Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin en compagnie de trois membres de la famille Olmstead de Gatineau, de futurs spectateurs de la future pièce "Fais-toi une belle vie".

Du pain sur... les planches

Gatineau fait partie de la vie de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin depuis très longtemps.

Pas qu’ils y soient nés, ils sont tous deux natifs de Saint-Jérôme dans les Laurentides, mais ils sont montés sur les planches de nos salles de spectacles un nombre incalculable de fois dans leur carrière: Émily pour moult comédies musicales, de My Fair Lady à Cabaret, au casino et à la salle Odyssée, et Guillaume, une vingtaine de fois, dans le cadre de la pièce humoristique Ladies Night, à la Maison de la culture.

Le public était invité à rencontrer les deux comédiens au kiosque de la Maison de la culture, samedi après-midi, aux Promenades Gatineau, dans le cadre d’une campagne de promotion de la pièce Fais-toi une belle vie qui sera justement lancée à Gatineau, l’été prochain. Près de 150 personnes se sont présentées au mail commercial pour rencontrer les deux artistes qui font partie du quotidien des Québécois depuis très longtemps.

La première de la future pièce Fais-toi une belle vie aura lieu en juillet prochain à Gatineau à la salle Odyssée parce que le bouche-à-oreille et divers contacts ont fait en sorte que la Maison de la culture s’est retrouvée aux premières loges pour accueillir les premières représentations de cette pièce qui met en scène Guillaume Lemay-Thivierge, sa conjointe Émily Bégin, sa fille Charlie Lemay-Thivierge, l’auteur de la pièce François Chénier et Sandrine Bisson. 

«Comme Gatineau nous avait ouvert la porte en premier, c’est elle qui allait avoir l’exclusivité», confie Émily.

Même si la pièce sera lancée l’été prochain, Guillaume Lemay-Thivierge refuse de l’associer à du théâtre d’été...

«Le terme théâtre d’été peut être péjoratif un peu. On associe ça à quelque chose de burlesque et léger [...] On n’est pas dans le «claquage» de portes [...] c’est une pièce intelligente et très drôle», explique Guillaume.

Le couple espère pouvoir jouer cette pièce, en tournée, de 100 à 150 fois, d’ici les trois prochaines années. 

Dans la boule de cristal

Après un congé de maternité de dix mois, Émily est revenue au boulot pour chorégraphier, pour la huitième fois, la rétrospective de l’année du Théâtre du Rideau Vert à Montréal, Revue et corrigée, à l’affiche jusqu’à la mi-janvier.

Émily est aussi en train de développer une idée de sitcom pour la télé québécoise et pourrait être tentée par un mini-album de trois ou quatre chansons; un projet qui s’élaborera à partir du printemps prochain.

Du côté de Guillaume, l’aventure Ladies Night n’est toujours pas terminée avec 800 représentations derrière la cravate. La série Cheval-Serpent à Radio-Canada entame sa deuxième saison; les tournages de cette saga atypique, campée dans un bar de danseurs à la réputation sulfureuse, ont déjà débuté.

Enfin, les deux tourtereaux aimeraient bien coproduire et peut-être même jouer dans une comédie musicale qu’ils piloteraient eux-mêmes. À suivre...

#MoiAussi

Interpellée sur le vaste mouvement des mots-clics #MoiAussi — #MeToo en anglais — qui déferle dans le monde, dans la foulée de l’affaire Harvey Weinstein et, plus près de nous, Gilbert Rozon, Émily Bégin avoue ne pas avoir personnellement souffert de ce type de comportements. 

«J’ai vécu (des expériences de travail) avec des metteurs en scène, des chorégraphes qui étaient peut-être plus sévères, plus rough; c’est un métier pas facile [...] J’ai travaillé sur plein de productions avec Gilbert Rozon. J’ai travaillé avec plein de monde qui commencent à se faire dénoncer pour leurs comportements», mais elle affirme n’avoir jamais été victime de quelque geste disgracieux que ce soit.

Des résolutions pour 2018?

Pour Guillaume Lemay-Thivierge: «toujours continuer à évoluer; pas faire de surplace, malgré toutes les difficultés».

Pour Émily Bégin: «Je veux apprendre plein de choses... la production de spectacles; j’ai déjà été beaucoup sur scène».

C’est la grâce qu’on leur souhaite.