Le festival de danse contemporaine Cinédanse sera de passage à Ottawa du 17 au 22 septembre prochain.

Cinédanse: danser pour guérir

Après avoir fait bouger Montréal en 2012 et Québec en 2015, le festival de danse contemporaine Cinédanse amènera ses troupes à Ottawa. Sous le thème Guérir les blessures, neuf spectacles, un symposium et 80 films d’art feront danser la capitale du 17 au 22 septembre.

Après la cérémonie d’ouverture prévue le 17 septembre à 18 h 30 à la galerie SAW, le coup d’envoi sera donné par la Franco-Algérienne Nacera Belaza, qui présentera sa pièce phare Le cri à 20 h, au LabO. Une deuxième représentation aura lieu le lendemain à la même heure. La chorégraphe et sa sœur Dalila y interprètent une symbolique puissante sur des airs de Nina Simone, Maria Callas, Amy Winehouse et d’un chanteur arabe.

Nacera Belaza présentera aussi La Procession en première nord-américaine le 21 septembre, à 17 h 30. Le spectacle déambulatoire, auquel participeront des étudiants du département de théâtre de l’université d’Ottawa, commencera à la pointe Nepean et sillonnera les ruelles du Marché By avant d’atterrir au LabO.

Les jeudi et vendredi 18 et 19 septembre, Cinédanse accueillera le symposium Nouvelles perspectives en danse et sur la santé dans nos communautés. Au programme : projections et échanges entre artistes, chercheurs et public sur l’inclusion et ses nombreuses facettes. À noter que la chorégraphe et cinéaste new-yorkaise Tamar Rogoff donnera un atelier sur la paralysie cérébrale. Son documentaire L’apparition du faune, qui met en vedette un jeune homme qui en est atteint, sera projeté le 17 septembre.

Femmes d’aujourd’hui clôturera le festival le dimanche 22 septembre, à 17 h. Le spectacle comprend des performances mixtes et des projections qui jettent un regard sur la femme moderne.

Le « ciné » de « Cinédanse »

Les films ne sont pas en reste : des projections sont prévues chaque jour de l’événement. Des 80 films, six documentaires et dix courts-métrages de jeunes Autochtones produits par Wapikoni Mobile font partie de la programmation. C’est d’ailleurs un film d’une étudiante de Kitigan Zibi, Darian Smith, qui a inspiré le thème de Cinédanse. On pourra regarder Guérir les blessures le jeudi 19 septembre, à 9 h 15.

Pour la première fois à l’écran, il sera possible de voir la troupe d’Ottawa Propeller Dance, qui met en scène danseurs et artistes atteints de handicaps. Le court-métrage Circuit sera projeté le samedi 21 septembre en programme double avec Le pays où tout est à prendre au sérieux, sur des adolescents hospitalisés dans deux services de psychiatriques en France. Suivra Pas d’excuse, pas de limite, qui traite du b-boy montréalais handicapé Lazylegz. Lui et Shara Weaver, de Propeller Dance, seront présents pour échanger avec le public après les projections.

Les 20 et 21 septembre, une série « sous les étoiles » est programmée à la Cour extérieure de la Galerie SAW. Tandis que le programme L’amour, un peu beaucoup proposera des films sur le couple, les deux séances Résistez ! présenteront des films qui brandissent les différences des cinéastes, dont Lola, le vent, de l’Ottavienne Izabel Barsive.

Enfin, le dimanche 22 septembre à 14 h, le long métrage de Raymond St-Jean Louise Lecavalier : Sur mon cheval de feu sera présenté au LabO. Muse du chorégraphe Édouard Lock de 1981 à 1999, la Québécoise est considérée comme une icône de la danse contemporaine.

La programmation complète se trouve au cinedanse.ca.