Festival Franco-Ontarien: un «succès» malgré la pandémie

Arts et spectacles

Festival Franco-Ontarien: un «succès» malgré la pandémie

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Malgré la pandémie de COVID-19 qui fait des siennes dans le milieu festivalier, le directeur général du Festival Franco-Ontarien Michel-Olivier Matte a qualifié de «grand succès» la 45e édition de l'événement.

« Pendant la pandémie, on a vu beaucoup de drive-in apparaître et nous, on voulait aller vers une autre avenue. On a été les premiers à Ottawa à faire un festival en présentiel de façon sécuritaire qui ne se déroulait pas dans des voitures. Je pense qu'on a très bien réussi notre objectif », a lancé M. Matte en entrevue avec Le Droit. 

Ne pouvant accueillir qu'un maximum de 100 personnes par soir sur le site du parc Major, le festival offrait aux festivaliers l'opportunité de regarder le spectacle sur le web, en direct du confort de leur domicile. 

«Avec la pandémie, chacun a ses balises et chacun vit la situation un peu à sa manière. Il y a des gens qui souhaitent ne pas sortir et ne pas se présenter dans des endroits publics, même si ces derniers sont aménagés de façon sécuritaire, et on respecte ça. On voulait quand même permettre à ces gens-là de pouvoir profiter des spectacles qu'on avait montés», explique M. Matte. 

«On a quand même quelques centaines de personnes qui ont visionné et on a aussi reçu de très bons commentaires en lien avec la qualité des spectacles diffusés sur le web», ajoute-t-il. 

L'édition 2020 du festival Franco-Ontarien offrait notamment des performances d'Ariane Moffatt, Isabelle Boulay, Paul Daraîche, Mélissa Ouimet et Le R Premier. 

<em>À pleines voiles</em>: touchante démonstration de fierté régionale [VIDÉO]

Arts et spectacles

À pleines voiles: touchante démonstration de fierté régionale [VIDÉO]

François Houde
François Houde
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN – Il faisait froid, c’est vrai, mais il aurait fallu que ce soit carrément glacial pour attiédir un tant soit peu la fierté régionale célébrée jeudi soir à l’Amphithéâtre Québecor de la Cité de l’énergie. À pleines voiles a gonflé d’un légitime orgueil quelque 200 spectateurs, 16 artistes sur scène, cinq musiciens et toute une équipe qui a su mettre sur pied cette vibrante production.

Un spectacle sans prétention mais tellement plein de quelque chose qui n’appartient qu’à nous, Mauriciens, quelque chose qu’on n’affirme pas assez souvent: cette fierté qui nous unit des coins les plus reculés de la Haute-Mauricie jusqu’au fleuve et qu’il faut réveiller de temps en temps pour se rappeler qu’elle existe.

Une mélodie sur l’eau

Spectacles et théâtre

Une mélodie sur l’eau

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Les marcheurs, joggeurs et cyclistes qui longeaient le canal Rideau jeudi en fin d’après-midi ont peut-être remarqué sur l’eau une croisière singulière, alors que cinq joueurs de cuivres voguaient jusqu’au lac Dow. Ce n’était pas une illusion : c’étaient des musiciens de l’orchestre du Centre national des arts (CNA) qui faisaient un concert surprise.

Du même coup, ils jouaient devant public pour la première fois depuis mars.

L’orchestre du CNA a ainsi voulu « apporter un peu de joie en ces temps difficiles » par les trompettes de Karen Donnelly et de Charlie Watson, le cor de Lawrence Vine, le trombone de Donald Renshaw et le tuba de Chris Lee.

La première saison de la Scène nationale du son déclinée en sept balados

Arts

La première saison de la Scène nationale du son déclinée en sept balados

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
La Scène nationale du son (SNS) lance sa toute première saison.

Étroitement associée à La Fabrique culturelle de Télé-Québec et propulsée par Transistor, la SNS présentera sept oeuvres sonores originales mettant de l’avant les voix des créateurs d’ici. Ces balados théatraux sont offerts gratuitement et, selon les initiateurs du projet, ils sont très loin des simples captations sonores et de la nostalgie des radio-théâtres.

 « Nous avons voulu rassembler les plus grandes expertises musicales et théâtrales, expliquait au Droit Pierre Antoine Lafon Simard, codirecteur artistique et réalisateur. La SNS devient ainsi un outil de démocratisation de la culture en plus d’offrir une nouvelle forme d’expression aux artistes. » 

Ce tout nouvel espace de diffusion au service de la fiction audionumérique veut offrir le meilleur de la dramaturgie contemporaine. Créée en étroite collaboration avec de grandes institutions théâtrales de la francophonie canadienne, chacune des productions de la programmation 2020-2021 sera divisée en courts épisodes d’environ vingt minutes présentés hebdomadairement. Dès leur diffusion, ceux-ci seront disponibles en tout temps, constituant un catalogue de balados-feuilletons prêts à être consommés en morceaux ou en rafale.

À LIRE AUSSI : Du théâtre en balado fait à Gatineau

Projet de salle de spectacle à Maniwaki: les coûts bondissent de plus de 60 %

Arts et spectacles

Projet de salle de spectacle à Maniwaki: les coûts bondissent de plus de 60 %

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Les coûts de construction de la salle de spectacle de la Maison de la culture de la Vallée-de-la-Gatineau (MCVG) ont bondi de plus de 6 millions $, ce qui élève la facture bien au-delà du budget initialement alloué au projet par le gouvernement du Québec.

Le budget initial prévoit des coûts de 10 millions $. Or, une myriade de facteurs économiques ont fait en sorte que le coût de la facture s’élève maintenant à 16,2 millions $.

Matt Lang et Daniel Bertrand repartent du Gala Country avec un trophée

Gala country

Matt Lang et Daniel Bertrand repartent du Gala Country avec un trophée

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Deux artistes de l’Outaouais, Matt Lang et Daniel Bertrand ont reçu un prix dans le cadre du 8e Gala Country, qui s’est tenu vendredi 11 septembre, en soirée.

Le gala, diffusé en direct sur la chaîne numérique PalmaresADISQ par Stingray, a permis de couronner Patrick Norman ; le vétéran musicien a remporté trois trophées Willie, en cours de soirée.

Matt Lang, de Maniwaki, a été honoré dans la catégorie Spectacle de l’année tandis que le Gatinois Daniel Bertrand a été gratifié du prix du public, à l’issue d’un vote populaire sur Internet.

Dans les deux catégories les plus convoitées, la grande fête de la musique country du Québec s’est soldée par la victoire de Patrick Norman, Laurence Jalbert et du duo Beauséjour, qui ont respectivement remporté les catégories Interprète masculin, Interprète féminin et Groupe de l’année.

Patrick Norman s’est aussi emparé du prix de la Chanson de l’année, attribué à La Gibson de mon père.

Le Festival Franco annonce des concerts <em>live</em> d’Ariane Moffat et Isabelle Boulay

Festival

Le Festival Franco annonce des concerts live d’Ariane Moffat et Isabelle Boulay

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le Festival Franco-Ontarien (Franco) a dévoilé qu’Ariane Moffatt viendra donner un concert live à Ottawa, le 25 septembre, tandis qu’Isabelle Boulay montera sur scène le lendemain..

Il s’agit bien de concerts «en présentiel», donnés au parc Major Hill... devant 100 personnes seulement, précise le Franco sur son site Internet.

Les Internautes pourront toutefois en profiter aussi puisque les prestations, captées, seront présentées en diffusion virtuelle sur la vitrine du festival.

Ariane Moffatt , attendue dès 19h30, n’explorera pas que son répertoire solo: la chanteuse partagera la scène avec plusieurs «petites mains précieuses». Dont celles de son complice DRMS, avec qui elle a monté le duo Somm.

Ces dernières années, le Franco a pris l’habitude d’entremêler sur scène ses têtes d’affiches et des artistes de la région d’Ottawa-Gatineau. Poursuivant dans cette voie, le festival a invité le rappeur d’Ottawa Le R 1er, la chanteuse Rosie Valland et le duo émergent De Flore, à métisser leurs instruments, leurs sonorités et leurs répertoire avec Ariane Moffatt.

Isabelle Boulay, Paul Daraiche et Céleste Lévis

Samedi 26 septembre, Isabelle Boulay ne sera pas seule non plus sur la grande scène. 

Elle sera épaulée par une brochette d’invités, dont le duo franco-ontarien formé par la chanteuse Céleste Lévis et son complice Marc-Antoine Joly (alias JOLY), le temps d'une soirée aux accents country-folk.

Dans cette liste figure aussi Paul Daraiche, Mélissa Ouimet et le duo country des Mountain Daisies.  

Cette 45e édition du Franco offrira ainsi «une programmation des plus exceptionnelles, encore une fois cette année», se réjouissent les organisateurs.

Le Franco se déroule habituellement en juin. N’ayant «pu échapper aux contrecoups de la pandémie mondiale», le festival a dû déplacer les dates de sa tenue.

«Les dates proposées entourant le 25 septembre, Jour du drapeau Franco-Ontarien, «furent très bien accueillies» par le public, ce dont «se réjouit» l'organisme.

Radio-Théâtre à ciel ouvert : amours à l’ancienne

Radio-théâtre

Radio-Théâtre à ciel ouvert : amours à l’ancienne

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le Théâtre Dérives Urbaines proposera, les trois derniers dimanches de septembre, une mise en lecture «live » – et gratuite – intitulée L’amour en radio-théâtre.

Il s’agit d’un collage de textes – signés par Mathieu Charette et Luc Moquin – mais aussi de chansons, lus et interprétées par Andrée Rainville, Aryane Roberge, Charles Rose et Marc-André Charette*.

Ces mises en lecture se tiendront en extérieur les 13, 20 et 27 septembre à 15h30, à la Place de la Francophonie (sur le sentier culturel, juste devant le Théâtre de l’Île), dans le cadre des activités d’Un été sans pareil.

Spécialisé dans un théâtre à saveur patrimoniale, très ancré dans la réalité du territoire, Dérives urbaines s’éloigne un peu de ses habitudes. Mais il n'y déroge pas pas tant que ça, suggère Mathieu Charette, collaborateur régulier de la compagnie.

L’Amour avec un grand A est ici au centre du décor, quelle que soit la saynète, «de la campagne rurale au vaudeville parisien, en passant par le western américain», dit-il.

Les Morceaux d’amour

Luc Moquin et lui ont ressorti de leurs tiroirs les textes de Les Morceaux d’amour, qu’ils avaient écrits au tournant des années 2000, pour concocter «une sorte de compilation» de textes qui tournent autour des élans de cœur.

Ce florilège de six «textes plutôt humoristiques, avec une petite [résonance] rétro ou nostalgique», furent présentés au fil de 6 éditions des Morceaux d’Amour, entre 2002 et 2008. «Il s’agit d’une nouvelle mouture de tout ça», explique Mathieu Charette. 

Des personnages éperdument  amoureux. Des passions qui, comme le Temps, dévorent. 

Si le sujet intemporel, la compagnie reste en réalité collée à son mandat historique, rappelle le metteur en scène, qui s’est ici cantonné à la direction d’acteurs (il n’y a ni costumes, ni mise en scène).

«Ce n’est pas du théâtre patrimonial, dans le sens que c’est moins ancré dans les histoires de ‘chez nous’, moins ‘pur laine’ que les spectacles qu’on propose d’habitude, mais on voyage quand même à travers le temps», poursuit Mathieu Charette. En survolant l’amour à travers différentes époques, «on reste dans quelque chose à saveur un peu historique, qui est notre marque de commerce».

Sa création s’appuie sur de multiples ambiances sonores, à la façon des radio-théâtre.

«C’est beaucoup plus dynamique qu’une simple mise en lecture. La bande son est très, très dense: il y a une soixantaine de ‘cues’ en 45 minutes», avise-t-il. «On pourrait fermer les yeux et voyager avec les acteurs.»

Cette «toile d’effets sonores» séduisante est ponctuée de chansons.

Il s’agit d’airs «très connus», «on change de styles et d’époques, et ratisse large», indique Mathieu Charette en mentionnant Renée Martel, Charles Trenet et même une antique comptine pour enfants. 

«On mise sur la voix et sur la trame sonore: les effets sonores ajoutent du réalisme aux situations et dessinent les décors, pour que le public puisse s’imaginer la dimension visuelle [qui fait défaut au] spectacle.» 

Propulsion Scène lance sa saison 2020 en mode COVID

Spectacle vivant

Propulsion Scène lance sa saison 2020 en mode COVID

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Propulsion Scène a dévoilé, mardi 8 septembre en soirée, les noms des six groupes et artistes qui viendront jouer «en présentiel», cet automne,  dans le petit espace culturel niché au coeur du marché Notre-Dame, dans le Vieux Gatineau.

Cette 9e saison propose six spectacles live, les samedis entre le 19 septembre et le 24 octobre. Les invités sont tous des groupes de la région – et essentiellement émergents.

Pour ouvrir le «bal», le 19 septembre, seront réunis sur scène le groupe Les 3 de Pick ainsi que l’auteure-compositeure-interprète Émilie Bédard. 

Le 26 sept, le groupe Karmony viendra présenter ses chansons rock-pop.

Le 3 octobre, Clo et Seb, – un duo frère-soeur, dont «pas de problème de bulle, avec  eux», précise en souriant la responsable de la programmation, Pauline Bouchard – viendra témoigner de sa «chimie harmonique».

Le 10 octobre, on attend un hommage au groupe Metallica, que donnera la formation Mentallica.

Le 17 octobre, la Scène Propulsion accueille Major Escape –  «en grande primeur» annonce Pauline Bouchard. 

La série se conclura le 24 octobre en compagnie de Double Magnum, fratrie composée de Nicolas, Maxime et Alexis Boivin.

«Je vous invite à encourager les groupes d’ici, de la relève», souligne cordialement Mme Bouchard.


Règles sanitaires


Onze «ilots» (des tables de 3 ou 4 personnes) seront aménagés à l’intérieur des lieux. La responsable invite donc le public à venir en «petites bulles». Pour éviter tout déplacement superflu à l’intérieur des lieux, les organisateurs ont prévu cette année un service aux tables.

Respectueuse des nouvelles règles sanitaires, la petite salle se met «en mode COVID» pour qu’on puisse «se retrouver en toute sécurité et avec beaucoup de plaisir», a précisé Pauline Bouchard, dans une vidéo Facebook.

Le lancement s’est opéré en diffusion en direct sur la page Facebook de Propulsion Scène.

Mme Bouchard en a profité pour annoncer, pour le 31 octobre, l’événement Abracadabra Encitrouille-toi – une fête populaire composée d’activités extérieures en journée, et d’un spectacle familial et gratuit en soirée. Ses détails seront annoncés ultérieurement.

Le 5 décembre aura lieu une autre fête de quartier, le Spécial Place Noël. En soirée, les festivités se déplaceront à l’intérieur, avec le traditionnel spectacle Chantons ensemble.

Le FMG dresse un bilan positif de ses activités estivales

Festival

Le FMG dresse un bilan positif de ses activités estivales

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le FMG (Festival de Montgolfières de Gatineau) dresse un bilan très positif des activités mises en place durant l’été 2020, durant cette épidémie de COVID-19 qui l'avait contraint à revoir complètement ses plans.

Le «gala d’humour» – qui s’est tenu en mode virtuel, pandémie oblige, en compagnie de Mario Tessier et Arnaud Soly entre autres, est venu clôturer vendredi la Micro Série de spectacles que le FMG a présentés au fil des dernières semaines.

La programmation proposée dans ce contexte pandémique a débuté avec la soirée Illumination, série de huit feux d’artifices lancés en même temps depuis différents sites du territoire gatinois. Elle s’est poursuivie avec le grand spectacle À partir de maintenant, qui a réuni quelque 25 artistes de la région d’Ottawa-Gatineau, puis s’est prolongée par une matinée familiale chapeautée par le magicien Daniel Coutu.

Le FMG estime que la programmation proposée dans ce contexte pandémique a été un franc succès. 

Le festival, qui «en cette année très difficile» s’était donné pour objectif – outre «divertir la population» – de donner du travail à son équipe, mais aussi ses fournisseurs de services ainsi que les artistes d’ici, pense pouvoir dire «Mission accomplie!» expose la directrice générale du FMG, Sandra Cloutier.

Les activités tenues dans le cadre de la Micro Série ont tenu occupés 35 artistes, 112 bénévoles, une centaine de partenaires d’affaires et «plus de 80 artisans du milieu culturel et événementiel», énumère Mme Cloutier. 

Le grand spectacle pyrotechnique d’ouverture a quant à lui été vu par des dizaines de milliers de résidents de Gatineau; il a aussi permis au FMG de rejoindre «66 000» personnes sur les réseaux sociaux, soutient-elle.

Au total, calcule-t-elle, le «FMG en mode virtuel» a réussi à atteindre «près de 450 000 personnes» via différentes plate-formes numériques. 

Le fait d’«éclater la programmation» au fil du mois d’août constituait pourtant, au départ, un «pari audacieux», estime Sandra Cloutier.

La Micro Série, rappelle-t-elle, a aussi permis au FMG de tisser de nouveaux partenariats – notamment avec les organisateurs des Grands Feux du Casino et l’équipe de la Maison de la culture de Gatineau, avec lesquels Mme Cloutier se réjouit d’avoir développé des «relations durables».

Malgré le succès conséquent de cette édition sans montgolfières, «l’équipe a hâte de retrouver ses 200 000 festivaliers», assure-t-elle. La prochaine édition ‘en chair et en live’ du FMG est déjà prévue : elle se tiendra du 2 au  6 septembre 2021, de retour au parc de la Baie. Le festival se déroule traditionnellement durant la longue fin de semaine de la Fête du travail.


Patrice Bélanger honoré


Vendredi, le FMG a profité du gala d’humour pour remettre le prix Jean Boileau à l’animateur Patrice Bélanger, qui est porte-parole de l’événement depuis 12 ans.

«L’histoire d’amour entre Patrice Bélanger et le FMG ne date pas d’hier. Encore étudiant, très tenace et convaincant, il venait, année après année, avec son micro et son accréditation média, faire des entrevues pour la radio et le journal étudiant. Quelques années plus tard, malgré sa brillante carrière, il a su conserver son dynamisme, sa fougue et son intérêt envers l’événement», a témoigné le fondateur du FMG, Jean Boileau. 

Ce prix remis chaque année vient souligner l’implication et le dévouement d’une personne au sein de l’organisation du festival.

Guillaume Pineault sans masque sur la scène Odyssée

Humour

Guillaume Pineault sans masque sur la scène Odyssée

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
La salle Odyssée peut enfin accueillir le public, elle qui était inaccessible depuis le 12 mars dernier. Les humoristes Guillaume Pineault, Sam Breton et Matthieu Pepper donneront, le 11 septembre (à 20h), le coup d’envoi d’une série de spectacles «live» dans ce grand espace enfin déconfiné.

Le nombre de places assises est toutefois limité à 190 fauteuils, afin de faciliter le respect des règles de distanciation sociale; par mesure de précaution, le public devra aussi se passer d’entracte.

Sur scène, ce ne sera pas la cohue non plus: les trois humoristes se relaieront, à raison de 20 minutes chacun, dans le cadre de ce Projet parallèle dont la tournée à travers le Québec, entamé dès juin, et qui se poursuivra jusqu’en octobre.

«Malgré la distanciation, le retour de ces spectacles nous permettra enfin de se sentir proche, c’est l’fun en verrat, ça. Vous ne savez pas à quel point j’ai hâte de vous voir !!!  [...] Ça faisait 5 mois que j’attendais ce moment-là», écrivait d’ailleurs Guillaume Pineault sur son mur Facebook, le 1er septembre – veille de notre entretien – alors qu’il dévoilait une dizaine de dates pour septembre, dont plusieurs concernaient le retour de son one man show, Détour.

Projet parallèle est, lui, un spectacle à géométrie variable. MM. Pineault et Breton y sont souvent têtes d’affiche, mais, selon les lieux visités, la scène peut être aussi partagée par Louis-José Houde, Simon Gouache, Patrick Groulx, Louis T. ou Neev, ainsi que Maude Landry et Michelle Desrochers, du côté des filles.

Certains d’entre eux se présentent en solo, mais la chose est plutôt rare. C’est le cas de Louis-José Houde et de Sam Breton, lequel en profite pour proposer Pas son vrai show. Mais à Gatineau, chaque humoriste tiendra le micro pendant 20 minutes.

Du matériel «tout frais»

Guillaume Pineault n’a pas chômé pendant la COVID: cet été, il a été parachuté morning man d’On est tous debout sur les ondes de Rouge, à Montréal, en plus de poursuivre ses chroniques avec les Fantastiques (l’émission de «Véro» devient L’été c’est fantastique durant le congé estival de Véronique Cloutier), sur la même fréquence. 

En réalité, Guillaume Pineault n’a jamais véritablement cessé de se frotter au public live. De salle en salle, il a regardé croître le Projet Parallèle, jouant d’abord dans de toutes petites salles, puis «graduellement plus grandes». 

«Le projet parallèle, c’est une super idée de mon producteur, Groupe Phaneuf, qui [dès le mois de juin] a appelé les diffuseurs pour réserver leurs salles dès le début du déconfinement. Moi je disais: ‘je veux simplement jouer; ça peut être avec devant deux personnes, je m’en fous!’»

Plusieurs humoristes de l’écurie Phaneuf ont, comme lui, «emboîté le pas». «Ça nous permet de présenter du nouveau matériel. Le mien – c’est un 20 minutes ‘tout frais’, que j’ai créé pendant le confinement.» Mais pas du rodage pur, précise-t-il, car il a testé ses gags au fil des dernières semaines, que ce soit sur scène ou dans ses chroniques radio à Rouge fm. 

Il a notamment concocté un «numéro complet sur le port du masque», fruit d’observations glanées à l’hôpital et au restaurant, au fil d’une journée covidienne marquée par une «petite vieille tannante» et un serveur pour qui le masque de protection semblait superflu.

Le MIFO relance ses spectacles pour l’automne

Spectacle vivant

Le MIFO relance ses spectacles pour l’automne

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
La troupe d’Improtéine se donnera En spectacle au MIFO, en octobre, dans une formule «ultra intime», mais live.

Le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) relance ses activités de diffuseur en proposant pour l’automne quatre spectacles mettant en lumière le talent de la région – et le conte.

« Les sorties culturelles peuvent enfin recommencer à Orléans! Nous invitons la communauté à sortir de son salon et de se déplacer dans le nôtre pour (re)découvrir des artistes d’ici», se réjouit la directrice artistique du MIFO, Anne Gutknecht. 

Sa programmation automnale, dévoilée vendredi 4 septembre, débute avec les délires improvisatoires d’Improtéine. Attendue le 16 octobre à 19 h, le quintette de comiques franco-ontariens propose un show intitulé En spectacle. Le public sera invité à faire preuve de la même folie que le quintette en suggérant moult thèmes, personnages, lieux et situations... avec lesquels la bande devra spontanément jongler, au fil de sketchs totalement improvisés. 

S’ensuivront deux spectacles de contes, ainsi qu’un «événement surprise» prévu le 20 novembre (à 19 h, toujours) dont le contenu sera dévoilé ultérieurement.

50 personnes maximum

Les spectacles seront présentés «devant un maximum de 50 personnes», précise le MIFO, selon qui cette formule présente l’avantage de «créer un lien unique entre artistes et spectateurs».

Le centre du diffusion assure en outre avoir mis en place «toutes les procédures et les mesures sanitaires » imposées par Santé publique Ottawa.

Josianne T Lavoie lauréate d’un prix d’excellence de l’ATFC

Théâtre

Josianne T Lavoie lauréate d’un prix d’excellence de l’ATFC

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
L’Ottavienne Josianne T Lavoie a reçu jeudi 3 septembre l’un des prix d’excellence que remet annuellement la Fondation pour l’avancement du théâtre francophone au Canada (FATFC).

La FATFC  a tenu la seizième cérémonie de remise de ses Prix d’excellence lors d’un gala virtuel diffusé sur les réseaux sociaux de l’ATFC (Association des théâtres francophones du Canada). 

C’est dans ce cadre que le Prix Paulette-Gagnon – remis à un créateur de l’Ontario – a été décerné à Josianne T Lavoie.

Le Prix est accompagné d’une bourse de 5 000 $. Ce coup de pouce, explique l’ATFC, permettra à Mme Lavoie de développer une création inspirée de l’histoire des allumettières, ces femmes qui travaillaient qui confectionnaient les allumettes dans les usines d’E.B. Eddy, et qui furent à la source de la première grève menée par un syndicat féminin au Canada.

Josianne T. Lavoie et son complice Louis-Philippe Roy sont les coauteurs de la pièce/baladodiffusion Néon Boréal, qui a été présentée à la biennale des Zones Théâtrales, l’an dernier. 

Ces dernières années, Mme Lavoie a aussi représenté la région de l'Outaouais à trois reprises, dans le cadre du Grand Slam National de Poésie.

Gabriel Robichaud

Le gala de jeudi, animé par le président de la Fondation, Guy Mignault, a permis de remettre sept prix d’excellence, et un montant de 45 000 $ en bourses. 

Les trois prix nationaux ont été attribués aux Acadiens Bianca Richard et Gabriel Robichaud (en tandem, pour le prix de l'Artiste émergent) et Mélanie Léger (Prix du Centre des Écritures Dramatiques – Wallonie-Bruxelles) et au Vancouvérois Cory Haas  (Prix de l’École nationale de théâtre du Canada pour la formation artistique).

De nouvelles offres à la salle Odyssée

Spectacles et théâtre

De nouvelles offres à la salle Odyssée

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Rachid Badouri, Brigitte Boisjoli et Christian Marc Gendron seront de passage à la Maison de la culture en octobre, a annoncé mardi la salle Odyssée.

L’humoriste montera sur scène le samedi 17 octobre. Dans son nouveau spectacle Rachid et sa bande… remontent sur scène, on promet « une soirée d’humour intime, chaleureuse et unique ».

Maude Landry: le goût du risque

Humour

Maude Landry: le goût du risque

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
N’eût été la COVID-19, 2020 aurait été l’année de tous les possibles pour Maude Landry.

Sortie du gala Les Olivier de 2018 les bras chargés de deux trophées, dont celui hautement prometteur de la découverte de l’année, l’humoriste de 28 ans avait le vent dans les voiles. L’ex-chroniqueuse aux côtés de Marc Labrèche dans Info, sexe et mensonges, qui s’est aussi fait remarquer à la radio à La soirée est (encore) jeune, commençait à sillonner le Québec pour terminer le rodage de son premier spectacle solo.

2020 en 11 coups de gueule théâtraux

Spectacles et théâtre

2020 en 11 coups de gueule théâtraux

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Après le secteur musical, c’est au tour du théâtre de recevoir un coup de pouce du Centre national des arts (CNA). Du 12 septembre au 9 octobre, 11 compagnies canadiennes livreront des œuvres de grande envergure avec une ligne directrice : porter un coup de gueule à l’année 2020.

Les courts spectacles seront présentés dans 11 villes du pays et diffusés en ligne entre le 12 septembre et le 9 octobre grâce au projet Envolées théâtrales, que le CNA lancera jeudi matin.

L’Ange-Gardien veut une scène extérieure à Champboisé

Arts

L’Ange-Gardien veut une scène extérieure à Champboisé

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
L’Ange-Gardien a commandé une étude de faisabilité pour un projet de scène extérieure qui pourrait éventuellement voir le jour sur l’ancien site de Champboisé, ce domaine de 165 acres situé entre la rivière du Lièvre et la route 309 qui est officiellement propriété de la Municipalité depuis octobre 2019.

Dans une résolution datée du 4 août, les élus de L’Ange-Gardien ont mandaté la firme Go Multimédia «pour la réalisation d’une étude de faisabilité scénographique et d’intégration technologique pour la somme de 10 000 $ plus taxes pour le projet de scène extérieure sur l’ancien site de Champboisé».

<em>Les Revenants du Petit Chicago </em>de retour dans le Vieux-Hull

Spectacles et théâtre

Les Revenants du Petit Chicago de retour dans le Vieux-Hull

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Jamais deux sans trois : Les revenants du Petit Chicago commence sa troisième et dernière année de représentations. À compter de jeudi, le détective Simon Surveyer et ses suspects sortiront leurs costumes d’époque 12 fois le long d’un parcours déambulatoire dans le Vieux-Hull.

L’expérience, qui mêle marche, théâtre, histoire régionale — à 90 % vraie — et jeux d’intrigues de type « meurtre et mystère » aura lieu les 27 et 29 août, de même que du 2 au 5 septembre, à raison de deux représentations par soir. Cette production du théâtre Dérives urbaines prend pour point de départ l’intersection Wellington et Leduc et guide les spectateurs le long d’un quadrilatère dans le Vieux-Hull.

Deadmau5 s'arrêtera à Ottawa le 11 septembre

Arts et spectacles

Deadmau5 s'arrêtera à Ottawa le 11 septembre

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Le célèbre DJ à la tête de souris, deadmau5, fera escale aux parcs Wesley Clover, a annoncé lundi l’équipe derrière les concerts Budweiser Zero. Comme les autres spectacles de cette série, le sien aura lieu devant voitures, en formule cinéparc.

The Trews (30 août) et Sheepdogs (19 septembre) font également partie de la programmation de cette série présentée par DNA Live et Live Nation. 

Les billets pour deadmau5 seront disponibles à compter du mardi 25 août à 10h au ticketmaster.ca. Plus de renseignements se trouvent au thedriveinottawa.ca

Timide redémarrage des salles de cinéma aux États-Unis

Cinéma

Timide redémarrage des salles de cinéma aux États-Unis

AFP
Agence France-Presse
NEW YORK — Les États-Unis ont connu leur premier vrai week-end de redémarrage des projections en salles, avec l'entrée en jeu des poids lourds AMC et Regal, mais les spectateurs ne sont revenus que timidement, alors que le pays enregistre encore plus de 40 000 nouveaux cas de coronavirus par jour.

Jeudi, le premier opérateur de salles des États-Unis, AMC, avait rouvert 100 cinémas, et compte en remettre en service 300 autres dans les deux semaines à venir. Son dauphin, Regal, a aussi rouvert vendredi plusieurs sites, mais n'a pas communiqué de chiffre agrégé.

La troisième chaîne du pays, Cinemark, avait elle entamé un redémarrage progressif le 14 août et a accéléré ce week-end.

Plusieurs États majeurs, en premier lieu à la Californie, New York et le New Jersey, n'ont néanmoins pas encore autorisé la réouverture des salles de cinéma et n'ont pas donné de calendrier.

Lors de ce premier week-end test, le box-office nord-américain (Canada et États-Unis) a dépassé, pour la première fois depuis le 15 mars, les 5 millions de dollars de recettes aux guichets, selon le site spécialisé Box Office Mojo, à 6,6 millions.

En temps ordinaire, les ventes de billets ne descendent que rarement en-dessous des 100 millions de dollars sur un week-end.

Le Gatinois Daniel Bertrand en lice au Prix du public du Gala country

Musique

Le Gatinois Daniel Bertrand en lice au Prix du public du Gala country

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le musicien gatinois Daniel Bertrand se retrouve parmi les cinq finalistes du Prix du public, dans le cadre du prochain Gala country.

Les quatre autres finalistes plébiscités par le public sont Karo Laurendeau, Veronique Labbe, Yoan et le groupe Lendemain de veille. 

Le lauréat sera dévoilé le 11 septembre, lors du gala virtuel diffusé à 19h30 sur les ondes de PalmarèsADISQ (Stingray Music). 

Le rockeur Martin Deschamps se chargera de l’animation, et présentera une chanson country. 

Patrick Norman ,Cindy Bédard, Daniel Leger, Dan Roy, Léa Jarry, Lendemain de veille et Veranda en profiteront pour offrir une prestation.

Le gala est présenté par le Festival Western de St-Tite.


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Le Minotaure relance les concerts <em>live </em>dans le Vieux Hull

Musique vivante

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Le bar Minotaure, qui avait mis sa programmation musicale sous parenthèse pendant la pandémie de COVID-19, reprend tranquillement ses activités de diffuseur. Les Lundi Jazz au Minotaure sont de retour après 4 mois de silence. Et l’établissement s’apprête à accueillir sur sa scène trois artistes locaux: Tristan Guay, Mia Kelly et Sarah Danielle, les dimanches, dans les prochaines semaines.

Les Lundi Jazz reprennent ce 24 août; ces soirées de musique live, qui sont gratuites (les musiciens passent le chapeau à la fin de leur prestation), se prolongeront jusqu’au 22 décembre.

Tristan Guay, leader de la défunte formation gatinoise Maggie’s March et participant à l’édition 2017 de «La Voix» (il était dans l’équipe d’Isabelle Boulay), montera sur scène dimanche 30 août. 

Ce concert – en solo, précise-t-il, car l’aventure de Maggie’s March est terminée –  servira de coup d’envoi à la nouvelle programmation du Minotaure. 

Il s’agira aussi du tout premier spectacle «payant» proposé dans le Vieux Hull depuis la mise en place des  mesures de confinement, rappelle le musicien.


Des tables et des chaises

Malgré l’exiguïté du Minotaure, ces futurs concerts respecteront les règles de distanciation, précise le propriétaire des lieux, Phil Roy. 

Le site du Minotaure indique qu’il installera «une quarantaine» de places assises, ainsi que des tables. Ce chiffre de circonstance (en temps de pandémie) est calculé en fonction de projections liées à la capacité d’accueil du bar... et à la taille des groupes qui se présenteront.

La configuration permettra en réalité d’installer «17 à 62» personnes assises, précise Phil Roy. Il a d’abord ouvert sa billetterie pour les groupes de plus de 6 personnes, mais il propose depuis vendredi 21 août des tables pour les groupes de taille réduite. 

Pour les arts de la scène comme dans le milieu de la restauration, la nouvelle réglementation exige que les spectateurs soient sagement assis (sauf pour aller aux toilettes).

La politique appliquée sera celle du «premier arrivé, premier assis », préviennent les propriétaires du Minotaure.

On est libre de réserver une table pour une seule personne, mais ce n’est «pas l’idéal, lance l’organisateur, en invitant cordialement sa clientèle à «jouer le jeu», c’est-à-dire à assister aux prestations «entre amis ou en famille», de façon à optimiser l’espace et les tables... sans quoi cette reprise risque fort de se limiter à cette série de trois spectacles, alors que Phil Roy souhaite la prolonger tout au long de l’automne.

En cas d’affluence (lorsque toutes les tables sont occupées), il sera possible d’asseoir du monde en terrasse... où l’on pourra encore profiter de la musique, mais pas voir l’artiste. 

Le vérificateur général voit de «graves défauts» dans la gestion du CNA

Arts

Le vérificateur général voit de «graves défauts» dans la gestion du CNA

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
La gouvernance du Centre national des arts (CNA) «comportaient des défauts graves», estime le Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) dans un rapport d’audit accessible depuis vendredi.

Malgré l’image d’«excellence artistique» dont se targue le CNA, l’institution de diffusion des arts de la scène n’est pas tout à fait un «premier de classe», aux yeux du vérificateur.

«La gouvernance et la gestion des risques du (CNA) comportaient des défauts graves, et ses méthodes d’évaluation et de suivi du rendement et de communication des résultats devaient être améliorées...» indique ce rapport d’audit que le CNA a rendu public.

Or, l’équipe du vérificateur a constaté que, «dans l’ensemble», «les méthodes de gestion organisationnelle de la Société comportaient des défauts graves et des faiblesses».

L’une de ces failles organisationnelles «graves» avait à sa source «divers problèmes liés aux informations communiquées au conseil d’administration», analyse le Vérificateur, qui voit des «lacunes» dans les informations que les employés de la Société faisaient remonter au c.a.

Des «faiblesses dans l’évaluation et le suivi du rendement et la communication des résultats» ont «nui à la qualité et à l’exhaustivité des informations transmises au c.a.» ce qui «nuisait» à ses prises de décisions ainsi qu’à sa capacité à «exercer sa surveillance».

Les membres du c.a. n’avaient pas donc pas accès à toutes les «informations clefs» –  notamment celles portant sur «son rendement et sur les risques» – leur permettant de prendre des décisions complètement éclairées, et ils ne pouvaient pas «suivre efficacement les progrès réalisés vers l’atteinte des objectifs stratégiques», détaille le vérificateur.


Viabilité à long terme «menacée»

L’auteur du rapport reconnaît que le Centre national des arts «disposait de moyens efficaces pour mener ses activités de programmation et de marketing»; il craint néanmoins que, si aucune mesure corrective n’est prise, les problèmes identifiés «menacent la viabilité à long terme [du CNA] et sa capacité à s’acquitter de son mandat. D’où l’usage du qualificatif «défaut grave».

Parmi les «faiblesses» organisationnelles, le Vérificateur note que des membres externes siégeant sur certains comités du c.a. n’étaient «pas assujettis au code déontologique» imposé aux membres du conseil, et qu’aucune processus n’avait été mis en place pour s’assurer de «l’indépendance des membres», lords de leurs réunions.

Le BVG a scruté la gestion du CNA entre le 14 septembre 2018 et le 31 octobre 2019.

Le Centre national des arts a célébré son 50e anniversaire le 2 juin 2019. «À l’approche de cet anniversaire important, [le CNA] avait presque terminé la mise en œuvre de deux vastes projets de renouvellement [des travaux rénovations] qui étaient financés par le gouvernement du Canada», rappelle le Vérificateur général, en préambule de ce rapport que le public peut consulter ici.

L’actuel président et chef de la direction du CNA, Christopher Deacon, avait pris ses fonctions un an plus tôt, en juin 2018, succédant à Peter Herrndorf – qui avait occupé le fauteuil pendant près de 19 ans (de septembre 1999 au 2 juin 2018).


Correctifs déjà apportés

«Nous accueillons très favorablement ce rapport d’examen, et sommes tout à fait en accord avec ses recommandations et conclusions», signale la directrice des communications du CNA, Annabelle Cloutier.

«On voit cela comme une excellent façon de nous aider à nous améliorer et d’être encore plus performants dans la gestion de notre organisation.»

Le CNA avait corrigé le tir avant même la publication de ce rapport, stipule-t-elle.

«Au moment ou le Vérificateur a commencé son travail, notre président Chistopher Deacon venait de commencer son mandat» et les lacunes qui allaient ressortir de cet audit avaient déjà été portées à l’attention du CNA et «on était donc déjà en train de mettre en place des correctifs», notamment en ce qui a trait aux «évaluations de rendement», indique-t-elle.

«Nous avons adopté et amélioré sans tarder nos processus, en travaillant de pair avec notre conseil d’administration, et ce avant même la fin de la période d’évaluation qui s’est terminée à l’automne 2019.»

«Le rapport d’examen du BVG dresse un portrait très favorable de la gestion de la programmation artistique – au cœur du mandat du Centre – et des pratiques promotionnelles et de marketing du CNA», se réjouit aussi Annabelle Cloutier, selon qui «le rapport du BVG continuera à guider nos actions présentes et futures.»

Travis Cormier, Mélissa Ouimet et King Melrose se tirent une bûche à L’ange-Gardien

Autour du feu

Travis Cormier, Mélissa Ouimet et King Melrose se tirent une bûche à L’ange-Gardien

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
La 5e édition de La Tournée Feu de camp a commencé à installer ses pénates à L’Ange-Gardien, où une dizaine d’artistes sont attendus d’ici l’automne.

La chanteuse Vanessa Borduas a visité L’Érablière St-Germain, le 14 août dernier, pour y donner un spectacle intime et acoustique, à la belle étoile, et autour d’un feu de camp.

L’Érablière St-Germain attend pour l’automne la visite de Travis Cormier, Mélissa Ouimet et King Melrose (les 4, 11 et 26 septembre, respectivement).

Le lieu accueillera ce samedi 22 août le chanteur François Lachance et, la semaine prochaine, le groupe Véranda (vendredi 28 août).

Les vendredis et samedis soirs suivants, L’Érablière St-Germain verra passer Édouard Lagacé (le 12 septembre), Olivier Couture puis Sophie Pelletier (les 18 et 19 septembre), ainsi que Tom Chicoine (25 septembre) et la formation Les Jacks (samedi 3 octobre).

L’Érablière St-Germain est située au 562 chemin Doherty, à L’Ange-Gardien. 

Tous les spectacles mentionnés sont prévus à 20h.

Projection gratuite de <em>Zombi Child </em>au ciné-parc Zibi [VIDÉO]

Cinéma

Projection gratuite de Zombi Child au ciné-parc Zibi [VIDÉO]

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Une projection gratuite du film «Zombi Child» se déroulera au ciné-parc Zibi mercredi 26 août.

 Le film sera projeté en version originale (français et créole sous-titré en français). 

Zombi Child débute en Haïti, dans les années 60, quand un homme mort est ramené à la vie pour travailler de force dans une plantation de canne à sucre; il se poursuit de nos jours, en France, en compagnie de la petite-fille du «zombi», une adolescente hantée par ce secret de famille. 

Signé Bertrand Bonello, réalisateur de Yves Saint-Laurent et de Nocturama. Ce drame joue avec les codes du cinéma d’horreur pour traiter par la bande de colonialisme qui perdure et d’appropriation culturelle.

Le film est présenté dans le cadre des activités du sentier culturel. L’initiative, organisée par le ciné club Ciné Jonction, est le fruit d’une collaboration avec la ville de Gatineau et l’Ambassade de France au Canada.

 La projection aura lieu «au crépuscule» (le site ouvre à 19h30).

Mani Soleymanlou nommé à la tête du Théâtre français du CNA

Théâtre

Mani Soleymanlou nommé à la tête du Théâtre français du CNA

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le dramaturge Mani Soleymanlou prendra l’an prochain la relève de Brigitte Haentjens à la direction artistique du Théâtre français (TF) du Centre national des arts (CNA).

«Je suis excessivement heureux et fier de pouvoir accéder à un poste aussi prestigieux, surtout [au regard de la] liste des artistes qui m’ont précédé», dit-il humblement en nommant Brigitte Haentjens, Robert Lepage et Wajdi Mouawad, qui ont occupé ce fauteuil au fil des deux dernières décennies. 

«C’est l’institution canadienne par excellence, le lieu de passage des plus grands artistes de la planète. Un lieu mythique qui porte une histoire extraordinaire – et je sens qu’on en a bien besoin en ce moment [avec la COVID]», poursuit le Néocanadien, dont la nomination est dévoilée ce matin, mardi 17 août. 

«Ça me remplit de fierté... et de stress aussi. Je me sens hyper-excité et j’ai très très hâte [de prendre mes fonctions]» le 1er septembre 2021, a réagi M. Soleymanlou. 

Les deux prochaines saisons du TF continueront de porter la marque de Mme Haentjens, qui ne cédera sa place que la veille.

«Énergie, créativité et leadership»

Mani Soleymanlou «a le désir de s’ouvrir à tous. C’est cette énergie, cette créativité et ce leadership naturel qui ont fait de lui un choix qui s’imposait», témoigne le président et chef de la direction du CNA, Christopher Deacon.

Ce dernier a dévoilé la semaine dernière le nouveau plan stratégique de l’institution, qui entend relancer le milieu des arts de la scène, notamment en «amplifiant les voix historiquement exclues de la scène nationale». Comprendre: les voix des Autochtones et des communautés issues de l’immigration. 

La démarche artistique de Mani Soleymanlou, tout comme son parcours de vie, s’inscrivent on ne peut mieux dans ce développement stratégique visant par la bande la démocratisation du théâtre, voire son ‘déblanchiment’.

« À travers son œuvre, il nous appelle à voir et à imaginer le monde dans des perspectives nouvelles. Il est à l’affût du public, de ses réactions et de ses besoins. Il amène les spectateurs à réfléchir et les laisse partir avec des questions sans les sermonner», poursuit M. Deacon.

Véronic DiCaire, Matt Lang, Luce Dufault et leurs amis réunis sur la scène Odyssée vendredi

Concert virtuel

Véronic DiCaire, Matt Lang, Luce Dufault et leurs amis réunis sur la scène Odyssée vendredi

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Véronic DiCaire, Geneviève Leclerc, Luce Dufault, Matt Lang et une poignée d’artistes émergents donnent rendez-vous aux internautes ce vendredi 21 août pour le grand concert virtuel À partir de maintenant.

Douze artistes ayant leurs racines en Outaouais ou à Ottawa seront réunis – en chair et en os, et non en pixels – autour de Patrice Bélanger, qui animera ce spectacle unique depuis la scène Odyssée, à Gatineau.

Développée par le FMG (Festival de Montgolfières de Gatineau) en collaboration avec la Maison de la culture de Gatineau, l’initiative entend favoriser la rencontre entre six artistes émergents et six artistes de renom.

Chaque numéro de À partir de maintenant sera l’occasion de faire se rencontrer un artiste émergent et un artiste de renom, le temps de duos éphémères, a indiqué lundi la directrice des partenariats pour le FMG, Michelle O’Neil.

Ainsi, la chanteuse folk Mia Kelly se lovera dans l’univers country de Matt Lang, tandis que Véronic DiCaire replongera dans l’atmosphère chorale des 1001 voix, illustre Mme O’Neil. 

«Chaque émergent a une collaboration sur le show, mais plusieurs numéros sont là pour permettre aux artistes, établis et émergents, de présenter leur musique originale», souligne-t-elle.

Se côtoieront aussi sur scène le chanteur country Phil G. Smith, le duo folk, Geneviève et Alain, le duo De Flore, le rappeur Le FLOFRANCO, ainsi que les formations A Leverage for Mountains et Double Magnum.

La choriste du house band, Marianne Mathieu (La Voix), ajoutera sa voix à celles que l'imitatrice Véronic DiCaire reproduira sur scène.

Des repas gastronomiques pour mélomanes sur la terrasse du CNA

Expérience gastronomique

Des repas gastronomiques pour mélomanes sur la terrasse du CNA

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
L’équipe derrière le Bluesfest d’Ottawa prépare pour l’automne une expérience gastronomique intitulée La table du chef au CNA (The Chef’s Table at the National Arts Centre).

Durant les trois dernières fins de semaine de septembre (les 11, 12, 18, 19, 25 et 26), des tables installées le long de la terrasse du CNA bordant le Canal Rideau (l’ex-Le Café) permettront de conjugue plaisirs culinaires et auditifs, grâce à des spectacles de musique présentés live pendant les repas. 

La scène sera fluviale, puisque les musiciens – des artistes locaux au talent confirmé – se produiront à bord d’un bateau amarré sur le canal.

Le premier week-end sera l’occasion d’entendre Dueling Pianos, duo composé de Dave Kalil & Tyler Kealey. La fin de semaine suivante, on a invité Rebecca Noelle («La Voix»), tandis que le Horojo Trio (Jamie Holmes, Jeff Rogers et JW Jones) sera en charge de l’animation musicale les deux derniers jours.

Les mets seront quant à eux préparés par des chef en résidence au Centre national des arts. 

Outre le chef exécutif du CNA Kenton Leier, les cuisines accueilleront Helena Loureiro (propriétaire et chef executif du Portus 360 et du Helena à Montreal); Ian Bilodeau (chef exécutif du Musée canadien de l’histoire et ex-chef  du Baccara, au Casino du Lac-Leamy); Pascal Ménard (chef exécutif pour Affaires mondiales Canada); et l’Ottavienne d’origine inuite Sheila Flaherty, (chef propriétaire du Sijjakkut à Iqaluit et vue à l’émission «Master Chef Canada»).


Ontario Festival of Small Halls

L’initiative se pique de mettre dans l’assiette des produits de la région, pour une expérience de type «Farm-to-Table feasts» (Festins de la ferme à la table).

Elle est le fruit d’une collaboration avec le Ontario Festival of Small Halls, dont la 7e saison doit avoir lieu en octobre prochain. C’est dans le cadre de ce petit festival itinérant – lui aussi chapeauté par le Bluesfest – que The Chef’s Table avait vu le jour.

«La pandémie a contraint le milieu de l’événementiel à faire preuve de créativité, en 2020», a expliqué vendredi le Bluesfest, dans un communiqué dévoilant son projet. «Ceci nous a conduit à organiser des événements au CNA, dont les standards d’excellence nous assurent que tout se déroulera en toute sécurité, sans rien compromettre de la qualité», assure le directeur exécutif de l’événement (et grand patron du Bluesfest), Mark Monahan.

Les billets sont en vente via le site internet du Festival of Small Halls.

De Marie-Soleil à Suzanne Pinel : la voie de l’altruisme

On prend des nouvelles de...

De Marie-Soleil à Suzanne Pinel : la voie de l’altruisme

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Sous les traits de Marie-Soleil, Suzanne Pinel a fait chanter et rêver les enfants tout au long des années 80. Accompagnée d’un clown muet (Samuel) et d’un chien anglophone (une marionnette prénommée Fergus), cette pédiatre et musicologue a enregistré 145 émissions pour enfants. Bilingues, car l'émission s''adressait aux jeunes anglos, et Suzanne Pinel profitait de sa tribune télévisuelle pour défendre en français les vertus du bilinguisme.

Trop énergique pour y succomber aux plaisirs oisifs de la retraite, Suzanne Pinel multiplie les implications au sein de sa communauté: Ottawa. C’est le genre de «bénévole à temps plein» qui fait la fierté d’une ville... voire d’un pays: rappelons qu’elle fut décorée de l’ordre du Canada en 1991 et de l’Ordre de l’Ontario en 2012.

Cette infirmière de formation (diplômée de l’université d’Ottawa) n’a jamais cessé de consacrer son énergie et ses connaissances pour améliorer la santé de ses contemporains.

Ces dernières années, elle ressortait à l’occasion sa guitare, pour égayer le quotidien des pensionnaires de résidences pour aînés ou celui d’enfants hospitalisés. Mais ses prestations se sont raréfiées, avoue-t-elle, en promettant d’y revenir, dès qu’elle disposera d’un peu de temps.

Depuis six ans, la Franco-Ontarienne siège sur le conseil d’administration de Santé Publique Ottawa, organe qui ne compte que cinq personnes issues de la société civile (les six autres fauteuils étant réservés à des conseillers municipaux). 

Avant l’apparition du nouveau coronavirus, ce travail n’était pas le plus accaparant – une réunion aux deux mois, grosso modo, pour discuter d’enjeux globaux liés à la santé des Ottaviens et guider l’action municipale à moyen terme. 

«On se rencontre beaucoup plus souvent avec la COVID», avance-t-elle. La pandémie a évidemment contraint la Ville à revoir ses priorités. «En début de mandat, on parlait de vaccination et on pensait travailler sur l’isolement», problème que la COVID aura en définitive gravement accentué, constate-t-elle.

La Médecin chef en santé publique à Ottawa, Vera Etches, est à la fois «très compétente» et «très réaliste», estime Mme Pinel. «Dr Etches sert très bien la cause. On a beaucoup moins de cas [de COVID] à Ottawa; on continue de parler de courbe aplatie. Par contre, quand ce sera fini, il va falloir recommencer à travailler sérieusement sur l’isolement » des aînés.

Molière dans le parc: quand le rire vole au secours de la pandémie

Théâtre à l'air libre

Molière dans le parc: quand le rire vole au secours de la pandémie

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le Fâcheux Théâtre propose une petite dose de rigolade autour de la pandémie de COVID-19, à l’aide d’un vaccin repris à Molière.

Adaptant sa formule estivale Molière dans le Parc, la petite troupe d’Ottawa-Gatineau propose un Molière en pandémie, le temps d’une série de spectacles extérieurs respectueux des mesures sanitaires en vigueur.

Le Fâcheux Théâtre s’attaque à La Médecin volante, courte farce (adaptée du Médecin volant de Molière) qu’il présentera du 19 au 23 août 2020 dans le parc du Théâtre de l’Île – et non plus au parc Fontaine, scène qu’il a occupée ces trois dernières années – à raison de deux représentations par jour.

Le spectacle originel «tourne en dérision la société patriarcale et la masculinité toxique», rappelle le directeur artistique de la troupe, Sylvain Sabatié, qui, dans sa version, pose un regard caustique sur le nouveau paradigme qui rythme et encadre nos vies quotidiennes depuis l’éclosion de COVID-19. 

« Nous vivons dans un monde d’écrans, souligne Sylvain Sabatié en préambule. Encore plus depuis le début de la pandémie qui nous a, pour la plupart, confinés à la maison en mode “télétravail” – quand elle ne nous a pas fait perdre nos emplois... »

Or, cette omniprésence technologique n’est pas sans conséquences, postule-t-il. «Être connecté tout le temps n’est pas sans risque pour notre vie privée ou pour notre développement cognitif, surtout celui des plus jeunes», poursuit-il en rappelant qu’«avant la pandémie, le théâtre était un des rares moments où on mettait son téléphone en mode “avion” et où l’on appréciait le moment présent».

 

«Geste révolutionnaire»

En cette époque ultra-connectée où l’on se laisse facilement hypnotiser par les écrans, «faire du théâtre devient, sinon un geste révolutionnaire, du moins une bouffée d’air frais – littéralement puisque on joue dans un parc». 

«Le Sixième Art n’est-il pas un doigt d’honneur aux géants du Web – qui sont les premiers à tirer avantage de cette crise ?» postule le metteur en scène et comédien.  

La mise en scène de La médecin volante est signée André Perrier, deux fois récipiendaire du Masque de la meilleure production franco-canadienne (pour Du pépin à la fissure et «Univers»). La distribution réunit Virginie Charland, Marie-Ève Fontaine, Pascale Lemay et Sylvain Sabatié... et André Perrier, qui apparaît brièvement dans le spectacle.

La pièce suit les mésaventures de Lucille qui, cherchant à défier les plans de mariage que lui réserve son père Gorgibus, va faire appel à son amie Zanni; déguisée en médecin, cette dernière va l’aider à déjouer le patriarche rétrograde. 

La médecin volante sera joué devant un «public réduit et distancié», assure M. Sabatié. Les représentations, prévues à 17 h 30 et 19 h, du 19 au 23 août , sont gratuites (contributions volontaires souhaitables) mais limitées à 50 personnes.

Réservations: facheux.ca ; 819 592-2596