L'humoriste François Bellefeuille au Bordel Comédie Club

Bilan positif pour le premier Grand Montréal comédie fest

MONTRÉAL — La première édition du Grand Montréal comédie fest, qui s’est conclue dimanche, est «définitivement la meilleure» de son histoire, selon ses organisateurs.

La directrice générale de ce nouveau festival d’humour, Diane Arseneau, affirme que son équipe a réalisé un exploit en présentant 91 spectacles, du 1er au 15 juillet, dans six villes avec moins de huit mois de préparation.

«On est sans contredit l’équivalent des Golden Knight de Las Vegas du monde des festivals, ajoute l’humoriste Martin Petit, instigateur du festival. À notre première saison on a surpris le public, déjoué les experts, et l’équipe a déjà hâte à l’an prochain.»

Plus sérieusement

Le Grand Montréal comédie fest avait été créé dans la foulée des allégations d’inconduite sexuelle contre l’ex-grand patron de Juste pour rire, Gilbert Rozon.

«On est né un peu d’une réaction face à ce qui s’était passé, avoue la directrice du nouveau festival, en soupesant ses mots. Mais une fois la réaction passée, on a vraiment remarqué qu’il y avait une place pour un autre festival d’humour.»

Une soirée d’humour politique intitulée FEmLeaderck la culture du viol figurait même au sein de la programmation pour dénoncer les agressions à caractère sexuel. Selon Diane Arseneau, c’est mission accomplie.

«Pour ce qui est de ce spectacle-là, c’est un peu une réaction aussi, je pense, mais on ne s’est pas attardé juste à ça, il y avait aussi toute la culture du  #metoo puis de parler de vison d’où la société s’en va. Donc, c’était plus large que juste parler des événements de l’automne passé.»

Reste du bilan

Le Grand Montréal comédie fest a débuté avec un coup d’éclat le 1er juillet avec le spectacle 100 humoristes en 100 minutes. Ce concept a permis à une centaine de comiques de se succéder en ne disposant que de 60 secondes pour faire rire le public.

Le festival a littéralement pris un deuxième envol les 5, 6 et 7 juillet alors que huit humoristes se sont baladés en hélicoptère pour se produire à Montréal, Châteauguay et Saint-Eustache le même soir.

Fait inusité qui aurait été apprécié, des humoristes établis se sont produits en première partie de certains de leurs homologues de la relève. Un Louis-José Houde ou un François Bellefeuille a ainsi permis à des spectateurs de réchauffer leurs muscles faciaux.

Louis-José Houde a d’ailleurs présenté six représentations uniques à guichet fermé au Bordel Comédie Club.

Par ailleurs, le Grand Montréal comédie fest a misé sur une importante présence de femmes, puisque près du tiers des humoristes en vedette étaient de sexe féminin.

Pour ce qui est de la deuxième édition du nouveau festival d’humour, son organisation, qui compte cinq membres, dit vouloir dormir un peu avant d’en parler davantage...