Festival

Triste journée au Rockfest

La 13e mouture du Rockfest de Montebello a été assombrie par un décès, vendredi matin.

La victime, un jeune homme de 25 ans originaire d’Oshawa en Ontario, a été retrouvée inanimée sur le site de camping du festival tôt en matinée. Un appel d’urgence a été fait vers 7 h 50 après que son corps eut été retrouvé en arrêt respiratoire.

Selon Louis-Philippe Bibeau, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), les premiers répondants ont pratiqué des manœuvres de réanimation avant d’amener le jeune homme au centre hospitalier le plus près. Son état était alors jugé critique, mais son décès a malheureusement été constaté un peu plus tard.

Le sergent Bibeau affirme qu’une enquête a été ouverte afin de déterminer la cause exacte de ce décès. Il précise que l’abus possible d’alcool ou de drogue figure parmi les hypothèses fortement envisagées, mais qu’aucune cause criminelle ne semble à l’origine de cette mort.

L’organisation du Rockfest a annulé toutes ses entrevues prévues durant la journée et a réagi à l’incident par le biais d’une déclaration publiée sur sa page Facebook.

« Ce matin, l’équipe de premiers soins est rapidement intervenue auprès d’un jeune homme retrouvé inconscient dans sa tente. Il a été aussitôt transporté à l’hôpital où malheureusement son décès a été constaté. […] Toutes nos pensées accompagnent la famille et les proches de ce festivalier en ce moment difficile », a écrit l’organisation.

Pour sa part, le maire de Montebello, Martin Deschênes, a qualifié cette mort de « triste événement ». Alors que l’hypothèse d’une surdose plane pour expliquer ce décès, il n’en reste pas moins que c’est une faible proportion de festivaliers qui outrepassent les limites en termes de consommation de drogues lors du week-end, a souligné M. Deschênes.

« Il y a beaucoup de sensibilisation qui est faite. Est-ce qu’on en fait assez ? Probablement pas. Est-ce qu’on va réussir à enrayer ce genre d’événement ? Je ne pense pas. Il y a des travailleurs de rue à Montréal qui passent leur temps à essayer de sauver tout le monde, et ça ne fonctionne pas tout le temps. C’est une minorité de gens qui vient au Rockfest et qui est intoxiquée et qui perd le contrôle. Partout où on se promène, il n’y a pas un citoyen dans le village qui va accepter que ce soit trash dans sa cour. Il va toujours y avoir des extrêmes, mais c’est une minorité », a-t-il dit.

Dans le clan des festivaliers, la nouvelle a rapidement circulé aux quatre coins du village. Les festivités ont malgré tout poursuivi leur cours sans trop de conséquences. 

« Je trouve ça vraiment triste. Si c’est une surdose, c’est un peu normal que ça arrive ici parce qu’il y a des gens qui ne connaissent pas leurs limites. C’est extrêmement triste de venir ici pour se faire du fun et de mourir », a réagi William Cyr, 21 ans, qui en est à son deuxième Rockfest.

La Coopérative des paramédics de l’Outaouais a par ailleurs fait savoir qu’elle ne s’attendait pas à un week-end plus achalandé qu’à l’habitude pour cette édition 2018 du Rockfest. Un poste de commandement où se trouvent un superviseur de terrain et un coordonnateur a notamment été aménagé au cœur du village. En plus des effectifs habituels attribués à la région de la MRC Papineau, deux équipes d’ambulanciers supplémentaires sont en fonction pendant la fin de semaine. Une équipe d’ambulanciers à bord d’un véhicule tout-terrain est aussi déployée.

Rappelons qu’un homme de 60 ans de Brockville, en Ontario, était également décédé durant le festival l’an dernier. Celui-ci était mort à la suite d’un malaise cardiaque.

Avec La Presse canadienne

Festival

Ça a décoiffé au Festival franco-ontarien

Marie-Mai a foulé la scène du Festival franco-ontarien (FFO) au parc Major vendredi lors d’une soirée rock où les Porn Flakes ont rassemblé auteur d’eux un générique entièrement féminin aux voix qui incluait aussi Julie Kim, Rebecca Noëlle, Kim Richardson, Lulu Hughes et Gabrielle Goulet.

Samedi soir, ce sont les amateurs d’électro et de hip-hop qui en auront plein les yeux et les oreilles alors que Valaire orchestrera un spectacle commun devant réunir sur scène Alex Nevsky, Yao, Jacobus, Julie Kim, Clay and Friends et Shawn Jobin en clôture de festival. 

Auparavant, soit samedi matin, c’est place à la famille alors que des spectacles pour enfants, de l’animation, des jeux gonflables et des ateliers sont au menu sur le site du festival.

Spectacles et théâtre

Le Parc de L'Imaginaire dévoile sa programmation estivale

Le Centre L’Imagier a dévoilé vendredi la liste des spectacles musicaux qui se dérouleront au Parc de L’Imaginaire, cet été.

Il y aura notamment Kind of Blues, l’hommage que rendent à Miles Davis le Canadien Ron Di Lauro et son sextet, de passage durant le Festival de jazz d’Aylmer (du 25 au 28 juillet). Par ailleurs, la voix de Boogat retentira dans le cadre du festival Musiques du monde (du 4 au 18 juillet, chaque mercredi).

Festival

Festival de jazz d'Ottawa: nos suggestions

Le Jazzfest prend d’assaut les rues et les parcs d’Ottawa, du 21 juin au 1er juillet. Les amateurs se précipiteront sans doute sur les spectacles des têtes d’affiche que sont Dee Dee Bridgewater, Herbie Hancock, Shaka Khan, voire Béla Fleck et le Français St Germain. Mais le festival recèle de nombreuses perles, parmi ses quelque 75 formations invitées. Voici quelques suggestions/coups de cœur rapides.

ALA.NI

30 Juin, à 20 h

Quatrième Salle (Centre National des Arts)

Londonienne aux origines caribéennes, mais ayant élu domicile à Paris, la chanteuse ALA.NI connaît un succès foudroyant depuis la parution de You & I, en 2016. Avant de lancer sa carrière solo, elle a accompagné à titre de choriste Andrea Bocelli, Mary J. Blige et Blur. Estomaqué par le talent brut d’ALA.Ni, Damon Albarn, pilier de Blur et Gorillaz, s’est empressé d’en faire sa protégée. Les enregistrements de You & I, au charme volontairement rétro, évoquent l’époque des gramophones qui craquent. Le velours délicat de la voix réveille les fantômes de Billie Holiday ou de Cole Porter. Et bien qu’elle métisse ses chansons jazz de soul, de blues, d’éléments trip-hop, de percussions traditionnelles ou de couches harmoniques, ALA.NI est toujours à fleur d’émotion. À Ottawa, elle se présente en compagnie du guitariste Marvin Dolly.

Bria Skonberg

21 juin, à 19 h 30

Scène Tartan Homes (Lisgar Field)

Festival

Coups de coeur nordiques

Le jazz n’a pas toujours besoin de chaleur exotique pour faire résonner ses notes. Les contrées nordiques ont également de quoi faire jazzer le public. Tour d’horizon d’artistes à découvrir.

Baltic Jazz Trio

Jeudi 21 juin à 18 h

Quatrième Salle (Centre National des Arts)

Lorsqu’on évoque les pays baltes, on pense d’emblée à ces trois petits pays perdus quelque part au nord de l’Europe ayant fait partie de l’ex-URSS, mais certainement pas au jazz. Pourtant, Dainius Pulauskas (pianiste), Toivo Unt (contrebassiste) et Maris Briezkalns (batteur) respectivement originaire de Lituanie, d’Estonie et de Lettonie, sont de grands noms du jazz dans leur pays. Le Baltic Jazz Trio s’est fait connaître à Paris en 2008 et depuis les trois musiciens « voisins » ont continué leurs collaborations. Si le jazz a son style et ses tonalités bien à lui, le Baltic Jazz Trio y a intégré des rythmes de la musique folklorique de leurs pays d’origine, tout en gardant la particularité du jazz acoustique. La formation a enregistré son premier opus, Baltic Saga, en 2009.

Kimmo Pohjonen

Samedi 23 juin à 19 h 30

Scène Tartan Homes (Lisgar Field)

Festival

«Free» Jazz local

Le Festival de jazz d’Ottawa a toujours une programmation « locale » des plus intéressantes. C’est clairement encore le cas cette année. Cerise sur la trompette, la plupart de leurs prestations sont gratuites (tous les spectacles listés ci-dessous le sont)... alors pourquoi se priver du plaisir de la découverte ?

F8-Bit 

(21 juin, 17 h) 

Un cover band spécialisé dans les reprises jazzées de musique de jeux vidéo classiques.

Peter Liu and the Pollcats 

(21 juin, 19 h 30) 

Du swing à l’ancienne, dynamisé par un sextet énergique.

Safe Low Limit

(22 juin, midi)

Ce quatuor s’amuse à métamorphoser d’obscurs standards jazz et des airs pop connus en abaissant les tonalités des chansons – d’où son nom.

Spectacles et théâtre

Julie Kim : en gang, même en solo

Le Festival Franco-Ontarien a amorcé hier soir sa 43e édition, avec Damien Robitaille aux commandes. Pour la suite de ses festivités, le festival reste en mode choral avec la chanteuse Julie Kim.

La Torontoise fera coup double, au parc Major à Ottawa, où elle participera aux deux grands concerts collectifs prévus en soirée. Ce vendredi, elle partagera la scène avec Marie-Mai, Lulu Hughes, Kim Richardson et Rebecca Noëlle, pour un spectacle rock 100 % féminin. Elle remontera sur les planches le lendemain, cette fois au côté d’Alex Nevsky, Jacobus, Yao, Clay And Friends et Shawn Jobin, pour un spectacle de clôture à saveur électro et hip-hop orchestré par la bande de Valaire. Yao, que Julie Kim connaît bien, puisqu’elle a été la choriste du chanteur ottavien, sur disque puis sur scène.

Arts et spectacles

1,5 million $ pour des projets artistiques exportables

Le Centre national des arts (CNA) annonce ce jeudi 14 juin les noms des neuf premiers projets en arts de la scène qui pourront se partager 1,4 million $ dans le cadre de son tout nouveau Fonds national de création (FC).

Parmi ces neuf projets — réalisés à travers l’ensemble du Canada — trois seront présentés à Ottawa dans le cadre de la saison 2018-2019 du CNA.

Insolite

Le premier ministre de Terre-Neuve invite Trump à la pièce «Come from Away»

SAINT-JEAN, T.-N.-L. - Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador a invité Donald Trump au théâtre, pour assister avec lui à la comédie musicale «Come from Away», afin de «discuter des vertus de relations harmonieuses».

La comédie musicale canadienne, qui a beaucoup de succès sur Broadway, relate comment les résidants de la petite localité de Gander, à Terre-Neuve, ont accueilli plus de 7000 passagers aériens déroutés sur cet aéroport international tout de suite après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Dans une lettre au président américain, datée de mardi et relayée mercredi sur Twitter, Dwight Ball évoque les relations historiques nouées entre la province et les États-Unis, aussi bien en matière commerciale que militaire, depuis le 19e siècle.

«J’aimerais lui rafraîchir la mémoire, et rappeler à son administration à quel point ces liens d’amitié et d’affaires sont importants», a expliqué M. Ball dans une interview mercredi. «On ne parle pas ici de transaction d’affaires: il s’agit de vieilles relations avec notre plus important partenaire commercial dans le monde.»

Dans son gazouillis, le premier ministre précise que l’invitation au théâtre est «à la convenance» du président américain, dans la ville et à la date de son choix; il note aussi que les billets, «espérons-le, ne seront pas frappés de tarifs douaniers».

En entrevue à La Presse canadienne, M. Ball a indiqué qu’il n’acceptait pas que la Maison-Blanche considère le Canada comme un risque à la sécurité nationale des États-Unis, en imposant des tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier. Selon lui, la comédie musicale «Come from Away» constitue un symbole de la longue amitié qui lie le Canada et les États-Unis - au-delà du commerce, par ailleurs.

Après le sommet du G7 au Québec, samedi dernier, M. Trump a qualifié le premier ministre canadien, Justin Trudeau, de «faible et malhonnête» pour avoir réitéré, en conférence de presse de clôture, ses critiques face aux tarifs américains sur l’acier et l’aluminium. M. Trump avait alors déjà quitté La Malbaie, et dans l’avion, il a enjoint à ses collaborateurs de rejeter le communiqué final du G7 qu’il avait auparavant approuvé.

Spectacles et théâtre

Les «Personnages de Légende» revivront

La pièce « Personnages de Légende » sera de retour au Quai des Artistes (rue Jacques-Cartier, dans le secteur Pointe-Gatineau), en juillet.

Les représentations auront lieu en plein air, tous les samedis de juillet.

Suite au « franc succès » (plus de 1000 spectateurs) qu’a connu l’été dernier cette création originale, la troupe de théâtre Dérives Urbaines présentera à nouveau ce spectacle gratuit, d’une durée de quarante minutes environ.

Cette pièce présente de manière humoristique des personnages et des événements qui ont marqué l’histoire de la Ville de Gatineau, tout en utilisant le décor naturel de la rivière des Outaouais comme fil conducteur.

Signé Luc Moquin, le texte revisite les origines de la ville depuis l’établissement de Philemon Wright en 1800 puis présente l’évolution de la ville, au fil de courtes scènes « éducatives et divertissantes », promet la troupe.

Les éléments (le bois, l’eau et le feu) qui ont façonné l’identité de la ville et de la région – l’industrie forestière, des « raftmen » aux allumettières ; les incendies dévastateurs et les forges industrielles ; les cours d’eau qui transportèrent coureurs des bois et billots, mais aussi trafiquants d’alcool durant la prohibition et « steamships » font surgir des liens thématiques entre les époques, rappelle Dérives Urbaines, troupe de théâtre gatinoise spécialisée dans les parcours déambulatoires et un contenu à saveur patrimonial (et « familial »).

Mathieu Charrette assure la mise en scène de cette pièce défendue par quatre comédiens : Renée Aubin, Marie-Eve Fortier, Marc-André Charrette et Patrick Potvin. La direction artistique est signée Catherine Rousseau ; la scénographie et les costumes sont l’œuvre d’Andrée-Ève Archambault. 

La Ville de Gatineau est partenaire du projet.

Renseignements : derivesurbaines.org ; 819-595-3436 ; theatre@derivesurbaines.org