D’abord spécialiste du trapèze en duo, Charles-Éric Bouchard a été contraint de changer de discipline après une blessure. C’est maintenant avec la corde lisse qu’il travaille pour le Cirque du Soleil.

Charles-Éric Bouchard: une aventure de rêve grâce à Lionel Messi

L’acrobate Charles-Éric Bouchard, originaire de la région de Portneuf, vit une aventure de rêve avec le Cirque du Soleil. Installé à Barcelone depuis la mi-octobre pour quatre mois, le jeune artiste de 25 ans fait étalage de ses habiletés à la corde lisse devant plus de 3000 spectateurs, chaque soir, à l’occasion du spectacle «Messi10» consacré à la mégastar du soccer, Lionel Messi.

L’artiste ne s’attendait pas à pareil engouement autour du célèbre numéro 10 du FC Barcelone, footballeur le mieux payé de la planète avec des revenus annuels de quelque 190 millions $. Une semaine de représentations a été ajoutée à compter du 4 janvier.

«Au Canada, Messi n’est pas très connu. Honnêtement, moi-même je ne savais pas trop qui c’était. C’est fou, tu marches dans la rue et tout le monde a un chandail de Messi. C’est un gros phénomène», explique-t-il depuis la capitale catalane.

La passion du jeune homme pour les acrobaties et autres contorsions a débuté très jeune. Les deux heures hebdomadaires de gymnastique à Pont-Rouge ne suffisant pas à satisfaire le gamin de 12 ans, sa mère l’a inscrit à l’École de cirque de Québec, puis au programme sport-études de l’école Cardinal-Roy. Un passage à l’École nationale de cirque de Montréal lui a ensuite procuré une carte de visite de choix pour faire le saut avec le Cirque du Soleil en 2017.

Spécialiste du trapèze en duo, Charles-Éric a été contraint à délaisser cette discipline pour la corde lisse, à la suite d’une opération au pied. «J’ai dû me réorienter. Je voulais une discipline qui ne solliciterait pas trop ma cheville, mais qui allait rester acrobatique. J’ai vu des gens faire de la corde lisse. J’ai essayé et j’ai aimé ça.»

Charles-Éric Bouchard

Loin du Québec

Le métier amène le jeune homme à voyager beaucoup. Après Barcelone, Messi10 déménagera ses pénates pour trois semaines à Buenos Aires, en Argentine, terre natale du célèbre athlète. Au regard de sa popularité là-bas, Charles-Éric s’attend à un spectacle qui pourrait rester à l’affiche pendant des mois.

Faire partie de la troupe numéro un de l’univers circassien offre plusieurs avantages, même si le mal du pays se fait parfois sentir. «C’est une énorme compagnie avec beaucoup d’employés. De toutes les compagnies où j’ai travaillé, c’est celle qui offre les meilleures conditions. On a de super beaux appartements. Il nous traite super bien, je n’ai rien à redire.

«En même temps, poursuit-il, la stabilité me manque un petit peu. Il faut toujours s’adapter à de nouveaux endroits, à de nouvelles personnes. Quand je suis à Montréal, l’équivalent de trois mois par année, j’en profite pour voir ma famille et mes amis.»