Bobby Bazini, chanteur-vedette originaire de Mont-Laurier, mène rondement sa carrière dans le giron d’Universal.

Bobby Bazini, dernier tour de piste

Bobby Bazini boucle la boucle, pour ainsi dire. Après avoir débuté sa tournée au Centre national des arts il y a un an exactement, il revient en fin de parcours le 6 février, à 20 h, à la Salle Odyssée.

Pour ceux qui ne l’auraient donc pas encore vu, le chanteur à la voix des soulmen américains vient nous rappeler que Summer is gone, du titre de sa tournée qui prendra fin dans quelques jours. L’occasion de revenir sur les kilomètres parcourus en 2017 et d’évoquer son nouvel album, lequel, espère-t-il, sortira dans l’année.

Il y eut les grands théâtres, comme la Salle Southam à son tout premier concert – « on était tous fébriles malgré les répétitions de plusieurs semaines ; voir tout ce monde, ça reste impressionnant » – et les petits bars dans l’Ouest canadien, les publics conquis (au Québec) et ceux à convertir (aux États-Unis). 

Son chaud grain de voix évoque à l’évidence les chanteurs soul américains des années 60-70. Bobby Bazini, chanteur-vedette originaire de Mont-Laurier, mène rondement sa carrière dans le giron d’Universal. La cause de l’emballement : des titres comme I Wonder ou C’est la vie, avec leur son vintage au goût vinyle, guitares acoustiques comme au bon vieux temps folk, auxquels il a su donner une jolie patine. Pas de révolution musicale, mais une authenticité spontanée, loin de l’exercice de style, qui ne laisse pas indifférent. 

Au printemps 2017, après une première salve de concerts d’une quarantaine de dates, l’équipe artistique s’accorde une pause. Pas Bobby Bazini, qui en profite pour filer aux États-Unis y faire la promotion de ce troisième album, Summer is gone, paru sous l’étiquette américaine Interscope. 

« Beaucoup de route entre la côte ouest et la côte est, résume-t-il. Mais je n’ai pas vraiment eu le temps de visiter quoi que ce soit ; souvent, nous arrivions dans une ville, direction la salle de spectacles, puis nous dormions en périphérie afin d’éviter le trafic et repartir plus facilement le lendemain. Alors oui, j’ai joué à San Francisco, c’était le fun, mais je n’ai rien vu de la ville ! » Quid de New York ? « l’un des meilleurs souvenirs, le public a vraiment accroché dès les premières chansons. » Et Boston ? « Plus difficile d’y chercher l’attention des spectateurs, absorbés dans leurs conversations. Mon but, c’était qu’ils arrêtent de parler après plusieurs chansons. »

Ainsi va la vie de Bobby Bazini, chouchou des JUNO au Canada, défricheur de nouveaux marchés à l’étranger. « Je garde ainsi les deux pieds sur terre », philosophe-t-il. 

Si l’on en croit cet estimé baromètre professionnel que constitue la diffusion de sa musique à la radio, le Québécois a de quoi se réjouir : C’est la vie a tourné sur les ondes américaines plusieurs mois. La reconnaissance d’un potentiel à se tracer un bel avenir américain ! La voie est donc pavée pour son prochain album. 

« Finalement, ce que je fais le moins, en tournée, c’est de jouer, analyse-t-il. Entre la route, le montage du spectacle une fois arrivés et l’attente dans les loges, je ne joue que le temps du concert, soit 1 h 30 environ. Ça me laisse du temps pour écrire et composer. »

De Londres à Nashville

Son quatrième disque suivra des sentiers déjà empruntés sur le précédent, en Angleterre et à Nashville : Bobby Bazini retournera bientôt à Londres pour une session de co-écriture dès la mi-février. « Je m’y suis fait des amis, raconte-t-il. Je retravaillerai avec mon réalisateur Martin Terefe, car il est très créatif et déborde d’idées. Avec lui, j’ai toujours l’impression de découvrir quelque chose ». Jake Gosling (Ed Sheeran, One direction) reprendra également du service sur le prochain opus. Parmi les nouveaux venus, il cite le guitariste de Jack Savoretti, Pedro Vito, avec qui il aurait déjà composé une chanson.   

« J’ai toujours voulu m’entourer de musiciens meilleurs que moi, conclut-il. C’est la meilleure façon pour apprendre et s’améliorer. »


POUR Y ALLER

Quand ? 6 février, 20 h

Où ? Maison de la culture de Gatineau

Renseignements : 819-243-2525 ; salleodyssee.ca