Gilbert Rozon a comparu au palais de justice de Montreal, ce mercredi.

Rozon réfute toutes les allégations contre lui

Le producteur Gilbert Rozon réfute en totalité les allégations d’agression sexuelle et autres inconduites sexuelles qui lui sont reprochées.

Le fondateur de Juste pour rire a été interrogé à deux reprises par le réseau TVA, mercredi, lors de sa première sortie publique depuis que ces allégations ont été lancées sur la place publique, le 19 octobre dernier.

Gilbert Rozon a été interrogé une première fois sur les allégations le visant à sa sortie de la salle d’audience de la Cour supérieure, à Montréal, où il était appelé à témoigner en marge du litige commercial qui l’oppose à Québecor en lien avec la vente de ses actions du Groupe Juste pour rire.

«Je les réfute et j’espère qu’on vit toujours dans une société qui favorise, qui privilégie la présomption d’innocence», a-t-il d’abord lancé.

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait une pensée pour les femmes qui l’ont dénoncé, il a simplement répété qu’il réfutait les allégations.

Intercepté une deuxième fois à sa sortie du palais de justice, il a de nouveau réfuté les allégations, ajoutant: «Je suis désolé si quelqu’un a pu se sentir offensé par un propos déplacé. Je n’ai jamais fait l’amour à quelqu’un si une personne me dit non. Jamais.»

«Ces histoires-là, c’est... on verra c’est quoi les motivations, mais enfin moi je... je suis fatigué Madame», a-t-il conclu avant de s’engouffrer dans sa voiture.

Le Journal de Montréal rapporte pour sa part que Gilbert Rozon a déploré, alors qu’il témoignait devant la juge Marie-Anne Paquette, qu’il y ait «des allégations le matin», qu’on soit «jugé à midi et exécuté en soirée».

Le témoignage de Gilbert Rozon s’inscrivait dans une demande d’injonction déposée par Québecor, selon qui la vente du Groupe Juste pour rire ne peut se faire sans son consentement.

Le conglomérat appuie cette prétention sur l’entente de partenariat conclue avec le Groupe Juste pour rire en 2012, qui octroie à Québecor un «droit de première offre». Ce droit fait en sorte qu’une majorité des actions du Groupe Juste pour rire ne peut être vendue sans que Québecor n’ait la priorité comme acheteur potentiel.

L’entente prévoit que si Québecor refuse d’acheter le Groupe Juste pour rire au prix demandé, l’entreprise de Gilbert Rozon ne peut être vendue à un autre acheteur à un meilleur prix que celui demandé à Québecor.

Le fondateur et actionnaire majoritaire de Juste pour rire, Gilbert Rozon, a annoncé la vente de ses actions dans l’entreprise qu’il a fondée en 1983 après avoir été l’objet d’allégations d’agression sexuelle et d’inconduite sexuelle de la part de plusieurs femmes en octobre dernier.

En plus de ces démarches judiciaires, Gilbert Rozon est visé par une demande d’action collective déposée en Cour supérieure par un groupe de femmes se prénommant «Les Courageuses», qui allèguent que l’homme d’affaires aurait agressé au moins 20 femmes entre 1982 et 2016.

Elles réclament un montant de 10 millions $ en dommages punitifs et des montants individuels à être déterminés pour chacune des victimes alléguées.