Offertes dans la région de la capitale fédérale par des comédiens et comédiennes de l’Ontario français, ces séances de 15 minutes au bout du fil proposent des lectures de poésie, de littérature ou de chanson.
Offertes dans la région de la capitale fédérale par des comédiens et comédiennes de l’Ontario français, ces séances de 15 minutes au bout du fil proposent des lectures de poésie, de littérature ou de chanson.

Du théâtre au creux de l’oreille

D’un simple coup de téléphone, on vous raconte une histoire en 15 minutes. C’est ce que propose le mouvement Au creux de l’oreille qui a été lancé en Ontario français par le Théâtre Catapulte avec La Nouvelle Scène et au Québec par le Théâtre Périscope.

Ce mouvement a été initié à La Colline, théâtre national à Paris, par Wajdi Mouawad. Le mouvement québécois a, lui, été activé par les comédiens Marie-Josée Bastien, Linda Laplante, Marie-Hélène Gendreau, Catherine Hughes et Nicolas Gendron ainsi que par l’équipe du Périscope. À Ottawa, c’est le Théâtre Catapulte aidé par La Nouvelle Scène qui ont été inspirés par ce mouvement

« Ces rendez-vous téléphoniques entre artistes-lecteurs et citoyens-auditeurs incarnent la fonction sociale et profondément réparatrice de l’art, confie par communiqué Danielle Le Saux-Farmer, directrice artistique du Théâtre Catapule. Ils contribuent, ne serait-ce qu’un peu, à raccommoder le tissu social fragilisé par cette période trouble que nous traversons tous. J’en suis convaincue. »

Danielle Le Saux-Farmer dans la troupe de <em>Papillons de nuit</em>, au Théâtre de l'Île

Offertes dans la région de la capitale fédérale par des comédiens et comédiennes de l’Ontario français, ces séances de 15 minutes au bout du fil proposent des lectures de poésie, de littérature ou de chanson.

« Je suis vraiment ravie de pouvoir démarrer ce mouvement dans la communauté artistique de l’Ontario français, ajoute Mme Le Saux-Farmer. Après avoir moi-même participé en tant que lectrice au mouvement québécois Au creux de l’oreille, j’ai été étonnée par la force du lien qui se crée entre étrangers, le temps d’un appel. On se dit bonjour, on se demande comment chacun vit le confinement, ensuite, on partage un moment de poésie, de douceur, d’humour, hors du temps. »

Alors que le mouvement québécois partageait les mots de la poète Hélène Dorion, Catapulte a choisi ceux du poète Patrice Desbiens. Les « porteurs » de la branche franco-ontarienne du mouvement sont Danielle Le Saux-Farmer, Martin Cadieux, Sophie Ducharme et Benoit Roy.

L’initiative se tiendra du 2 au 17 mai, du mercredi au dimanche, de 16 h à 20 h. Pour réserver un appel, il suffit de remplir le formulaire prévu à cet effet. La lecture est gratuite, mais il est possible de faire un don et tout l’argent amassé est directement versé aux artistes qui prennent part à l’activité.