Steven Ross en compagnie d’artistes du spectacle "Volta", lors du passage à l’émission nationale matinale Despierta America, à Miami, le 21 décembre dernier. De gauche à droite : Elena Suarez, ballerine, Ana Patricia Gamez, animatrice de l’émission, Joey Arrigo, danseur de ballet dans la peau du personnage principal Waz, ainsi que Steven Ross, attaché de presse.

De La Tuque jusqu’au bout du monde

Trois-Rivières — Certaines histoires nous rappellent qu’il n’y a pas de rêves si grands dans la vie qu’ils ne puissent se réaliser. C’est vrai pour le Latuquois d’origine Steven Ross qui, tout jeune, rêvait de travailler dans le monde du divertissement et de voir le monde. Il est aujourd’hui attaché de presse principal au sein du Cirque du Soleil.

Il a œuvré au siège social de la compagnie à Montréal mais est présentement rattaché à la tournée du spectacle Volta qui est actuellement présenté à Miami pour quelques semaines avant Tampa en février, East Rutherford, au New Jersey, en avril et Uniondale, à New York, en mai. C’est la vie de nomade, en somme.

«Ça peut avoir l’air prestigieux de l’extérieur mais c’est quand même un travail assez prenant. Et comme on est constamment en tournée pour au plus huit semaines à chaque escale, on finit par se bâtir une routine quotidienne pour se donner une certaine stabilité. À chaque endroit, on se lie avec des gens de la place, on se fait des habitudes dans des restaurants ou d’autres commerces, etc.»

On connaît l’ampleur du Cirque du Soleil mais on ne se doute pas toujours de ce que cela représente, concrètement. Un spectacle comme Volta se déplace avec un noyau de quelque 120 personnes dont la moitié sont des Canadiens et à chaque destination, on engage une bonne centaine d’employés locaux. Steven Ross s’assure de faire la promotion du spectacle dans chacun des marchés qu’il visite en travaillant avec des entreprises locales. «De mon côté, j’ai une connaissance très approfondie du spectacle et du Cirque du Soleil alors que les intervenants locaux connaissent très bien leur marché alors, c’est un gros travail de collaboration.»


« «Le message que je tiens à lancer aux jeunes, c’est que de l’extérieur, les choses peuvent sembler plus prestigieuses et plus inaccessibles qu’elles ne le sont en réalité. Il faut avoir de la passion et il faut croire en ses rêves. Si on veut faire quelque chose et qu’on y croit, ça va arriver. Il ne faut jamais lâcher.» »
Steven Ross

Le jeune trentenaire a, malgré son jeune âge, un parcours professionnel impressionnant. Il a fait ses études primaires et secondaire à La Tuque avant de quitter pour le cégep de Saint-Hyacinthe et de compléter un baccalauréat en relations publiques à l’UQÀM en 2006. Il a, par la suite, travaillé pour Ubisoft, le Groupe Germain Hospitalité, Fierté Montréal avant de se retrouver comme responsable des relations publiques pour le Musée d’art contemporain de Montréal. Il a fait son entrée dans la grande famille du Cirque du Soleil en mars 2017.

«À travers toutes mes expériences, j’ai toujours gardé un œil sur le Cirque du Soleil parce que c’est un des plus importants producteurs de divertissement au monde et il vient de chez nous, ce qui nous donne un petit avantage sur d’autres candidats venant d’ailleurs. En plus, c’est une entreprise qui offrait très précisément ce dont j’avais envie depuis que je suis jeune.»

Le côté nomade de son travail actuel tombe à un bon moment dans sa vie. «J’ai toujours voulu voyager dans le cadre de mon travail et l’opportunité s’est présentée à un moment de ma vie où j’étais prêt à ça. Je suis conscient que ce ne sera peut-être pas toujours le cas mais en même temps, je m’aperçois qu’on peut aussi prendre goût à une existence nomade en la vivant. Ce qui est bien avec le Cirque, c’est qu’on peut faire de la tournée parce qu’on a vingt spectacles qui roulent à travers le monde mais il y a aussi beaucoup d’emplois basés au siège social à Montréal où travaillent 1500 personnes.»

Ces séjours à l’étranger recèlent aussi un avantage qui n’est pas à dédaigner pour le Latuquois. «Je suis vraiment très fier de représenter le Cirque mais aussi le Québec et notre savoir-faire à l’étranger. Quand on parle du Cirque du Soleil dans d’autres pays, les gens sont déjà ouverts, ils savent que ce qu’on fait est unique et ils veulent travailler avec nous. Ça fait toujours plaisir de le constater.»

Il en sait quelque chose pour avoir consacré beaucoup d’énergie à faire entrer la marque Cirque du Soleil à l’autre bout du monde, en Chine, où l’art du cirque est millénaire. «Là-bas, ce sont de grands experts des acrobaties, de véritables connaisseurs et à cause de cela ils nous perçoivent de façon très positive. Mais de notre côté, ça exige qu’on arrive avec un produit de très haute qualité pour les conquérir. Comme c’est déjà notre marque de commerce, je pense que c’est un mariage qui se présente très bien.» Il n’exclut d’ailleurs pas d’aller un jour travailler en Chine et d’ajouter à la maîtrise qu’il possède de l’anglais et de l’espagnol, celle du mandarin. Les défis ne manquent donc pas pour cet homme animé par la passion.

«Le message que je tiens à lancer aux jeunes, c’est que de l’extérieur, les choses peuvent sembler plus prestigieuses et plus inaccessibles qu’elles ne le sont en réalité. Il faut avoir de la passion et il faut croire en ses rêves. Si on veut faire quelque chose et qu’on y croit, ça va arriver. Il ne faut jamais lâcher.»