Alex Martel, le promoteur du Montebello Rock

Le Montebello Rock forcé de quitter la marina

À deux semaines du Montebello Rock, ce nouveau festival qui prendra la place du Rockfest, le promoteur Alex Martel se dit confiant que le public répondra à l’appel même si « l’envergure » de la programmation de son « nouveau bébé » n’est en rien comparable aux plus récentes éditions du Rockfest.

« C’est presque un miracle d’avoir pu monter un nouvel événement aussi vite que ça, dans les circonstances et le contexte », signale d’emblée M. Martel en référence à la faillite du défunt Rockfest, dont il était le fondateur.

Le déficit de la 13e et dernière édition du festival a frôlé les 6 millions $, l’acculant a une faillite qui a régulièrement fait les manchettes depuis un an.

« Je pense que la plupart du monde apprécie l’effort que j’ai mis pour mettre ça en place », lance au bout du fil, Alex Martel.

Le créateur du Montebello Rock s’apprête à faire une tournée médiatique à Québec et Gatineau, la semaine prochaine, question de mousser son nouveau « happening » musical.

MxPx, Venom, Black Flag, Vulgaires Machins, The Sainte Catherines, Unwritten Law, Cro-Mags, 88 Fingers Louie, Anonymus et Mononc’ Serge seront les têtes d’affiche attendus au Montebello Rock, les 14 et 15 juin. Une trentaine de formations brûleront les planches durant le week-end.

Gérer les attentes

Est-ce difficile de gérer les attentes des festivaliers alors que ces derniers ont été accoutumés, ces dernières années, à voir débarquer dans le petit village champêtre de la Petite-Nation des grands noms comme Weezer, Linkin Park, System Of A Down, Rammstein, Blink-182, Queens Of The Stone Age, The Offspring, Alice Cooper et Mötley Crue ?

« De façon générale, il y a beaucoup de gens qui ont été surpris par la programmation parce qu’ils s’attendaient à ce qu’il y ait seulement des bands québécois ou quelque chose du genre. MxPx est quand même un gros nom dans le punk rock qui jouerait au MTelus s’ils jouaient à Montréal. Venom est un vieux band métal légendaire qui est venu pour la dernière fois au Canada en 2014 lors du Rockfest. J’ai essayé de faire des trucs cool et plus rares, même si le budget était plus limité », expose M. Martel, à propos du menu offert.

L’aide apportée par Olivier Primeau et l’organisation du Beach Club — qui sont partenaires du Montebello Rock — est par ailleurs très appréciée, souligne M. Martel. L’équipe du Beach Club partage son expertise au niveau des opérations et des commandites du festival. « C’est moi et mon équipe de longue date qui organisons le festival, mais Olivier et sa gang nous conseillent sur des points logistiques et promotionnels, souligne-t-il. Ils nous aident un peu dans tous les aspects de l’organisation. L’idée était de combiner nos forces et ça fonctionne très bien à date. »

Toujours aussi avare de détails sur la quantité de billets disponibles et sur le nombre de ventes de bracelets, le promoteur soutient que son organisation est dans les cibles à ce chapitre. « Ça va bien », dit-il.

Bye bye, la marina

Par ailleurs, si les « habitués » du Rockfest doivent se familiariser avec un produit plus « modeste » côté programmation, ils devront aussi, exceptionnellement cette année, se rendre vers un endroit différent pour apprécier les prestations d’artistes.

En raison des inondations qui ont frappé de plein fouet l’Outaouais, la marina de Montebello est encore en partie recouverte d’eau, à un peu moins d’une semaine du début du montage.

L’espace qui accueille habituellement les spectacles sera donc déplacé au nord du village, sur un site aménagé de l’autre côté de la voie ferrée et des rues résidentielles, sur une propriété de la municipalité de Montebello.

« La recommandation qui a été faite à notre équipe logistique, c’était de trouver un plan B parce qu’il y avait de grands risques que l’eau ne se soit pas encore totalement retirée de la marina à temps pour le début du montage. On ne voulait pas courir le risque. Le terrain sur lequel le festival va se dérouler nous a servi de stationnement depuis 2014. C’est collé sur nos différents campings officiels, donc ça apportait certains avantages pour les festivaliers, au final », explique M. Martel.

Afin de maximiser les espaces disponibles, la marina servira de parcs de stationnement pour les portions non inondées.

Le promoteur promet que ce changement n’aura aucun impact négatif sur l’expérience du festivalier et sur la logistique de l’événement.