Spectacles et théâtre

Quatre Contes Nomades en 2019

La série Les Contes Nomades sera de retour au Centre national des arts en janvier.

Quatre spectacles seront à l’affiche de cette série de contes sélectionnés par la Directrice artistique des Contes Nomades Danièle Vallée et son complice Jean Cloutier.

Arts et spectacles

Le calendrier de l'Avent - 9 décembre 2018

En décembre, Le Droit se met sur son 36 et vous propose son calendrier de l’Avent : un concert, un cadeau, un bon plan pour préparer les Fêtes. Un seul objectif : vous gâter !

Cinq portions de Nutcracker à la sauce canadienne

Le ballet Jörgen replonge dans la magie de Casse-Noisette, dans sa version sirop d’érable, huards et lumberjacks chorégraphiée par Bengt Jörgen. The Nutcracker: A Canadian Tradition sera présenté à cinq reprises, d’abord les 12 et 13 décembre au Centre des arts Shenkman (à 19h; 13h30 et 19h), puis le 15 décembre, cette fois aux Meridian Centrepointe Theatres (13h et 16h30). 

Musique

Les paillettes des «Reines de Noël»

Exit, la musique traditionnelle. Dans Les Reines de Noël, Rita Baga recevra chez elle sa « famille » pour un réveillon haut en couleur. La comédie musicale nouveau genre, répliques croquantes et musiciens à l’appui, servira un 24 décembre d’autant plus festif : tous les rôles y sont campés par des drag queens.

Passer inaperçue dans un café de Gatineau un mardi matin relève de la fiction pour l’auteure et metteure en scène des Reines de Noël. Des paillettes jusqu’au cou et du maquillage comme un autre épiderme, Rita Baga – l’alias de Jean-François Guevremont –, deux cents livres et six pieds un pouce, doit bien mesurer près d’un pied de plus lorsqu’elle revêt ses talons vertigineux et sa perruque bombée.

Spectacles et théâtre

Doggy dans Gravel: ce soir, on «frenche»

«Fuck» la vente de chocolat : ce soir, on «frenche». Plutôt que de récolter des fonds pour leur voyage humanitaire, cinq scouts de 17 ans préfèrent s’affranchir. Les cinq accros au 3G, avides d’expériences, d’alcool, d’amour et d’une sexualité crue comme la porno, filent sur leur trottinette à Saint-Polycarpe pour s’éclater à un après-bal grotesque où seront caricaturés les extrêmes de la génération Y.

Doggy dans Gravel, pièce de théâtre déjantée du Québécois Olivier Arteau, enverra ses 11 comédiens de l’autre capitale « trasher l’champ d’maïs » de La Nouvelle Scène les 7 et 8 décembre.

La production éclatée intéressera tant les adultes que les adolescents. Le metteur en scène de 26 ans tend ici un miroir tordu et espiègle à sa génération, une pléthore de références à la culture pop à l’appui. Comme l’illustre Olivier Arteau avec humour, si les individus étaient le résultat de ce qu’on leur donnait à consommer, ils seraient « ces monstres-là sur la scène ». De jeunes milléniaux de la génération « YOLO » stéréotypés à l’os, qui consomment par intraveineuse tout l’uncensored et la porno qu’Internet a de collés dans la toile.

Résultat du mélange de ces images crues avec leur candeur adolescente — et leurs préjugés abrutis —, la quête urgente des personnages de vivre leur sexualité finit par soulever des questions sur le consentement et la culture du viol. Celles-ci sont décochées du tac au tac dans une joute verbale franglaise sans filtre. Oreilles prudes s’abstenir.

Semblable à une divagation sur YouTube en plusieurs « tabs », la pièce est construite comme une succession de dialogues et de vidéoclips tronqués. Les spectateurs ont peu de répit, et les interprètes encore moins. « C’est la vitesse à laquelle on nous impose de vivre. Beaucoup de choses sont éphémères, donc on sent qu’on doit vivre et consommer à toute vitesse, explique Olivier Arteau. Mais c’est surtout propre à l’adolescent qui essaie de se bâtir une identité qui sera solide. »

Dans l’univers du jeune metteur en scène, le théâtre est un sport qui se doit d’être exigeant. « Pour moi, la parole, c’est ce qui nous permet d’avoir un rapport intelligible avec les gens. Ça n’exprime pas nécessairement ce qu’on ressent », pas plus que les images d’eux-mêmes que les jeunes essaient de projeter. Par ailleurs, la pièce finit avec des acteurs couverts d’une sueur qui fait couler leur maquillage inspiré des poupées Bratz, de façon à ce que l’on finisse « par voir l’humain qui se cache derrière le masque que l’on s’impose quand on est adolescent. »

Doggy dans Gravel a été présenté pour la première fois au festival Fringe de Montréal en 2015, alors que la troupe étudiait encore au conservatoire. Depuis, la production du Théâtre Kata a reçu le MainLine Creativity Award (2015) ainsi que des nominations dans la catégorie Meilleure écriture du Prix de la critique de l’Association québécoise des critiques de théâtre (2017) et au prix Françoise-Graton (2018).

+

POUR Y ALLER

Quand ? 7 et 8 décembre, 19 h 30

Où ? La Nouvelle Scène

Renseignements : nouvellescene.com

Spectacles et théâtre

#Autopsie 2018: s’amuser en terrain miné

Foi de coroners comiques, 2018 fut l’année de toutes les sensibilités. Jean-Denis Scott, David Thibodeau et Martin Vanasse transgressent à cœur joie les nouvelles règles de la rectitude politique dans le spectacle #Autopsie 2018, pour le plaisir libérateur de tous.

L’insolente revue de fin d’année, la seule en Outaouais, s’est visiblement forgé une place unique comme rendez-vous culturel des fêtes. Pour sa cinquième année, #Autopsie sera présenté en tout dix fois jusqu’au 16 décembre. Les gags ont été testés mercredi soir au Théâtre de l’Île devant une salle pratiquement comble. Et la cuvée en est une de qualité, a-t-on pu constater à la première.

Spectacles et théâtre

Yoan: toutes les couleurs du spectre

Yoan sur un riff de rock, de blues, ou même de folk ! C’est ce que le chanteur offre maintenant à ses fans pour cette deuxième tournée qui s’arrêtera à Gatineau, ce jeudi 6 décembre, à la salle Odyssée.

Mais que les fidèles de la première heure se rassurent, les racines country du gagnant de La Voix II sont toujours bien présentes. La preuve, c’est que son nouvel album, Depuis longtemps, est teinté de sonorités country.

Spectacle et théâtre

#Autopsie: 2018 dans le tordeur

La mise est doublée pour le spectacle #Autopsie. La revue humoristique de l’année, cadeau corrosif des radio-canadiens Jean-Denis Scott, David Thibodeau et Martin Vanasse, écorchera les manchettes de 2018 pendant dix soirs, du 5 au 16 décembre, au Théâtre de l’Île.

Depuis sa première mouture en 2014, le spectacle mordant est passé de deux représentations à trois, puis à cinq en 2017. #Autopsie s’est greffé à la programmation du Théâtre de l’Île pour la première fois cette année, signe d’un succès toujours accueilli avec scepticisme par les trois chroniqueurs/réalisateurs/enseignants qui l’écrivent. « Cette année, Sylvie (Dufour, la metteure en scène) a dit qu’on ferait deux semaines. On ne le croyait pas », s’étonne encore Martin.

Spectacles et théâtre

Les Belles-Sœurs métissées

Fatouma a gagné le gros lot : elle a remporté un million de coupons. À elle les ristournes, les rabais en magasin et les forfaits 2 pour 1. Elle invite ses proches et ses voisines d’immeuble à venir découper et ranger le contenu de ses livrets Groupon, le temps d’une soirée où al jar’at (les voisines) se montreront hypocrites et Ingrates.

Si la trame d’Al jar’at… ingrates semble familière, c’est qu’elle est celle de la pièce de théâtre la plus connue au Canada francophone. Les Belles-Sœurs, monument de Michel Tremblay qui célèbre ses 50 ans en 2018, a été réécrit pour un tout autre contexte par l’artiste et enseignant Éric Beevis.

Spectacles et théâtre

Le casse-tête identitaire d'Yves P. Pelletier

Entre stand-up comique et personnages clownesques, entre conférence et confidences, Yves P. Pelletier s’offre un tour de scène en solo. Son tout premier, aussi étonnant que cela puisse paraître, pour un blagueur comptabilisant 40 ans d’expérience au compteur.

Car s’il a régulièrement goûté aux planches – en duo avec Martin Drainville, en gang au sein de RBO – il n’avait jamais osé partir seul à la conquête du public.