Gulio Fissope, de la firme italienne Pirotecnicia Giuliani, confie que l’équipe est fin prête à présenter un spectacle qui saura impressionner les spectateurs.

Feux d'artifices: l’Italie dans le ciel de la capitale canadienne

Après le Chili, ce sera au tour de l’Italie d’afficher ses couleurs dans le ciel de la capitale nationale, mercredi soir.

« On est toujours un peu stressé, mais on a une organisation impeccable et une équipe bien préparée, donc malgré l’importance du show, on est relativement calme », confie Gulio Fissope.

M. Fissope est un technicien/chimiste pour la firme pyrotechnique Pirotecnicia Giuliani. 

Ainsi, il s’occupe non pas de la conception des spectacles, mais plutôt de la fabrication des feux d’artifice.

« Les recettes pour fabriquer un feu d’artifice sont assez vieilles et remontent au début des années 900, souligne-t-il d’entrée de jeu. La base d’un feu d’artifice c’est simple. Il faut un matériel qui brûle avec un matériel qui fournit de l’oxygène. Le plus complexe, c’est de trouver des produits qui vont produire des effets magnifiques et qui vont rester sécuritaires lors de la manipulation. »

« Ce n’est pas magique, c’est scientifique ! On sait ce qu’on mélange, ce que ça peut donner, l’énergie que ça va donner et les couleurs qui vont en ressortir », ajoute-t-il.

Cette année, ça fait 38 ans que M. Fissope gagne sa vie dans le domaine pyrotechnique.

Un extrait du prochain spectacle de Pirotecnicia Giuliani.

« J’ai commencé un peu par hasard, avoue-t-il. J’avais 30 ans et avant ça, je m’occupais de l’épuration des eaux. Ce fut pour moi un changement de carrière complètement différent. Je me disais que ce serait un travail qui allait durer un certain temps, mais encore aujourd’hui, je ne suis pas capable de m’en aller de ce domaine. En vrai, la pyrotechnie, c’est un domaine qui est assez charmant et saisissant. »

Et c’est justement ce charme de la pyrotechnie italienne que M. Fissope et ses collègues tenteront de faire découvrir aux gens de la région mercredi soir, à travers leur spectacle L’été italien.

« Le feu a été conçu pour donner un goût de l’Italie, indique-t-il. Par exemple, il est chorégraphié sur une musique qui contient plusieurs pièces d’opéra ainsi que des chansons napolitaines, à l’image de du pays. Ça donne un goût de l’été italien avec les soirées, les gens qui chantent et qui écoutent de la musique. On veut donner un aperçu de l’atmosphère de l’été en Italie aux Canadiens. »

Bien que la firme Pirotecnicia Giuliani produit plus d’une centaine de spectacles par année un peu partout dans le monde, M. Fissope souligne que celui de mercredi soir a une saveur particulière.

« Pour être beau, un feu d’artifice nécessite un beau cadre. Là, ici, il faut dire que c’est un décor assez exceptionnel, dit-il en pointant vers le parlement et le pont Alexandra. On va profiter de ce cadre assez grandiose en backstage. On a mis tout notre savoir-faire pour gagner cette compétition. »

Un extrait du prochain spectacle de Pirotecnicia Giuliani.

Les Grands Feux du Casino du Lac-Leamy se poursuivent derrière le Musée canadien de l’histoire les 17 et 21 août prochains avec les firmes pyrotechniques de la Grèce et de la France.

La finale se tiendra le samedi 24 août.