Olivier Langevin et ses acolytes de Galaxie feront résonner leur son de stoner rock ce samedi au Minotaure.

Galaxie psychédélique

Galaxie débarquera samedi soir au Minotaure pour propulser le public dans son univers psychédélique de stoner rock. Un show – malheureusement complet – qui devrait décoiffer les adeptes à coups de guitares stridentes et de claviers électros.

Le groupe, actuellement en tournée à travers le Québec, enverra à la foule principalement les pièces de Super lynx deluxe, son cinquième album parut plus tôt cette année. « Mais on fait le tour de tout ce qu’on a fait depuis nos débuts, assure Olivier Langevin. C’est un joyeux mélange de groupe hybride, de rock garage, de disco, et un peu de musique techno. »

Le chanteur et guitariste confie que le band change rarement sa setlist mais les musiciens veillent à ce que chaque soirée soit magique et unique. « On essaie d’amener l’énergie rapidement à un niveau élevé et de maintenir la cadence pendant 1 h 30, sans que ça redescende. Mais, c’est la relation entre nous et le public qui définit ce qu’il va se passer au cours de la soirée », confie-t-il.

Entre des spectacles qui jouent à guichets fermés et deux Félix en 2015 pour l’album Zulu et comme groupe de l’année, la réputation du groupe de rock alternatif francophone n’est plus à faire. Mais depuis 2002, Galaxie s’est, au fil des années – lumière –, transformé. « Ç’a évolué avec l’âge qu’on a pris, lance en riant Olivier Langevin. Et d’ajouter plus sérieusement : Tous les membres de Galaxie travaillent avec plein de monde, donc au fil de nos participations à divers projets, de différentes influences, on récupère des trucs. »

Différents, mais pareils
Même si le groupe a pris un tournant plus électro depuis Tigre et Diesel en 2011, Galaxie n’a pas perdu de vue son univers enivrant et continue d’envoyer son son rock alternatif décoiffant. « Sur les deux derniers disques, on est allé plus vers le dance. Mais sur certains morceaux l’énergie, le son du début est encore là, et le côté abrasif aussi. Quand on arrive en show, le rock garage des débuts de Galaxie revient assez rapidement », rassure le chanteur.

Si d’habitude Olivier Langevin, Pierre Fortin, Fred Fortin, François Lafontaine, Karine Pion et Jonathan Bigras prennent une pause entre chaque album – pour travailler sur d’autres projets – Super Lynx Deluxe s’est imposé naturellement au groupe, qui assurait encore des shows pour la tournée de Zulu. « On l’a commencé sans pression. On voulait seulement s’amuser entre amis. Il y a des chansons qui sont sorties assez rapidement et on s’est dit : “Faisons différent et essayons de sortir un album plus rapidement.” On a pris l’énergie de ce qui se passait à ce moment-là », explique Olivier Langevin.

C’est donc sans surprise que ce nouvel album s’inscrit dans la continuité de Zulu, puisque les membres de Galaxie se sont librement inspirés de ce qu’ils vivaient en tournée.

« C’était super l’fun, les salles étaient pratiquement tout le temps pleines. Donc c’est un peu l’énergie de ces soirées-là, des personnages qui se sont créés en tournée, des gens qu’on a rencontrés, des soirées un petit peu folles qu’on a passées. C’est les effluves de ces soirées-là. »

La galaxie pour terrain de jeu
D’ailleurs, de ses effluves se dégagent des textes sortis tout droit d’un univers surréaliste où se côtoient Cléopâtre, Billy the Kid, Picasso, Marilyn et le cheval de Troie.

« Comme tout bon vieux rock’n’roll, on parle de fête, de diable, de la peur de mourir. Avec les années, Galaxie est devenu un outil de composition, un terrain de jeu. Donc ça devient davantage un personnage et un lexique typique à ce personnage que j’utilise pour faire les albums », explique le leader de Galaxie.

Quant à savoir si les membres du groupe ont croisé, quelque part dans leur univers phénoménal, Judas et Jésus, Olivier Langevin, évoque la possibilité que ce soit effectivement arrivé.

Et dans cet univers psychédélique, où les guitares lourdes envoient des rythmes endiablés, une chanson, MDMA, apporte, telle une plaisible oasis, un peu de répit planant. « C’est une toune qui nous suivait, mais que je n’avais pas encore terminée. On trouvait la cadence [du disque] un petit peu intense, assez abrasif. On a donc décidé de la terminer. Son travail est de venir casser le rythme, de donner un petit break, pour repartir de plus belle. »

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de mettre la main sur des billets, notre petit doigt nous dit que Galaxie pourrait débarquer de nouveau dans la région dans les prochains mois. À suivre...

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POUR Y ALLER

Quand : Samedi 2 juin à 20 h

Où : Minotaure (3 rue Kent, à Gatineau)

Renseignements : 819-600-6466