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Humour

Le lâcher prise de Maxim Martin

Toujours prompt à faire un doigt d’honneur à la rectitude politique, Maxim Martin s’amène à Gatineau avec son cinquième spectacle solo, simplement baptisé «Fuckoff», pour clarifier les choses d’entrée de jeu.

« Le show commence en attaquant de front cet espèce d’abcès qui contamine la société », mais « le but » de Fuckoff n’est pas non plus d’être politiquement incorrect pendant une heure et demie, précise d’emblée l’humoriste.

Arts

Korine Côté : zoom sur elle-même

Depuis ses débuts en humour, Korine Côté peaufine l’art de l’humour d’observation : dès 2013, sa tirade contre les utilisateurs de produits Apple lui a valu le prestigieux trophée du numéro de l’année au gala Les Oliviers. Après un premier spectacle où elle disséquait de petits riens de son entourage, elle a plutôt braqué le projecteur sur elle-même pour «Gros plan», un deuxième solo qu’elle s’apprête à faire voyager aux quatre coins du Québec.

Pour tout dire, on aurait dû avoir des nouvelles de l’humoriste montréalaise avant. De son propre aveu, une grossesse surprise s’est invitée dans sa période de rodage et l’a forcée à réorganiser sa tournée. Pas grave. «Tout peut s’arranger et il n’y a pas de mauvais moment» pour devenir maman, selon la principale intéressée. Pendant la pause qu’elle a prise avant — «pour aller être grosse et avoir des reflux gastriques chez nous», laisse-t-elle tomber — et après la naissance de son fils, Korine Côté a aussi modifié un peu le contenu de Gros plan pour y aborder sa grossesse et sa nouvelle vie de mère. Des thèmes qui s’inscrivaient dans la ligne du spectacle, qui avait déjà une teinte plus personnelle.

Arts

Charles-Éric Bouchard: une aventure de rêve grâce à Lionel Messi

L’acrobate Charles-Éric Bouchard, originaire de la région de Portneuf, vit une aventure de rêve avec le Cirque du Soleil. Installé à Barcelone depuis la mi-octobre pour quatre mois, le jeune artiste de 25 ans fait étalage de ses habiletés à la corde lisse devant plus de 3000 spectateurs, chaque soir, à l’occasion du spectacle «Messi10» consacré à la mégastar du soccer, Lionel Messi.

L’artiste ne s’attendait pas à pareil engouement autour du célèbre numéro 10 du FC Barcelone, footballeur le mieux payé de la planète avec des revenus annuels de quelque 190 millions $. Une semaine de représentations a été ajoutée à compter du 4 janvier.

«Au Canada, Messi n’est pas très connu. Honnêtement, moi-même je ne savais pas trop qui c’était. C’est fou, tu marches dans la rue et tout le monde a un chandail de Messi. C’est un gros phénomène», explique-t-il depuis la capitale catalane.

La passion du jeune homme pour les acrobaties et autres contorsions a débuté très jeune. Les deux heures hebdomadaires de gymnastique à Pont-Rouge ne suffisant pas à satisfaire le gamin de 12 ans, sa mère l’a inscrit à l’École de cirque de Québec, puis au programme sport-études de l’école Cardinal-Roy. Un passage à l’École nationale de cirque de Montréal lui a ensuite procuré une carte de visite de choix pour faire le saut avec le Cirque du Soleil en 2017.

Spécialiste du trapèze en duo, Charles-Éric a été contraint à délaisser cette discipline pour la corde lisse, à la suite d’une opération au pied. «J’ai dû me réorienter. Je voulais une discipline qui ne solliciterait pas trop ma cheville, mais qui allait rester acrobatique. J’ai vu des gens faire de la corde lisse. J’ai essayé et j’ai aimé ça.»

Humour

L’Est ontarien a-t-il le sens de l’humour?

Le RIRE fEST, premier festival d’humour de l’Est ontarien, fera ses débuts ce jeudi, à Embrun. En attendant, les organisateurs du festival expliquent à quoi ressemble la scène humoristique dans la région.

Pour le président et fondateur du festival, Mathieu Fortin, il y a un « appétit grandissant pour l’humour » actuellement dans la région.

Arts et spectacles

Le nouveau Badouri, 100% sympathique

Vous souvenez-vous de Rachid Badouri, la «diva de l’humour» ? Peut-être pas au sein du public, somme toute peu exposé à ses exigences et coups de gueule notoires. Mais les proches collaborateurs et les techniciens qui ont eu affaire à lui dans le passé se souviennent probablement de son «caractère de trou d’cul», reconnaît aujourd’hui l’humoriste, qui propose un nouveau spectacle solo aux airs de mea culpa.

C’est avec ce troisième one man show, intitulé Les fleurs du tapis, qu’il monte sur la scène de la Maison de la culture de Gatineau (MCG), trois soirs consécutifs, cette semaine.

Spectacles et théâtre

subDevision 2019 : cap sur l’avenir

Du 14 au 16 novembre, la Nouvelle Scène accueille subDevision, un « événement théâtral in situ », auquel ont collaboré huit compagnies locales (tant francophones qu’anglophones), dont le Théâtre Catapulte.

Le public est invité à se joindre aux créateurs pour participer à « une aventure hors du commun » doublée d’une « expérience immersive » et d’une « grande fête ». 

L’événement est composé d’une série de performance d’une dizaine de minutes, inspirées par des lieux. subDevision promet « des performances uniques qui repoussent les frontières des espaces qui les accueillent ». 

Inspiré du HIVE de Vancouver, où le public se déplace dans l’espace comme les abeilles dans leur ruche (hive), subDevision a l’ambition d’« ouvrir la voie à de nouveaux types de créations théâtrales à Ottawa ». Les visiteurs peuvent déambuler à leur guise à travers la Nouvelle Scène, s’éloigner de l’espace central (où se trouvent un bar et un plancher de danse), et assister à autant de spectacles qu’ils le désirent. Des surprises attendent à chaque détour. Les performances auront lieu entre 19 h 30 et 22 h 30, chaque soir. 

subDevision 2019 met en scène huit créations originales signées par les compagnies Aplombusrhombus, Théâtre Triangle Vital (avec l’appui de Créations In Vivo), Red Rabbits Theatre, THUNK!theatre, le Théâtre Rouge Écarlate et Toasted Theatre, ainsi que les artistes André Robillard et Bénédicte Bélizaire. Leurs projets s’articulent autour d’une thématique commune : « l’avenir » (l’approche thématique est une première). 

« Ça peut vouloir dire l’avenir du design urbain, de l’autochtonie, de l’éducation, de la politique, des relations humaines, de l’environnement — la liste est longue », indiquent les deux co-fondatrices, co-directrices et productrices de l’événement, Sarah Conn et Kate Smith.

Billets (20 $) : eventbrite.ca

Renseignements : 613-241-2727

Spectacles et théâtre

Une première comédie musicale franco-ontarienne

Foi de cultivateur de Casselman, VACHES, the musical semble bien être la première comédie musicale franco-ontarienne d’envergure à être créée au nord de Broadway !

« Ça doit faire dix ans qu’Olivier Nadon et moi, on parlait de monter une comédie musicale. Maintenant, ça y est, on commence les répétitions ! » lance Stéphane Guertin d’Improtéine, qui est tout feu tout flamme à l’idée que sa comédie musicale écrite avec son compère du quintette humoristique franco-ontarien verra le jour en avril 2020. Après les répétitions qui se déroulent dans la Cour des Arts à Ottawa, les premières représentations seront au LabO.

Spectacles et théâtre

Vent de folie sur rythmes trad’ avec l'Orchestre symphonique de Gatineau

Pour inaugurer sa 13e saison, l’Orchestre symphonique de Gatineau (OSG) se lance dans un concert d’envergure où se télescoperont les traditons folkloriques de trois pays, le Canada, le Mexique et la Russie. Un concert-événement où se rencontreront la musique et la danse, mais aussi la peinture les recettes gourmandes, entre la Salle Odyssée et le foyer de la Maison de la culture de Gatineau.

La troupe Le Vent du Nord (LVDN), avec sa musique trad’ 100 % pur-laine étoffée par l’orchestre gatinois, partagera la scène avec les danseurs mexicains issus du Ballet folklorique Aztlan, et une poignée d’autres, issus de la troupe Kalinka. Ce happening intitulé Fusion symphonique promet d’en mettre plein la vue, l’ouïe et les papilles, ce samedi 9 novembre.

Arts

La comédie musicale «We Will Rock You» passera par Ottawa en février

La nouvelle tournées de la comédie musicale We Will Rock You fera un arrêt par Ottawa cet hiver.

Ce «musical» dédié au répertoire de Queen sera jouée dans l’aréna de la Place TD, le 4 février 2020.

Suite au succès du film Bohemian Rhapsody, la musique de Queen est plus populaire que jamais, soulignent les producteurs, Annerin Theatricals.

Leur production, qui a vu le jour en 2002 et a été appréciée par plus de 16 millions de spectateurs dans 19 pays, inclut de nombreux succès du groupe britannique. Brian May et Roger Taylor – respectivement guitariste et batteur de Queen, ont assuré la direction musicale de la production originale.

We Will Rock You a repris la route pour tournée nord-américaine qui passera aussi par Montréal (les 10 et 11 février) et Québec (le 14 février).

On y suit la quête de Galileo et Scaramouche, deux révolutionnaires engagés à «sauver le rock’n’roll d’un monde post-apocalyptique où il n’existe aucun instrument de musique». Le duo rejoindra un groupe de marginaux surnommés The Bohemians, qui luttent contre le tout-puissant Globalsoft, firme dirigée par une reine meurtrière qui a fait main basse sur la iPlanet.

Organisé autour de 24 grands succès de Queen, le récit s’inspire d’un livre de Ben Elton, co-auteur de Blackadder («La Vipère noire») qui a révélé Rowan Atkinson avant Mr. Bean.

Arts

Gilbert Rozon renonce à son enquête préliminaire

MONTRÉAL - Gilbert Rozon a renoncé mercredi matin à la tenue de son enquête préliminaire. L’ancien grand patron de Juste pour rire a ainsi été cité à procès pour viol et attentat à la pudeur.

L’enquête préliminaire était prévue pour le 12 novembre et la femme qui soutient avoir été violée par le magnat de l’humour devait y être contre-interrogée par la défense. Cette étape n’aura donc pas lieu.

Le fondateur du festival Juste pour rire a été accusé pour des gestes commis en 1980 à Saint-Sauveur, dans les Laurentides. L’identité de la présumée victime est évidemment protégée. L’acte d’accusation a été modifié: initialement, il avait été indiqué que les gestes reprochés s’étaient déroulés en 1979, mais la poursuite a indiqué qu’après une analyse de la preuve et de nouvelles informations, l’année 1980 «était plus conforme à la preuve».

L’homme de 65 ans avait réagi par courriel le jour même où les accusations avaient été déposées contre lui, le 12 décembre dernier: «J’ai appris ce matin le dépôt d’accusations à mon encontre concernant un dossier présumé datant d’il y a près de 40 ans. Je vais continuer à me défendre devant la justice et je réserve tout commentaire pour cette instance.»

Ces accusations de viol et d’attentat à la pudeur ont été déposées en vertu du Code criminel en vigueur en 1980, ce qui explique le libellé des chefs d’accusation, le crime de viol n’existant plus de nos jours sous cette appellation.

L’étape de l’enquête préliminaire est souvent une occasion pour l’accusé d’évaluer ce que la poursuite détient comme preuve contre lui.

«Même si les gens ne vont pas nécessairement contester les chefs d’accusation à l’enquête préliminaire, c’est une étape qui peut être utile parfois pour tester la solidité de la preuve et ça arrive parfois qu’un accusé, après avoir demandé la tenue d’enquête préliminaire et examiné la preuve, va en arriver à la conclusion que ce n’est peut-être pas pertinent au niveau du choix de la défense», a déclaré en mêlée de presse mercredi le procureur de la Couronne, Me Bruno Ménard.

Il estime que la tenue d’un procès en 2020 est réaliste.

Gilbert Rozon a choisi un procès devant juge et jury, mais il peut encore changer d’idée et décider de procéder devant un juge seul.

L’accusé doit être de retour en cour le 2 décembre prochain, devant la Cour supérieure.

Arts et spectacles

Boston Ballet: Rhapsodie au féminin

Après une décennie d’absence à Ottawa, le prestigieux Boston Ballet revient au Centre National des Arts (CNA) pour une série de représentations de son programme triple. Parmi ces trois ballets, ELA, Rhapsody in Blue, la première création internationale du premier danseur de la compagnie, Paulo Arrais. Une œuvre qui célèbre la femme dans toute sa splendeur.

« Ela, ça veut dire elle en portugais. ELA, Rhapsody in Blue, c’est un hommage aux femmes de ma vie qui ont pris soin de moi et qui m’ont inspiré pour créer ce ballet », confie le chorégraphe du Boston Ballet, Paulo Arrais, rencontré cette semaine.

Théâtre

Des pistes de solution pour accroître la place des femmes au théâtre

Le Chantier féministe 2019 portant sur la place des femmes en théâtre a dévoilé son rapport mardi matin à Montréal, assorti de recommandations pour atteindre la parité et faire tomber «le rideau de verre».

Les auteures et les metteures en scène sont confrontées à des inégalités criantes qui perdurent entre les femmes et les hommes, ressort-il du rapport.

Les pistes de solutions dégagées sont issues d’un événement ayant rassemblé près de 1000 participants au Théâtre Espace Go en avril dernier, pendant une semaine entière.

Il partait notamment de ce constat : de 2012 à 2017, des 151 pièces qui ont été présentées sur les scènes francophones à Montréal et à Québec, seulement 19 % des textes et 19 % des mises en scène avaient été confiées à des femmes.

Pour atteindre la parité dans le milieu théâtral québécois, le comité de direction a mis en lumière ces suggestions : la création de comités-conseil féministes au sein des différents conseils des arts, la création d’outils statistiques sur le genre et la parité hommes-femmes et la redistribution du financement public — notamment par l’application de quotas paritaires, l’utilisation de la parité comme critère d’évaluation lors de l’attribution des fonds publics et un rattrapage historique.

«On ne veut pas qu’elles [les femmes] soient financées parce qu’elles sont des femmes. Mais parce qu’elles sont des femmes, elles sont moins financées», a illustré Ginette Noiseux, la directrice générale et artistique d’Espace Go. «Il faut leur donner les moyens.»

Le rapport recommande aussi la création de prix soulignant les réalisations des créatrices en théâtre et la réforme des prix existants. Actuellement, un seul prix sur neuf porte le nom d’une femme de théâtre, soit le prix Denise-Pelletier.

«Ce rapport se veut une référence et une source d’inspiration pour toutes les femmes qui se battent pour la parité au théâtre», a déclaré Mayi-Eder Inchauspé, directrice de l’administration et des ressources humaines d’Espace Go, lors du point de presse tenu au théâtre à Montréal.

Sous-représentées

Et afin de dresser le portrait actuel de la situation au Québec, de nouvelles statistiques ont été compilées pour le Chantier féministe.

«Quel que soit l’angle sous lequel sont regardées les données, les femmes continuent d’être largement sous-représentées dans l’espace de la création théâtrale des scènes montréalaises et québécoises francophones», a souligné Marie-Ève Milot, codirectrice artistique du Théâtre de l’Affamée et représentante des Femmes pour l’équité en théâtre (F.E.T.).

Pour les saisons 2017-2018 et 2018-2019, elles ne sont responsables que de 37 % des textes et de 33 % des mises en scène. Si ces pourcentages semblent meilleurs que les précédents, les statistiques révèlent toutefois que les femmes sont confinées aux petites salles où elles doivent majoritairement s’autoproduire, avec peu de moyens financiers et peu de ressources humaines pour créer.

Il s’agit d’une amélioration, mais on ne parle pas de parité, précise Mme Milot, qui estime que des mesures radicales sont requises pour que le théâtre reflète mieux la société.

Il faut que tous et toutes passent à l’action pour qu’il ne revienne pas juste aux auteures et aux autres artistes du milieu théâtral de «briser le rideau de verre».

Lors de la conférence de presse, un nouveau prix a été annoncé, soit le prix Jovette-Marchessault, pour souligner la contribution importante de femmes artistes en théâtre. Assorti d’une bourse de 20 000 $, il porte le nom de cette romancière, poète, dramaturge, peintre et sculptrice montréalaise, qui a vécu de 1938 à 2012. La première lauréate sera connue en mai 2020.

Le Chantier féministe a été organisé par l’Espace Go en collaboration avec le mouvement des Femmes pour l’équité en théâtre (F.E.T.).

Arts et spectacles

Les arts en bref

Les événements du jour dans le monde des arts d'Ottawa-Gatineau, en quelques mots.

Un bouc dans les tranchées

Le Musée canadien de la guerre organise une série d’activités jeunesse autour du thème du Souvenir, le jeudi 7 novembre de 17 h à 20 h. L’événement est gratuit pour les groupes de jeunes, mais une inscription préalable est requise. Au menu : coquelicot à confectionner ; chasse au trésor autoguidée sur le thème de la Seconde Guerre mondiale ; jeu de stratégie tactique autour d’alliances militaires. On pourra aussi découvrir l’histoire du sergent Billy, tirée du livre signé par l’Ottavienne Mireille Messier et illustré par Kass Reich, qui sera racontée à 18 h en français (et à 18 h 45 en anglais). Ce conte d’une trentaine de minutes s’inspire de l’histoire véridique « d’un brave bouc, véritable héros de guerre », et de son parcours depuis sa petite ville des Prairies jusqu’aux tranchées de la Première Guerre mondiale. Les activités proposées sont liées aux programmes de Scouts Canada, de Guides du Canada et des Cadets.

Renseignements : museedelaguerre.ca ; 819-776-7000

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Arts et spectacles

L’univers de Jeff Koons, entre planches et mégaoctets

Le Théâtre du Trillium accueille l’«hypnotique» pièce Jeff Koons, qui, par son approche très numérique, « cherche à remettre en question les codes du théâtre ».

Cette création mise en scène par Dillon Orr – produite par le Trillium – porte le nom du plasticien et sculpteur américain dont l’œuvre est très liée au style « kitsch néo-pop », et à qui l’on doit le fameux Inflatable Rabbit.

Spectacles et théâtre

Francis Cabrel diffère son spectacle à Ottawa

Le concert que devait donner Francis Cabrel au Centre national des arts le 22 juin est remis au 16 juin 2020.

Les billets seront honorés à la nouvelle date.

L’annonce a été faite lundi par le producteur du spectacle de Francis Cabrel, Paul Dupont-Hébert.

Des raisons «reliées à l’horaire du populaire artiste» ont forcé ce changement, explique l’agence de relations de presse Tandem.

Spectacles et théâtre

Michel Boujenah: «Il faut rêver sa vie»

Bien qu’il ait déjà participé, à plusieurs reprises, au festival Juste pour rire et au ComédieHa !, l’humoriste français Michel Boujenah s’offre une toute première tournée en solo au Québec pour présenter «Ma vie encore plus rêvée». Révélé au grand public en 1983 dans le film «Trois hommes et un couffin», Michel Boujenah est ce qu’on pourrait qualifié d’accroc au travail. Il ne peut s’empêcher de jongler, depuis 40 ans, entre l’humour, le théâtre et le cinéma. Le Droit lui a parlé quelques heures avant qu’il monte sur les planches pour donner le coup d’envoi de sa tournée de 15 représentations.

Le Droit : Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour faire une tournée en solo au Québec ?

Michel Boujenah : J’ai une vie remplie ! Je fais tellement de choses, j’ai tellement d’activités en même temps, je m’occupe du Festival de Ramatuelle [un festival de spectacle vivant, dont il assure la direction artistique depuis 2007, NDLR], j’écris mon quatrième film, je joue au théâtre, je joue aussi mes spectacles. C’est terrible, mais j’ai aussi un côté casanier.

LD : Votre histoire d’amour avec le Québec ne date pas d’hier. D’où vient cet attachement ?

M.B. : J’ai toujours aimé venir ici. Il y a une phrase qui me bouleverse c’est : « Je me souviens ». Les Québécois sont accrochés avec force et détermination à leur histoire, c’est magnifique. Il y a un côté Astérix et Obélix au Québec ; le village qui résiste aux Anglo-saxons.  

LD : Ma vie encore plus rêvée, c’est la suite de Ma vie rêvée ?

M.B. : Absolument. Mon écriture est vivante, elle n’est pas fixe. J’avance, je transforme, je me laisse aller dans mes délires. Dans mes interventions au premier degré, j’ai rajouté des choses au fur et à mesure. Quand j’ai écrit ce spectacle, les attentats en France n’avaient pas eu lieu. Ça m’a beaucoup affecté. Toute la fin est différente, même ma manière de parler aux gens a changé. Les personnages aussi ont évolué, comme s’ils étaient indépendants et qu’ils avaient leur propre vie, et qu’avec le temps eux aussi ont changé. 

LD : Pensez-vous  que l’on peut encore rire de tout ?

M.B. : Les gens disent qu’on ne peut plus rire de tout, mais je pense qu’on peut, et qu’on doit, rire de tout, c’est indispensable. Mais on ne peut pas rire n’importe comment. Pierre Desproges [un humoriste français  des années 1970-1980, NDLR]  disait : « Pas avec n’importe qui. » Moi, je dis : pas n’importe comment, surtout en ce moment. Mais on a tous besoin de trouver des choses qui nous permettent de prendre du recul et de tourner nos peurs en dérision.

LD : Qu’abordez-vous dans Ma vie encore plus rêvée ?

M.B. : C’est une autobiographie imaginaire. Dans ma vie de tous les jours, j’adore aller à la pêche. Mais je suis le plus mauvais pêcheur de l’histoire. Dès que je sors avec le bateau, les poissons ont un fou rire. Dans le spectacle, je raconte que lorsque je mets ma canne à pêche dans l’eau, tous les poissons me supplient de les pêcher. 

LD : Donc, vous vous inventez une vie ?

M.B. : Complètement ! Mais dans cette invention, je parle de la vraie vie, de ce que je ressens. Je pense qu’il faut rêver sa vie. Il y a une phrase que je déteste qui dit : « Celui-là ne l’écoute pas, c’est un rêveur. » Non ! Écoute-le, parce que c’est un rêveur.

LD : Vous avez présenté ce spectacle en Europe. Est-ce le même que vous proposez au Québec ?

M.B. : Oui, bien sûr. Ça serait considérer que les Québécois ne sont pas pareil que les Français, c’est idiot. Et, je pense que si les gens aiment mon travail, c’est parce que je suis moi-même, et non pas parce que j’essaye de leur ressembler ou que je parle d’eux.

Arts et spectacles

Autopsie 2019 «déménage» au Théâtre de l’Île [VIDÉO]

La revue de l’année théâtrale Autopsie, jusqu’ici présentée au Théâtre de l’Île, se déplace, cette année: le spectacle d’humour sera proposé à l’autre extrémité du théâtre, «dans la verrière, en formule cabaret avec un service de bar», ont annoncé mercredi soir les comédiens Jean-Denis Scott et Martin Vanasse, lors d’une conférence de presse diffusée en «faux» live sur Facebook.

Cette fausse conférence indique que la récente faillite de Groupe Capitale Médias fera indubitablement partie des hauts faits de l’actualité retenus par les satiristes.

Cette année, le trio (complété par David Thibobeau) est épaulé par Steven Boivin (conception musicale), Jean-François D’Aoust et Patrik Guillotte (scripteurs).

Cette sixième édition d’Autopsie sera présentée du 4 au 14 décembre.

Les billets sont mis en vente ce jeudi à midi (819-243-8000 ; ovation.qc.ca).

Arts et spectacles

Diane Dufresne au coeur de l’OCNA

Le Centre national des Arts (CNA) accueille ce lundi 4 novembre Diane Dufresne, qui vient fêter son 75e anniversaire de naissance au beau milieu de l’orchestre.

La chanteuse profitera de ce souffle orchestral pour proposer certains de ses grands succès, ainsi que quelques morceaux tirés de son plus récent album, Meilleur après, paru l’an dernier. Conçu par Diane Dufresne en personne, le spectacle Un 75e symphonique se veut « un voyage onirique » à travers des thèmes qui lui tiennent à coeur, tels « l’environnement, l’amour, l’imaginaire et le temps qui passe ».

Expositions

«Broue. L'homme des tavernes»: du houblon et des hommes au musée [VIDÉO]

Nous sommes dans les loges, le soir de la 3322e et dernière représentation de la pièce «Broue», à Sherbrooke. Pendant que Marc Messier, Michel Côté et Marcel Gauthier se préparent à aller sur scène, on entend leurs pensées et leurs souvenirs de cette aventure théâtrale qui a duré 38 ans.

La scène est tirée de l’exposition Broue. L’homme des tavernes, inaugurée mardi soir au Musée de la civilisation. En confiant le décor, les costumes, les accessoires, les prix et les archives de pièce de théâtre la plus jouée du répertoire québécois au MCQ, les créateurs de Broue ont donné l’occasion à l’institution de présenter le phénomène sous tous ses angles, sociologiques, historiques et artistiques.

Arts et spectacles

Le théâtre, ce cadeau pour Rémi-Pierre Paquin

TROIS-RIVIÈRES — C’est un homme choyé qui s’est présenté à la salle Thompson vendredi dernier pour une entrevue avec Le Nouvelliste. Rémi-Pierre Paquin vit une période privilégiée dans sa carrière pourtant faste. Il le sait et profite de chaque instant. Il savoure notamment le succès de la comédie Le Schpountz mise en scène par Denise Filiatrault et qui sera présentée à la salle Thompson le 24 octobre prochain.

Si le public l’a beaucoup vu et apprécié à la télévision dans quelques séries, il n’est jamais resté loin des planches qui demeurent un des volets les plus satisfaisants de son métier. «Je me suis lancé dans cette pièce tout de suite après la tournée d’Antarctique Solo. Après 100 représentations de ce spectacle où j’étais tout seul en scène, ça faisait du bien de travailler avec d’autres comédiens. Cet été, j’ai joué Les voisins à Drummondville et on va aussi partir en tournée après les Fêtes sans compter que je suis de la distribution de Ladies Night également. Le théâtre prend vraiment beaucoup de place dans ma vie ces temps-ci et je ne pourrais pas être plus heureux. Le contact direct avec le public, il n’y a rien d’équivalent.»

Arts

Brigitte Haentjens quittera le CNA en 2021

Le mandat de la directrice artistique du Théâtre français, Brigitte Haentjens, se conclura le 31 août 2021 a annoncé jeudi, dans un communiqué, le Centre national des Arts (CNA). Le mandat de Mme Haentjens avait été prolongé à deux reprises depuis son entrée en fonction en 2012.

Le processus d’embauche pour désigner son successeur a également été enclenché jeudi. 

Toutefois, avant de laisser la place à son successeur – qui entrera en poste le 1er septembre 2021 –, la directrice artistique programmera une dernière fois les spectacles qui seront à l’affiche du Théâtre français au cours de la saison 2021-2022.

En entrant en poste, Brigitte Haentjens est devenue la première femme à prendre la tête du Théâtre français du CNA.

Lauréate du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle en 2017, puis du Prix Siminovitch et du Prix Gascon-Thomas en 2007, l’auteure et directrice artistique du Théâtre français a également été décorée, en mai 2019, de l’Ordre des arts et des lettres du Québec. Brigitte Haentjens assure également la direction artistique de la compagnie Sibyllines, qu’elle a fondée en 1997. – LeDroit

Arts et spectacles

La politique en mode selfie

La pièce de théâtre Just In, allusion au prénom d’un chef de parti aux couleurs rouge-sang, n’est pas de la « politique fiction », mais plutôt de la politique « fantastique », clarifie son auteur et interprète, Lucien Ratio.

Car si le personnage de « politicien anonyme » qu’il incarne n’est pas sans évoquer les tares notoires de certains élus connus, le spectacle emprunte des éléments surnaturels aux contes et à la mythologie. Voire à certaines théories du complot, dont les chimères ne sont pas forcément moins monstrueuses.

Arts et Spectacles

Deux Félix pour la salle Odyssée

La salle Odyssée de la Maison de la Culture de Gatineau a remporté deux Félix lors du premier gala de l’ADISQ qui se déroule mercredi soir, à Montréal.

La salle de spectacle gatinoise a été honorée dans la catégorie Salle de spectacles de l’année et Équipe de diffusion de spectacles de l’Année.

Spectacles et théâtre

«Une petite entreprise familiale»: honnête, mais pas tant

CRITIQUE / Appât du gain, malhonnêteté, magouilles, secrets, voici ce qui occupe le clan Marchessault dans «Une petite entreprise familiale». La pièce tragi-comique de Sir Alan Ayckbourn est présentée dès mercredi au Théâtre de l’Île dans le cadre de son volet communautaire.

« C’est une comédie noire sur la moralité, indique la metteure en scène Isabelle Bélisle. Alors que la société nous pousse parfois à omettre de révéler certaines choses, la pièce pose la question : “Est-on capable de rester moral quand tout le monde tourne les coins ronds ?” »

Spectacles et théâtre

Geneviève Pineault prend la barre de La Vieille 17

Le Théâtre de la Vieille 17 aura en juillet une nouvelle directrice artistique et générale: Geneviève Pineault.

Mme Pineault assure depuis 2017 la direction générale de l’Association des théâtres francophone du Canada (ATFC) et la gestion de la Fondation pour l’avancement du Théâtre francophone au Canada (FATFC). De 2004 à 2017, elle a dirigé le Théâtre du Nouvel-Ontario (TNO) à Sudbury.

Le théâtre franco-ontarien lui doit les mises en scène de plusieurs pièces, notamment II (deux), Un vent se lève qui éparpille et SLAGUE. Elle a aussi reçu un Prix Rideau 2019 pour sa mise en scène de Les 39 Marches, montée au Théâtre de l’Île).

«Je suis fière de marcher dans les pas d’Esther Beauchemin, de Robert Bellefeuille et des artistes qui ont cofondé le Théâtre de la Vieille 17, [compagnie dont le] mandat m’interpelle. J’ai eu l’occasion de collaborer à plusieurs reprises avec la compagnie pendant mon séjour au TNO. Je suis donc en terrain connu!» a réagi Geneviève Pineault.

Elle succèdera en juillet à Esther Beauchemin, devenant ainsi la 3e direction artistique de la compagnie, a précisé vendredi La Vieille 17. Mme Beauchemin avait exprimé le désir de retourner à l’écriture et le jeu, a expliqué la compagnie.

Humour

Patrick Groulx, Katherine Levac, Jerr Allain et la MCG en lice aux Olivier

La salle Odyssée se retrouve en lice dans la catégorie Diffuseur de spectacles de l’année, dans le cadre des nominations du 21e Gala Les Olivier, qui ont été dévoilées mercredi.

Il s’agit de la deuxième nomination consécutive de la Maison de la culture de Gatineau (MCG), dans cette catégorie qui a été créée en vue du gala de 2018. « Cette récompense vient confirmer tout le travail accompli par l’équipe dévouée de la MCG, qui se dépasse chaque jour pour le public et les artistes », a réagi le diffuseur gatinois par voie de communiqué.

Théâtre

Céline Bonnier dans la peau (et l’énergie) de Patti Smith

Céline Bonnier se glisse dans la peau de la chanteuse punk rock Patti Smith, poussant même la note le temps de quelques chansons, sur les planches du Centre national des arts (CNA).

La comédienne a prolongé la complicité de longue date qu’elle entretient avec l’actuelle directrice artistique du Théâtre français (TF) du CNA, Brigitte Haentjens (au fil de temps, les deux ont joué dans les carrés de sable de Bertholt Brecht, Virginia Woolf et Sylvia Plath) pour proposer cette fois Parce que la nuit, une incursion dans la vie de Patti Smith, artiste iconoclaste, androgyne, difficilement « classable », et emblématique de la contre-culture du New York des années 70.

Théâtre

Denis Bouchard : Si Dieu existe...

Denis Bouchard travaillait sur son spectacle «Le dernier sacrement», qui aborde les thèmes de la mort et des religions, quand le débat sur laïcité a une nouvelle fois fait des vagues. Pour l’auteur, metteur en scène et comédien, ç’a été «la cerise sur le sundae».

«La réalité a rejoint la fiction, d’une certaine façon, évoque-t-il. Moi, il y a beaucoup de choses que j’avais à dire là-dessus depuis longtemps.»

Humour

Le RIRE Fest est lancé

Le « comedy nerd » Mathieu Fortin a lancé, jeudi, le premier festival consacré à l’humour dans l’Est ontarien. Six soirées d’humour où il sera possible de se dilater la rate en compagnie d’une vingtaine d’humoristes de la relève.

Depuis les trois dernières années, le monde de l’humour s’épanouit dans la région. Pour en témoigner, le RIRE Fest agira comme vitrine, du 14 au 28 novembre, pour ces humoristes originaires de l’Est ontarien, de l’Outaouais et de Montréal.

Cinéma

Le «mage» Jodorowsky, 90 ans et six millions d’abonnés

PARIS — À 90 ans, Alejandro Jodorowsky consacre plus d’une heure par jour à ses six millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, mais pour l’artiste franco-chilien multidisciplinaire, ces fans ne sont pas juste virtuels : ils l’ont aidé à financer son dernier documentaire et lui donnent l’envie de «vivre».

L’écrivain et cinéaste, mais aussi «gourou», espère à travers son récent Psychomagie, un art pour guérir démontrer à partir d’exemples concrets que cette thérapie qu’il a lui-même créée aide à surmonter les traumatismes.