Yann Perreau, auteur de la chanson à succès <em>T'embellis ma vie</em>, est ciblé par des allégations d'inconduite sexuelle que son étiquette de disque, Bonsound, prend très au sérieux.
Yann Perreau, auteur de la chanson à succès <em>T'embellis ma vie</em>, est ciblé par des allégations d'inconduite sexuelle que son étiquette de disque, Bonsound, prend très au sérieux.

Série d'inconduites sexuelles présumées: Yann Perreau lâché par son label

L’étiquette de disque Bonsound se dissocie du chanteur Yann Perreau, au moment où le milieu de la musique montréalais est secoué par une vague d'allégations d'inconduites sexuelles.

Le label montréalais a rompu ses liens avec le chanteur à la suite d’ informations concernant de présumés gestes d’inconduites sexuelles de la part de Yann Perreau.  

Ces informations ont commencé à circuler sur la Toile vendredi matin. 

Le nom du chanteur a notamment été affiché sur le compte Instagram de Victims.Voices.Montreal, qui, à la façon des mouvements «balance ton porc» et #moiaussi, pointe du doigt des célébrités, tout en rapportant des témoignages de victimes présumées.

Bonsound a rapidement réagi en postant sur sa page Facebook un message sans équivoque quant à sa rupture immédiate avec le chanteur de T’embellis ma vie: «Suite aux allégations d’agressions et d’inconduites sexuelles à l’égard de Yann Perreau, Bonsound annonce sa dissociation immédiate d’avec lui», est-il écrit.

Le label montréalais prévient qu’il procédera «de la même façon auprès de tout autre artiste ou collaborateur qui serait visé par de telles allégations».

Le message posté sur la page Facebook de Bonsound

Parmi les artistes que représente Bonsound se trouve Safia Nolin, qui a fait les manchettes cette semaine en accusant Maripier Morin de harcèlement, de voies de fait et de racisme. Safia Nolin rapportait un incident qui serait survenu en 2018 dans un bar montréalais.

Maripier Morin n’a pas nié ces allégations. Une journée après avoir admis ses torts dans cette affaire, elle a été larguée par certains de ses partenaires d’affaires, dont les firmes Blush (lingerie) et BonLook (lunettes). «Blush s’est toujours efforcé et s’efforcera toujours de rester un espace sûr pour toutes les femmes partout dans le monde, où le soutien et le respect mutuels sont de la haute importance» a commenté l'entreprise.

Maripier Morin a depuis suspendu toutes ses activités professionnelles afin d'entreprendre une thérapie.

Simple Plan

Vendredi toujours, le bassiste de Simple Plan, David Desrosiers, a fait son mea-culpa sur Instagram, et annoncé qu’il quittait le groupe. 

«Des déclarations publiques récentes m’ont fait reconnaître que certaines interactions que j’ai eues avec des femmes leur ont causé du tort», écrit le musicien en précisant qu’il compte «aller chercher de l’aide professionnelle afin [...] d’agir de façon appropriée à l’avenir».

«Je suis vraiment désolé pour le tort que j'ai causé à ces femmes», s'excuse-t-il en terminant son message.

Dare to Care

Ces incidents surviennent deux jours après que l’étiquette Dare to Care/Grosse Boîte, se retrouve elle aussi dans la tourmente en raison d’allégations d’inconduites sexuelles visant le chanteur Bernard Adamus.  Le chanteur a publiquement reconnu des torts. 

Plusieurs artistes liés à Dare to Care, dont Les Soeurs Boulay, ont pris leurs distances de l’étiquette, alors que plusieurs employés de la compagnie s’étaient mis à dénoncer le laxisme dont avait fait preuve le président de Dare to Care, Éli Bissonnette.

Ces employés reproche au président d’avoir fermé les yeux sur les gestes d’inconduites sexuelles qui sont reprochés à Bernard Adamus. M. Bissonnette était aussi pointé du doigt pour avoir laissé s’installer un climat de travail toxique au sein de l’entreprise.

ADISQ

L’ADISQ a réagi vendredi après-midi à cette «vague de dénonciations» d'inconduites en «condamnant toute forme d’abus de pouvoir et de harcèlement» et en prenant des mesures pour exclure Bernard Adamus et Dare To Care des prochains galas de l'Adisq, prévus à l'automne.