Ne pouvant accueillir qu'un maximum de 100 personnes par soir sur le site du parc Major, le festival offrait aux festivaliers l'opportunité de regarder le spectacle sur le web, en direct du confort de leur domicile.
Ne pouvant accueillir qu'un maximum de 100 personnes par soir sur le site du parc Major, le festival offrait aux festivaliers l'opportunité de regarder le spectacle sur le web, en direct du confort de leur domicile.

Festival Franco-Ontarien: un «succès» malgré la pandémie

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Malgré la pandémie de COVID-19 qui fait des siennes dans le milieu festivalier, le directeur général du Festival Franco-Ontarien Michel-Olivier Matte a qualifié de «grand succès» la 45e édition de l'événement.

« Pendant la pandémie, on a vu beaucoup de drive-in apparaître et nous, on voulait aller vers une autre avenue. On a été les premiers à Ottawa à faire un festival en présentiel de façon sécuritaire qui ne se déroulait pas dans des voitures. Je pense qu'on a très bien réussi notre objectif », a lancé M. Matte en entrevue avec Le Droit. 

Ne pouvant accueillir qu'un maximum de 100 personnes par soir sur le site du parc Major, le festival offrait aux festivaliers l'opportunité de regarder le spectacle sur le web, en direct du confort de leur domicile. 

«Avec la pandémie, chacun a ses balises et chacun vit la situation un peu à sa manière. Il y a des gens qui souhaitent ne pas sortir et ne pas se présenter dans des endroits publics, même si ces derniers sont aménagés de façon sécuritaire, et on respecte ça. On voulait quand même permettre à ces gens-là de pouvoir profiter des spectacles qu'on avait montés», explique M. Matte. 

«On a quand même quelques centaines de personnes qui ont visionné et on a aussi reçu de très bons commentaires en lien avec la qualité des spectacles diffusés sur le web», ajoute-t-il. 

L'édition 2020 du festival Franco-Ontarien offrait notamment des performances d'Ariane Moffatt, Isabelle Boulay, Paul Daraîche, Mélissa Ouimet et Le R Premier. 

«On a eu droit à de super belles collaborations ce week-end et ça se ressentait à l'arrière-scène aussi, affirme M. Matte. L'ensemble des personnes sur le site, que ce soit les artistes, les techniciens ou les organisateurs, tout le monde était fébrile et content d'être là et de vivre ça. Les artistes, pendant les tests de sons, se pinçaient. Ils n'en revenaient pas. C'était leur premier «vrai» spectacle depuis de nombreux mois et ils étaient super excités d'être là.» 

En terminant, si la COVID-19 a permis aux organisateurs du Festival Franco-Ontarien d'apprendre une chose, c'est de réaliser le privilège qu' ils ont de pouvoir organiser des rassemblements de la sorte, selon son directeur général. 

«C'est tout un privilège de pouvoir présenter de la musique sur scène, de pouvoir encourager les artistes franco-ontariens et de pouvoir leur donner un tremplin vers des collaborations futures avec de grands artistes de renoms, reconnait M. Matte. Et s’il y a une autre chose que la COVID nous a aussi apprise, c'est de ne rien prendre pour acquis.» 

Quant à la suite des choses pour le Festival Franco-Ontarien, M. Matte souligne que «c'est difficile à prévoir». 

«Personne ne sait ce qui attend l'industrie du spectacle et du divertissement dans les prochains mois, dit-il. On nous a demandé de repenser nos façons de faire depuis les six derniers mois et on l'a fait.» 

«Une chose est claire, c'est que le festival sera là à l'avenir et qu'on sera toujours là pour soutenir les artistes franco-ontariens», conclut Michel-Olivier Matte.