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Nathan (à droite) a pu rencontrer Antoine Desrochers en compagnie de son chien Flynn.
Nathan (à droite) a pu rencontrer Antoine Desrochers en compagnie de son chien Flynn.

Antoine Desrochers: parler pour avoir le plus de solutions possible

Coralie Beaumont
Coralie Beaumont
La Tribune
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« Ce qui en ressort, c’est qu’on a le droit d’en parler, qu’il faut dédramatiser le sujet », explique Antoine Desrochers à propos de la nouvelle série documentaire Parfaitement imparfait diffusée sur Ici tou.tv à partir du 2 mars, pour briser les tabous sur la santé mentale des jeunes.

Jumelé lui aussi avec un jeune afin qu’ils discutent ensemble de leur trouble commun de santé mentale, l’acteur de 24 ans, qui souffre d’anxiété, a fait la connaissance de Nathan, qui souffre du même problème.

« C’est vraiment un trouble qui vient de la tête, c’est la roue qui tourne, tourne… et qui grossit de plus en plus en tournant ! J’ai vraiment été touché de voir qu’il vivait ça lui aussi », raconte-t-il.

Conscient de son trouble, il explique avoir rapidement essayé de le gérer, notamment grâce à une routine faite de sport, de méditation et de yoga. « Mais une des solutions les plus concrètes que j’ai trouvées pour gérer mon anxiété, c’est d’avoir un contact avec la nature. »

Il invite d’ailleurs quiconque avec un trouble de santé mentale à faire de même en cas de crise. « S’assoir dos à un arbre et attendre de voir ce qu’il va se passer… Dans mon cas, chaque fois, ma crise s’est transformée. » 

Dans le cas de Nathan, l’anxiété a ouvert la porte à des troubles alimentaires. « Il m’a fait réaliser concrètement les dangers de l’anxiété, que j’ai réussi à éviter grâce à mon entourage, à mes habitudes de vie et aux solutions que j’ai mises très tôt en pratique pour gérer ce problème », explique Antoine Desrochers.

Agir... en attendant le gouvernement

Antoine Desrochers pense qu’il n’y a rien à gagner de taire le sujet de la santé mentale. « Je crois que chaque personne vit des enjeux de santé mentale et chaque personne trouve des solutions très personnelles pour les gérer. Ouvrir la conversation, ça permet d’échanger des solutions. C’est une des clefs du bien-être : avoir le plus de solutions possible. »

Il plaide pour que davantage de ressources publiques soient attribuées pour aider les personnes avec des troubles de santé mentale. « Mais est-ce que je vais attendre que le gouvernement le fasse pour changer ma vie? Non. Je pense qu’on a le pouvoir de changer nos vies et d’améliorer nos problèmes mentaux, au-delà de l’attente qu’un programme soit offert ». 

Membre de la distribution du film La déesse des mouches à feu, lequel vient de reprendre l’affiche, Antoine Desrochers sera également visible lors d’une campagne d’affichage visant à encourager les jeunes, en collaboration avec Tel-jeunes. Les intervenants professionnels de cet organisme sont à l’écoute des jeunes, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, quel que soit le sujet qui les touchent.