Les membres du groupe Carotté viendront chanter à Alma et à Jonquière en décembre. Puis, ils fileront à Paris pour jouer sur la mythique scène de l’Olympia.
Les membres du groupe Carotté viendront chanter à Alma et à Jonquière en décembre. Puis, ils fileront à Paris pour jouer sur la mythique scène de l’Olympia.

Carotté à Alma et Jonquière, en attendant l’Olympia

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
L’Olympia, la scène mythique où Piaf et Brel ont livré le meilleur d’eux-mêmes, où les Rolling Stones ont joué dans leur jeune temps et aussi dans la version actuelle. Où Robert Charlebois a fait scandale en « pitchant son set de drums » dans l’assistance, pour employer l’expression consacrée. C’est dans cette salle que six gars qui ont un pied dans le punk et l’autre dans le trad effectueront leurs débuts à Paris : les membres du groupe Carotté.

Ils fouleront les planches sacrées le 22 février, un privilège découlant de leurs fréquentations avec la formation Marcel et son orchestre. Originaire de Lille, elle aussi fait dans le punk rock aux accents festifs et pour ouvrir la soirée, l’idée lui est venue de solliciter ses camarades québécois qui, bien évidemment, ont accepté cette proposition avec enthousiasme.

« Ce sont des amis de longue date et grâce à eux, nous sommes contents de jouer dans ce temple de la musique. Nous ne pensions pas qu’une telle chose arriverait. Ça va au-delà de nos espérances », a mentionné Étienne Bourré-Denis à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Le sextet fondé en 2013 traversera l’Atlantique expressément pour cet événement. Il disposera de 30 minutes pour présenter son matériel.

Le choix des pièces sera fait plus tard, mais déjà, des points de repère apparaissent. Parmi eux, on note la pièce Chant de pot, livrée a cappella. Le clip sorti le jour où la marijuana est devenue légale est hilarant, au même titre que le texte. Ce n’est pas pour rien que cette production a généré un million de vues sur YouTube. « D’habitude, ça fonctionne bien sur scène, tout comme les reels qui font partie de notre répertoire », affirme Étienne Bourré-Denis.

Un autre atout qui sera mis à profit le concerne personnellement, soit la podorythmie. C’est lui, le spécialiste de la chose au sein de Carotté et les sorties effectuées l’été dernier, en France, ont eu l’effet d’une révélation. « Ça impressionne beaucoup les gens, là-bas, les battements de pieds. Ils ne connaissent pas ça, puisque c’est typiquement québécois », souligne le musicien.

Le groupe s’est produit dans six villes pendant sa virée dans l’Hexagone, dont Biarritz et Bordeaux. Il s’agissait de sa première présence là-bas, où il ouvrait pour la formation punk Ludwig Van 88. Celle-ci venait de reprendre du service, après une longue parenthèse. Le temps de sortir un album et elle a retrouvé ses fans d’hier et d’aujourd’hui, en chair et en os. Carotté l’a accompagné au Québec, notamment dans le cadre du festival Jonquière en musique, puis sur ses terres.

« Pour notre camarade Médé (Langlois), c’était particulier, cette collaboration. Plus jeune, il a fait partie d’un groupe qui rendait hommage à Ludwig Van 88. Faire deux tournées avec eux, au Québec et en France, c’était quelque chose », fait observer Étienne Bourré-Denis. Ajoutez que la formation enracinée dans le terroir québécois a gagné le prix du Choix du public lors du gala GAMIQ, centré sur la musique indépendante, et vous aurez une idée de l’état d’esprit de ses membres en cette fin d’automne.

Ils sont gonflés à bloc, ce qui tombe bien, puisque leur agenda est rempli à l’approche des Fêtes. Relevons deux rendez-vous qui touchent plus spécifiquement leurs fans du Saguenay-Lac-Saint-Jean, soit ceux du 12 décembre à la Boîte à Bleuets d’Alma et du 14 décembre au Côté-Cour de Jonquière. Le programme ? Rien de plus simple. « On fait un gros party avec nos deux albums », résume Étienne Bourré-Denis.