Arts et spectacles

Les arts en bref

Les événements du jour dans le monde des arts d'Ottawa-Gatineau, en quelques mots.

La mythologe des fruits-dragons

Le Théâtre La Catapulte présente Avant l’archipel, samedi 25 mai à 13h, à La Nouvelle Scène. La pièce «entraîne le spectateur dans une nouvelle mythologie, autour des premiers émois amoureux de deux personnages singuliers», énonce la Catapulte. «Lénaïque la Magnifique pleure tous les jours afin de nourrir les fruits-dragons qui poussent dans le verger de sa péninsule. [Au marché où elle se rend chaque dimanche], elle fait la connaissance de Brévalaire Spectaculaire, fin ‘tricoteur de tuques allégoriques’. Coup de foudre !» lit-on. Créée en 2016 pour le Centre National des Arts (le matériau est une traduction adaptation de Countries Shaped Like Stars, d’Emily Pearlman, créée à Ottawa en 2009), la production a remporté le prix Coup de foudre à Contact Ontario 2017. Après avoir fait le tour du Canada, Avant l’archipel est de retour dans la région, le temps d’une représentation unique. La pièce met en scène André Robillard et la directrice artistique de La Catapulte, Danielle Le Saux-Farmer, qui a elle-même traduit l’oeuvre originale. La mise en scène est signée Joël Beddows. La pièce a été coproduite par la Catapulte, L’Irréductible petit peuple et le Théâtre français de Toronto.

Renseignements: (613) 241-2727, poste 101 ; billetterie@nouvellescene.com

Arts

Daniel Bélanger dans le Vieux-Hull pour la Saint-Jean-Baptiste

Daniel Bélanger et Les Louanges viendront fêter la Saint-Jean Baptiste dans le Vieux-Hull, le 23 juin.

Leurs spectacles seront entièrement gratuits, tout comme l’hommage à Boule Noire signé par le gatinois Steven Boivin et une dizaine de complices de la région, quant à lui prévu dès 18h. Comme les deux dernières années, la scène sera installée sur l’espace piétonnier de la rue Laval.

La troupe avellinoise d’Espace Forain animera le carré Aubry-Laval tout au long de la journée, avec un tout nouveau spectacle de rues.

Vincent Roberge, alias Les Louanges, a été tout récemment sacré «révélation de l’année» par ICI Radio-Canada.

La programmation de la Fête nationale a été dévoilée jeudi par la Société nationale des Québécois et des Québécoises de l’Outaouais (SNQO), qui en a profité pour détailler la liste d’activités prévues dans le cadre de La Grande Tablée. L’événement familial du 24 juin est reconduit au parc Fontaine pour une onzième édition. On y soulignera entre autres les «traditions gournandes» de la province, autour d’une dégustation de bière et fromages organisée par Philippe Wouters, auteur de Bières et plaisirs – et qui signe une chronique hebdomadaire dans les pages du Droit.

La 185e Fête Nationale se décline cette année sous le thème «Un monde de traditions». Une dizaine de municipalités de l’Outaouais se greffents aux festivités, dont Val-des-Monts et Wakefield, qui se greffent officiellement aux activités de la SNQ pour la première fois, ont souligné les organisateurs de la conférence de presse

Le discours patriotique sera prononcé par la conseillère municipale gatinoise Myriam Nadeau.

Plus de détails à lire dans notre édition de demain.

Spectacles et théâtre

Au-dessus des nuages... avec Twenty Øne PilØts

Twenty Øne PilØts a montré que la valeur n’a jamais eu besoin d’attendre le nombre des années.

De passage au Centre Canadian Tire, mardi soir, dans le cadre de son Bandito Tour, le jeune et dynamique duo américain a déversé en un flot ininterrompu ses mégahits d’un genre musical pas tout à fait nouveau – ça reste de l’électro-pop, teinté de rap, de rock ou de punk à l’envi – quoique assez moderne pour que ses fans les plus ultras se piquent de le ranger dans une classe à part : le « Ukulele Screamo». Les ‘simples passagers’ des deux Pilots peuvent privilégier le terme «emo rap», certainement pas erroné et sans doute plus clair.

Le ukulele, il ne prend pas l’air si souvent que ça. En revanche, des mégahits, y’en a plein. Ça déborde, et le premier tiers du concert s’amuse à les aligner. En commençant par Jumpsuit et Levitate, les deux titres qui amorçaient leur cinquième album studio, Trench, paru à l’automne dernier. 

Une entrée en matière pas illogique du tout, puisque Trench est un album concept. Le disque est baigné d’éléments narratifs évoquant la dépression, l’anxiété, et une santé mentale à la dérive, tout ça dans une ville fictive située dans la Vallée de Trench.

La chanson Jumpsuit – et la vidéo qui l’illustre – débute en compagnie d’un locuteur probablement paranoïaque, qui psalmodie «combinaison, combinaison, protège-moi !», en espérant que sa «chienne» de travail (jumpsuit) le protégera des entités qui l’encerclent et le menacent, et qu’on devine être des hallucinations récurrentes...

Tout ça pour expliquer à ceux qui ne connaissent pas Twenty One Pilots pourquoi le chanteur du duo, Tyler Joseph fait son entrée en scène la tête encapuchonnée, le reste du corps flottant dans un inquiétant jumpsuit blanc, tout en brandissant une torche enflammée en guise de micro.

Cette entrée en matière, qui le nimbait d’un nuage de fumée créant une ambiance mystérieuse, a mis le feu aux poudres : le foule enthousiasmée a hurlé sa satisfaction, pendant que Tyler Joseph (qui manipule aussi les claviers, la guitare et la basse) empoignait sa six-cordes, et que son comparse Josh Dun, derrière la batterie, se mettait à «varger» sur les peaux comme un forcené, jusqu’à provoquer une explosion (pyrotechnique et programmée) au milieu de la chanson.

Le concert se poursuit sur Fairly Local et Stressed Out, tirées de Blurryface, et qu’on peut déjà considérer comme des classiques. Exagère-je ? Pas tant ! Bien qu’il ne date que de 2015, ce disque multiplatine a établi un record qui semble inégalable : chacune de ses 14 chansons a obtenu une certification «or» ou «platine». La plus populaire d’entre elles, Stressed Out (sept fois platine) affiche 1,75 milliard de visionnements sur You Tube. Oui, c’est bien écrit «milliard», et non «million».

Dès les premières minutes, on a eu droit à une panoplie de gimmiques scéniques – des pans de scène servant d’ascenseurs aux artistes ; un balayage de faisceaux lasers ; divers effets électro-pyro-stroboscopiques et des écrans géants aux pixels créatifs – avant même d’entendre ce fameux Stressed Out. Chanson que la foule aurait pu chanter toute seule jusqu’à la fin, si le chanteur ne l’avait pas interrompue, le volume à fond. Pas grave : le monde s’est repris sur la suivante, Heathens, en entonnant cette mémorable ballade qui figure sur la trame sonore du film Suicide Squad

Connivence avec la foule

Tyler Joseph a enfilé sa chemise hawaïenne à motifs floraux et attrapé son ukulélé et invité le public à scander de vigoureux « Yeah! Yeah! Yeah!» destinés à ponctuer We Don’t Believe What’s On TV. La foule, calme mais énergique (et plus clairsemée qu’on aurait cru), a docilement suivi l’injonction du chanteur.

Dans les premiers rangs, les fans ravis, les bras fendant l’air, arboraient des bandanas jaune canari à l’effigie du vautour déployant ses ailes sur la pochette de Trench, des hoodies tirant sur le vert fiente-de-mouette, entre autres merch Pilotesque vendue à vil prix. 

C’est incroyable, l’aisance avec laquelle les Pilots peuvent passer en quelques secondes, sans transition, d’une séquence reggae chaloupée très mollo à des riffs franchement agressifs, ou passer de sonorités électro presque industrielles à de délicats accords de piano solo. Par exemple : la ballade Smithereens, servie sur une seconde scène, assez petite, intime, installée en plein centre de l’aréna, où le duo est venu offrir quatre chansons tirées de Trench (disque qui, à l’issue des rappels, aura été exécuté dans son intégralité), avant que le chanteur ne poursuive le spectacle depuis l’immense passerelle aérienne qui reliait les deux scènes. C’est sur cette passerelle amovible que Tyler Joseph, jouant les Indiana Jones, a livré un énergique flow rap. 

Et ce collage fonctionne comme sur des roulettes, sans jamais donner l’impression d’un concert patchwork rapiécé ou mal pensé. C’est leur style, purement et simplement. 

Et même si les Ottaviens n’étaient pas hystériques, le public était happé, concentré, pendu aux mots du chanteur. Qui n’est d’ailleurs pas très bavard. Mais qui sait rider une foule. L’amadouer. La surprendre. Et la provoquer...

Je vous laisse deviner l’ampleur de la réaction frénétique des fans à chaque fois que le chanteur se pointe sur scène avec un nouveau costume (ou le visage cagoulé de ce passe-montagne qui est devenu emblématique des apparitions scéniques du duo), ou quand, sur Holding On To You, les deux comparses se mettent à faire des backflips depuis le sommet du piano... Les Pilots étaient bien aux commandes. Et la foule était au septième ciel.

Spectacles et théâtre

«Starmania» à Gatineau: Monopolis, comme à l’origine

La gang de Québec ISSIME (QI) vient poser à Gatineau la dernière pierre de Monopolis, cette métropole fictive ou cohabitent les résidents de la comédie musicale «Starmania». La dernière, parce que l’arrêt de QI à la Maison de la culture, ce samedi soir, constitue l’ultime représentation d’une tournée qui aura duré un an.

On peut s’étonner que, pour sa sixième production officielle, la troupe ait décidé de monter Starmania, plutôt que de s’atteler — comme d’habitude — à une création originale. Certes, 2018 marquait les 40 ans de l’opéra-rock cosigné par Michel Berger et Luc Plamondon, et il était logique que quelqu’un soit tenté d’en acquérir les droits, pour pouvoir le présenter au Québec. Mais pourquoi Québec ISSIME ?

Arts et spectacles

Prisme hérite de la salle Jean-Desprèz

L’Ensemble Prisme a dévoilé jeudi le contenu de sa 14e saison, une programmation annoncée comme « la plus excitante et diversifiée de son histoire ».

Grande nouveauté : l’orchestre de chambre accède cette année à la Salle Jean-Desprès (SJD). C’est dans la salle de spectacles de la maison du Citoyen que seront donnés 6 des 8 concerts de la saison 2019-2020... dont le tout premier, intitulée Mozart et son maître, dédié à Mozart et au « génial Joseph Haydn » (28 septembre, à 20 h).

Musique

Gabrielle Goulet chantera au gala ontarien de la musique country

La chanteuse franco-ontarienne Gabrielle Goulet se produira à la cérémonie de remise des prix de la «Country Music Association of Ontario» (CMAO), le 16 juin prochain.

La septième édition du gala ontarien de la musique country aura lieu au Centre national des Arts, dimanche 16 juin. Il se tient à Ottawa pour la toute première fois de son histoire.

Cette septième édition de la CMAO est marquée par l’ouverture de la compétition aux artistes francophones, avec l’apparition de la catégorie «Artiste francophone ou Groupe de l’année». Gabrielle Goulet y est en lice, au côté de deux autres artistes de la grande région d’Ottawa, Kristine St-Pierre et Les Rats d’Swompe. Reney Ray et Stef Paquette sont eux aussi en nomination dans cette catégorie.

Les performances scéniques qui ponctueront le gala ont édé dévoilées jeudi par la CMAO. Kira Isabella (elle aussi originaire d’Ottawa) et Gabrielle Goulet (qui en janvier dernier est devenue la première artiste francophone à être désignée «Artiste du mois» par la CMA) monteront sur scène pour chanter, tout comme Tim Hicks, Meghan Patrick, The Reklaws, Tebey, Cold Creek County, et plusieurs autres artistes. l’animation de la soirée a été confiée à Jason McCoy.

Les festivités country se dérouleront tout le week-end, avec des concerts réunissant plusieurs vedettes prévus à la Quatrième salle du CNA, vendredi, samedi et dimanche. Des concerts gratuits seront organisés sur la rue Sparks, samedi 15, sous la bannière «New Faces Showcase». Les Rats d’Swompe seront de la partie. 

Programmation complète: cmaontario.ca

Billets pour le gala: ticketmaster.ca; 1-888-991-2787

Justice et faits divers

Action collective des Courageuses c. Rozon: la Cour rendra jugement plus tard

MONTRÉAL — Le fondateur de Juste pour rire, Gilbert Rozon, devra patienter avant de savoir si les «Courageuses», un groupe de femmes qui l’accusent de harcèlement et d’agressions sexuelles au cours des années, pourra aller de l’avant avec son action collective.

Jeudi matin, après avoir entendu son avocat et celui des femmes, la Cour d’appel a pris en délibéré le sort de cette action. Elle rendra donc jugement ultérieurement.

L’ex-magnat de l’humour et plusieurs des femmes qui l’accusent se sont donc retrouvés dans la même pièce, le temps de cette audition en Cour, à Montréal.

Cette action collective — un recours de nature civile et non criminelle — avait été autorisée par le juge Donald Bisson de la Cour supérieure en mai 2018. Cela faisait en sorte qu’elle pouvait procéder et cheminer vers le procès. Insatisfait de ce jugement, M. Rozon l’a porté en appel.

Me Raymond Doray, l’un des avocats de l’ex-producteur, a donc tenté tout au long de la matinée de le faire casser.

Il s’est insurgé contre la façon de procéder des Courageuses, qui a pour objectif, dit-il, de faire déclarer que Gilbert Rozon est un «prédateur» qui fonctionne avec un système bien rodé. Ces femmes croient que de lui faire apposer cette étiquette va faciliter leur preuve, a ajouté le procureur.

Arts et spectacles

Les Protagonistes: l’amour terrorisé

En remontant trois courtes pièces de Naïm Kattan, le Théâtre Tremplin s’attaque à un matériau « plus littéraire » que ce à quoi il est habitué, confie le jeune metteur en scène des Protagonistes, Martin Cadieux.

La pièce – un assemblage de trois textes datant des années 70 – prendra l’affiche du 15 au 25 mai 2019 (du mercredi au samedi à 19 h 30) au studio Léonard-Beaulne de l’Université d’Ottawa (135, pavillon Séraphin-Marion).

Gatineau

Bilan décevant pour les Mosaïcultures 2018

Les Gatinois ont complètement boudé la 2e édition des Mosaïcultures au parc Jacques-Cartier, à l’été 2018. L’exposition florale a par ailleurs été très décevante au chapitre de la fréquentation. L’organisation n’a pas été en mesure d’atteindre la moitié de son objectif de 500 000 visiteurs.

Ces deux informations se retrouvent dans le très court bilan de l’événement présenté en dix minutes aux élus, mardi après-midi, par un fonctionnaire de la Ville de Gatineau. De fait, pas plus de 205 660 personnes ont passé les tourniquets de l’exposition, dont la moitié provenait de l’extérieur du Québec. Les touristes ont représenté 89 % des visiteurs. Moins de 2000 Gatinois ont accepté de payer pour revoir une exposition qu’ils avaient déjà visitée en grande partie.

Aucun représentant des Mosaïcultures n’était sur place lors de la présentation. Le document remis aux médias tenait sur trois pages, alors que les élus ont pu consulter jusqu’à sept documents concernant notamment les retombées économiques et la provenance des visiteurs. 

À part la conseillère Louise Boudrias et Mike Duggan, aucun autre élu n’est intervenu pour approfondir les données déposées par l’organisation qui a reçu 2 millions $ en subventions de la Ville, en plus d’un prêt de 1,5 million $. 

« Je suis très mal à l’aise que ce soit un de nos fonctionnaires qui présente ce bilan, a indiqué Mme Boudrias. Ce dossier a été porté politiquement et maintenant il n’y a plus personne pour le porter. J’avais demandé une présentation publique. Ça m’apparaissait important parce qu’on a mis 2 millions $ d’argent des contribuables là-dedans. Je ne dis pas que c’est un mauvais investissement […], on a eu un bel événement dont on est fier et qui a fait parler de Gatineau. »

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, n’a pas semblé outre mesure dérangé par l’absence de représentant des Mosaïcultures pour cette présentation. « Je n’ai pas pris le temps de réfléchir à cette question-là », a-t-il indiqué. 

À ce chapitre, le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, voit pour sa part les choses bien autrement. L’ancien gouvernement avait injecté 2 millions $ dans cette deuxième édition des Mosaïcultures.

« Si vous me posez la question, je vous répondrais que j’aurais aimé que les gens des Mosaïcultures soient-là, c’est certain. Mais ça ne change rien au constat, ça n’a pas été une réussite compte tenu des cibles qui avaient été fixées, a affirmé le ministre. Quand on dépense de l’argent public, il faut toujours le faire de la meilleure façon […]. Maintenant, soyons vigilants à l’avenir. Mais je pense que quand on fait ces choix-là, il y a toujours une part d’incertitude. »

Arts

Dubosc sera en spectacle à Québec pour la première fois

Franck Dubosc fréquente le milieu humoristique montréalais depuis des années, mais jamais encore ne s’était-il donné en représentation devant le public de Québec. Il en est le premier étonné et se confond en excuses. «N’être jamais venu, après tout ce temps, je trouve ça tellement ahurissant. Chaque fois, j’ai voulu mais ça ne s’est jamais fait, même si ça me paraissait évident. C’est comme avoir des amis mais n’être jamais allés chez eux pour voir comment leur maison est décorée.»

La décoration de la cité de Champlain, Franck Dubosc connaît quand même un peu pour y être venu en touriste, en plein hiver, il y a une vingtaine d’années. «Il y avait de la neige, il faisait froid, mais qu’est-ce que j’ai aimé ça, même si j’ai perdu mes doigts de pieds...»