Arts du cirque

Dans les coulisses d’«Alegría» [PHOTOS et VIDÉO]

Montréal — En août prochain, le Cirque du Soleil plantera son chapiteau à Gatineau pour y présenter le second souffle d’«Alegría», vingt-cinq ans après sa première représentation. À deux mois de la première montréalaise, les artisans du spectacle jonglaient entre les éléments renouvelés de la première relecture de l’histoire de la compagnie, celle d’une œuvre emblématique jouée 6 600 fois devant 14 millions de spectateurs. Incursion dans les coulisses d’un classique en cours de (re)création.

Mardi matin. Cap sur le Siège social international du Cirque du Soleil, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal. C’est dans cet imposant édifice qu’est dirigée une entreprise qui, en 35 ans et 43 créations, a contribué à changer l’image du cirque. C’est aussi là que des centaines d’artisans et spécialistes imaginent, chorégraphient, composent, cousent, chaque nouvelle féerie.

Recréer un spectacle, soutient Daniel Ross, est tout aussi laborieux que de mettre en scène une nouvelle création – peut-être même plus. Hormis le scénario et les mélodies, tous les éléments sont à réinventer. « On est vraiment en création en ce moment, insiste le directeur de création d’Alegría. Ce qu’il est important de comprendre, surtout avec les arts du cirque, c’est qu’en 25 ans, les gens ont vu beaucoup de choses. Renouer avec l’innovation dans les acrobaties », de même que dans la scénographie, les costumes et la musique, « c’est l’une des choses qu’on voulait faire avec ce spectacle-là. »

Alegría raconte l’histoire d’une monarchie qui a perdu son roi. Monsieur Fleur se proclame souverain, secondé des Vieux Oiseaux, qui s’accrochent à leurs acquis dans un système aux valeurs désuètes. Pendant ce temps, les Bronx cherchent à renverser l’ordre établi et à insuffler à leur société un vent de renouveau. C’est un passage de l’ombre à la lumière, du désespoir à l’allégresse. À l’Alegría.

Dans les coulisses d’«Alegría»

Arts et spectacles

Steve Veilleux à la FrancoFête

Le chanteur de Kaïn, Steve Veilleux, viendra à Gatineau animer le traditionnel déjeuner-causerie de la FrancoFête.

Dimanche 24 mars, à 11 h, au Club de Golf de Gatineau, M. Veilleux parlera du mélange de fierté et de persévérance « entêtée » qui l’a poussé à ne chanter qu’en français. Son allocution Kaïn, une histoire de passion et d’avenir « racontera [s]on parcours » et dressera le portrait de son groupe. Le conférencier en profitera pour entonner une chanson, épaulé à la guitare par l’un de ses complices de Kaïn.

Arts et spectacles

Sting vient chanter pour les travailleurs de GM d’Oshawa

OSHAWA — Sting est venu dire aux travailleurs de General Motors à Oshawa, en Ontario, qu’il était «solidaire» de leur lutte pour sauver l’usine automobile locale.

Des milliers d’employés de GM se sont réunis jeudi dans un centre communautaire d’Oshawa pour entendre le musicien britannique livrer un concert acoustique gratuit, en guise de soutien aux travailleurs qui seront bientôt mis à pied.

Sting a notamment interprété les succès «Message in a Bottle» et «Every Breath You Take», du groupe The Police, ainsi que des extraits du théâtre musical «The Last Ship».

Pour écrire les chansons de ce spectacle, Sting s’est inspiré justement de son enfance dans une ville anglaise dont l’économie locale était largement tributaire de la construction navale, un secteur industriel qui a connu un déclin en Grande-Bretagne.

Le chanteur a établi un parallèle entre ce qu’il avait vécu dans sa petite ville anglaise et le sort tragique des travailleurs du secteur de l’automobile à Oshawa.

Sting a déclaré que les problèmes touchant l’usine GM «ne peuvent être balayés sous le tapis politique» et il a exhorté les Canadiens à soutenir les travailleurs.

«Nous racontons votre histoire et il est important que votre histoire soit entendue», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse après sa prestation acoustique.

Des travailleurs se sont rassemblés à l’extérieur de la salle, certains brandissant des affiches ou portant des chandails avec l’inscription «Sauvez GM Oshawa».

La distribution de «The Last Ship» s’est jointe à Sting pour une série de numéros de la comédie musicale présentée au théâtre Princess of Wales à Toronto.

Quand Sting est arrivé sur la scène, la foule s’est levée d’un bond pour lui souhaiter la bienvenue chaleureusement.

«Bonne chance dans votre combat!», a-t-il lancé à la foule en clôture de programme. «Nous sommes avec vous!»

Sting a parlé de la relation entre GM et ses employés canadiens, affirmant que la société avait le devoir de soutenir une communauté qui travaillait dur pour elle.

«Ce devrait être un système de soutien mutuel. C’est une question de loyauté. Ces travailleurs ont fidèlement donné leur vie à l’entreprise. Ça va dans les deux sens - vous ne pouvez pas simplement vous échapper», a-t-il déclaré.

Le président d’Unifor, Jerry Dias, a dit croire qu’avec l’attention générée par la visite de Sting à Oshawa, la pression s’accentuerait sur les dirigeants.

«Ils espèrent que nous allons renoncer, mais cela n’a aucune chance d’arriver... Ultimement, GM peut régler la situation. Ils peuvent changer d’idée», a-t-il soutenu.

Spectacles et théâtre

Cozic parmi les récipiendaires des Prix du gouverneur général en arts

Le duo d’artistes québécois Cozic a déclaré que le Conseil des Arts du Canada a obtenu un «deux pour un» en leur octroyant conjointement 25 000 $ pour plus d’un demi-siècle de collaboration créative.

Yvon Cozic et Monic Brassard sont connus uniquement sous le nom de Cozic, «un artiste en arts visuels à deux têtes et quatre mains». Ils se retrouvent parmi les huit lauréats des Prix du gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques annoncés mercredi.

Spectacles et théâtre

Le Droit dans les coulisses du Cirque du Soleil [VIDÉO]

En août prochain, le Cirque du Soleil érigera son chapiteau bleu et jaune à Gatineau.

Sur le site de Zibi, le célèbre cirque québécois donnera un second souffle à son spectacle Alegría, vingt-cinq ans après sa première représentation. 

À deux mois de la première montréalaise, Le Droit a visité les coulisses d’un classique en cours de (re)création. 

À lire et à visionner ce samedi, dans Le Mag.

Théâtre

Le songe d’une nuit de désirs

Dans la foulée du Hamlet dépoussiéré par François Blouin et Marc Beaupré, c’est au tour d’Olivier Normand de fouetter un classique de Shakespeare, «Le Songe d’une nuit d’été», accueilli — comme le précédent — au Centre national des arts (CNA).

La pièce originale — un chassé-croisé amoureux dont les cartes sont brouillés par des éléments de rêve, de magie et de théâtre dans le théâtre — semble déjà suffisament chargée pour qu’on ne ressente pas le besoin d’en rajouter.

Festivals

Rockfest: Montebello sans nouvelles d’Alex Martel

Alors que le fondateur du Rockfest, Alex Martel, laisse planer l’espoir que le festival n’est pas mort et enterré, le conseil municipal de Montebello confirme n’avoir eu aucune discussion avec celui-ci depuis le mois de décembre.

À près de quatre mois de la date de programmation habituelle de l’événement, le mystère continue de régner à propos de l’avenir du Rockfest de Montebello. Dans sa déclaration écrite du 21 décembre dans laquelle il annonçait la faillite de l’organisme promoteur du festival, Outaouais Rock, Alex Martel avait laissé entendre que l’avenir du festival lui-même n’était pas pour autant compromis.

Affaires

Le Cirque du Soleil acquiert The Works Entertainment

MONTRÉAL — Le Cirque du Soleil poursuit sa diversification grâce à l'acquisition de The Works Entertainment, ce qui vient toutefois alourdir sa dette alors que certaines agences de notation avaient déjà soulevé des préoccupations.

Cette transaction d'environ 40 millions $US, selon des sources au fait du dossier, est financée grâce à une facilité de crédit de 120 millions $US qui provient de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) — l'un des actionnaires de l'entreprise — ainsi que du Fonds de solidarité FTQ.

Depuis 2012, The Works Entertainment crée, produit et présente des spectacles d'illusion et de magie comme The Illusionists et Now You See Me Live un peu partout à travers le monde.

«Nous voyons l'implication de la Caisse et du Fonds de solidarité FTQ comme un appui supplémentaire des gens du Québec», a expliqué le président et chef de la direction du Cirque, Daniel Lamarre, mercredi, au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Toutefois, au cours de la dernière année, des agences de notation se sont questionnées sur le niveau d'endettement de l'entreprise. Standard and Poor's avait notamment estimé en juin dernier que la troupe québécoise aurait contracté un emprunt de 95 millions $US pour boucler l'acquisition du producteur américain de spectacles familiaux VStar.

Puis, en décembre dernier, Moody's a décoté la société établie à Montréal — ce qui fait grimper les coûts d'emprunt — en citant une sous-performance dans des domaines ciblés pour générer de la croissance.

«Nous estimons que la stratégie d'expansion largement financée par endettement de la société accroît la pression financière qui pèse sur les activités en plus de laisser une faible marge de manoeuvre pour résoudre des difficultés opérationnelles si elles se présentent», pouvait-on lire dans la note de l'agence américaine.

Interrogé à ce sujet, M. Lamarre a expliqué que le Cirque avait vérifié auprès des agences de notation et que la cote de crédit de la compagnie demeurait intacte dans la foulée de sa nouvelle prise aux États-Unis.

«Il y a beaucoup d'éléments qui entrent en ligne de compte, a-t-il dit. Je pense que ce que nous démontrons avec VStar et le Blue Man Group [acheté en 2017], c'est que ces acquisitions rapportent.»

Dans une note publiée mercredi, Standard and Poor's a confirmé que la cote de crédit de la troupe demeurait intacte, mais que ses perspectives demeuraient «négatives». Une décote pourrait survenir si le niveau d'endettement devait être supérieur à 6,5 fois le bénéfice d'exploitation ajusté, a écrit l'agence.

Le mois dernier, Moody's estimait qu'il était peu probable que la note de crédit du Cirque soit relevée. Pour ce faire, le niveau d'endettement devait être de 5,5 fois ou moins le bénéfice d'exploitation ajusté.

Maintenir le rythme

Avec une marge de manoeuvre encore disponible, M. Lamarre aimerait continuer à effectuer une acquisition par année dans le but de faire grandir le Cirque, à condition que les occasions se présentent.

Jusqu'à présent, les trois acquisitions réalisées depuis 2015 — Blue Man Group, VStar et The Works Entertainment — ont été effectuées aux États-Unis parce que le rayonnement de ces entreprises était plus limité à l'extérieur de l'Amérique du Nord.

«Nous disposons d'une force globale de distribution, a dit le patron du Cirque. Dès que nous déployons ces ressources à l'extérieur du continent nord-américain, on peut créer rapidement de la valeur.»

À l'instar du Blue Man Group et VStar, l'ajout de The Works Entertainment, qui présente également des spectacles de style cabaret, offre la possibilité à l'entreprise de présenter plus d'une production dans une même ville tout en convoitant une clientèle différente.

Par ailleurs, malgré l'annulation de sa participation à l'émission soulignant le Nouvel An chinois, la troupe devrait commencer à présenter un spectacle, plus tard cette année, dans la ville de Hangzhou — à environ deux heures de Shanghai.

«C'est un nouveau marché, a dit M. Lamarre. C'est un défi de marketing. Nous sommes confiants. Pour une première visite en Chine, on va avoir vendu au-delà de 300 000 billets.»

Depuis 2015, le Cirque du Soleil est détenu à près de 60 % par la société d'investissement américaine TPG Capital. La firme chinoise Fosun Capital Group possède une participation de 20 % et la Caisse de dépôt et placement du Québec de 10 %.

Le fondateur de l'entreprise, Guy Laliberté, a conservé une part de 10 %.

Spectacles et théâtre

Mon nom est Bond, Richard Bond !

CRITIQUE / Des clowns chez Hitchcock? Absolument. Très sérieusement.

Des clowns à faire pâlir le maître du suspense, même. Ou, du moins, le suspense du maître, a-t-on pu constater au Théâtre de l’île, où Les 39 marches se déploient jusqu’au au 23 février.