à la salle Odyssée, lundi soir, pour le troisième d’une série de six spectacles qu’il présente dans la Belle Province.

Initiée par les organisateurs du Festival western de St-Tite, la tournée St-Tite sur la route, qui met en vedette le chanteur de Niagara Falls, a débuté samedi à Drummondville et se terminera samedi prochain à Trois-Rivières après s’être arrêtée à Saint-Hyacinthe, Gatineau, Québec et La Baie.

Entouré de cinq musiciens, Hicks a enfilé ses hits au grand galop. D’entrée de jeu, il a lancé Shake these Walls non sans avoir salué la foule en français, chose qu’il a d’ailleurs faite à plusieurs reprises pendant la soirée.

Il a ensuite fait entendre les premiers riffs de Slow Burn et la foule de la salle Odyssée s’est levée d’un bond. Les mains dans les airs, entonnant tous les refrains avec le cowboy de Niagara, les spectateurs se sont déchaînés. Après trois chansons, Hicks s’est même demandé ce qui se passait à Gatineau pour qu’un lundi soir, les gens soient aussi en feu. « Vous ne travaillez pas demain ? »

Offrant près de 90 minutes de show sans interruption (on en aurait franchement pris beaucoup plus), Tim Hicks a enchaîné Hell Raisin’ Good Times, So Do I, Let’s Just Drunk, Young, Alive and In Love, Dust and Bone, Slide Over, She Don’t Drink Whiskey Anymore, Worry about Me, Got a Feeling, Stompin’ Ground, Get By et Here Comes the Thunder.

En rappel, la foule a scandé Stronger Beer jusqu’à ce que le chanteur revienne sur scène pour interpréter son grand succès. Il a mis fin à cette soirée avec Forever Rebel, au grand plaisir d’une salle Odyssée bien remplie, même s’il restait quelques bons sièges.

J’avoue que de présenter un spectacle de new country à la Maison de la culture a de quoi surprendre. Mais ne dit-on pas que la musique country est le style le plus « écouté » sur la planète ? Si cela est vrai, il est aussi vrai que la musique country rassemble et la preuve en a encore été faite lundi soir.

Faut dire aussi que les fans de musique country n’ont rien à envier aux amateurs de rock quant à leur enthousiasme et leur goût de faire la fête. Si on avait pu enlever quatre rangées de sièges, on aurait certainement assisté à un record de danse en ligne.

Dans la foule
Près de ses fans, Hicks s’est rendu dans la foule à deux reprises. Une première fois lors de son solo de guitare dans la pièce Dust and Bone, laissant même quelques spectateurs «piquer» les cordes de sa guitare. Plus tard, il y est retourné pendant Got a Feeling pour prendre quelques selfies et signer des autographes. Beau moment de communion avec son public.

La musique a pris toute la place lors de cette soirée forte en décibels et en sourires, et on ne s’en plaindra pas. Ça aussi, c’est l’essence du country.

Tout ce que les fans veulent maintenant, c’est que la Maison de la culture remette ça. Est-ce qu’il aurait fallu que j’enfile mes bottes Boulet et mon Stetson ? J’aurais peut-être dû parce que, lundi soir, la salle Odyssée avait des allures de bar enflammé de Nashville où la musique et la joie de vivre sont omniprésentes.

Une belle découverte
En première partie, Allison Fortier, une artiste de la relève du new country au Québec a offert quelques pièces de son répertoire. La jeune auteure-compositrice originaire de Val-d’Or et ses trois musiciens ont réussi à soulever une foule avec un medley de classiques du country. Une belle découverte.